Dinosaures: ce qu’ils étaient vraiment

Les progrès de la science et la découverte de nouveaux fossiles changent à jamais notre vision des dinosaures. Ce livre exceptionnel, basé sur les travaux scientifiques les plus récents, vous surprendra en remettant en question tout ce que vous pensiez connaître sur l’apparence et le mode de vie de ces bêtes mythiques. Illustré par Bob Nicholls, célèbre paléoartiste, cet ouvrage nous offre une représentation inédite des dinosaures tels qu’ils étaient vraiment. Ce monde perdu se pare désormais de plumes et de couleurs vives. Fascinant !

Ce livre est passionnant! C’est d’ailleurs l’un des livres sur les dinosaures les plus intéressant que j’ai pu lire, sans doute parce qu’il ne se contente pas de faire un tour d’horizon des espèces que l’on connaît déjà. Au contraire, il aborde plutôt un thème assez rare dans ce domaine: les couleurs et les plumes des dinosaures. Lorsque cet aspect a été évoqué par les chercheurs, ça avait été toute une découverte à l’époque, puisqu’on a toujours pensé que les dinosaures avaient la peau écailleuse, comme les lézards. Par contre, ce sujet est souvent peu élaboré dans les livres que j’ai pu lire. C’est un aspect dont on ne parle pas vraiment quand on aborde la vie et les recherches sur les dinosaures alors que c’est passionnant! Ici, l’auteur nous présente les dernières recherches sur le sujet, les expérimentations de nombreux chercheurs, des images de reconstitution des espèces, mais aussi de nombreux fossiles. C’est un livre qui parle essentiellement de l’apparence des dinosaures.

« Le monstre se rapproche de la jeep qui s’enfuit, la terre tremble à chacun de ses pas; il démolit un cabanon avec les dents, gobe l’avocat épouvanté. C’est ainsi que nous découvrons Tyrannosaurus Rex dans Jurassic Park (1993). C’est une vision d’épouvante: peau écailleuse et luisante, griffes et dents formidables. Cette image du dinosaure est si répandue que presque plus personne ne demande comment nous savons qu’ils ressemblaient à ça. Or, nous savons maintenant qu’ils ne ressemblaient pas du tout à ça. »

La couleur, l’aspect des plumes, leur fonctionnement, sont les principaux thèmes du livre, qui présente l’avantage d’être un magnifique ouvrage, vraiment agréable à découvrir. À l’aide d’une échelle chronologique, l’auteur présente quinze reptiles, oiseaux et mammifères préhistoriques qui couvrent différentes périodes. Chacun est présenté en couleurs, avec ses caractéristiques. Puis on nous raconte sa petite histoire, ainsi que les recherches scientifiques entourant sa découverte. Chaque portrait est agrémenté de dessins, de photographies de fossiles qui ont été trouvés et d’explications. Les photos sont impressionnantes et abondamment commentées. C’est vraiment fascinant de découvrir des fossiles de dinosaures et d’apercevoir les traces de leurs plumes!

On apprend une foule de choses concernant les méthodes pour vérifier les informations relatives à l’aspect des animaux. La science peut déterminer à l’aide des échantillons recueillis, la couleur de la plupart des dinosaures, pourquoi ils avaient des plumes, à quoi servaient les différents coloris. On apprend de nombreuses choses et on découvre des espèces étonnantes et fascinantes. Mon dinosaure préféré? Le microraptor, qui ressemble à un oiseau au plumage irisé bleu et violet. On le croirait sorti tout droit d’un monde fantastique! Toutefois, chaque espèce est intéressante puisqu’elle nous permet de comprendre la science et la biologie au-delà de l’idée que l’on se fait des dinosaures dans la culture populaire. De la représentation graphique à la recherche scientifique, cet ouvrage nous offre un tour d’horizon des dinosaures bien différent de ce à quoi nous sommes habitués. 

« Malgré ces découvertes, lorsque les suites de Jurassic World sont sorties, en 2015 et en 2020, les producteurs ont préféré un T.Rex à écailles. La série Jurassic Park était censée être scientifiquement correcte, mais comme l’a dit un des producteurs: « Nous voulons des dinosaures effrayants, et ça veut dire des grandes dents et une peau écailleuse. Un T.Rex à plumes aurait juste l’air d’un poulet géant. » Donc, en un sens, la réponse est que les dinosaures avaient l’apparence que nous avions envie de leur donner. »

J’ai eu un gros coup de cœur pour ce livre parce que j’ai vraiment eu l’impression d’apprendre beaucoup de choses. J’ai suivi avec fascination les détails des découvertes de ces espèces et les photographies de fossiles m’ont vraiment intéressée.

Un livre que je vous conseille absolument si les dinosaures vous intéressent. Il en vaut vraiment la peine, justement parce qu’il est très différent de ce que j’ai pu lire sur le sujet. Un magnifique ouvrage!

Dinosaures, Michael J. Benton, éditions Multimondes, 256 pages, 2021

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Le monde perdu

Six ans après la catastrophe de Jurassic Park, une rumeur court : Quelque chose a survécu…au large du Costa Rica, deux équipes de scientifiques partent explorer une autre île où les inventeurs de Jurassic Park élevaient en secret des dinosaures. Livrés à eux-même, les animaux ont proliféré. L’île est devenue un monde perdu, sans hommes, peuplée de paisibles herbivores géants, mais aussi de féroces carnivores. Une nouvelle course commence. Ian Malcolm, le génial mathématicien rescapé de Jurassic Park, et Richard Levine, un célèbre paléontologue, devront faire preuve de beaucoup d’intelligence et de beaucoup de courage pour réussir à fuir cette île maudite.

J’adore les films de l’univers du Parc Jurassique et avec une amie, nous avons lu le premier tome il y a quelques semaines. La lecture du second s’imposait donc et nous l’avons lu ensemble, en lecture commune. J’avais très hâte de me plonger à nouveau dans l’univers de Michael Crichton. Tout le monde connaît le Parc Jurassique, mais il faut vraiment lire les livres si on s’intéresse aux dinosaures. Ils sont vraiment fascinants!

Le monde perdu se déroule six ans après le premier. Le titre du livre est un hommage à Conan Doyle et à son roman d’aventure qui porte le même titre. On retrouve d’ailleurs des clins d’œil en référence à ce roman dans le livre de Crichton. 

Ici, des scientifiques partent explorer une île où il se passe de drôles de choses. Cette île était le secret bien gardé du créateur du parc Jurassique. Elle a été laissée à l’abandon quand certaines expériences ont échoué. C’est donc une île maudite, laissée à elle-même, peuplée de dinosaures qui ont proliféré sans obstacle et qui s’avèrent être aussi fascinants que destructeurs. Un véritable monde perdu. Où les scientifiques devront tenter de survivre.

J’ai adoré cette lecture que j’avais du mal à mettre de côté par moment. Il faut dire que les dinosaures fascinent beaucoup et que le côté scientifique est très bien développé dans ce livre, aussi bien que dans le premier. Il y a de nombreuses réflexions sur l’extinction par exemple, le comportement animal, mais aussi sur l’observation scientifique. Il y a une différence entre étudier des os d’animaux disparus il y a très longtemps et les voir en chair et en os pour comprendre leur comportement.

« On n’étudie plus la nature, on l’exploite. C’est une mentalité de pillard. Tout ce qui est nouveau ou inconnu devient automatiquement digne d’intérêt, car cela peut avoir de la valeur. Et même rapporter une fortune. »

J’adore les films de la série Parc Jurassique, je suis très bon public et les dinosaures m’ont toujours passionnée. Mais les livres sont vraiment intéressants, même plus que les films, à cause de tout le côté scientifique. On est témoins de théories, de recherches, mais aussi d’évaluation de comportement des animaux. Le côté éthique et les questionnements sur les espèces sont aussi au cœur du roman. Il y est question de l’exploitation des animaux et de ce qui est « légal » ou non.

L’extinction est au coeur du roman, puisque cette théorie est essentielle. Elle permet aussi aux personnages de confronter ce qu’ils voient en vrai, les dinosaures, avec l’idée de l’extinction de masse, de la survie en général mais aussi de la leur, alors qu’ils sont sur l’île avec des bêtes gigantesques. C’est aussi une réflexion intéressante sur la place de l’homme dans la nature et sa possible extinction un jour.

« L’expérimentation fait partie intégrante de la science. Mais comment peut-on expérimenter une théorie de l’extinction? »

L’auteur s’est inspiré de travaux d’anthropologues pour écrire ses romans. Les théories scientifiques, les explications, le travail de terrain et les réflexions amenées par ses personnages sont passionnantes. J’ai adoré la relation qui se crée entre Sarah, la scientifique, et la jeune Kelly qui en a fait son héroïne. Une belle façon de démontrer que les femmes ont aussi leur place en sciences. Ce sont de beaux personnages.

Je discutais avec quelqu’un récemment qui m’a dit que Crichton était largement sous-estimé. Et je suis bien d’accord. Lisez cet auteur qui devrait être redécouvert et qui est passionnant. Je ne peux que vous conseiller ce roman que j’ai adoré! 

Le monde perdu, Michael Crichton, éditions Robert Laffont, 395 pages, 1996

La nature de la bête

Chaque jour, Laurent Lepage invente une catastrophe : des arbres qui marchent, un débarquement d’extraterrestres… Plus personne ne croit le garçon de neuf ans. Pas même Armand Gamache, qui a pris sa retraite à Three Pines. Cependant, quand l’enfant disparaît, il faut bien envisager que l’une de ses histoires soit vraie. Une traque effrénée et digne des plus grands romans d’espionnage se met en branle lorsque Gamache et ses anciens lieutenants de la SQ, Jean-Guy Beauvoir et Isabelle Lacoste, déterrent l’authentique canon géant de Gerald Bull, ingénieur en armement assassiné à Bruxelles il y a vingt-cinq ans. Un monstre est autrefois venu à Three Pines, il y a semé le malheur et ce dernier est de retour. En refusant de prêter foi à un enfant, l’ex-inspecteur-chef n’a-t-il pas joué un rôle funeste dans ce qui est arrivé ?

La nature de la bête était le livre du mois de juillet pour le Défi Un Penny par mois. J’ai accumulé un peu de retard cet été entre le jardin et les rénovations qui ont pris tout notre temps. Je tente donc de reprendre peu à peu mes lectures pour être à jour. Je vous présente donc cette fois un livre assez intéressant et un peu différent, il me semble, des autres enquêtes. 

L’histoire de ce livre est surprenante. Elle s’inspire du travail d’ingénieur de Gerald Bull. J’aime quand Louise Penny nous amène avec elle dans des histoires qui s’inspirent de faits réels mais peu connus. L’histoire de Bull et de son canon est justement l’une d’entre elles. 

Dans cette onzième enquête, Armand Gamache est à la retraite, du moins officiellement. Il vit maintenant à Three Pines avec Reine-Marie et ils tentent de construire un monde plus calme autour d’eux. Toutefois, l’arrêt complet d’un travail qui représentait une grosse partie de sa vie est difficile. Il ne sait pas tout à fait s’arrêter. Entre leurs amis, leur famille et certaines occupations, Armand et Reine-Marie tentent de s’impliquer dans les activités du village. Ces temps-ci, il est question d’une pièce de théâtre qui fait scandale et déchire la petite communauté. Il y est question de censure et du fait de différencier l’œuvre de son auteur.

« Armand Gamache comprenait désormais comment Laurent devait se sentir lorsqu’il tentait de convaincre quelqu’un qu’il avait vu un monstre. Gamache n’avait pas encore vu le monstre, mais il le savait là, quelque part. Il ne lui restait qu’à convaincre les autres de son existence. »

Presque en même temps, un jeune garçon du village, à l’imagination galopante, disparaît. C’était un vrai tourbillon qui prenait beaucoup de place. Les parents sont anéantis. Tout le monde participe donc aux recherches pour tenter de retrouver l’enfant. Mais pendant les battues, ce qu’on découvre dans les bois dépasse l’entendement: un canon géant caché là depuis très longtemps.

« Pour un tueur, le chaos est un refuge. Ne lui conférez pas cet avantage. »

La nature de la bête est un roman intéressant et passionnant. Il se rapproche beaucoup du roman d’espionnage, par sa construction et par son histoire, mais campé dans un village réconfortant. Il mêle une disparition d’enfant à une trouvaille plus grande que nature. Avec cette enquête, on fouille dans l’histoire et dans le passé. On déterre également une vieille affaire à laquelle a participé Gamache il y a bien longtemps. À la retraite le sympathique inspecteur? Plus ou moins dirons-nous!

Une très bonne lecture qui m’a tenue en haleine. J’ai découvert cette étonnante histoire nichée au creux d’une forêt des Cantons-de-l’Est et le personnage particulier qu’était Bull. Comme d’habitude, l’auteure fait preuve de beaucoup d’humour dans l’élaboration de ses dialogues et c’est fort agréable. J’ai aussi beaucoup aimé que Louise Penny nous offre un roman d’espionnage. Je trouve que ça lui réussit bien!

La nature de la bête, Louise Penny, éditions Flammarion Québec, 480 pages, 2016

Le parc jurassique

Une petite île du Pacifique perdue dans le brouillard. Un vieillard milliardaire qui réalise enfin son rêve : créer le parc d’attractions le plus original du monde. Un entreprise américaine spécialisée dans la recherche génétique, en particulier le clonage, qui travaille d’arrache-pied et dans le plus grand secret à recréer des dinosaures : en tout, quinze espèces différentes, au comportement soi-disant inoffensif. Un triomphe scientifique qui tourne au désastre lorsque le jeune paléontologiste Alan Grant, un de premiers visiteurs du parc, rencontre l’inconcevable… Une formidable course poursuite de vingt-quatre pour éviter le pire. Voici enfin, avec Le Parc Jurassique, un formidable suspense sur les possibilités infinies de la technologie et de la génétique aujourd’hui. Mais vouloir dominer la nature est un rêve dangereux

J’adore l’univers du Parc Jurassique, les films et les dinosaures en général, mais je n’avais jamais lu le livre. Il était temps d’y remédier! Avec une amie nous en avons fait une lecture commune. J’avais naturellement vu le film à sa sortie en 1993 et ça m’avait beaucoup marquée. Je me rappelle en détail cette sortie au cinéma en famille. Le film m’apparaissait totalement fascinant. Et le livre l’est finalement tout autant, sinon plus.

Tout le monde connaît l’histoire du Parc Jurassique: John Hammond, un riche homme d’affaires travaille à créer un parc d’attractions unique en son genre en clonant des dinosaures. Il invite en avant-première des scientifiques à le visiter et ses petits-enfants. Il souhaite susciter l’émerveillement, tant chez les enfants que chez les adultes. Il se doute bien que les scientifiques qui ont étudié les dinosaures toute leur vie, seront stupéfaits par les prouesses de la génétique élaborées par son équipe. Évidemment, John pensait avoir tout prévu, tout planifié et être capable de tout contrôler. Mais quand l’humain joue avec la génétique et la nature, les choses ne se déroulent pas vraiment comme prévu…

« Ces animaux sont génétiquement conçus pour être incapables de survivre dans le monde réel; ils ne peuvent vivre que dans le parc Jurassique. Ils ne sont pas libres, tant s’en faut. Nous les retenons prisonniers. »

Ce roman est extraordinaire. Le propos est fascinant et il devait l’être encore plus lors de sa parution en 1990. Il y est énormément question d’éthique, de génétique, de sciences, d’archéologie et de paléontologie. Le roman est intéressant pour son côté « aventure » naturellement et pour la fascination que les dinosaures exercent sur nous, mais c’est quand même avec horreur qu’on découvre l’arrière-plan du fonctionnement du parc et la fragilité de son élaboration. Le livre amène beaucoup de questionnements sur l’éthique et la façon d’utiliser les connaissances. C’est aussi un constat sur l’échec assuré, à court, moyen et long terme, lorsque l’humain manipule la nature pour arriver à ses fins.  

« Vous voyez, il y a des moments où l’on se demande si des animaux éteints ne devraient pas le rester. Vous n’avez pas ce sentiment, vous aussi? »

J’ai adoré ce roman. Je l’ai dévoré. Ça se lit vraiment bien. L’histoire est assez proche du film mais quand même différente sur certains points. Le texte est plus élaboré et toutes les questions scientifiques ainsi que le processus biologique de création des dinosaures, sont beaucoup plus élaborés dans le livre. L’auteur s’est d’ailleurs inspiré de travaux de paléontologistes reconnus pour écrire son roman. J’ai passé un excellent moment avec les dinosaures. C’est un livre fascinant et bien écrit. J’aurais dû le lire bien avant!

Le parc jurassique, Michael Crichton, éditions Robert Laffont, 444 pages, 1993

Le cerveau et la musique

Un son, une note, une mélodie et voilà… le cerveau en effervescence. Mais pourquoi certains airs arrivent-ils à nous tirer des larmes, à nous donner la chair de poule, à nous enthousiasmer ou à nous faire danser ? Pourquoi sommes-nous touchés par les symphonies de Beethoven, par les performances vocales de Céline Dion, par les reels endiablés de Ti-Jean Carignan ou encore par les concerts d’Arcade Fire ? Bien sûr, tout commence par l’oreille. Les ondes sonores produites par un piano, une flûte ou un violon s’y engouffrent et sont transformées en influx nerveux pour rejoindre diverses régions du cerveau. Journaliste scientifique aguerri, Michel Rochon nous entraîne dans une exploration fascinante du cerveau musical. 

La musique a toujours été importante pour moi. J’achète autant de musique que j’achète de livres et je peux difficilement passer une journée sans en écouter. J’ai une photo de moi toute petite avec un énorme casque d’écoute sur la tête et Mozart qui jouait sur la table tournante. Ma passion pour les notes remonte à très loin. J’ai aussi joué de la clarinette et du violon, mais je préfère quand même écouter la musique que la jouer. J’aime aussi beaucoup la science et naturellement, ce livre de Michel Rochon s’imposait de lui-même puisqu’il mêle les deux domaines et répond à plusieurs questions. 

Cet essai est vraiment intéressant car il nous plonge dans l’étonnante odyssée des effets de la musique sur le cerveau. Le sujet est vaste, mais l’auteur aborde différents aspects totalement fascinants. Michel Rochon est journaliste scientifique et médical, très bon vulgarisateur, mais c’est aussi un musicien. Comme, d’ailleurs, un très grand nombre de médecins et de chercheurs, comme le démontre plusieurs orchestres de médecins, organisés un peu partout dans le monde. 

« …si certaines maladies nous ont permis de mieux comprendre la musique et vice versa, c’est peut-être parce que la médecine et la musique sont des univers imbriqués. »

Le cerveau est complexe et l’ouvrage nous en explique d’abord les bases en lien avec la musique. De quelle façon le cerveau réagit-il à la musique? Pourquoi les notes ont autant d’effet sur nous? Qu’est-ce qui nous amène à taper du pied lorsqu’on entend un rythme qui nous donne envie de bouger? Comment le cerveau réagit à la musique? On apprend une foule de choses, allant de l’aspect biologique de la musique (par exemple le son entendu par l’oreille et la façon dont le cerveau le transforme) jusqu’aux limites de la science et la richesse que nous apporte la musique en tant qu’humain.

« La musique nous transporte et nous fait réagir souvent de façon inattendue; elle puise dans nos structures de la perception, mais également dans nos souvenirs et nos plus intimes expériences. »

Cet ouvrage nous amène à comprendre ce qui se passe dans notre cerveau, alors que la musique est entendue par notre oreille. J’ai appris une foule de choses sur la linguistique, les mathématiques, l’amusie, les liens étroits entre la musique, la science et la médecine, l’audition, la plasticité du cerveau, l’apprentissage d’un instrument, la musicothérapie, la génétique, le rôle social de la musique, les animaux et la musique, l’intelligence artificielle, les jeux vidéo, pour ne nommer que ceux-là. Plusieurs histoires derrière les chercheurs et les découvertes sont vraiment incroyables. 

« Ce qu’il y a de plus extraordinaire, c’est que la naissance de notre Univers, d’une complexité sans commune mesure et qui a donné lieu à un extraordinaire déploiement au-delà de l’entendement, s’est faite dans le silence. Pas un son… »

Chaque chapitre est complété par un encadré intitulé « De la nourriture pour le cerveau » avec des liens à visionner en ligne qui complètent le propos: musique, films, documentaires, vidéos et conférences. Il y a beaucoup de ressources à découvrir pour accompagner notre lecture et c’est vraiment très intéressant. À noter que quelques photos en couleurs sont ajoutées au centre de l’ouvrage afin de compléter le texte. 

Un ouvrage accessible, qui nous offre un tableau passionnant des liens entre le cerveau et la musique. J’ai beaucoup aimé cette lecture qui nous fait voir la musique, et ses effets, d’un tout autre œil.

Vraiment, ce livre est une très belle découverte!

Le cerveau et la musique, Michel Rochon, éditions Multimondes, 192 pages, 2018