Défi: Un hiver au chalet

Un défi pour accueillir l’hiver! Il existe plusieurs défis d’hiver. J’avais envie d’en faire un qui serait un peu plus à mon image, avec des références québécoises. Je veux aussi que ce soit un défi rassembleur, pour montrer que l’hiver, c’est beau, vivant, convivial, agréable et qu’il faut en profiter! Un peu de lumière en cette période difficile de confinement, de contraintes et de zone rouge en lien avec la COVID. Voici donc:

Défi: un hiver au chalet!
Lectures hivernales et ambiance enneigée pour profiter de l’hiver!
Du 21 décembre 2020 au 20 mars 2021
Sur Instagram: @unefilledanslebois (partages, capsules sur l’hiver, suggestions lecture, cinéma, citations, etc.)
mot-clic: #défiunhiverauchalet

Comment fonctionne le défi?
Il suffit de lire des livres dans les différentes catégories et de cocher des cases « ambiance » pour amasser des points. Le plus important : amuse-toi, fais des découvertes et profite de la saison hivernale!

Instagram
Utilise le mot-clic #défiunhiverauchalet pour partager tes lectures, mais aussi toutes tes publications en lien avec le défi : recettes, photos de chocolats chauds, belle ambiance, nature hivernale, promenade en forêt, jeux, neige, poèmes, dessins, activités, etc.

Ce défi est axé sur le partage et le plaisir de profiter de l’hiver. Amuse-toi!
J’espère que le défi te plaira. Plusieurs catégories font référence à des
expressions, des lieux, des poèmes, des chansons. Je posterai plusieurs
capsules pendant l’hiver pour en parler et présenter diverses choses en lien
avec l’hiver.

Voici tout d’abord la liste des catégories lecture. Vous pouvez participer à tout ou sélectionner les catégories qui vous plaisent:

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Le Défi est en deux parties. La seconde est axée sur des activités hivernale. Voici les catégories. Comme pour les lectures, vous êtes libres de piocher au gré de vos envies ou de toutes les faire!

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Et maintenant, le calcul des points! Comment savoir où vous en êtes?

  • Un livre lu pour une catégorie = 1 point
  • Une activité = 1 point

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Si vous publiez sur Instagram, n’oubliez pas d’utiliser le mot-clic #défiunhiverauchalet et vous pouvez m’identifier afin que je partage votre publication: @unefilledanslebois 

Si vous participez via votre blogue, vous pouvez venir déposer votre lien en commentaire sur ce billet. J’ai très hâte de vous lire!

Je vous invite à télécharger le document Défi_ Un hiver au chalet – si vous souhaitez l’imprimer ou l’avoir sous la main. 

Soyez nombreux! Cette année, on veut faire briller cet hiver pas comme les autres, malgré tout, pour que cette période soit un peu plus douce pour chacun d’entre nous.

Bon défi et surtout, un très bel hiver à toi!

Clinton Road

New Jersey, 1978. Tous les matins, John, ranger du comté de Passaic, fait la route entre sa maison et le bar de son ami Sam afin de prendre un café et de bavarder avant sa journée de travail. Rien qui ne puisse sembler étrange jusque-là. Sauf que la Clinton Road – 15km d’asphalte où il patrouille quotidiennement – s’avère être la route la plus hantée des États-Unis : disparitions inquiétantes, phénomènes paranormaux… C’est aussi sur cette route maudite que son fils unique, Benjamin, a été vu pour la dernière fois avant de disparaître. Mais John, incapable de faire son deuil, se réfugie dans une réalité déformée dans laquelle ses fantasmes semblent prendre le pas sur la réalité…

Ce qui frappe le plus en ouvrant cette bande dessinée, ce sont les dessins. Ils sont absolument magnifiques, détaillés, de type aquarelle, ce qui crée instantanément une atmosphère aussi intrigante qu’inquiétante. 

Clinton Road est une bd très spéciale. Nous suivons John, un ranger, qui patrouille quotidiennement la Clinton Road, une route qui s’avère être la plus hantée des Etats-Unis. C’est aussi sur cette route que son propre fils a disparu… Le dessin crée vraiment une atmosphère particulière, comme si on flottait constamment dans une sorte de brouillard. C’est ce qui rend l’expérience de lecture particulièrement intéressante.

L’histoire débute et se termine par des articles de journaux faisant état de disparitions, de bêtes inquiétantes, de fantômes. Des « extraits » du New Jersey Journal datant de 1989 rapportent de curieux incidents et témoignages sur la « route la plus hantée des États-Unis ».

La bande dessinée s’ouvre sur une citation de Stephen King particulièrement appropriée et qui prend tout son sens à la lecture de cette histoire:

« Les monstres sont réels, les fantômes aussi, ils vivent à l’intérieur de nous. Et parfois… ils gagnent. »

Vient ensuite l’histoire de John, que l’on suit sur les routes, au bar et pendant son enquête sur d’étranges événements qui surviennent dans le coin. Il sillonne la Clinton Road pour tenter de comprendre d’où viennent ces étranges disparitions d’animaux qui sont signalées.

Comme John est souvent sur la route, l’auteur en profite pour partager quelques extraits de chansons que le personnage écoute à la radio. On peut accompagner sa lecture de ces chansons si on le souhaite pour plus d’ambiance. Elles donnent un petit air vieillot à la trame de l’histoire. Avec elles, on imagine aisément John dans son vieux camion, se promener sur la Clinton Road. John cherche des indices et il a toujours un carnet pour noter ses idées et griffonner quelques dessins. Il parle aussi à un vieil ermite pour tenter d’étayer ses impressions. 

Il est aussi beaucoup question, en images surtout, de Moby Dick, livre lu par le fils de John. On retrouve de petits fragments d’illustrations en lien avec ce roman, à travers l’histoire et les événements qui nous font découvrir John sous un nouveau jour. 

« La flamme est comme une âme qui se débat… Elle fait tout pour s’élever vers le ciel… mais elle est enchaînée au sol ».

Avec Clinton Road nous ne sommes toutefois pas dans une histoire classique d’hantise. C’est une histoire qui s’avère plus profonde et plus poignante qu’elle n’en a l’air, tout en nous offrant une ambiance très fantomatique. Je l’ai lu juste un peu avant l’Halloween et c’était particulièrement propice à cette époque de l’année. Novembre et ses journées froides et grises est aussi tout indiqué pour se plonger dans cette bande dessinée. 

J’ai beaucoup aimé Clinton Road et si vous appréciez ce genre d’histoire où l’atmosphère est partie prenante de l’intrigue, je ne peux que vous conseiller cette lecture. D’autant plus que visuellement, cette bd est tout simplement magnifique et parfaitement inquiétante. J’adore particulièrement le coup de crayon de l’auteur. Pour créer de l’ambiance, il y réussit haut la main!

Clinton Road, Vincenzo Balzano, éditions Ankama, 144 pages, 2020

Comme une chaleur de feu de camp

À quinze ans, Emmanuelle fuit comme la peste les conversations improvisées et ne se sent à l’aise que sous l’eau, lors de ses entraînements de natation, où sa timidité passe inaperçue. Sa vie se gonfle de sens et de musique lorsqu’elle fait la connaissance de Thomas, son nouveau voisin. Les deux s’apprivoisent doucement, partageant chaque matin le même banc et les mêmes écouteurs, et se retrouvant à contempler les étoiles lors de soirées autour d’un feu de camp. Mais tout bascule le jour où Emmanuelle est témoin d’une scène bouleversante, qui créera autour d’elle comme une onde de choc et chamboulera sa relation avec Thomas.

J’ai choisi cette lecture à cause de sa page couverture et de son titre: Comme une chaleur de feu de camp. On imagine quelque chose de crépitant, qui commence tout doucement. C’est un peu ce que j’ai retrouvé dans ce livre. Il s’agit d’un roman jeunesse, pour ados, écrit d’une façon à la fois belle, douce et vraiment agréable à lire. J’ai particulièrement aimé l’écriture et les petits phrases si justes, presque poétiques par moments. J’ai bien aimé aussi le choix des titres de chapitres qui sont originaux.

« Les lundis sont des hérissons qui se sont levés du mauvais côté du lit. »

Le roman raconte l’histoire d’Emmanuelle, une jeune fille réservée, timide, qui ne se sent pas à l’aise en société. Elle est donc souvent seule, souvent à part des groupe, se questionne si ses réactions sont normales ou si ce qu’elle dit a du sens. Je me suis retrouvée un peu en elle, dans son désir de ne pas faire de vagues.

« Je me dis que je veux pouvoir choisir les gens que j’aime – et choisir d’arrêter de les aimer s’ils n’en valent pas la peine. Je ne veux pas que l’amour soit un ouragan qui chamboule toute ma vie. »

Emmanuelle a peu d’amies et pas toujours les bonnes. Elle sympathise avec un nouveau voisin, Thomas, gentil et solaire, qui l’initie à la musique country. Elle est nageuse et va à la piscine tous les soirs. Elle sent souvent le chlore, a l’impression d’être elle-même que lorsqu’elle est dans l’eau et elle collectionne les histoires de nageuses célèbres pour se donner du courage. La piscine, c’est son refuge. Jusqu’à ce jour où elle est témoin d’une scène bouleversante, qui changera beaucoup de choses pour elle.

Elle doit maintenant affronter les événements, essayer de comprendre le flots de sentiments qui l’assaillent. En même temps, elle doit trouver la façon de vivre toutes les nouveautés qui surviennent dans sa vie: de nouvelles amitiés, des trahisons, des situations compliquées, son premier amour.

« J’aime particulièrement les matins dans l’autobus; la musique que nous écoutons tisse autour de nous la plus belle des bulles, un cocon douillet où nous oublions même le plastique des bancs qui nous colle sous les cuisses. C’est un petit bout de merveilleux que je ne retrouve nulle part ailleurs. »

Même si le livre aborde des sujets importants, l’écriture est douce, presque réconfortante. L’auteure enveloppe son histoire d’un regard bienveillant. Ses personnages m’ont plu. Ils sont humains, avec leurs erreurs et leurs faiblesses, mais aussi leur force et leur douceur. Il y a une belle réflexion derrière tout ce qui arrive à Emmanuelle. Sa rencontre avec de bonnes personnes, l’aide à s’ouvrir un peu plus au monde qui l’entoure.

Un beau roman qui se lit avec plaisir.

Comme une chaleur de feu de camp, Amélie Panneton, éditions Hurtubise, 306 pages, 2017

Créatures fantastiques t.4

La science a remplacé la magie dans le cœur des hommes. Elle est sur le point de faire basculer le monde dans une nouvelle ère, entraînant les créatures fantastiques dans l’oubli. Un jour, un homme du nom de Jean demande à Ziska de le suivre, afin d’examiner un animal blessé. Ce dernier est en réalité un griffon qui s’en est pris à des humains. Il semblerait qu’une “chose gigantesque” ait causé sa blessure. Pour le meilleur ou pour le pire, la jeune fille est incapable d’abandonner une créature qui souffre devant elle.

J’avais bien hâte de lire le quatrième tome de Créatures fantastiques, surtout après la fin du troisième tome. L’histoire reprend ici exactement là où on l’avait laissée, avec la disparition de Ziska. Son maître part à sa recherche à l’aide d’Annie, la seule à avoir vu l’enlèvement. Ils sont rapidement accompagnés par une femme bien étrange…

Avec ce tome, l’intrigue prend une tournure bien intéressante: les créatures fantastiques ne sont plus uniquement des bêtes à soigner… On tombe dans le mythe et les légendes. Ici, il est question de Rübezahl, un être fantastique issu du folklore allemand et d’un personnage de contes de fées. Cette nouvelle thématique, qui va plus loin que le soin aux créatures, apporte un plus à la série. En combinant les deux, l’auteure en fait un univers unique et vraiment intéressant. 

La première partie du manga est une véritable aventure: enlèvement, tempête de neige dévastatrice, animaux inquiétants.

« Mais quelque chose approche depuis l’Est… Depuis une terre que je ne connais pas. Cette chose se dirige vers mon territoire. »

Comme les autres tomes, il y a un message écologique sous-jacent. Même si l’histoire est ancrée dans un monde fantastique, le thème de la nature est souvent abordé ainsi que le destin réservé aux animaux par les hommes. L’univers de Ziska s’enrichit d’étranges compagnons et elle apprend de nouvelles choses. On découvre également certaines choses sur de nouvelles créatures fantastiques, comme le griffon que Ziska doit soigner, cet étrange coq qu’elle doit voir dans une ferme accompagnée de son maître ou le Tatzelwurm, créature provenant du folklore alpin. 

J’aime vraiment beaucoup cette série, que je trouve originale et où le fantastique et l’imaginaire sont très importants. J’apprécie également le dessin, qui est assez représentatif du genre de manga qu’est Créatures fantastiques. Plus cette série avance, plus elle devient intéressante. Vivement le sortie du tome 5!  

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Créatures fantastiques t.4, Kaziya, Komikku éditions, 208 pages, 2020

Orignal : Roi des forêts du Nord

Doté d’un impressionnant panache, l’orignal est le plus majestueux des grands mammifères d’Amérique du Nord. Pesant jusqu’à 800 kg (1800 lb), il peut courir à 55 km/h (35 mi/h), nager longtemps sans le moindre effort, plonger à 5,5 m (18 pi) de profondeur et rester immergé pendant une minute. Malgré ces incroyables performances, l’orignal n’est pas à l’abri de tout danger. Le roi des forêts du Nord doit faire face aux activités humaines qui diminuent son territoire et au réchauffement climatique qui l’incite à se déplacer vers des contrées plus fraîches. À l’heure actuelle, la population de ce mastodonte est estimée à un million de spécimens en Amérique du Nord, où vivent quatre des sept sous-espèces d’orignaux.

Orignal: roi des forêts du Nord est un livre magnifique. J’ai tout de suite eu envie de le lire lors de sa parution. Les orignaux comptent parmi mes animaux préférés. Ils sont magnifiques et intelligents. En rencontrer un, à quelques mètres de nous, est une expérience vraiment impressionnante. Ma première rencontre avec deux d’entre eux restera toujours un souvenir très puissant pour moi. C’était un moment particulièrement magique.

Ce livre, écrit par le biologiste et photographe Mark Raycroft, est aussi beau qu’intéressant. On apprend beaucoup de choses sur l’orignal et les photos sont un vrai plaisir pour les yeux! L’ouvrage est vraiment très beau. J’ai adoré la façon dont le livre est conçu. Entre les pages dédiées aux photographies, le texte est présenté en deux parties, avec des polices d’écriture différentes. Une portion du texte est consacrée aux histoires personnelles de l’auteur lors de belles rencontres avec des orignaux, alors que l’autre portion est consacrée aux informations biologiques de l’animal.

« J’ai suivi ces géants depuis les marécages du nord de Terre-Neuve, à travers l’Amérique du Nord et jusqu’aux montagnes enneigées de l’Alaska. Je vous offre aujourd’hui des images et des histoires qui vous transporteront au royaume de l’orignal et vous permettront de l’observer de près. »

C’est intéressant d’apprendre une foule de choses sur cet imposant mammifère (l’orignal d’Alaska est le plus grand animal à panache du monde), tout en accompagnant l’auteur lors de ses excursions d’observations. On a l’impression d’y être aussi un peu. C’est une belle approche pour livrer de nombreux renseignements tout en gardant un aspect très convivial au livre. 

L’ouvrage permet d’aborder différents aspects de l’orignal: l’écologie, les quatre sous-espèces de l’Amérique du Nord, le cycle du panache, le rut, la conservation et l’avenir de l’original à l’époque des changements climatiques. Un chapitre est aussi consacré à la photographie de l’orignal. Une carte et une bibliographie complètent l’ouvrage. 

J’ai appris une foule de choses intéressantes sur l’orignal dans cet ouvrage. Saviez-vous par exemple qu’en langue algonquine, on appelle l’orignal « mooswa » (ce qui a donné « moose » en anglais) ? Mooswa signifie « l’animal qui enlève l’écorce des arbres« . Que l’orignal se déplace parfaitement à la nage et va plus vite qu’un pagayeur dans un canot? Ou qu’un mâle adulte peut consommer plus de 18 kilos de végétation par jour? 

Les photographies sont à couper le souffle. Les couleurs et les décors naturels privilégiés par le photographe mettent tellement en valeur l’animal que c’est un véritable plaisir pour les yeux. Certaines images sont impressionnantes, comme celles entourant la transformation du panache au fil des saisons. 

Avec Orignal: roi des forêts du Nord, Mark Raycroft nous présente en détail et en photos ce superbe animal. C’est un ouvrage qui célèbre la magnificence et les comportements secrets du géant de nos forêts.

À découvrir! Un très beau livre à s’offrir ou à offrir aux amoureux de la nature.

Orignal : Roi des forêts du Nord, Mark Raycroft, Éditions Modus Vivendi, 164 pages, 2020