Inlandsis suivi de Comment dire

Inlandsis suivi de comment dire

Ce recueil de poésie ne contenant aucun résumé (je n’en ai pas trouvé non plus chez l’éditeur), ma chronique commencera donc directement avec mon avis et mes impressions de lecture.

Le recueil de Marie-Claire Corbeil est un livre qui se lit en deux parties car il comporte en fait deux titres. Il s’agit d’une réédition de deux livres parus précédemment, séparément: Inlandsis et  Comment dire.

Inlandsis comporte trois chapitres. Le premier est Inlandsis, le second La ville et le troisième est intitulé Falaise. Cette première partie est une poésie sur chaque endroit. C’est une poésie tellement imagée que l’auteure nous fait voyager, elle nous amène à différents endroits et selon différents points de vue. Elle nous amène à voir littéralement ce qu’elle raconte, d’un angle différent. Inlandsis c’est la poésie et la vision d’un homme seul. Libre, mais isolé.

« Imaginez l’inlandsis: sol édenté, rongé par la brume, sol incertain, mer et terre confondues. Imaginez-le gris, oppressant, sans confins; bosselé, crevassé, hérissé de strastuggis. »

La ville, la seconde partie, nous amène à suivre une dizaine de personnes. Les lieux sont poussiéreux, sombre, les gens sont coincés dans leur monde, dans leur vision unique et isolée, même s’ils sont entourés.

« Ruelles poussiéreuses, murs rongés, gris. Des pans de lumière pâle tombent mollement jusqu’au sol. »

La troisième partie, Falaise, nous amène à adopter le point de vue de la falaise. Une maison y est dressée. L’eau tente de gruger et d’anéantir la falaise. La poésie nous apporte un point de vue unique, brumeux, différent.

« Les fenêtres scellées, le vide, la falaise noire, lustrée. La mer, la maison presque engloutie dans la mer et moi disparue, fondue dans les murs. »

Avec Comment dire, l’auteure crée un univers qui est très original et happant. Un univers particulier qui lui est propre. Dans ce texte, on a l’impression d’être plongé dans la vie intérieure d’un frère et d’une sœur. Ce sont des gens qui vivent intensément avec leurs émotions, le regard tellement collé sur ce qu’ils vivent qu’ils ne réalisent pas ce qui se déroule autour d’eux. C’est un regard sombre, principalement exprimé par la sœur, qui est aux prises avec plusieurs craintes et barrières qui se dressent autour d’elle et de ce qu’elle ressent. La sœur broie énormément de noir, elle est écorchée, coincée dans sa douleur, dans cette relation avec son frère qui suscite autant la colère que l’attente, l’espoir et l’amour fraternel, puissant et douloureux. Comment dire est un long travail de détachement, d’une sœur qui vit un chaos intérieur et doit apprendre à vivre pour elle-même, aussi.

« Il souffre, c’est sûr. Son ventre est déchiré, sa tête éclaboussée. Tout ce qu’il ingurgite, liquides, capsules, scrupules, hargne. Il ne sait plus quoi être. Tout s’éclipse. C’est un chaos. »

Inlandsis suivi de Comment dire est une poésie différente de ce que j’ai l’habitude de lire. L’auteure se démarque vraiment de ce que j’ai pu lire. Au lieu de nous amener à voir un seul moment ou un seul instant, à appréhender l’univers d’une seule personne ou ses émotions, elle nous amène à voir le monde d’une façon très déconcertante. À travers ses mots, elle décrit l’environnement qu’on imagine très bien et on adopte avec elle un point de vue unique, inhabituel. C’est ce qui en fait tout le plaisir de la lecture.

La plume de Marie-Claire Corbeil est très différente de ce qu’on lit normalement en poésie et cette originalité m’a plu. C’est à la fois déstabilisant et très surprenant. Une sorte de voyage. Un livre où l’art de l’image n’est jamais très loin. Elle nous fait ressentir l’atmosphère et les lieux. Cette lecture est vraiment très réjouissante pour quelqu’un qui aime la poésie et en lit beaucoup, justement parce que l’auteure écrit d’une façon différente.

Je découvre Marie-Claire Corbeil avec Inlandsis suivi de Comment dire et c’est une très belle découverte. Elle a une griffe bien à elle. Son monde est magique, pas au sens propre du terme, mais parce qu’il nous amène à adopter un point de vue particulier et nous offre une forme de « narration » qui est à la fois originale et surprenante. Elle nous pousse à faire travailler notre imagination et c’est vraiment un aspect que j’ai particulièrement apprécié. J’ai un autre ouvrage d’elle dans ma pile à lire, un récit qui se veut une sorte de suite symbolique à Inlandsis et intitulé Tess dans la tête de William. Je compte le lire sous peu.

Inlandsis suivi de Comment dire, Marie-Claire Corbeil, Éditions Triptyque, 117 pages, 2000

Et arrivées au bout nous prendrons racine

Et arrivées au bout nous prendrons racineIl y a le retour prudent sur le chemin des origines, le long de la côte, où les maisons boudent. La poésie mène alors à l’enfance, paraît gourmande, des bleuets en confiture, un cœur de lièvre sous la dent. Ici, les bonheurs disponibles s’empilent sur tout ce dont on ne parle pas, des pères horizon, des mères à la gorge inquiète. Et arrivées au bout nous prendrons racine annonce la réconciliation avec un territoire, ce lichen millénaire parmi lequel s’en vont renaître femme et fille, main dans la main, ébruite ce nord hostile et fertile, fait de grands espaces et de petites choses. De doigts gelés et de pain chaud. Et, surtout, de silence.

Originaire de Natashquan sur la côté nord, l’auteure nous transporte dans une poésie riche en images qui nous amènent littéralement dans le passé, dans son enfance. Les images de divers moments s’entrecroisent au fil des mots, relatant la nature, les petites douceurs, les moments en famille. Tout ce qui nous berçait dans un passé pas si lointain.

« tête de bataille
d’oreillers

je me réveille
te grimpe quatre à quatre
c’est la nuit c’est les vacances c’est quand
que t’es arrivé
tu m’as ramené
des piasses en chocolat »

Sa poésie est faite de lieux passés, de gourmandises au goût de fruits, d’une Crush aux fraises, des bonbons du dépanneur. De petites choses du quotidien qui sont encore bien présentes à notre esprit. La beauté de la nature qui touche notre esprit, les routes qui nous ont fait voyager, les différents moments passés en famille, le retour aux racines, profondes et solides, pour mieux forger le présent et l’avenir.

La cuisine est très présente et les souvenirs qui y sont rattachés sont vivants et visuels. Parfois l’ennui ou l’inquiétude se pointent au détour des mots, pour nous plonger dans une atmosphère familiale faite de mémoire et de silence.

« derrière les bardeaux de peur
ça sent la poussière

d’heures
elles s’accumule le long des soirs
et devant la porte
le prélart roule
d’ennui »

Je perçois cette poésie comme une renaissance. C’est une façon de se ressourcer en puisant dans un passé riche en saveurs et en émerveillement. Une façon de retrouver ce qui a été, pour mieux harmoniser le présent.

Une poésie qui se lit aisément. La plume est très fluide, très belle. Les mots coulent comme l’eau d’une source. J’ai vraiment beaucoup apprécié cette découverte. Le texte nous ramène à l’enfance, c’est donc une poésie qui nous offre simplicité et candeur, avec une certaine profondeur. L’auteure se remémore des souvenirs d’enfance et par le fait même, nous ramène un peu à certains de nos propres souvenirs. Des choses qui habitent le paysage autour de nous et qui vivent dans les mémoires.

Une belle lecture.

Et arrivées au bout nous prendrons racine, Kristina Gauthier-Landry, éditions La Peuplade, 128 pages, 2020

Haïkus: La voix des animaux

Haikus la voix des animauxCe nouveau volume des « Classiques en images » propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers une sélection de 60 haïkus de Genshi, Kikaku, Bashô, Issa, Shôha, Buson, Yorie, Shiki, Jôsô, Hashimoto… exclusivement consacrés au monde animal. Ce recueil célèbre avec poésie, fantaisie et respect autant les animaux qui accompagnent le quotidien (chien, chat, poule…) que les bêtes sauvages surprises dans un coin de nature (libellule, sauterelle, grenouille…).

Haïkus: La voix des animaux est un recueil de poèmes courts japonais. Il met en lumière plusieurs haïkus qui illustrent chaque animal représenté dans les poèmes. L’ouvrage fait partie de la collection Classiques en images. Je découvre d’ailleurs cette collection avec ce livre et il m’a donné très envie d’en lire d’autres, tant les poèmes et les illustrations sont sublimes.

Quelques mots sur l’objet en lui-même. Ce livre m’a tout de suite attiré à cause de sa mises en page, de son format. Le volume est magnifique. La couverture est rigide, le dos est relié et le titre est en relief. L’intérieur de l’ouvrage est aussi beau que l’extérieur. Chaque poème est accompagné d’une image, une estampe, qui représente l’animal dont il est question et illustre le court poème.

Je suis une tortue et je suis belle
il ne me manque que des ailes

pour imiter les hirondelles

Issa

La poésie est celle des grands maîtres du haïkus et poème court japonais. On retrouve donc Buson, Tôta, Kikaku, Issa, Bashô, Shôa, Genshi, Sôseki, Yorie, Shiki, Jôsô, Hekigodô, Kyorai, Kyoshi, Otsuyu, Hashimoto, Seisensui, Hasegawa, Gyôdai, Kyûhachi, Shirao, Onitsura, Saiô, Chora, Chinshi, Hokushi et Tairo. Certains auteurs sont représentés plusieurs fois alors que d’autres n’ont qu’un seul poème.

Les haïkus parlent du faisan, de l’oie, du sanglier, de l’ours, du chien, du cheval, du loup, du martin-pêcheur, du papillon, du faucon et bien d’autres. Les poèmes abordent autant les caractéristiques des animaux que le lien entre l’animal et la mythologie. Il y a également, à travers les haïkus, de petites anecdotes en lien avec les animaux. La nature est omniprésente, qu’on aborde les animaux, la flore, les insectes ou même les saisons.

Le faucon revenu dans ma main
dans son œil
le soleil

Tairo

J’ai adoré cette lecture. Le livre est magnifique, la poésie est pleine de douceur et de simplicité. C’est un bonheur de prendre le temps de les découvrir, tant pour le plaisir des yeux que pour celui des mots. Les images sont, de plus, vraiment magnifiques. Chaque double page présente un haïku et une estampe.

Un ouvrage parfait pour ceux qui aiment l’art, la poésie, la nature et les animaux, ou tout simplement les beaux-livres qu’on a envie de conserver et relire pour le plaisir. Un très bel ouvrage qui sait transmettre la beauté du monde animal.

Haïkus: La voix des animaux, Collectif, éditions du Seuil, 128 pages, 2019

De rivières

De RivièresElle baigne aux lits des rivières. Le cœur musclé, sans jamais renoncer à rien, elle se construit une maison en dehors de sa bouche, elle devient ruisseau, lac, pluie, fleuve. Vanessa Bell, par cette proposition poétique vive et opulente, rassemble féminité, maternité, sororité et nature sous le signe de l’eau, unies en une même résistance, une même célébration. De rivières porte ses filles à bout de bras, léguant un chant radieux et son élan décisif à un romantisme féminin qui déborde l’avenir. Nés de cette rage sublime qui agite nos corps, ses mots transportent un puissant vent de courage.

Ce recueil de poésie nous amène dans les profondeurs d’une âme blessée, désabusée, mais prête à rebondir, qui cherche à nous montrer les vestiges d’un pays intérieur enfoui au fond d’une rivière agitée.

Au fil des chapitres De rivières nous présente des rivières intérieures, jadis secrètes, comme une métaphore imagée des émotions. Comme si le lit de la rivière servait à exprimer certaines choses, une façon de puiser en soi-même, une forme de solitude voulue et nécessaire pour explorer les émotions.

la mort annoncée
couronne mes os
m’oblige à renaître
paupières trébuchantes

Maintenant révélées et présentées à l’extérieur, l’auteure nous montre une certaine noirceur antérieure, figée par la peur, qui s’éclaircit au grand jour. Des émotions qui étaient difficiles à aborder avant par peur de trébucher et de se détruire. L’eau sert d’exutoire. Elle parle souvent des rivières et les ruisseaux pour présenter son ressenti. J’ai beaucoup apprécié les mots de l’auteure, sa relation à l’eau et aux éléments. 

On suit les mots comme on suivrait le fil d’une rivière. Parfois agitée et brutale, parfois plus douce et plus sereine. Par ses mots, on se sent aussi proche des cours d’eau et de la nature. J’aime quand un(e) auteur(e) utilise la nature comme élément central d’une émotions ou d’une histoire, pour imager son propos et ses émotions. Je trouve le parallèle très intéressant et souvent, très parlant. 

On ressent dans ce flot d’eau et de rivières, de la fragilité, de la colère et un désir profond de s’exprimer, de ramener à la surface du vécu et du ressenti caché tout au fond de soi. L’image de la rivière, son lit, son cours d’eau et le fond sablonneux se confondent avec les émotions du texte. Une soif d’agiter les rivières à la surface silencieuse, pour faire remonter ce qui se trouve au fond. On ressent également dans le texte un côté à la fois fragile et fort, un côté féministe omniprésent. Ce recueil, c’est la force de la féminité.

De rivières est une merveilleuse poésie qui permet de visualiser pour le lecteur, une gamme de pensées et d’émotions, à travers une image toute simple et naturelle, celle de l’eau. L’écriture est fluide et agréable, elle nous transporte dans la nature à travers de nombreuses émotions. On ressent une grande fragilité et une vulnérabilité qui a besoin de s’exprimer. L’image avec la rivière est très forte.

mon corps une rivière
je vous en prie
acquiescez mon existence

Une lecture que j’ai beaucoup apprécié, qui est très imagée. Le livre donne une furieuse envie de lire près d’une rivière ou d’un cours d’eau, de se mettre en contexte. Les mots de Vanessa Bell se confondent avec le son de l’eau. Une poésie calme, mais dont on sent l’agitation qui gronde, tout au fond. À l’image d’une rivière.

Une poésie que j’ai beaucoup aimé, que je ne peux que conseiller. Une auteure à découvrir.

De rivières, Vanessa Bell, éditions La Peuplade, 96 pages, 2019

En attendant les étoiles

en attendant les étoilesMon fils âgé de deux ans au beau milieu d’un champ de fleurs sauvages. Il est en tête-à-tête avec un chrysanthème. Il ne le cueille pas, ne le porte pas non plus à son nez. Il le touche du bout des doigts, comme s’il voulait s’assurer de son existence.

En attendant les étoiles est un recueil de haïkus vraiment très beau. Sous la direction de Jimmy Poirier, qui nous offre lui aussi un texte magnifique, seize auteurs se sont regroupés pour se prêter à l’exercice d’aborder de façon poétique, une tranche de leur enfance.

Le thème principal du recueil est donc axé sur l’enfance. C’est vraiment très beau et ensoleillé. Ce qui est plaisant avec ce livre, c’est que chaque auteur raconte son histoire. Chaque auteur écrit sur sa propre enfance. Toutes les histoires débutent par une petite biographie en lien avec le thème. Suivent ensuite quatre pages d’haïkus, six pour quelques uns des auteurs. Chacun des haïkus a rapport au texte biographique que l’on retrouve au début.

« une jeune violoniste
près du ruisseau Bois-Joli
les oiseaux se taisent »

Les auteurs ont été parfaitement  bien choisis. Même s’ils ont tous le même thème central, le choix des textes et de ceux qui les ont écrit est tellement fluide qu’on a l’impression que le recueil est d’une seule et même personne. Les textes relèvent toutefois toute la sensibilité de chaque différent enfant qu’ont été les auteurs.

Je me suis beaucoup retrouvé dans cette poésie et souvent même, je me voyais, enfant, participer de la même façon qu’eux au monde qui m’entourait, par ma curiosité des choses, par ma fascination pour la nature. Surtout qu’à cette époque et sans doute à l’époque des auteurs du collectif, les enfants jouaient énormément dehors. J’ai donc retrouvé un peu de mon enfance, tout ce temps passé à observer les insectes, les fleurs, à m’émerveiller de ce que je découvrais. On retrouve beaucoup ce sentiment à travers les textes et les haïkus de ce livre. La poésie m’a beaucoup touché. Je pense que chaque personne peut se retrouver dans un ou plusieurs des haïkus, ainsi que dans les textes biographiques.

« Vêtue de mon petit imperméable et de mes bottes de pluie, je parcours le sous-bois tapissé de trilles blancs. Je suis émerveillée par les gouttes d’eau qui glissent sur les pétales des fleurs, par le chant des oiseaux, par la voûte que forment les arbres qui ne me laissent pas voir le ciel. »

Le recueil nous permet de voyager dans le temps, il nous rappelle notre jeunesse et notre faculté d’émerveillement. Dans la période qu’on vit actuellement avec le confinement, on a l’impression de s’échapper, de prendre une grande bouffée d’air frais. On y sent une grande douceur qui fait du bien à l’âme. J’ai lu ce livre alors que j’étais en quarantaine en attendant de savoir si j’étais malade ou non. C’était une période très stressante pour moi et ma famille, et ce livre tombait à point nommé. Il a été un baume sur ces moments plus difficiles.

J’ai lu le recueil en deux jours car j’avais envie de l’étirer un peu, mais c’est un livre tellement agréable et apaisant qu’on peut pratiquement le lire d’une traite. J’aime énormément le projet autour de ce livre. On en apprend plus sur les auteurs qui ont participé au recueil. J’ai aimé les textes autour des haïkus, qui sont aussi poétiques. Ils nous permettent de mieux comprendre le contexte. Ça nous permet d’ailleurs de découvrir plein d’auteurs qu’on pourrait être tenté de relire, surtout que j’ai aimé tous les textes.

Les histoires poétiques qui nous sont racontées se déroulent pour la plupart dans la nature. La nature m’a toujours parlé et ce thème me touche particulièrement. L’enfance étant la base de ce que l’on deviendra comme adulte, c’est toujours agréable de se rappeler ce qui nous émerveillait à l’époque. Avec le temps on oublie parfois une part de notre enfance alors qu’on devrait tous conserver cette faculté, notre âme d’enfant.

« il neige
dans le ciel du mois de juillet
fête des pissenlits »

J’ai eu un gros coup de cœur pour ce collectif. Nul besoin d’être un expert en poésie pour apprécier cet ouvrage très accessible et sensible. On passe un très beau moment de lecture et le thème de l’enfance peut aller chercher un très grand nombre de lecteurs.

Ce livre figurera dans mes meilleures lectures de l’année, assurément. Cette lecture m’a fait énormément de bien et je trouve que le moment est parfait pour un peu de douceur et de poésie. Je vous suggère donc forcément ce livre, pour la beauté des mots et les sentiments que les textes nous inspirent.

En attendant les étoiles, sous la direction de Jimmy Poirier, éditions David, 144 pages, 2019