L’affaire du Dr Cream

Jack l’éventreur a effrayé ses contemporains. Le Dr Cream les a horrifiés. Avortements illégaux, empoisonnements à la strychnine et au chloro­forme, chantage, extorsion : ce ne sont là que quelques-uns des hauts faits de ce médecin ayant étudié à l’Université McGill, sinistre figure à l’origine même du concept de serial killer. Soupçonné d’avoir assassiné plusieurs femmes en Amérique du Nord, le Dr Thomas Neill Cream se trouve derrière les barreaux à Londres, en 1891. Commence alors le récit haletant de son procès. Dean Jobb entraîne ses lecteurs dans les bas-fonds d’une enquête sordide qui révolutionna les techniques d’investigation, alors que les services de police dédaignaient encore l’utilisation de la science pour résoudre délits et meurtres. Le récit méconnu de ce monstre d’un autre siècle n’a pas fini de provoquer des frissons. À ne pas mettre entre toutes les mains.

Ce livre est à la fois terrifiant et fascinant. Il m’a accompagnée le temps de quelques soirées d’octobre, à l’approche de l’Halloween. C’était une lecture parfaite. Il s’agit d’une véritable enquête dans les archives, sur les traces d’un tueur en série qui a sévit dans plusieurs pays. Une histoire (vraie) qui donne littéralement le frisson, mais que l’histoire a peu à peu oublié. Pourtant…

« Cream personnifie le méchant typique de l’époque victorienne, un individu inquiétant coiffé d’un haut-de-forme, avec un rire forcé et un regard sinistre de strabique. Le Jack l’Éventreur des empoisonneurs. »

Issu d’une famille aisée, Thomas Neill Cream est diplômé de McGill. Il a aussi fait des études en Europe. Il aurait pu devenir un brillant médecin. Mais le Dr Cream est un être particulièrement difficile à cerner, même si de nombreuses personnes le trouvent étrange et que son propre père en a assez de ses frasques. Maître chanteur, obsédé sexuel, avorteur dans des conditions épouvantables, empoisonneur et tueur en série, la feuille de route de Cream fait trembler même les plus endurcis. Avec cet ouvrage qui colle aux archives historiques et à la réalité des documents retrouvés, l’auteur nous offre une passionnante enquête qui nous amène du Québec à l’Angleterre en passant par les États-Unis. Avec le portrait qu’il brosse de Cream, on ressent tout de suite cette impression qu’il existe deux hommes en lui. Le gentil médecin qui inspire confiance (qui est donc bien placé pour attirer ses victimes) et l’empoisonneur en série qui tente de « nettoyer les bas-fonds » des villes en empoisonnant des femmes de « mauvaise vie » ou celles qui se retrouvaient seules et enceintes. C’est à une folle plongée dans les bas-fonds anglais et américains que nous convie l’auteur, épluchant pour nous les détails des enquêtes entourant le passage du Dr Cream dans ces villes.

« Les collectionneurs de souvenirs pouvaient acheter des figurines en céramique de tueurs et de victimes. À l’image de l’Illustrated Police News et d’autres lucratifs journaux jaunes remplis de faits divers criminels, la presse de grande diffusion publiait des comptes rendus hauts en couleur de morts violentes et des procès qui s’ensuivaient. On allait jusqu’à s’excuser auprès des lecteurs quand on ne leur donnait à lire que de banales descriptions de « crimes ordinaires ». »

Cet ouvrage retrace l’incroyable enquête de l’époque, sur la piste de Cream et des crimes qu’il a commis. Le travail de recherche de l’auteur est très pointilleux. Il se renseignait même sur la température qu’il faisait telle ou telle journée afin de décrire au mieux l’atmosphère des événements. Cream est vraiment un personnage qui suscite à la fois de la fascination et de la répulsion. On se demande comment il a pu agir impunément si longtemps sans en subir les conséquences. Du moins pas suffisamment sévères pour l’arrêter. Sa position dans la société et ses contacts, ainsi que l’incapacité de son époque à faire confiance à la science, lui ont permis de s’échapper de nombreuses fois d’enquêtes qui auraient pu le condamner et l’arrêter une bonne fois pour toute. Le livre est accompagné de documents d’archives, de nombreuses notes et il détaille abondamment ses sources. On y croise aussi entre ses pages, Arthur Conan Doyle, Edgar Allan Poe, Jack l’Éventreur, Sherlock Holmes, Joseph Bell, pour ne nommer que ceux-là. 

L’ouvrage est intéressant car il aborde aussi, parallèlement à la vie de Cream, l’histoire des femmes de son époque. Les préjugés envers une certaine portion de la population, le dégoût que pouvaient susciter les gens qui vivaient dans les bas-fonds de Londres ou de Chicago par exemple et du peu de considération que ces gens avaient de la bourgeoisie et des gens qui avec un statut social privilégié. L’auteur aborde également l’époque de Cream, la façon dont les enquêtes étaient menées à son époque (ce qui explique les larges mailles du filet par lesquelles Cream se dérobait constamment) et l’évolution des sciences judiciaires. Cream n’est d’ailleurs pas sans rappeler le célèbre Jack L’éventreur, avec qui on peut se permettre de faire quelques comparaisons…

Avant de lire ce livre, qui se dévore d’ailleurs comme un roman, je ne connaissais pas le Dr Cream. Il est d’ailleurs intéressant de voir les traces de son passage ici et là qui subsistent encore aujourd’hui et que l’auteur présente en fin d’ouvrage. C’est un personnage terrifiant, maître chanteur et beau parleur, qui a su utiliser sa position dans la société et son argent pour commettre des crimes atroces sur une tranche de la population plus vulnérable: des femmes pauvres, souvent sans ressources, enceintes et pointées du doigt, forcées de se prostituer pour manger ou subvenir aux besoins d’un enfant illégitime. 

Si vous aimez les histoires de vrais crimes, ce livre est assurément à lire! J’ai adoré plonger dans l’histoire sordide de ce médecin, qui est bien documentée et passionnante à découvrir. On referme quand même l’ouvrage avec un frisson d’horreur, surtout en sachant que Cream a réellement existé. 

L’affaire du Dr Cream : De Québec à Londres: la traque d’un tueur en série à l’ère victorienne, Dean Jobb, Les éditions de l’Homme, 432 pages, 2022

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Fragments d’un monde en ruine

Thomas King signe un premier recueil de poésie. Soixante-dix-sept fragments où alternent mythes réactualisés, commentaires politiques, tranches de vie et traits d’humour. Le tout porté par la puissance tellurique et le style iconoclaste de ce grand écrivain autochtone.

J’aime énormément Thomas King. J’adore cet auteur, peu importe le genre de livres qu’il écrit: nouvelles, roman, essai, polar et maintenant, poésie. Fragments d’un monde en ruine est son premier recueil et quel recueil! On y retrouve exactement sa façon d’aborder des thèmes graves et importants, touchants, en ajoutant juste ce qu’il faut d’humour, de métaphore et de dérision. Chaque fois, ses mots visent juste. Chaque fois, il réussit à nous émouvoir. Son propos frappe toujours dans le mille.

Les textes se déclinent en 77 fragments qui racontent un monde en ruine: les conséquences de la loi sur les Indiens, les changements climatiques, notre façon de consommer, l’appropriation des terres ancestrales, l’exploitation à outrance des ressources naturelles, la disparition et les meurtres de femmes autochtones, la politique, entre autres choses. Des thèmes que l’on retrouve bien souvent dans chacun de ses autres livres. Fragments d’un monde en ruine parle de notre monde devenu fou.

« La pandémie
qui détruira l’humanité,
c’est peut-être 
la longévité. »

Si on a lu son recueil de nouvelles Une brève histoire des indiens au Canada, on y retrouvera de nombreuses préoccupations qui sont très semblables. Le même genre d’humour y est aussi bien présent, ainsi que cette façon de raconter sous forme de mythe ou de conte. L’auteur, comme toujours, utilise les scènes cocasses et ironiques pour faire passer son message. Mais il réussit aussi à nous émouvoir. Son poème sur la disparition des femmes autochtones est touchant et brillant. Tout réside dans la construction des mêmes phrases, à répétition, pour marquer l’absence de ces femmes dans la plus désespérante indifférence. C’est marquant!

Thomas King excelle dans tous les genres, y compris avec la poésie. J’ai adoré ces textes, qui jouent avec les mythes et les croyances. Il a une plume intelligente et pose un regard lucide et sans concession sur notre monde.

« L’ennui
avec l’abîme,
c’est qu’on n’a pas
une meilleure vue
en s’approchant du bord. »

Un recueil que j’ai vraiment apprécié. Si vous ne connaissez pas encore Thomas King et son humour particulier, je ne peux que vous le conseiller. Tout ce que j’ai lu de lui jusqu’à maintenant est bon! S’il publie un autre recueil de poésie dans le futur, je le lirai assurément.

Fragments d’un monde en ruine, Thomas King, éditions Mémoire d’encrier, 112 pages, 2021

Les aurores boréales: le grand spectacle de Corbeau

Avez-vous déjà visité le Grand Nord? Si oui, peut-être avez-vous eu le bonheur d’admirer le magnifique spectacle de lumières que nous appelons les aurores boréales. Mais vous êtes-vous demandé comment ont vu le jour les aurores boréales et les constellations? Les aurores boréales: le grand spectacle de Corbeau relate leur magnifique histoire peinte par Corbeau, le Joueur de tours, personnage familier de la tradition orale des peuples autochtones au Canada. Une fois, par ses talents légendaires, il transforma le ciel de la nuit en tableau, grâce à ces millions et millions d’étoiles qui, fidèlement, veillent sur nous.

Cet album est tout simplement magnifique! Les illustrations sont époustouflantes et l’histoire raconte de quelle façon les aurores boréales et les constellations ont vu le jour dans l’imaginaire et les traditions orales autochtones. Le Corbeau est un personnage qui revient régulièrement dans les légendes des Premières Nations et il est souvent dépeint comme le Joueur de Tours. C’est lui qui transformera le ciel afin de nous offrir tout un spectacle!

Les deux auteurs font partie des Premières Nations. L’auteur David Bouchard est métis alors que Jasyn Lucas est membre de la Nation crie. Un portrait de chacun se retrouve à la fin de l’album. L’introduction met en contexte cette histoire magnifique, ce qui nous permet de mieux saisir les croyances et la mythologie des peuples autochtones.

L’album est un vrai bonheur pour les yeux. Je suis tombée sous le charme des illustrations de Jasyn Lucas qui a un véritable talent pour transmettre la beauté de la nuit et ses lumières. Le ciel étoilé, les aurores boréales, les animaux intrigués par ce qui se passe tout là-haut, les tons de bleu entrecoupés des lumières du ciel nocturne, toutes ces images sont si belles!

« Devant la beauté de ces millions et millions d’étoiles multicolores, Corbeau se mit à danser et à chanter. Son œuvre était un chef-d’œuvre. »

C’est à une vraie plongée dans la magnificence du ciel et ses mystères que nous invite ce livre. C’est vraiment un album pour tous, qu’on peut prendre plaisir à découvrir à tout âge. J’ai adoré!

Une très très belle découverte!

Les aurores boréales: le grand spectacle de Corbeau, David Bouchard, Jasyn Lucas, éditions Vidacom, 32 pages, 2021

Sweet tooth t.4

Il y a de cela de nombreuses années, une mystérieuse pandémie frappa la Terre et décima la quasi-totalité de la population. Aux mêmes instants, une nouvelle espèce – mi-homme mi-animale – faisait ses premiers pas. Gus, hybride livré à lui-même depuis la mort de son père, a traversé une Amérique hostile pour comprendre d’où il venait et qui il était. Il a vécu de nombreuses aventures, trouvé des amis fidèles, l’amour aussi, mais surtout la paix intérieure. Des années plus tard, l’histoire se répète. Un jeune garçon aux bois de cerf se réveille dans un monde qui lui est étranger et dans lequel l’humanité lutte pour sa survie. Cependant, avec le temps, les rôles se sont inversés : les hybrides ont pris leur revanche et les oppressés d’hier sont devenus les oppresseurs.

Après avoir lu les trois premiers tomes de la série Sweet Tooth et avoir adoré, j’étais très curieuse de me plonger dans ce tome 4 car l’histoire de Gus est en quelque sorte complète avec les trois premiers volumes, que je vous conseille d’ailleurs. Ils sont excellents. Ce quatrième volume a germé dans l’esprit de l’auteur lors du travail sur l’adaptation Netflix de la série. L’auteur parle d’ailleurs du contexte d’écriture au début de l’album. Avec la fin du troisième tome, je me demandais bien ce que nous réserverait Jeff Lemire avec cette nouvelle histoire.

Ce quatrième tome se déroule 300 ans plus tard. On suit un jeune garçon aux bois de cerf, coincé dans un monde artificiel, doté de robots surveillants, de « père » une figure centrale et de quelques Nanny qui s’occupent de lui.

« Parfois, c’est comme si la vie de quelqu’un d’autre se déroulait dans ma tête. »

La guerre entre les peuples a ravagé la terre, créant de la méfiance d’une part et d’autre, et des mythes en lien avec l’histoire passée. Parallèlement, il reste encore un monde peuplé d’humains, qui vit sous terre. Les deux mondes entretiennent des croyances sur l’autre camp, mais la lutte pour la survie, même si elle prend d’autres formes, n’a pas changé.

Ce quatrième volume est surtout là pour le plaisir de retrouver un peu l’univers de Sweet tooth, mais il est très différent des autres. Était-il indispensable? Sans doute pas. Est-ce que j’ai quand même eu du plaisir à le lire? Oui. Sweet tooth est un univers brillant dans lequel on a envie de rester un peu plus. J’ai donc eu du plaisir à lire ce tome, même s’il est vraiment plus court que les autres. Je le vois comme un ajout à la série, ou un bonus pour les fans, plus qu’une histoire qui fait partie prenante de la saga.

« C’est une histoire. Celle d’un garçon qui n’était jamais sûr de ce qui était réel et de ce qui ne l’était pas. »

Même si cette lecture a été plaisante, on sent toutefois un décalage entre ce tome et les trois premiers. Mon coup de cœur va définitivement aux trois premiers tomes qui racontent l’histoire de Gus et Jepperd et qui sont tout à fait complets et originaux. Le quatrième est agréable à lire, mais n’a pas la force des trois premiers.

J’ai donc terminé la lecture de cette série qui me restera assurément longtemps en tête. J’ai adoré le travail de Jeff Lemire avec ses personnages et je ne peux que vous conseiller de découvrir Sweet tooth. Je n’avais pas connu ce grand bonheur de lecture avec de bons et passionnants romans graphiques depuis Locke & Key. Du fantastique, un brin d’horreur, un peu de mystère. Ce type de série fait définitivement beaucoup vibrer la lectrice de bd que je suis!

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Sweet tooth t.4, Jeff Lemire, éditions Urban Comics, 160 pages, 2021

Meurtres sous un ciel de glace

Bien que le printemps tarde à s’installer sur la ville de Chinook et que le froid s’accroche, Thumps DreadfulWater se considère presque heureux, car il a un nouveau but dans la vie : acquérir la cuisinière à six brûleurs qu’il reluque chaque jour dans la vitrine du magasin Chinook Appliances. Mais une demande du shérif Hockney vient chambouler son bonheur tranquille. Thumps a beau sortir tous ses arguments – tu as déjà quatre adjoints, je suis plus que rouillé, etc. –, Hockney persiste et signe : DreadfulWater doit accepter d’être, pour un temps, shérif par intérim de la ville… et il le plonge aussitôt dans l’enquête en cours ! James Lester, le fondateur d’Orion Technologies, une compagnie qui teste une technique révolutionnaire de mesure et de cartographie des nappes aquifères, a été trouvé mort… deux fois : d’abord dans une voiture à l’aéroport, puis dans une chambre de motel. Or, pendant qu’ils cherchent à comprendre pourquoi le cadavre a été déplacé, c’est au tour de Margot Knight, l’associée de Lester, de perdre la vie. Pour Thumps, si les patrons d’Orion ont été tués, c’est qu’ils ont découvert quelque chose de précieux. Mais quoi ? C’est ce qu’il compte bien trouver, d’autant plus que Hockney a promis de lui offrir la fameuse cuisinière à six brûleurs s’il résout l’enquête.

Voici la troisième enquête mettant en scène Thumps DreadfulWater et c’est peut-être même ma préférée jusqu’à maintenant!

Dans ce nouveau livre, DreadfulWater mène sa petite vie tranquillement, entre ses photos et son projet du moment: acquérir la cuisinière de luxe à six brûleurs qui trône dans la boutique Chinook Appliances. Il en faut peu pour rendre un homme heureux! Cette cuisinière, il l’a dans l’œil depuis un bon moment. 

Mais voilà que le shérif veut partir au Costa Rica avec son épouse et demande à DreadfulWater de le remplacer comme shérif par intérim. Ce dernier refuse naturellement. Il aspire à un peu de paix, toujours hanté par une ancienne affaire, les meurtres d’obsidienne. Mais le shérif sait se montrer persuasif. Quand le corps d’un entrepreneur spécialiste des nappes aquifères est retrouvé mort… deux fois les choses deviennent compliquées et DreadfulWater se retrouve mêlé à l’enquête bien malgré lui.

« Je me suis dit que si je dois aller au Costa Rica et faire semblant d’être spécialiste du terrorisme, le moins que tu puisses faire, c’est rester ici et faire semblant d’être shérif. »

Malgré certains sujets graves (l’exploitation des ressources naturelles, l’appropriation de terres ancestrales, la maladie, la délimitation des terres des Réserves autochtones) j’ai trouvé cette enquête pleine d’humour. L’auteur excelle d’ailleurs dans l’art des réparties qui font sourire. Les personnages sont attachants, les dialogues sont souvent rigolos, et sous l’apparence d’une enquête légère, l’auteur aborde des sujets importants qui lui sont chers.

Alors que DreadfulWater se sent fatigué ces derniers temps, Archie le libraire et militant qui a décrété que c’était la Semaine du ciel étoilé et emmerde tous les commerçants avec sa nouvelle lubie, déclare à qui veut l’entendre que DreadfulWater va sûrement mourir, au grand désespoir de ce dernier. Tout comme le shérif annonce à qui le veut, que DreadfulWater sera le nouveau shérif par intérim… alors que le principal intéressé n’a pas encore dit oui! Il y a une dynamique entre les personnages qui est vraiment amusante et on ressent l’ambiance d’une petite ville où tout le monde se connaît. 

Cette enquête est passionnante, pleine d’humour et se lit avec bonheur. J’aime énormément Thomas King. J’adore son personnage de DreadfulWater (et c’est de plus en plus vrai au fil des enquêtes). Je ne peux que vous conseiller de découvrir cet écrivain. Je n’ai pas encore tout lu de lui, cependant tout ce que j’ai pu lire était bon, peu importe le genre. C’est un auteur au style particulier, teinté d’humour et de métaphores. Son enquêteur DreadfulWater est vraiment atypique dans le domaine des romans policier et il est drôlement sympathique et attachant!

Je vous invite à lire mon avis sur les deux premières enquêtes de DreadfulWater:

Meurtres sous un ciel de glace, Thomas King, éditions Alire, 408 pages, 2022