Aussi loin que le vent

« Quiconque a déjà croisé la route de Blanca Baquero se souvient de son sourire, de sa ferveur et de sa profonde humanité. De façon toute naturelle, ses haïkus transportent avec eux tout ce charme qui la caractérise si bien, une vibrance, un éclat unique, une fraîcheur et une liberté qui révèlent beaucoup de la femme qu’elle est. Le livre que vous tenez entre vos mains est plus qu’un livre, c’est la matérialisation d’un grand rêve. Il porte en lui les effluves d’une vie guidée par la passion. » Hélène Leclerc

Quoi de mieux que de débuter la nouvelle année avec un magnifique recueil de haïkus et sa couverture si rafraîchissante! Il s’agit de ma première lecture de 2023. Ce recueil est une découverte pour moi et c’est le premier recueil de poésie en français de l’auteure. J’ai un faible pour la couverture hivernale du livre qui présente un roselin pourpré. C’est d’ailleurs celle-ci qui m’a attiré vers le livre. Je la trouve magnifique, étant un amoureux des oiseaux.

J’adore la lecture d’haïkus. Je suis un amateur de cette poésie. Hélène Leclerc est l’une de mes auteures de haïkus préférées. J’ai eu la belle surprise de découvrir qu’elle avait fait la préface de ce livre. On en apprend un peu sur Blanca Baquero et son parcours qui l’a menée vers l’écriture est très intéressant. Les deux auteures sont amies et on sent dans leurs textes une forme de sensibilité qui se ressemble.

« pylônes électriques
l’un après l’autre
ils enjambent la forêt. »

La poésie de Baquero aborde tout ce qui a trait à la nature. On retrouve ce thème dans nombreux haïkus. Le titre est d’ailleurs bien choisi. Les haïkus ne se limitent pas à un moment ou un lieu précis. L’auteure, à travers ses mots, nous transporte en différents moments très imagés, différents endroits, différentes saisons. Aussi loin que le vent… qui souffle les haïkus à l’oreille de l’auteure. À travers les chapitres, le lecteur y retrouve des parcelles de saisons, de nature, des instants quotidiens, des départs et des instantanés de vie. Des lueurs d’espoir, des retrouvailles et des moments de liberté.

L’écriture est belle. Les images que sa poésie véhicule sont toutes en douceur, même quand elle parle d’évènements plus difficiles. Une auteure que j’ai très envie de relire si elle se lance à nouveau dans un projet d’écriture. Elle rejoint ce que j’aime de la poésie et des haïkus. Je serai l’un de ses fidèles lecteurs assurément.

« au sommet d’un poteau
un nid d’aigle abandonné
la lune s’y niche. »

Je recommande la découverte de ce beau recueil, que vous aimiez la poésie ou les haïkus. Ou même simplement pour un beau moment. Un livre qui réchauffe l’âme, que j’ai pris le temps de déguster doucement.

Un livre qui fait partie de ceux qui ensoleille la journée.

Aussi loin que le vent, Blanca Baquero, éditions David, 102 pages, 2022

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Nauetakuan, un silence pour un bruit

Nauetakuan : mot innu qui nous annonce qu’un son, au loin, vient à nous. Comment l’entendre, si tout, dehors comme dedans, vibre, bourdonne, crie? Il faut, oui, faire silence. Perdue dans la ville, Monica cherche sa liberté en même temps que ses liens. Ses études en histoire de l’art ne lui inspirent plus rien, le sens la fuit et le vide menace de l’envahir pour de bon, fragilisant l’armure qu’elle se confectionne chaque jour. Pour pouvoir enfin déposer le lourd bagage dont elle a hérité, revenir en paix chez elle, à Pessamit, elle devra d’abord apprivoiser les orages qui grondent en elle. Remonter le fil des routes et des rivières, leur courant tantôt allié, tantôt contraire, d’un bout à l’autre du continent. Retrouver la puissance qui se façonne une perle à la fois.

Le roman nous amène vers deux filles, Katherine et Monica, qui se rencontrent dans un musée, lors d’une exposition sur les Premières nations. Ce sont deux filles qui ont été coupées de leurs racines autochtones étant jeunes. Elles deviennent de grandes amies. Le roman s’attarde sur Monica, en recherche d’identité. Les filles vont dans des bars, expérimentent des choses, font des rencontres. Les lendemains de veille sont difficiles. L’auteure met en lumière leur évolution. Elles ont un vide intérieur et se cherchent.

Cette première partie m’a donné un peu de difficulté. J’avais du mal à m’intéresser à cette portion de l’histoire qui ne me touchait pas beaucoup. Je trouvais les personnages un peu flous et je me questionnais à savoir où ils nous menaient. Après ma lecture j’y vois un parallèle entre l’évolution du personnage de Monica, qui est perdue au début du livre et en quête d’identité, puis qui se découvre elle-même. Et mon intérêt allait alors grandissant.

Monica va développer un grand besoin de se pencher sur ses origines. Elle ira vers le village de sa mère et de sa grand-mère. C’est à ce moment que, pour moi, le livre devient vraiment captivant. C’était intéressant de se laisser porter par le texte et les découvertes de Monica. Elle va puiser dans le vécu de sa famille pour comprendre qui elle est. Les choix qu’elle fera pendant qu’elle est dans le village de ses ancêtres l’aident à prendre des décisions pour son avenir. À retrouver une part d’elle-même qu’elle ne connaissait pas vraiment, comme c’est le cas de beaucoup de jeunes autochtones qui ont été coupés de leurs racines. 

« C’est la colère de savoir qu’on a créé des lieux pour effacer l’existence de mon peuple, de tous les Premiers Peuples. Les gens qui ont imaginé ce projet monstrueux n’ont pas réussi, mais, dans certains cas, ils sont parvenus à broyer des vies entières et combien d’autres encore. »

Elle découvre alors l’histoire de sa famille, de sa mère qui ne parlait pas du tout de leurs racines, à sa grand-mère qui a vécu les pensionnats. Ce sont des gens qui parlaient peu du passé. Les pensionnats les ont tellement détruits, ont voulu effacer leur culture et leurs coutumes. Ce qui rend difficile la transmission du savoir et du vécu aux plus jeunes générations. C’est alors plutôt la transmission d’un mal être, de la douleur, qui se perpétue.

Monica va vivre son propre périple qui va l’amener à se découvrir elle-même et à découvrir ce que sa grand-mère et sa mère ont pu vivre. C’est aussi une façon de redonner espoir à la jeune génération et les suivantes, de se réapproprier leur art, leurs danses, leurs langues, leur lien avec la nature.

« Je suis chez moi partout en Amérique. Partout où je vais, nos peuples ont été présents. Nos langues ont été présentes. Nos cultures ont été célébrées durant des siècles. Je dois réapprendre à appeler « chez moi » la terre qui m’a vue naître. Retourner dans le village de mon enfance. Le village de ma mère et de ma grand-mère. Réapprendre à connaître ma famille. À reconnaître les visages de mon peuple. Retourner chez moi. Sinon je ne peux pas avancer. »

Le message est très beau, souvent touchant. Les rêves et les songes tiennent aussi une place importante. 

Ce roman, qui m’intéressait un peu moins au début, s’est avéré finalement être un texte très touchant, qui m’a beaucoup parlé.

Nauetakuan, un silence pour un bruit, Natasha Kanapé-Fontaine, éditions XYZ, 254 pages, 2021

La Traversée des temps t.2: La Porte du ciel

L’éternité n’empêche pas l’impatience : Noam cherche fougueusement celle qu’il aime, enlevée dans de mystérieuses conditions. L’enquête le mène au Pays des Eaux douces — la Mésopotamie — où se produisent des événements inouïs, rien de moins que la domestication des fleuves, l’irrigation des terres, la création des premières villes, l’invention de l’écriture, de l’astronomie. Noam débarque à Babel où le tyran Nemrod, en recourant à l’esclavage, construit la plus haute tour jamais conçue. Tout en symbolisant la grandeur de la cité, cette Tour permettra de découvrir les astres et d’accéder aux Dieux, offrant une véritable « porte du ciel ». Grâce à sa fonction de guérisseur, Noam s’introduit dans tous les milieux, auprès des ouvriers, chez la reine Kubaba, le roi Nemrod et son architecte, son astrologue, jusqu’aux pasteurs nomades qui dénoncent et fuient ce monde en train de s’édifier. Que choisira Noam ? Son bonheur personnel ou les conquêtes de la civilisation ?

Après avoir lu et beaucoup aimé Paradis perdus, j’avais bien hâte de me plonger dans La porte du ciel. Ce livre est le second tome de l’imposante saga en cours d’écriture d’Éric-Emmanuel Schmitt, un auteur que j’adore. La série peut paraître impressionnante, puisqu’elle comportera huit tomes, mais la lecture est vraiment intéressante et on lit ces pavés sans réaliser le nombre de pages, tellement le projet est captivant. Réaliser un portrait de l’histoire de l’humanité sous forme de roman est colossal. 

« Le monde n’avait pas trouvé qu’un miroir dans l’écriture, il y avait gagné des portes, des fenêtres, des trappes, et des pistes d’envol. »

Avec ce livre nous retrouvons Noam, doté d’immortalité, qui est à nouveau séparé de son amoureuse Noura. Parti à sa recherche et voyageant dans le temps, il découvre cette fois encore une nouvelle période de l’humanité et il doit s’y adapter puisqu’il ne provient pas de cette époque. En lien avec l’histoire de la tour de Babel, ce roman raconte le début de certaines civilisations, la confrontation avec l’esclavage, les débuts de l’écriture, les langues.

« Hélas, je passais le reste du temps en enfer. Aurais-je résisté privé de félicité domestique? J’affrontais des jours noirs chez les esclaves. Jamais je n’avais rencontré pareille misère, sans doute parce qu’elle faisait irruption dans l’histoire du monde… »

Noam devient un guérisseur, il y est donc question de botanique et de médecine également. Axé sur le savoir, la botanique, les plantes et l’apprentissage, le roman parle beaucoup d’histoire. C’est le début des grandes maladies comme le choléra et Noam se questionne en tant que guérisseur, pour réussir à comprendre et à trouver des remèdes. C’est intéressant car on découvre les époques et les découvertes qui ont été faites dans plusieurs domaines. Certaines notes de bas de pages offrent aussi un complément historique à ce qui se déroule dans le roman. C’est l’évolution de l’humanité que raconte l’auteur, celle des premières découvertes, de l’élaboration des villes et des premières grandes innovations qui ont changé la face du monde.

« Je parvins ainsi à sauver de plus en plus de vies. Roko, qui m’accompagnait, m’imitait et s’approchait avec compassion des égrotants. Il les regardait, il gémissait, donnant l’impression d’aspirer leur douleur. Il léchait certaines plaies. Les premières fois, il intervint sans que j’y prêtasse attention tant que je démenais, donc je ne l’en empêchai pas. Bien m’en prit! On me rapporta peu après que mon chien me concurrençait: des blessures avaient accéléré leur cicatrisation, des infections de peau avaient diminué, le bruit courut même qu’un enfant famélique dont il avait effleuré les paupières s’était remis à voir. On l’appela le « chien guérisseur ». »

Si le premier tome comportait peut-être un peu plus de rebondissements, j’ai pour ma part adoré celui-ci puisque l’histoire, les connaissances, l’apprentissage en général, les nouvelles technologies de l’époque et le développement du savoir humain sont beaucoup plus détaillés dans ce roman. On y apprend une foule de choses, on suit avec intérêt les découvertes de Noam et on apprend, tout comme lui, comment l’humanité s’est développée. Dans ce second volume, Noam va en apprendre plus sur les raisons de son immortalité. Sa position devient dangereuse et il doit se protéger pour sauver sa vie.

Comme dans le premier tome, les liens bibliques me semblent présents surtout pour faire une liaison entre les époques et marquer l’histoire de l’humanité. On retrouvait l’histoire du déluge dans le premier tome et ici, la construction de la tour de Babel. Toutefois, il s’agit vraiment d’une réécriture sous forme de roman. L’auteur puise son inspiration dans les textes sacrés, l’histoire et la science. Le résultat est vraiment intéressant. On reste avec un même noyau de personnages, mais comme on change d’époque, on suit l’évolution de l’humanité et on découvre de nouveaux personnages.

« Il y a deux sortes d’humains: les arbres et les cailloux. Les arbres existent par leurs racines, les cailloux roulent d’eux-mêmes. L’arbre pousse dans la forêt, entouré des autres, et s’étiole sitôt qu’il quitte sa terre. Le caillou dévale les chemins selon sa propre dynamique; si un obstacle l’arrête, il repart et ne s’immobilise qu’au plus bas. J’appartenais aux cailloux, Saul aux arbres. Je voyageais, il se perdait. Je cherchais, il regrettait. »

Un deuxième tome réussi qui me donne assurément envie de poursuivre la saga et de lire bientôt le troisième tome. Il m’attend d’ailleurs dans ma pile et cette fois il aborde la civilisation Égyptienne. Ça semble très prometteur! Schmitt est un auteur que j’adore et on sent que son travail de recherche est soigné. Sa plume est toujours agréable à lire, ses mots sont choisis avec soin. Ne vous laissez pas rebuter par ces pavés qui semblent imposants. L’histoire en vaut le détour.

Une très bonne lecture pour ma part et une série originale et documentée que je ne peux que vous conseiller. 

La Traversée des temps t.2: La Porte du ciel, Eric-Emmanuel Schmitt, éditions Albin Michel, 576 pages, 2021

Pygmalion et la vierge d’ivoire

Le sculpteur Pygmalion éprouve une fascination pour sa création qui représente une jeune femme sous le nom de Galatée. À travers cette oeuvre le sculpteur a façonné un idéal féminin, au point d’en perdre la raison et de tuer son maître… Pygmalion ne remarque pas l’amour que lui voue une autre femme, Agapé, bien réelle, elle. Désespérée face à l’indifférence du sculpteur, elle finira par se donner la mort. Aphrodite, la déesse de l’amour, décide pourtant de donner vie à la sculpture, répondant ainsi au voeu de Pygmalion… Mais il y aura un prix à payer ! 

C’est la couverture et le dessin qui m’ont attiré vers cette bande dessinée. Et je n’ai pas été déçu. Pygmalion et la vierge d’ivoire nous raconte l’histoire d’un sculpteur en mal d’inspiration. Il sculpte la pierre et travaille son art, mais il n’est pas très satisfait du résultat. Il a continuellement l’impression que son travail n’est pas complet, qu’il manque quelque chose à ses œuvres. Ses œuvres n’ont pas d’âme et elles le déçoivent. Elles lui laissent un goût amer d’inachevé.

« Dans la demeure, les jours passent. Le savoir que Pygmalion avait acquis de Copias lui semblait stérile. Aucun marbre, aucune pierre n’inspirait le jeune homme. Le malheureux se croyait dépourvu de talent. À quoi bon s’acharner? »

Lorsqu’il voit en songe la déesse Aphrodite, déesse grecque de l’amour, du désir et de la beauté, il décide de la sculpter. Elle sera sa muse et son inspiration. Rapidement son œuvre devient une vraie obsession pour lui. Il est obnubilé par elle, au détriment des gens qui sont à ses côtés et de la vie qui se déroule autour de lui. Sa passion pour son art et sa représentation risque de le faire passer à côté du véritable amour. 

« Du haut de ses vingt ans, il prétendait qu’aucune femme ne pouvait trouver grâce à ses yeux… tant il voyait leurs défauts. »

Pygmalion et la vierge d’ivoire est une bande dessinée qui m’a beaucoup plu. C’est une histoire d’amour et de rejet, autour du mythe d’Aphrodite. Une histoire qui parle de mythologie grecque, d’art et de sculpture, mais aussi de passion et d’obsession. Les auteurs ont le projet de revisiter l’histoire de plusieurs dieux de la mythologie, ce qui me donne bien envie de découvrir les autres livres. Il y en a déjà deux autres de parus que je lirais bien si l’occasion se présente.

J’ai passé un très bon moment avec cette histoire, qui aborde des thèmes universels et parle d’art. J’ai aimé cette lecture autant au niveau du texte que du dessin. Le trait de crayon est très réaliste et très agréable. Une belle découverte!

Pygmalion et la vierge d’ivoire, Serge Le Tendre, Peynet F, éditions Dargaud, 80 pages, 2022

À l’ombre des pulsars

À l’ombre des pulsars regroupe deux suites poétiques d’une rare intensité qui abordent chacune le thème du deuil. La première, L’ombre envolée des oiseaux, traite du deuil éprouvé à la suite du suicide d’un premier grand amour, tandis que la seconde, La pulsation des étoiles, aborde le deuil de l’auteure au cours de la maladie dégénérative dont a souffert sa mère. Telles ces étoiles en fin de vie, communément appelées « pulsars », nos proches disparus laissent derrière eux des traces vibrantes et furtives.

Ce recueil aborde le thème du deuil et est divisé en deux parties. La première raconte le suicide du petit ami de l’auteure. On vit à travers ses mots les derniers moments de la vie de son amoureux jusqu’à son départ. Avec le recul, ses poèmes esquissent également une tentative d’explication pour son geste.

La seconde partie aborde le départ de sa mère, atteinte d’une forme de démence. Le lecteur se retrouve à vivre les différentes étapes, de l’annonce de la maladie, jusqu’au combat et à sa mort. Sa mère ayant passé toute sa vie comme femme au foyer, comme plusieurs mères de son époque, le livre est divisé selon les pièces de la maison. Cette partie m’a beaucoup ému et je l’ai trouvé très touchante.

« dans ses mains
le pollen d’un chapitre
les lettres flottent et tombent

maman se penche vers le tapis
elle essaie
de retrouver ses mots »

Le titre du recueil, À l’ombre des pulsars, prend vraiment tout son sens à la lecture des poèmes. Les pulsars sont des étoiles pulsantes, en fin de vie. Le froid du ciel, la nuit, mais aussi la lumière des étoiles, est une belle façon d’imager le départ des gens qu’on a aimé. Une dernière lumière avant de s’éteindre.

Le parallèle avec l’image de nos proches qui nous quittent dans un dernier souffle est très touchant. C’est une belle manière poétique d’aborder ce sujet difficile et d’exprimer en poésie, ces départs qui se produisent beaucoup trop tôt dans nos vies. 

« la neige fond
sur le corps fleuri du pendu
dernier printemps

rivière métallique
de la civière 
repos du pendu »

Il s’agit d’un premier recueil pour l’auteure, qui a un parcours éclectique. Elle explique au début de chaque chapitre les prémisses de son recueil, les événements qui l’ont poussée à écrire. Des mots touchants pour un recueil magnifique. Une poésie vraiment très belle, une façon de rendre hommage aux disparus et d’amorcer le processus de deuil.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture, l’auteure a une très belle plume. 

À l’ombre des pulsars, Nadine Boucher, éditions David, 138 pages, 2022