Expo habitat

expo habitat photoElle a douze ans et autant de cabanes sur la câliboire de calvasse de câlasse de câlique de caltor de ferme, qu’elle a pourtant aimée plus que tout, sur les lignes de trappe, dans les traversées sinueuses où elle apprenait à marcher dans le noir, à dompter les pas inquiets, à habiter l’indépassable campagne.

Pour Marie-Hélène Voyer, chaque lieu est une manière d’être, une manière de dire – ou de taire. À travers un pays que l’on ne construit qu’en vivant, elle propose une formidable cavale poétique tout en épivardages, élancements, voyagements, enfargements et effarouchements. La voix ruse, se densifie, se transforme et s’adapte ; glisse la langue de l’enfance. Sur le mode de l’oscillation apparaissent une ruralité québécoise fascinante et angoissante, une urbanité creuse et décevante, et, ultimement, une boréalité salutaire.

Premier recueil de poésie de l’auteure, ce livre nous amène dans un univers où les mots et les images s’entremêlent, racontant des moments de vie sur la ferme familiale, de villages, de routes, de villes, de territoires. Sorte de journal poétique, Expo habitat raconte une enfance, un présent et une vision du passé.

Cette belle lecture commence sur les racontages d’une enfance à la campagne où voltigent des souvenirs imagés de champs, d’animaux, d’équipements de ferme. Une poésie où l’humour est souvent au rendez-vous.

Tombée du fenil
tu te réveilles sur le ciment
sonnée le front léché
par une vache
et tu découvres
quelque chose
comme la tendresse.

L’Auteure montre une belle maîtrise du texte et des sujets et nous offre de beaux jeux de mots très forts en image. C’est une poésie joyeuse, qui fait du bien et qu’on prend plaisir à lire. Le recueil nous propose 5 thèmes différents: Ferme familiale; Bic, village; Route, autoroutes, boulevard; Villes banlieues; Territoires et échappées. Chaque thème est un univers en soi.

Le temps traîne de la patte
prend des détours
brette un peu
dans le pareil au même
des chemins de terre
c’est que toutes les routes
sont faites en croix.
Je ne sais pas pourquoi. 

J’ai adoré cette lecture, c’est une forme de poésie qui me touche particulièrement et que j’aime lire. Un texte très imagé me plaît beaucoup. Ici, on « voit » littéralement ce qu’elle décrit. Comme l’air de la campagne, ce premier recueil est très rafraîchissant. Il nous transporte dans différents moments de l’enfance, avec sa vision poétique des choses. La façon dont elle a perçu ce qui l’entourait quand elle était petite et à mesure qu’elle grandit. C’est à la fois coloré et très beau.

L’auteure aborde l’amour de la nature, de la campagne et de la vie rurale. Elle y parle autant de la période des foins sur la ferme, du travail à l’érablière que de la trappe. Écrit dans une langue qui nous est familière, pleine de souvenirs et très proche de nous,  c’est un recueil particulièrement plaisant à lire puisqu’on se sent interpellé par une langue qui nous ressemble.

Le texte m’a semblé plus vaste, plus oxygéné lorsqu’il aborde la campagne que lorsqu’il parle de la ville. Cependant, la campagne n’est jamais loin. Les mots de Marie-Hélène Voyer habitent l’espace et nous touchent.

Une auteure à lire et à découvrir. Un très beau moment de lecture pour moi.

Expo habitat, Marie-Hélène Voyer, éditions La Peuplade, 176 pages, 2018

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Infographies.quebec

infographies.quebecL’historien Gilles Laporte propose un ouvrage comprenant une série d’infographies sur l’histoire, la géographie, la population, l’économie, la culture, la politique, la consommation et même les sports au Québec, de ses origines à aujourd’hui. Chacune de ces infographies relève le défi de rendre attrayante et accessible une information à la fois riche et rigoureuse à propos du Québec et de son histoire. Elles sont destinées aux élèves en histoire des écoles et collèges du Québec, ainsi qu’au grand public désireux de revisiter son histoire sous l’angle graphique.

Ce bel ouvrage comprend 69 infographies sur l’histoire du Québec. En jumelant le travail d’auteur et celui d’infographiste, l’historien Gilles Laporte réussit à tirer le meilleur parti des deux mondes et à nous offrir un livre très attrayant. Le taux de pourcentage pour apprendre et retenir des informations est plus élevé lorsque le texte est accompagné d’un visuel. Ici, le format permet justement d’assimiler plus facilement les informations historiques.

Infographies.quebec est un livre riche qui touche à beaucoup de points de l’histoire du Québec. Ce livre, c’est l’histoire de la télé québécoise, du cinéma, de la politique, des syndicats, de la Nouvelle-France, des batailles (linguistiques ou guerrières) et de tout ce qui a façonné notre monde. Le livre aborde le sport (de la coupe Stanley aux Expos en passant par les jeux Olympiquess), les prix des objets d’autrefois versus ceux d’aujourd’hui, le système scolaire, l’art, la religion, la musique, le métro, l’agriculture, l’économie et les récessions, les femmes qui ont marqué le Québec, le réseau routier, la crise du verglas, les patriotes, les noms de famille, les compagnies fondées ici qui ont été vendues à l’étranger, les plus illustres franco-américains nés au Québec. On y retrouve entre autres Jack Kerouac, Georges St-Pierre, Ernest Dufault, Calixa Lavallée.

Il y a aussi de nombreuses cartes. Je pense par exemple à la carte du Québec avant la colonie qui retrace les tribus amérindiennes de l’époque et l’endroit où elles vivaient. Cette carte est fascinante et permet de se faire une idée vraiment complète de ce qu’a pu être notre Province avant nous.

Il y a tellement de contenu dans cet ouvrage! Le livre aborde de très nombreux sujets de notre histoire. Certaines infographies rappellent de beaux souvenirs, surprennent aussi parfois et sont très enrichissantes. Le visuel permet de se faire rapidement une idée de ce qu’on nous présente et de s’en souvenir. Visuellement, le livre est conçu sous forme de cartes que l’on déplie. Les inforgraphies y sont reproduites. Plusieurs d’entre elles présentent aussi des comparaisons entre la vie d’aujourd’hui et celle d’autrefois.

Infographies.quebec est un livre très coloré, très attractif. L’ouvrage est vraiment bien fait. Le dosage entre le texte et l’infographie est parfait. Conçu à la base pour des cours d’histoire, le livre est très intéressant pour le grand public, principalement pour son format. Il ne ressemble en rien aux livres scolaires conventionnels. La variété des sujets en fait un ouvrage incontournable pour apprendre beaucoup de choses sur l’histoire du Québec et se rafraîchir la mémoire sur ce que l’on connaît déjà.

J’ai aimé l’ajout à la fin du livre où l’auteur présente sa vision de l’ouvrage, les raisons des choix qu’il a fait pour Infographies.québec.

Un livre parfait pour offrir et qu’il est plaisant de relire à l’occasion. Un livre tout trouvé pour les étudiants, les passionnés d’histoire et le grand public qui souhaite en apprendre davantage sur le Québec. Infographies.quebec est passionnant, c’est un livre que je conseille fortement. J’ai passé un excellent moment de lecture, très instructif.

Infographies.quebec, Gilles Laporte, éditions du Septentrion, 102 pages, 2018

Le calame noir

calame noir photoQui était Siyah Qalam, autrement dit « le calame noir » ? Fasciné par les nomades des steppes d’Asie centrale, ce peintre énigmatique de la fin du XVe siècle a laissé des dessins très loin des canons esthétiques de son époque. Son style réaliste intrigue depuis toujours les historiens d’art islamique. Un album de ses oeuvres conservé au musée de Topkapi renferme son secret. On y voit des hommes et des femmes au sein d’un campement d’été dans leurs tâches quotidiennes, mais aussi des descriptions de cérémonies occultes grouillant de démons et de créatures maléfiques. Pour quelle raison cet artiste de la cour de Tabriz a-t-il laissé autant de témoignages sur ces peuplades vouées à l’oubli ?

Le calame noir débute alors que Suzanne visite la Royal Academy de Londres. Elle attendait impatiemment l’exposition qui y est présentée: 1000 ans d’art turc. Les salles regorgent de visiteurs et Suzanne est attirée dans une salle peu fréquentée et par des oeuvres moins admirées. En posant sa main sur une vitrine, elle est happée dans une sorte d’hallucination auditive et entend la voix de la fille de Siyah Qalam, l’un des calligraphes du roi. Le contact crée une sorte d’énergie et de connexion qui l’amène dans une autre époque.

Par l’entremise de la voix, Suzanne va revisiter toute une période faite d’art, de la vie de château et des nomades. Elle va découvrir par les tableaux le père que fut Siyah Qalam, mais aussi l’artiste, si singulier et particulier. C’est un calligraphe différent des autres, qui peint pour capturer l’essence de la vie. Il aime beaucoup les nomades et en représente le mode de vie dans ses tableaux. Quand le roi le libère il va rejoindre les peuples nomades, se fond dans leur communauté et revisite leurs coutumes et leur mode de vie à travers son art. Le monde des nomades est aussi fait de croyances, de mythes et de démons. C’est passionnant!

« Quand il regarde, il dessine avec les yeux. Des compositions innombrables naissent et meurent chaque jour dans son esprit, des images singulières qui se délassent en lui-même sans l’en avertir. Le dessin y est un contour, une voix une parole. »

L’auteure nous fait voyager vers les années 1400-1500 à travers des tableaux, nous projetant à la fois l’histoire du présent et des récits de cette époque. Elle nous présente l’art de la calligraphie et du calame, un art que je ne connaissais pas. Peu familier avec cet univers, j’ai pourtant adoré cette histoire qui m’a poussé à faire par la suite des recherches sur les techniques de cet art et à en observer le travail et l’exécution via plusieurs vidéos. Le livre offre aussi un beau complément à la lecture: en son milieu on retrouve des reproductions d’oeuvres en couleurs.

L’art est naturellement partie prenante du livre. Il y a une certaine réflexion à ce sujet dans le roman. Par exemple, le fait qu’une oeuvre d’art flamboyante attire tous les curieux, alors qu’une oeuvre moins exubérante, mais empreinte d’histoire et de savoir, sera parfois cruellement ignorée. Comme la peinture observée par Suzanne, qui n’avait rien d’étincelant pour la galerie, mais regorgeait d’histoires qui ne demandait qu’à être déchiffrées…

« Mon père cherche un point central et non le meilleur point de vue, fuit les univers divinement ordonnés. Il cherche la ligne pure sans sophistication, il cherche une présence. »

Le calame noir est un véritable coup de coeur. J’ai aimé l’écriture délicate, légère. J’ai adoré le monde décrit dans le livre, la grandeur et la liberté de l’esprit nomade, même s’il a un côté très dur et très rude. Le roman aborde énormément de sujets: la culture, la nature, l’histoire, le deuil et la figure paternelle, mais surtout l’art. On aborde la vie de château de l’époque et on apprend la façon dont vivait les nomades au quotidien. J’ai particulièrement apprécié la façon dont le livre est écrit, l’histoire de l’héroïne qui se fait happer par la voix, un esprit défunt, afin de visiter le passé et mieux appréhender le deuil qu’elle vit, au présent. Le récit fait un peu la même chose avec le lecteur. Il nous amène dans l’univers du calame et nous captive. Nous sommes rapidement happés par le texte et l’émotion prend de plus en plus de place dans le roman.

Je le conseille, j’ai passé un excellent moment de lecture.

Le calame noir, Yasmine Ghata, éditions Robert Laffont, 192 pages, 2018

Jardin brisé

jardin brisé photoUn jardin grouillant dans la ville. S’y agite une communauté rompue, blessée, mais qui n’a pas perdu le goût de jouer. Au milieu de cette foule, une femme tente de dénouer le langage de son deuil. Les accidents de la mémoire sont partout… Avec une langue sensuelle, tendre, attentive aux orages comme aux effloraisons, l’auteure propose un recueil étonnant de candeur et de vivacité.

Jardin brisé est un recueil de poésie en trois parties qui aborde le deuil et les drames vécu par une femme. J’ai lu le livre sur trois jours, chaque jour associé à une partie. La première, Désordres, raconte un univers assez sombre et dur. L’écriture laisse transparaître des moments de grande fragilité, une âme cassée et endommagée par la douleur. J’avais par moments un peu de difficulté à comprendre le message qui était véhiculé.

La seconde partie, Le trou, présente le jardin comme une image métaphorique de sa douleur et de sa souffrance. Il y est beaucoup plus clairement question du deuil que dans la première partie.

Ces deux premières parties sont sans doute les plus sombres du livre. La noiceur y est tellement présente que le texte m’est apparu comme étouffant par moments.

La troisième partie, Photosynthèse, est une sorte de synthèse entre l’arbre et les émotions vécues par la femme. Le contexte de cette partie permet d’un peu mieux saisir le propos du recueil. L’auteure apporte des petites étincelles qui laissent une impression un peu plus positive pour l’avenir. Sauf que dans sa dernière poésie, j’ai eu l’impression qu’elle éteignait ces petites lumières allumées au fil des mots. Ça m’a donné une impression de lourdeur.

Aussi petit soit le livre, ce n’est pas un ouvrage que j’aurais pu lire d’une traite, puisque la noirceur du livre est trop forte pour ma sensibilité. N’empêche que l’écriture est très maîtrisée, très riche. C’est surtout le côté trop sombre du texte qui m’a dérangé. Ce n’est pas venu me chercher, je crois que ce type de poésie, moins lumineuse, ne me touche pas.

Le livre porte bien son titre, Jardin brisé, puisqu’il y a beaucoup de parallèles et de métaphores entre la nature, l’arbre, le jardin et les plantes pour parler de grandes douleurs et de souffrances. Normalement j’aime les auteurs qui utilisent la nature comme image pour raconter les émotions, mais ici c’est la lourdeur du sujet qui m’a un peu refroidi.

Ceux qui aiment la poésie plus sombre devraient aimer. Pour ma part j’ai eu l’impression de rester en retrait. C’était un peu trop pour moi. Malheureusement avec ce livre, c’est une rencontre qui n’a pas fonctionné.

Un extrait:

« Maintenant il pleut. Le jardin se déplie. Des images coulent assoiffées. Des rigoles de boue inondent le sol. Un courant plein de miroirs. On y voit le reflet de cauchemars d’enfants. »

Jardin brisé, Pascale Des Rosiers, éditions de l’Hexagone, 97 pages, 2018

L’Isle aux abeilles noires

isle aux abeilles noiresPendant la Seconde Guerre mondiale, trois familles d’origines et d’horizons différents s’exilent sur l’Isle aux abeilles noires, petite île perdue dans l’archipel des Hébrides, dont les falaises enveloppées de brouillard vibrent de la vie de millions d’abeilles et de centaines d’espèces d’oiseaux de mer. Ces lignées — française, danoise et grecque — y verront naître des enfants, porteurs d’une vision du monde hors du commun et dont les vies deviendront intimement liées. Parmi tous ces êtres à la créativité foisonnante et visionnaire, portés par leurs passions, un apiculteur, un souffleur de verre, une ondiste, une parfumeuse, une danseuse et un enfant magicien nous entraînent dans l’éblouissement de l’imagination, de l’amour, aux confins de la folie et de la mort.

L’Isle aux abeilles noires est ma première rencontre avec la plume d’Andrée Christensen et quelle rencontre! Ce roman, très atypique, raconte l’histoire de trois familles arrivées sur l’île. Un endroit rempli de mythes, une île pleine de mystères. Dans ces lieux si particuliers, chaque famille et chaque enfant y fera rayonner son métier.

Les enfants nés sur l’île ont tous un lien important, avec des dons propres à chacun qui sont hors du commun. Il y a un beau message d’amour et sur ce lien particulier qui lie les gens nés sur l’île. Leurs dons singuliers donnent l’impression que l’île est pour beaucoup dans ce cadeau qu’ils ont reçu. Ils ont tous un talent différent qui les amène à avoir besoin des uns des autres pour se compléter.

Il y a plusieurs personnages, ils sont tous importants et on s’attache énormément à eux. L’auteure réussit à nous captiver par rapport à ce qu’ils vivent. Vers la fin du livre, ce sont les personnages en lien avec l’apiculture qui prennent le dessus, puisque les abeilles sont intimement liées à leur histoire.

« Quand Helios parle à sa fille, il a des abeilles dans les yeux et les mots coulent de sa bouche comme du miel. »

C’est une lecture facile et agréable, mais aussi très riche par son contenu. Certaines portions du livre sont plus poétiques, théâtrales, fantaisiste et il y a un certain mystère. J’ai eu l’impression, pendant ma lecture, que l’auteure avait voulu mettre en avant l’histoire des abeilles, pas seulement dans l’histoire mais aussi dans la construction du livre. Les chapitres très courts et les différentes parties me rappelaient un peu l’image de la vie d’une ruche, ses nombreux individus et les alvéoles de la ruche.

« Quand il vient vers ses ruches, Helios entre dans le temps des abeilles avec révérence, respect et reconnaissance. En leur présence, sa respiration ralentit naturellement, ses sens s’aiguisent, son cœur se dilate et bat au rythme de la ruche. »

La musique prend une place considérable dans le roman, pour chaque personnage. L’art en général est très présent, que ce soit à travers la danse, la création, les projets artistiques. On suit les membres des différentes familles sur plusieurs années, leurs joies, leurs drames, de grandes déchirures, la détresse, mais toujours, l’art et la nature.

Une nature omniprésente par ses lacs, sa mer, les oiseaux, les abeilles qui sont très marquantes dans l’histoire et dans la construction du roman. La famille d’apiculteur se détache des autres, ils deviennent des éléments principaux du roman, en pleine lumière. Les mythes associés à la nature se retrouvent dans le livre. La violence de la mer par exemple est accueillie en musique, pour amadouer la colère des vagues. Il y a vraiment de très beaux passages dans ce roman.

Je dois dire que j’ai pris du temps pour lire ce livre. Pas parce qu’il est ennuyant, au contraire, mais plutôt parce que c’est un livre foisonnant qui mérite qu’on s’y attarde. C’est une histoire qui est vraiment très agréable à lire, que je retrouvais chaque soir avec un grand plaisir. Un roman que je conseille énormément. C’est un livre qui plaira à plusieurs, que vous soyez attirés par l’histoire, la poésie, les récits familiaux ou l’art. Globalement, c’est un roman qui peut rejoindre beaucoup de lecteurs tant les thèmes abordés sont variés. L’écriture est vraiment très belle, poétique et magnifique.

Le roman est très riche, captivant à lire. Il inclut plusieurs petits poèmes dans le texte, au fil du récit. Il contient aussi beaucoup de références artistiques et musicales. Quand un des personnages joue du violoncelle par exemple, on retrouve les références de ses performances. Des notes en bas de page sont un ajout intéressant pour découvrir des pièces musicales et la source d’inspiration de l’auteure pour son roman.

Sur le site d’Andrée Christensen, on retrouve des projets complémentaires au roman: œuvres d’art, journal d’écriture, musique en fond sonore, etc. C’est très intéressant de pouvoir compléter la lecture du livre avec les autres projets autour de L’Isle aux abeilles noires.

Un roman coup de cœur que je vous conseille fortement, une merveilleuse découverte!

L’Isle aux abeilles noires, Andrée Christensen, éditions David, 356 pages, 2018