L’automne de la disgrâce

— Vous voulez voir le corps ?
Quand l’inspecteur Whitford fait cette proposition à Leo Desroches, le journaliste hésite. Pourquoi diable ce policier d’Edmonton l’amènerait-il sous la tente érigée par les techniciens en scène de crime au beau milieu de ce champ agricole ? Mais quand il pose les yeux sur le corps frêle, Leo comprend : il s’agit d’une jeune Autochtone. À l’époque, fort d’un tel scoop, Leo aurait fait un détour par le casino avant de filer au journal. Mais comme il a déjà tout perdu – famille, boulot, maison, estime de soi… – et que Larry Maurizo, qui connaît son triste passé, vient tout juste de l’embaucher, Leo résiste à ses anciens démons.
Bien entendu, Larry est enchanté par la primeur, et quand Leo lui apprend que Grace – la police a entretemps identifié le corps – serait la plus récente d’une série de disparitions de femmes amérindiennes, le rédacteur en chef lui demande d’assurer le suivi de l’histoire, mais désormais à titre de « reporter aux affaires autochtones » du Edmonton Journal – après tout, Leo n’est-il pas, malgré la pâleur de sa peau et ses cheveux roux, à moitié d’origine crie ? Acceptant sans enthousiasme sa « promotion », Leo entend néanmoins mener à bien sa mission. Or, pour cela, il devra renouer avec ses racines… et assumer son passé. Pour le meilleur et pour le pire !

J’étais vraiment contente de découvrir le premier tome de la trilogie Les Saisons de Leo Desroches. Celui-ci se déroule à l’automne. Les prochains, à paraître en français en 2022, s’attarderont sur l’hiver et l’été. Le parcours de l’auteur est intéressant. Né d’une mère canadienne-française et d’un père cri, il n’a découvert ses origines que sur le tard. Son personnage vit un parcours similaire en ce qui concerne ses origines. L’automne de la disgrâce a été une très belle surprise pour moi.

Leo Desroches est journaliste. Sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Il a été détenu, a vécu dans la rue, a des problèmes de jeu, et il combat ses démons par… d’autres démons. Il se bat contre sa dépendance au jeu et essaie de garder la tête hors de l’eau. Il tente très fort de redresser ce qui ne fonctionne pas dans sa vie. Il a des racines à moitié canadiennes-françaises, à moitié autochtones, mais passe généralement pour un blanc, ce qui lui donne parfois l’impression de ne pas être à sa place. Leo est un bon journaliste. Quand il arrive par hasard le premier sur les lieux d’un crime et qu’on lui fait la faveur d’entrer dans la tente de scène de crime, Leo constate que la victime est une jeune prostituée autochtone. La plus récente d’une série de disparitions. Personne n’enquête vraiment sur ces filles. Personne ne s’y intéresse vraiment. Sauf Leo. Il décide alors d’en faire une affaire personnelle et de donner un visage à ces filles dont tout le monde se fout.

« C’est une blague, ai-je répondu avec un rire cruel. Vous voulez vous racheter de m’avoir montré un cadavre en m’offrant de me montrer un autre cadavre? Je pensais que c’était moi, le gars avec des problèmes métaux, mais vous vous montrez à la hauteur. »

Ce qui est passionnant avec ce roman, outre le fait qu’il aborde un sujet troublant, c’est son personnage assez atypique qui a un lourd vécu et qui raconte lui-même son histoire. On s’attache à lui et à son combat pour mener une meilleure vie. Leo sait faire preuve de lucidité et d’humilité sur son état et le roman est parfois teinté d’un peu d’humour. J’ai également beaucoup apprécié de plonger dans l’univers du journalisme. J’ai aimé suivre l’enquête, pas par l’entremise d’un policier comme on le voit généralement, mais plutôt d’un point de vue journalistique. On apprend beaucoup de choses sur le fonctionnement du journal, des lois, de la corruption, de la politique. L’histoire se déroule à Edmonton. On y parle des différents quartiers, du mode de vie des gens quand le froid arrive, du hockey. C’est un roman qui prend le temps d’aborder en parallèle différents sujets. L’enquête est intéressante et Leo donne de la couleur au roman. Et que dire de la fin du livre! J’aime définitivement le ton de ce roman et les réflexions de Leo. Lui qui a été si longtemps à l’écart de sa propre vie, commence à se prendre en main (du moins il essaie) et découvre aussi un pan de son héritage autochtone.

L’automne de la disgrâce aborde la question des disparitions des femmes autochtones et la difficile condition des gens qui vivent avec une dépendance. C’est aussi un roman sur la quête de soi et de ses origines pour apprendre à mieux se connaître. Même si Leo est un antihéros dont la vie va mal la plupart du temps, il fait tout pour redresser les choses et on s’attache à lui. Il nous donne l’impression d’être proche de lui. Un très bon roman, que j’ai pris grand plaisir à lire. J’ai vraiment hâte au prochain pour retrouver Leo.

La suite, Un hiver meurtrier, devrait paraître au printemps 2022. Je l’attends avec impatience!

L’automne de la disgrâce, Wayne Arthurson, éditions Alire, 386 pages, 2021

Sueurs froides

« Je me suis fait larguer au pays des ours polaires ! » déclare Caz d’Astous en débarquant sur le tarmac enneigé et glacial de l’aéroport de Kuujjuaq pour rendre visite à sa tante pendant que sa mère et son amoureux se la coulent douce à Cuba. D’abord malheureux de ce programme, Caz change vite d’idée lorsqu’il rencontre Juani, jeune Inuit conducteur de traineau à chiens et champion de hockey. Au cours de son séjour, l’un des chiens de traineau appartenant à la famille de la belle Elisapie disparait de façon mystérieuse sur la toundra hostile. Malgré ses promesses de demeurer prudent, Caz est décidé à le retrouver. Saura-t-il survivre aux dangers extrêmes du Nord?

J’avais bien envie de découvrir ce roman jeunesse, dont la couverture sublime est très attirante. Le résumé m’attirait bien et je me suis dit que c’était l’occasion de lire quelque chose de nouveau. J’ai d’ailleurs bien aimé cette lecture.

Caz part chez sa tante qu’on surnomme Marie-Blizzard. C’est une femme particulière, qui a beaucoup voyagé. Elle vit maintenant au Nunavik où elle fait partie de la communauté. Caz débarque de l’avion et il a l’impression d’être un touriste. Ce qui est intéressant dans ce roman, c’est la rencontre entre la culture des Blancs et celle des Premières nations. Caz se sent un peu bizarre. Il détonne dans le groupe et c’est quelque chose qu’il n’a jamais eu à expérimenter avant. Il est tellement pâle à côté des autres et tellement citadin!

« Voilà pourquoi mon grand-père insiste tant sur la transmission du savoir inuit. Conduire des chiens, construire des iglous, chasser notre nourriture, c’est non seulement une question de survie de notre culture, c’est une question de survie tout court. »

Il apprendra beaucoup de choses aux côtés de sa tante, de Jimmy, de Juani et de la belle Elisapie. Il réalise la puissance et la force de la nature du Grand Nord, surtout en plein hiver dans le blizzard. Il prend plaisir à apprendre de nouvelles choses et à expérimenter la vie au Nunavik, qui est très différente de chez lui. Il apprivoise la nourriture, la nature sauvage, les coutumes. Doucement, il va s’y habituer. Il réalise aussi qu’il partage certaines choses avec les gens qu’il rencontre: la passion du hockey et des chiens avec les gens du village.

« Nous longeons la rivière sur plusieurs kilomètres vers le nord. Des petites cabanes de pêche en planches parsèment le littoral. Enivré par la vitesse, le vent et la lumière, je me dis qu’aucune plage de Cuba ne peut rivaliser avec la beauté du Nord. Vraiment pas besoin de téléphone ni d’Internet haute vitesse pour faire passer le temps. »

L’intrigue du roman prend aussi une tournure mystérieuse quand des chiens du village disparaissent mystérieusement. Caz veut aider et tentera de s’immiscer dans les recherches. L’histoire mêle donc l’enquête aux premières expériences au Nunavik de Caz. Toutefois, c’est principalement sa découverte de la région, le traîneau à chiens, la participation à la course et la passion du hockey qui sont les aspects les plus intéressants du livre. Caz réalise aussi bien vite qu’il a plusieurs choses en commun avec les amis de sa tante. Les lecteurs qui aiment le hockey devraient aussi y trouver leur compte.

Sueurs froides est un bon roman jeunesse, à partir de 10 ans je dirais. C’est l’occasion pour les jeunes lecteurs de se confronter à une autre culture, pourtant proche de nous, mais qui demeure encore bien mal connue. Les auteurs ont réussit à rendre le roman instructif, assez prenant pour en faire une histoire dont on a envie de connaître la fin et surtout, de nous faire voyager dans notre propre province.

Le roman est complété par un petit glossaire des mots et expressions utilisées en inuktitut.

Sueurs froides, Michèle Plomer, Anne Brigitte Renaud, Les Éditions Chauve-souris, 200 pages, 2016

Atuk, elle et nous

« Michel, l’indien, tu l’as en toi. »

Elle a prononcé ces mots dans un murmure, comme une confidence. Comme on dit un secret. Jeannette, fille d’Almanda et de Thomas Siméon, parlait peu de ses origines innues. Pourtant, cette femme toujours vêtue et coiffée avec soin a vécu le quotidien des chasseurs de la forêt boréale jusqu’à sa rencontre avec celui qui allait transformer son existence. Dans Atuk, elle et nous, une grand-mère et son petit-fils remontent les sentiers de leurs parcours respectifs. Les chemins se croisent, tressant peu à peu le portrait d’un monde d’ombres et de lumière. 

Je découvre la plume de Michel Jean dont j’entends le plus grand bien depuis un bon moment. J’avais envie de commencer par Atuk, qui raconte la belle histoire de la grand-maman de l’auteur. J’étais certaine d’aimer, mais j’ai été surprise d’apprécier autant. Ce livre a été un très gros coup de cœur pour moi. L’histoire est passionnante, la plume est belle et délicate et j’ai souvent été très émue par le texte. Parfois, parce que c’était beau sans bon sens, parfois parce que c’était très émouvant.  

Le roman raconte l’histoire de Jeannette, la grand-mère de Michel Jean. Les chapitres alternent entre «Elle» (Jeannette) et «Lui»(Michel) et racontent le parcours de toute une vie, ainsi que de l’héritage laissé par une aïeule que les plus jeunes n’ont pas forcément bien connue. Il y a une part de l’histoire de Jeannette qui est restée dans l’ombre.

« Dans cet ultime instant, alors qu’elle offre encore son visage aux siens, Jeannette Siméon rassemble une dernière fois autour d’elle les deux hémisphères de sa vie et deux mondes. Pourquoi le destin nous a-t-il placés, nous, ses enfants, de ce côté-ci? Et pas dans celui où elle a grandi? Qu’est-ce qui a provoqué cette fracture? Quel événement l’a fait dévier de la voie qui lui était destinée, de cette voie que le reste de sa famille a suivie? »

Dans les chapitres consacrés à «Elle», on découvre la vie traditionnelle innue de Jeannette, son enfance passée dans les bois ou au bord du lac. C’est une vie au grand air, avec une bonne part de nomadisme et de vie dans la nature. Dès que l’hiver arrive Jeannette et sa famille quitte leur campement d’été pour retrouver leurs territoires de chasse. Des territoires qui, aujourd’hui, ont été déboisés. On suit la vie de cette jeune fille, qui connaît la dureté de la vie au grand air en hiver et les coutumes de sa propre famille. Quand elle découvre certains secrets et qu’elle tombe par la suite amoureuse, elle devra faire des choix déchirants qui auront une grande influence sur sa vie et sur ses descendants.

Les chapitres consacrés à «Lui» parlent de Michel et de sa relation avec sa grand-mère. Nous la découvrons à travers ses yeux. Aujourd’hui, alors qu’elle est décédée, il aurait tant de questions à lui poser! Des questionnements sur son identité et sur la part d’autochtone en lui, qui resteront sans réponse. Ces passages sont aussi l’occasion pour l’auteur de s’interroger sur sa famille, sur son héritage autochtone et la façon dont il a été perçu à travers les années, de l’école de son enfance jusqu’aux rencontres qu’il a pu faire lors de son travail comme journaliste. Il y a de belles réflexions sur la vie autochtone, sur la perception des différents peuples, sur l’identité et sur le statut octroyé par le gouvernement. 

« Il est difficile de se reconnaître chez les autres et de déterminer sa place quand on n’arrive pas à définir sa propre identité. »

Ce livre est magnifique à tous points de vue. L’écriture est belle et les réflexions sont essentielles. C’est un récit personnel et intime, qui m’a vraiment fait vibrée. J’ai savouré chaque mot de cette histoire, pleine d’un grand héritage familial. J’ai tellement aimé découvrir la vie de Jeannette, une femme forte et une vie pleine de moments passés dans la nature. J’ai trouvé touchantes les réflexions sur les choix de vie, le tiraillement entre la culture des Blancs et celle des autochtones.

Atuk, elle et nous est un livre qui m’a profondément émue. Un texte merveilleux sur l’amour, la famille, la filiation, l’héritage de ceux qui nous ont précédés.

« Parfois, la vie offre des hasards aussi improbables que merveilleux. »

Un coup de cœur, porté par une très belle plume. Un texte délicat et magnifique, à lire assurément!

Atuk, elle et nous, Michel Jean, éditions Libre Expression, 232 pages, 2021

Contes, légendes et mythes ojibwés

Selon la légende, Nanabush était le fils d’une femme, Winona, et d’un esprit (Vent d’Ouest). Il possédait de nombreux pouvoirs et c’est ainsi qu’il dota les Ojibwés de l’art de conter. De nombreux contes, alors, ont dû se raconter dans ces temps mythiques. Et depuis lors, ils se sont transmis oralement de siècle en siècle. Les contes présentés dans ce recueil ont été racontés par des Aînés, particulièrement par Wahwahskgone et surtout par Sam Ozawamik, puis traduits de l’ojibwé en anglais par Basil Johnston, chacun de ces conteurs les remaniant quelque peu en y intercalant des réflexions personnelles, en mêlant histoires, légendes et mythes.

Ce joli recueil comprend 18 contes ojibwés, racontés par des aînés et traduits en anglais par l’auteur Basil H. Johnston. Le recueil a, par la suite, été traduit en français. C’est un recueil de contes agréable à lire si on s’intéresse aux mythes autochtones. Ça été pour moi une lecture plutôt agréable, pas un coup de cœur, mais ça se lit bien. 

Les contes sont issus de la tradition ojibwé. Il s’agit de contes dont la lecture est assez légère. La tradition orale étant très forte, l’atmosphère est imprégnée des esprits et des mythes, ce qui est intéressant à lire. Les légendes nous amènent ailleurs et nous font sortir du monde réel. Les histoires font appel à notre imaginaire.

« La balle défonça le sol en une énorme cuvette au contour irrégulier que nous appelons aujourd’hui la baie d’Hudson. En éclatant en morceaux, la balle forma tous les petits lacs au nord de l’Ontario. Quelle explosion de tonnerre et que le flamboiement d’éclairs s’en suivirent! »

Un ouvrage assez court, qui se lit d’une traite. C’est également un recueil qui peut être lu avec des adolescents pour les initier aux contes et légendes autochtones. Un livre qu’on peut donc partager en famille, pour découvrir les mythes ojibwés.

Contes, légendes et mythes ojibwés, Basil H. Johnston, Éditions Alias, 124 pages, 2019

Contes et mystères de la forêt

Onze nations amérindiennes vivent tout près de nous… dans la forêt, près d’une rivière ou d’une montagne. Vous découvrirez, à travers des personnages attachants et des histoires amusantes, les mœurs et coutumes de ces Premières Nations.

Contes et mystères de la forêt est une lecture fascinante et passionnante où, comme lecteur, nous sommes transportés dans l’imaginaire de onze nations autochtones: abénakise, iroquoienne, huronne-wendat, algonquine, attikamek, malécite, micmaque, montagnaise, naskapie, crie et inuite. C’est un ouvrage parfait pour découvrir les mythes et le mode de vie de ces peuples.

L’auteur, lui-même métis Nippissing, nous présente un conte pour chacune de ces nations, suivi d’informations sur le mode de vie et les particularités de chaque peuple. À la fin de chacun des contes, l’auteur aborde de façon plus documentaire le mode de vie des différentes nations. Le texte nous offre un beau descriptif de chacune d’entre elles et nous parle de leur quotidien, leur façon de se nourrir, de la chasse, de la cueillette, de la pêche, des rituels, des amitiés entre les différents groupes, des ennemis, de leur occupation des territoires au fil des saisons, de leur façon de célébrer, des différences physiques, des guerres, de leur débrouillardise en cas de coups durs, de leurs habiletés, de leur vie dans la nature, de la sédentarité ou du nomadisme, selon les habitudes de vie propre à chaque nation.

« Pour les autochtones, la mort était un passage vers une autre vie où le disparu poursuivait avec ses ancêtres les mêmes activités que de son vivant. C’est pourquoi on plaçait à côté de lui son arc et ses flèches, ses outils, ses objets préférés et un peu de nourriture. »

C’est un ouvrage très intéressant que nous offre l’auteur car on apprend beaucoup sur les différences entre les nations, alors que bien souvent les gens croient que les autochtones fonctionnaient tous de la même manière. Ce complément aux contes est très plaisant à lire puisqu’il permet de découvrir une foule de choses. C’est aussi un livre très abordable, autant pour les adolescents qui s’intéresseraient aux différentes nations autochtones, que pour les adultes. On peut aussi choisir d’en faire la lecture à voix haute puisque le format s’y prête particulièrement bien.

Le livre est également joliment illustré. Le coup de crayon d’Émily Bélanger est doux et vraiment agréable. Il y a toujours des images au début et à la fin de chaque conte. Les illustrations sont un beau complément au texte. J’ai également apprécié que les parties documentaires soient colorées de couleurs différentes selon la nation dont on parle. Le visuel est magnifique et les contes sont passionnants.

« Les Amérindiens vouaient un grand respect à la nature. Les noms qu’ils portaient témoignaient de l’importance accordée aux animaux et aux plantes. À sa naissance, on donnait au bébé un nom temporaire lié aux circonstances de sa venue au monde. Ainsi, l’enfant qui naissait sous un arbre pouvait être appelé Arbre; ou Vent, s’il voyait le jour par vents forts. »

La nature est naturellement omniprésente dans les contes autochtones et prend une très grande place ici. J’ai adoré tous les contes, mais j’ai un faible pour le conte inuit, mon préféré. Il m’a particulièrement touché. Un livre que je relirai assurément et qui a été une très belle découverte pour moi. Un recueil à la fois très plaisant et instructif, que je ne peux que conseiller, pour un beau panorama des contes de différentes nations autochtones. 

Contes et mystères de la forêt, Échos des Premières Nations, Yvon Codère, illustrations d’Émily Bélanger, éditions du Septentrion, 168 pages, 2016