Sherlock Holmes et le démon de Noël

1890. Peu avant Noël, Sherlock Holmes et John Watson reçoivent à Baker Street la visite d’une nouvelle cliente. Eve Allerthorpe, fille aînée d’une dynastie prestigieuse mais quelque peu excentrique du Yorkshire, se trouve dans une profonde détresse : elle se croit possédée par un démoniaque esprit de Noël. Eve doit hériter d’une fortune à condition d’être saine d’esprit, mais il semble que quelque chose – ou quelqu’un – menace son équilibre mental. Holmes et Watson partent enquêter au château de Fellscar, demeure familiale des Allerthorpe, mais s’aperçoivent vite que l’affaire est plus complexe qu’il y paraît. Un autre esprit hante la famille ; et lorsque l’on découvre le cadavre d’un membre de la maisonnée, le duo comprend que nul n’est au-dessus de tout soupçon…

Quand je suis tombée sur ce titre, Sherlock Holmes et le Démon de Noël, je voulais absolument le lire. Il aura mit un an après sa sortie en Europe avant d’arriver jusqu’à nous. Sans surprise, j’ai adoré ce roman! Je l’ai trouvé bien écrit, passionnant et j’ai apprécié l’atmosphère du livre. On est en pleine période de Noël, dans un grand manoir où se préparent les festivités des Fêtes. La neige a un rôle important dans l’intrigue et contribue aussi à l’ambiance des Fêtes.

« C’est là que la neige s’avère un merveilleux assistant pour l’enquêteur. Dans certaines circonstances, elle offre une abondance d’indices en conservant l’empreinte de tout ce qui se pose à sa surface, même si le poids est des plus minimes. »

Sherlock Holmes et son acolyte John Watson reçoivent la visite d’une jeune femme qui demande leur aide. Elle se croit doublement hantée, entre autre par le Thurrick noir, un démon maléfique qui représente le côté sombre de Noël. Les festivités se préparent dans l’immense demeure de sa famille et la jeune femme doit hériter d’une somme conséquente, suite au décès d’une parente, à condition d’être déclarée saine d’esprit. Sauf qu’elle a l’impression de perdre la tête. Quel fantôme vient la tourmenter? C’est ce que Holmes et Watson doivent découvrir.

« L’humanité a une tendance inhérente à coopérer. C’est ainsi que l’on crée des sociétés et un consensus moral. Dans l’ensemble, nous avons envie d’être d’accord les uns avec les autres. Aussi, si l’un d’entre nous insiste sur le fait qu’une chose est vraie et maintient son point de vue contre toutes les oppositions, d’autres finiront par penser comme lui. »

Je suis une grande fan de Sherlock Holmes depuis mon enfance et je suis toujours à la recherche de livres autour de ce personnage. Ici, j’ai trouvé que Lovegrove avait fait du très bon travail et cette lecture a été un vrai plaisir: combiner enquête et roman de Noël c’était parfait! Justement dosé. Ça m’a rappelé le bonheur que j’avais à découvrir les histoires originales de Conan Doyle. En découvrant ce livre bien écrit et qui respecte dans l’essentiel l’esprit de l’univers de Sherlock Holmes, j’ai très envie de découvrir les autres enquêtes de l’auteur. 

L’atmosphère joue pour beaucoup dans le plaisir de lecture: fantômes, préparatifs de Noël, immense demeure pleine de domestiques, secrets familiaux, neige, bons repas et intrigues passionnantes. C’était un choix parfait pour débuter mes lectures de Noël et d’hiver cette année!

À noter la beauté de l’objet-livre dont la couverture est superbe. Le format me plait beaucoup aussi. Le roman fait partie de la collection Steampunk et ses tranches sont dorées. C’est un plaisir que de l’avoir entre les mains. Je veux lire tous les autres de cette collection écrits par Lovegrove!

Sherlock Holmes et le démon de Noël, James Lovegrove, éditions Bragelonne, 336 pages, 2021

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Green Manor

Lord paralysé qui cherche à se venger de l’amant de sa femme ; petit bonhomme insignifiant persuadé l’être l’Ange de la Mort ; médecin passionné rêvant d’examiner le cerveau du grand poète et peintre William Blake : les gentlemen croisés au très select Green Manor Club sont pour le moins inquiétants. Car derrière la splendide façade victorienne se cachent en fait les passions les plus violentes et les pulsions les plus meurtrières.

J’ai découvert Green Manor au début des années 2000. Ces historiettes de Club privé, où les gentlemen se racontent des histoires criminelles me plaisaient beaucoup. J’ai été particulièrement heureuse quand l’éditeur a réédité ces histoires en un magnifique intégral. Je ne pouvais assurément pas passer à côté. Ce recueil de bandes dessinées contient 18 historiettes criminelles, teintées d’humour noir, qui sont un vrai plaisir de lecture!

Nous sommes à la fin des années 1800. Un domestique du Green Manor est interné dans un hôpital psychiatrique. Il aurait été frappé d’une crise de démence à quelques jours de sa retraite. Son histoire encadre l’ensemble des historiettes que l’on retrouve dans ce recueil. Ce qu’il raconte laisse les gens perplexes autour de lui et son médecin traitant. Mais si ce qu’il disait était vrai?

Green Manor est un Club privé où se retrouvent les messieurs pour passer du bon temps et discuter. Un vrai Club comme on se l’imagine, avec des cigares et un petit verre pour passer le temps. Mais ce Club est particulier. Les crimes sont souvent au menu des rencontres. Les hommes s’amusent à décortiquer des affaires criminelles et à élaborer toutes sortes de plans pour commettre le meurtre parfait. 

Mais au Green Manor, on ne se contente pas seulement d’en parler. Parfois, on passe à l’acte. Les 18 histoires que l’on retrouve dans ce recueil parlent d’empoisonnement, de testaments, de vengeance, de crime sans victime, de chasse à l’homme, de déduction à la Sherlock Holmes, et du meurtre considéré comme l’un des beaux-arts. Car au Green Manor, « le meurtre n’est rien sans un peu d’élégance. » 

« -J’approuve entièrement l’écrivain De Quincey lorsqu’il considère l’assassinat comme un des beaux-arts. Mais force est de constater qu’il manque à cet art un véritable chef-d’œuvre. 

-Et si plutôt que d’attendre passivement, nous tentions de réaliser nous-mêmes ce chef-d’œuvre? »

J’adore cette bande dessinée! Elle est vraiment amusante et c’est un vrai plaisir que de s’y plonger, tant pour les petites histoires que pour le contenu visuel. Les dessins sont plaisants et cette édition est tellement belle. Green Manor nous offre une atmosphère typique des clubs de cette époque, des histoires criminelles bien rodées aux revirements amusants. Toute la bande dessinée est teintée d’humour noir et de scènes absurdes. On y retrouve de nombreux clins d’œil littéraires également. C’est une très belle lecture qui me rappelle le Club des veufs noirs d’Isaac Asimov (que j’adore et qui est malheureusement assez inconnu dans l’œuvre d’Asimov).

Il faut aussi souligner la beauté de l’ouvrage, qui est très soigné, avec un signet cousu, une page intérieure colorée et l’aspect usé d’un vieux bouquin. Il est complété par un important cahier graphique. Un véritable plaisir pour les yeux!

Green Manor, 18 délicieuses historiettes criminelles, Denis Bodart & Fabien Vehlmann, éditions Dupuis, 216 pages, 2018

Le pendu

Par une froide matinée de novembre, un joggeur découvre un corps pendu à un arbre dans les bois du paisible village de Three Pines. Le pauvre homme séjournait à l’Auberge, où il était sans doute venu chercher la tranquillité. Mais s’est-il vraiment donné la mort ou a-t-il été assassiné ? Le chef des homicides de la Sûreté du Québec et son fidèle second Beauvoir sont appelés à élucider l’affaire. En examinant les indices, ils mettent au jour un secret terrible et déchirant. Or Armand Gamache sait que la conscience cède parfois tragiquement sous le poids du passé…

J’adore les romans de Louise Penny et son personnage d’Armand Gamache. Le pendu est une courte nouvelle qui le met en scène et qui a été écrite dans le cadre d’un programme d’alphabétisation, entre les romans Enterrrez vos morts et Illusion de lumière. Cette nouvelle a inspiré les deux derniers épisodes de la série sortie ce mois-ci sur Prime vidéo. Je voulais donc absolument lire cette novella avant de voir la série.

Le pendu est une courte histoire mettant en scène Gamache, Beauvoir et quelques autres personnages de Three Pines. Elle se déroule au mois de novembre alors qu’un joggeur découvre un corps pendu à un arbre dans les bois de Three Pines. À première vue il s’agit d’un suicide. Mais en est-ce vraiment un? Gamache et Beauvoir vont enquêter et fouiller dans des secrets enfouis depuis des années.

Nul besoin de connaître déjà l’univers de Three Pines pour lire cette novella. On y retrouve un condensé de tout ce qui fait le bonheur des romans: le village, les personnages, Gamache, le bistro et sa bouffe réconfortante. Mais en version accéléré. Ça passe beaucoup trop vite! On a assurément envie de rester un peu plus longtemps avec Gamache. Heureusement pour ça, il y a les romans.

« Three Pines reposait au fond de la valle, comme si le village cherchait à se cacher du monde. Et le monde tombait dans le panneau. » 

J’ai bien aimé cette histoire que je prends comme un petit cadeau, le temps d’une soirée, pour la fan que je suis des romans de Louise Penny. Naturellement, la lecture se fait rapidement, mais c’était un plaisir. Je crois que c’est une porte d’entrée intéressante pour donner envie de lire la série de romans, tout en gardant en tête que ce texte est très court. Les romans sont beaucoup plus élaborés, avec toujours beaucoup de détails sur les enquêtes, les repas (qui donnent forcément faim), les personnages attachants, les lieux chaleureux et les dialogues plein d’humour. 

Le pendu, Louise Penny, éditions Flammarion Québec, 128 pages, 2022

L’affaire du Dr Cream

Jack l’éventreur a effrayé ses contemporains. Le Dr Cream les a horrifiés. Avortements illégaux, empoisonnements à la strychnine et au chloro­forme, chantage, extorsion : ce ne sont là que quelques-uns des hauts faits de ce médecin ayant étudié à l’Université McGill, sinistre figure à l’origine même du concept de serial killer. Soupçonné d’avoir assassiné plusieurs femmes en Amérique du Nord, le Dr Thomas Neill Cream se trouve derrière les barreaux à Londres, en 1891. Commence alors le récit haletant de son procès. Dean Jobb entraîne ses lecteurs dans les bas-fonds d’une enquête sordide qui révolutionna les techniques d’investigation, alors que les services de police dédaignaient encore l’utilisation de la science pour résoudre délits et meurtres. Le récit méconnu de ce monstre d’un autre siècle n’a pas fini de provoquer des frissons. À ne pas mettre entre toutes les mains.

Ce livre est à la fois terrifiant et fascinant. Il m’a accompagnée le temps de quelques soirées d’octobre, à l’approche de l’Halloween. C’était une lecture parfaite. Il s’agit d’une véritable enquête dans les archives, sur les traces d’un tueur en série qui a sévit dans plusieurs pays. Une histoire (vraie) qui donne littéralement le frisson, mais que l’histoire a peu à peu oublié. Pourtant…

« Cream personnifie le méchant typique de l’époque victorienne, un individu inquiétant coiffé d’un haut-de-forme, avec un rire forcé et un regard sinistre de strabique. Le Jack l’Éventreur des empoisonneurs. »

Issu d’une famille aisée, Thomas Neill Cream est diplômé de McGill. Il a aussi fait des études en Europe. Il aurait pu devenir un brillant médecin. Mais le Dr Cream est un être particulièrement difficile à cerner, même si de nombreuses personnes le trouvent étrange et que son propre père en a assez de ses frasques. Maître chanteur, obsédé sexuel, avorteur dans des conditions épouvantables, empoisonneur et tueur en série, la feuille de route de Cream fait trembler même les plus endurcis. Avec cet ouvrage qui colle aux archives historiques et à la réalité des documents retrouvés, l’auteur nous offre une passionnante enquête qui nous amène du Québec à l’Angleterre en passant par les États-Unis. Avec le portrait qu’il brosse de Cream, on ressent tout de suite cette impression qu’il existe deux hommes en lui. Le gentil médecin qui inspire confiance (qui est donc bien placé pour attirer ses victimes) et l’empoisonneur en série qui tente de « nettoyer les bas-fonds » des villes en empoisonnant des femmes de « mauvaise vie » ou celles qui se retrouvaient seules et enceintes. C’est à une folle plongée dans les bas-fonds anglais et américains que nous convie l’auteur, épluchant pour nous les détails des enquêtes entourant le passage du Dr Cream dans ces villes.

« Les collectionneurs de souvenirs pouvaient acheter des figurines en céramique de tueurs et de victimes. À l’image de l’Illustrated Police News et d’autres lucratifs journaux jaunes remplis de faits divers criminels, la presse de grande diffusion publiait des comptes rendus hauts en couleur de morts violentes et des procès qui s’ensuivaient. On allait jusqu’à s’excuser auprès des lecteurs quand on ne leur donnait à lire que de banales descriptions de « crimes ordinaires ». »

Cet ouvrage retrace l’incroyable enquête de l’époque, sur la piste de Cream et des crimes qu’il a commis. Le travail de recherche de l’auteur est très pointilleux. Il se renseignait même sur la température qu’il faisait telle ou telle journée afin de décrire au mieux l’atmosphère des événements. Cream est vraiment un personnage qui suscite à la fois de la fascination et de la répulsion. On se demande comment il a pu agir impunément si longtemps sans en subir les conséquences. Du moins pas suffisamment sévères pour l’arrêter. Sa position dans la société et ses contacts, ainsi que l’incapacité de son époque à faire confiance à la science, lui ont permis de s’échapper de nombreuses fois d’enquêtes qui auraient pu le condamner et l’arrêter une bonne fois pour toute. Le livre est accompagné de documents d’archives, de nombreuses notes et il détaille abondamment ses sources. On y croise aussi entre ses pages, Arthur Conan Doyle, Edgar Allan Poe, Jack l’Éventreur, Sherlock Holmes, Joseph Bell, pour ne nommer que ceux-là. 

L’ouvrage est intéressant car il aborde aussi, parallèlement à la vie de Cream, l’histoire des femmes de son époque. Les préjugés envers une certaine portion de la population, le dégoût que pouvaient susciter les gens qui vivaient dans les bas-fonds de Londres ou de Chicago par exemple et du peu de considération que ces gens avaient de la bourgeoisie et des gens qui avec un statut social privilégié. L’auteur aborde également l’époque de Cream, la façon dont les enquêtes étaient menées à son époque (ce qui explique les larges mailles du filet par lesquelles Cream se dérobait constamment) et l’évolution des sciences judiciaires. Cream n’est d’ailleurs pas sans rappeler le célèbre Jack L’éventreur, avec qui on peut se permettre de faire quelques comparaisons…

Avant de lire ce livre, qui se dévore d’ailleurs comme un roman, je ne connaissais pas le Dr Cream. Il est d’ailleurs intéressant de voir les traces de son passage ici et là qui subsistent encore aujourd’hui et que l’auteur présente en fin d’ouvrage. C’est un personnage terrifiant, maître chanteur et beau parleur, qui a su utiliser sa position dans la société et son argent pour commettre des crimes atroces sur une tranche de la population plus vulnérable: des femmes pauvres, souvent sans ressources, enceintes et pointées du doigt, forcées de se prostituer pour manger ou subvenir aux besoins d’un enfant illégitime. 

Si vous aimez les histoires de vrais crimes, ce livre est assurément à lire! J’ai adoré plonger dans l’histoire sordide de ce médecin, qui est bien documentée et passionnante à découvrir. On referme quand même l’ouvrage avec un frisson d’horreur, surtout en sachant que Cream a réellement existé. 

L’affaire du Dr Cream : De Québec à Londres: la traque d’un tueur en série à l’ère victorienne, Dean Jobb, Les éditions de l’Homme, 432 pages, 2022

Billy Summers

Billy Summers est un tueur à gages, le meilleur de sa profession, mais il n’accepte de liquider que les salauds. Aujourd’hui, Billy veut décrocher. Avant cela, seul dans sa chambre, il se prépare pour sa dernière mission…

Billy Summers est le petit dernier de Stephen King et c’est un très bon roman! Pas d’horreur ici, on plonge plutôt dans un excellent roman policier, thriller et récit de guerre. C’est bien mené, touchant et pas du tout prévisible. L’histoire a aussi un petit côté fascinant tant on en apprend plus sur le métier bien particulier du personnage central de l’histoire.

Billy est un tueur professionnel. Il joue un peu à l’idiot et prend des contrats pour de l’argent. Il vit de cela. Mais Billy est un tueur avec une conscience: il ne tue que les méchants. S’ils ne le sont pas suffisamment, il refuse le travail. Le jour où il s’apprête à prendre sa retraite, il accepte un dernier contrat. Un tout dernier, pour boucler la boucler. Et parce que le montant d’argent tout au bout est conséquent. Suffisamment pour prendre une retraite dorée. Surtout que Billy n’est pas si vieux. Cependant, certaines choses lui semblent étranges et il se méfie. L’organisation paraît impeccable mais Billy n’a pas tout à fait confiance. Alors il se prépare un plan B au cas où… C’est aussi sous couverture pour cette affaire, celle d’un « écrivain » en plein travail d’écriture, qu’il découvre le plaisir d’écrire pour vrai. Il se prend au jeu, lui qui est déjà un grand lecteur. Vous l’aurez deviné, Billy Summers ne ressemble pas vraiment à l’idée qu’on peut se faire d’un tueur à gages.

Dans ce roman, on s’attache beaucoup à Billy. Même si son travail pose forcément des questions morales pour le lecteur, on lui souhaite le meilleur du monde. C’est un bon gars. Même s’il tue. J’aime beaucoup quand les auteurs jouent avec nous en nous présentant des personnages de ce genre. Des personnages pour qui on se prend d’affection, mais qu’on devrait en fait détester parce que ce qu’ils font n’est pas bien. Du moins en apparence.

« Peut-être qu’une histoire glaçante doit être écrite dans un endroit glacial. »

Billy est un ancien tireur d’élite de l’armée. Dans son rôle d’écrivain, il décide de nous raconter son histoire personnelle. Pour entrer dans son personnage et offrir une couverture réaliste, on lui suggère d’écrire pour vrai. Ce qu’il prend plaisir à faire. C’est l’occasion de découvrir alors un roman, dans le roman, celui de la vie de Billy, de son enfance traumatisante aux missions de guerre, en passant par son travail comme tueur, son amitié avec Bucky et sa rencontre totalement inattendue avec Alice.

J’ai aimé la forme de ce roman, assez particulière, ainsi que la description de toute la préparation entourant les « contrats » de Billy. Surtout que son dernier travail exige beaucoup de préparation et une longue couverture dans un quartier résidentiel. C’est avec étonnement et fascination qu’on découvre la façon dont il met en place toute la trame d’une couverture et qu’il se prépare à l’acte final: tuer un homme dont la tête a été mise à prix.

L’histoire de Billy Summers est passionnante et humaine à la fois. Les derniers chapitres m’ont beaucoup touchée d’ailleurs. C’est un ouvrage qui nous rejoint et qui démontre encore une fois tout le talent de Stephen King, qui peut passer avec fluidité d’un genre littéraire à l’autre. Il sait créer des personnages qui ont de la substance et qui viennent nous chercher. 

« Peut-être que votre dernier boulot ne devrait pas être seulement le plus lucratif, peut-être qu’il devrait être aussi le plus intéressant. »

Billy Summers est assurément un personnage qu’on n’oublie pas. La teneur psychologique de ce roman est importante et apporte beaucoup de profondeur au texte. J’ai adoré ce nouveau roman du King. C’était une super lecture que je vous conseille assurément! 

Billy Summers, Stephen King, éditions Albin Michel, 560 pages, 2022