Le Club de l’Ours Polaire t.2: Le Mont des sorcières

Une île maudite peuplée de sorcières, de trolls et de loups damnés: la suite tant attendue du Club de l’Ours Polaire. Personne n’est jamais revenu vivant du Mont des Sorcières, or c’est justement là que se dirige le père de Stella… Accompagnée d’Ethan, Shay, Dragigus et de Gideon, un explorateur du Club du Chat de Jungle pas très coopératif, la jeune fille doit à tout prix lui venir en aide.

Le mont des sorcières est le titre du second tome de la série Le club de l’ours polaire. J’avais passé un excellent moment de lecture avec le premier tome intitulé Stella et les mondes gelés. Les trouvailles d’Alex Bell pour créer l’univers du Club de l’ours polaire sont très intéressantes. Il s’agit d’un club d’explorateurs dont il existe d’autres regroupements, qui ont chacun leurs règles et leur code de conduite. Il existe aussi le Club du Calmar Géant, celui du Chacal Doré et celui du Chat de Jungle. À la fin du livre, on retrouve d’ailleurs des informations sur les différents clubs et on croise de plus en plus des membres d’autres clubs, ce qui nous permet d’en découvrir toutes les particularités.

Dans cette nouvelle aventure, nous retrouvons les personnages du premier tome: Stella la princesse des glaces, Shay le chuchoteur de loup, Dragigus le guérisseur et Ethan le magicien. Un vautour tente de s’en prendre à Stella et son père, Felix, part pour le Mont des sorcières afin de découvrir qui envoie le volatile. Mais ce Mont effrayant et rempli de dangers est un endroit dont on ne revient pas… Stella ne veut pas perdre son père et, avec l’aide de ses amis, elle part à la recherche de Felix avant qu’il ne soit trop tard…

Le groupe n’a pas du tout l’accord du club pour partir en expédition puisque le Mont des sorcières n’est pas un lieu recommandé. Qu’à cela ne tienne, rien n’empêchera Stella de voler au secours de son père adoré! Avec ses amis, elle s’envole pour les lieux sombres et infestés de pièges du Mont des sorcières. Les lieux sont à la fois effrayants et magiques. Le groupe devra mettre ses forces en commun pour réussir à affronter tous les obstacles qui se présentent à lui. Il y a de belles trouvailles dans ce roman, comme la couverture-forteresse qui fait littéralement rêver ou les différents animaux et dangers que croisent le groupe. J’aime que les animaux de compagnie de Stella soient un ours polaire nommé Mal-Léché et un petit dinosaure nain.

« Mme Sap n’avait pas apprécié l’arrivée de Mal-Léché – vraiment pas – et ne cessait de soutenir à son maître que les ours polaires n’étaient pas des animaux domestiques et qu’ils ne devraient pas être autorisés à entrer dans une maison, ni à se laver dans la grande baignoire sur pieds de la plus belle salle de bains, ni à se coucher sur le grand lit à baldaquin de la chambre d’amis quand il n’y avait pas d’invités (et même occasionnellement quand il y en avait…) »

Le personnage de Stella est intéressant car elle hérite d’un titre – princesse des glaces – qu’elle n’a pas envie d’avoir. Les princesses des glaces ont le cœur glacé et deviennent de mauvaises personnes. Stella doit donc aller au bout d’elle-même et apprendre à aimer qui elle est pour réussir à affronter les épreuves qui l’attendent. Elle découvre ses dons particuliers et doit apprendre à les utiliser, en dosant savamment ce qu’elle peut accomplir et les dangers qui la guettent. Être princesse des glaces n’est pas tout ce qui la définie.

« Stella est une princesse des glaces parmi bien d’autres choses, répondit tranquillement Felix. Avant tout, c’est une remarquable navigatrice, une exploratrice intrépide, une fille adorée par son père, une excellente patineuse, une lectrice infatigable, une amie fidèle et une fabricante virtuose de licornes en ballons. »

C’est donc un roman qui parle en filigrane de l’identité et de l’héritage que l’on reçoit. Felix est un père adorable, qu’on aime tout de suite. On apprend d’ailleurs plusieurs petites choses sur lui dans ce tome. J’adore également le personnage de Shay, vraiment doux et courageux, qui entend les loups et a un animal totem. L’univers du Club de l’ours polaire est à la fois magique et intéressant. C’est l’occasion de vivre beaucoup d’action et c’est ce qui me plaît de cette série. C’est un roman d’aventure magique, quelque part entre Harry Potter et À la croisée des mondes. J’adore l’imaginaire de l’auteure et les aventures improbables et étranges qu’elle fait vivre à ses personnages. Le texte est parfois teinté d’humour, souvent par l’entremise d’Ethan, un magicien bourru et grognon. 

« Ce n’est pas possible! Cette expédition est en train de devenir la plus malchanceuse de l’histoire des explorations. Un tapis volant apparaît miraculeusement devant nous, mais il ne fait que sauver une vache, un dinosaure et une bande de fées! »

Plus je découvre cette série pleine de magie et de personnages fantastiques, plus je l’aime! Le troisième tome est dans ma pile à lire et je compte bien le dévorer très bientôt. Je reviendrai vous en parler prochainement. En attendant je vous invite à découvrir cette série enneigée et pleine d’aventures et de magie!

Le Club de l’Ours Polaire t.2: Le Mont des sorcières, Alex Bell, illustrations de Tomislav Tomić, éditions Gallimard Jeunesse, 400 pages, 2019

L’hôtel de la Dernière Chance

L’hôtel de la Dernière Chance est un endroit très particulier ; le jardin y est probablement enchanté, les murs ne se contentent pas d’avoir des oreilles, ils peuvent aussi parler, et le garçon de cuisine, Seth Seppi, a empoisonné par mégarde le sorcier le plus important du pays ! Mais si le jeune garçon est le suspect numéro 1, le bâtiment grouille de magiciens aux pouvoirs tous plus loufoques les uns que les autres… et chacun avec une excellente raison de faire le coup ! 

Ce roman m’a tout de suite interpellée. La couverture est attirante et l’histoire d’un jeune garçon de cuisine accusé d’un crime qui rappelle les meurtres en chambre close, me plaisait bien. D’autant plus que l’hôtel de la Dernière Chance est le lieu d’un étrange regroupement de… sorciers!

Seth travaille aux cuisines de l’hôtel dirigé par Nora et Horace Miche, depuis que le père de Seth n’est plus. Ancien chef cuisinier du temps où l’établissement affichait toujours complet, c’est Henri Moisi qui l’a remplacé. Seth lui vient en aide. Il est très compétent et pendant ses temps libres, il cuisine aussi, même si c’est de façon non-officielle. Seth n’a pas la vie facile. Tiffany, la fille des propriétaires, le harcèle et profite de ses talents de cuisinier tout en usant de chantage pour obtenir ce qu’elle veut de lui. Henri Moisi quant à lui, passe son temps à médire sur le père de Seth.

« Le vœu le plus cher de Seth, c’était qu’un jour son talent de cuisinier lui permette de quitter cet endroit. Il aspirait à préparer le genre de plats qui attireraient des gens venus de loin. Comme son père autrefois. »

La vie de Seth se déroule la plupart du temps au fin fond des cuisines, à tenter de passer inaperçu. Quand il peut, il cuisine et s’échappe dans le magnifique jardin autour de l’hôtel, un jardin où l’on peut trouver tout ce dont on a besoin, même si ce n’est pas la saison. Quand de mystérieux invités se présentent à l’hôtel pour assister à un étrange événement nommé l’Épreuve, Tiffany force Seth à s’occuper des desserts à sa place. C’est alors que sa crème à l’abricot empoisonne le Dr Thallomius… un des plus grands sorciers de tous les temps!

« Les sorciers sont-ils vraiment devenus aussi rares? […] Les guérisseurs. Les gens qu’on consultait en cas de problème. À une époque, tout le monde connaissait la magie comme une force bénéfique. »

Seth découvre alors par le même fait que la magie existe et qu’il est accusé du crime d’un personnage très important dans sa communauté. Enfermé dans un placard à balai, étant sollicité par une invitée à qui Seth ne fait aucunement confiance, c’est avec l’aide de son chat Belladone que le jeune garçon va tout faire pour enquêter et trouver le véritable coupable. Quand il découvre un étrange carnet noir, les choses se compliquent un peu…

« La magie fait perdre la tête à beaucoup de gens. »

J’ai bien aimé cette lecture, assez intéressante, qui confronte deux univers: le nôtre et l’univers magique. Seth est un jeune garçon gentil et attachant, souvent coincé dans des situations qui le placent dans une position inconfortable voire dangereuse. Orphelin, il doit se débrouiller seul et n’a pas vraiment d’alliés.

Au fil de son enquête, Seth découvre que le Dr Thallomius avait de grands projets pour la communauté magique et qu’il est possible que ses idées ne fassent pas l’unanimité. Dans ce monde, la magie est en train de se perdre et la transmission familiale ne suffit plus. Il y a de belles trouvailles dans ce roman pour mettre en avant le monde de la magie. J’ai particulièrement aimé la carte de bibliothèque magique, très intéressante pour un amoureux des livres! Que ce soit au niveau des objets magiques que découvrira Seth, de certaines caractéristiques des gens ou de l’évolution des événements, l’histoire est portée par une enquête policière qui laisse présager le pire pour l’avenir de Seth.

Une bonne lecture, dont l’univers est plutôt intéressant! À noter qu’il existe un second livre de cette série mettant en vedette Seth: Le Phare du bout du monde. Il me tente bien, je le lirai sans doute l’été prochain puisque le livre a un petit côté très estival.

L’hôtel de la Dernière Chance, Nicki Thornton, éditions Michel Lafon, 350 pages, 2019

Créatures fantastiques t.4

La science a remplacé la magie dans le cœur des hommes. Elle est sur le point de faire basculer le monde dans une nouvelle ère, entraînant les créatures fantastiques dans l’oubli. Un jour, un homme du nom de Jean demande à Ziska de le suivre, afin d’examiner un animal blessé. Ce dernier est en réalité un griffon qui s’en est pris à des humains. Il semblerait qu’une “chose gigantesque” ait causé sa blessure. Pour le meilleur ou pour le pire, la jeune fille est incapable d’abandonner une créature qui souffre devant elle.

J’avais bien hâte de lire le quatrième tome de Créatures fantastiques, surtout après la fin du troisième tome. L’histoire reprend ici exactement là où on l’avait laissée, avec la disparition de Ziska. Son maître part à sa recherche à l’aide d’Annie, la seule à avoir vu l’enlèvement. Ils sont rapidement accompagnés par une femme bien étrange…

Avec ce tome, l’intrigue prend une tournure bien intéressante: les créatures fantastiques ne sont plus uniquement des bêtes à soigner… On tombe dans le mythe et les légendes. Ici, il est question de Rübezahl, un être fantastique issu du folklore allemand et d’un personnage de contes de fées. Cette nouvelle thématique, qui va plus loin que le soin aux créatures, apporte un plus à la série. En combinant les deux, l’auteure en fait un univers unique et vraiment intéressant. 

La première partie du manga est une véritable aventure: enlèvement, tempête de neige dévastatrice, animaux inquiétants.

« Mais quelque chose approche depuis l’Est… Depuis une terre que je ne connais pas. Cette chose se dirige vers mon territoire. »

Comme les autres tomes, il y a un message écologique sous-jacent. Même si l’histoire est ancrée dans un monde fantastique, le thème de la nature est souvent abordé ainsi que le destin réservé aux animaux par les hommes. L’univers de Ziska s’enrichit d’étranges compagnons et elle apprend de nouvelles choses. On découvre également certaines choses sur de nouvelles créatures fantastiques, comme le griffon que Ziska doit soigner, cet étrange coq qu’elle doit voir dans une ferme accompagnée de son maître ou le Tatzelwurm, créature provenant du folklore alpin. 

J’aime vraiment beaucoup cette série, que je trouve originale et où le fantastique et l’imaginaire sont très importants. J’apprécie également le dessin, qui est assez représentatif du genre de manga qu’est Créatures fantastiques. Plus cette série avance, plus elle devient intéressante. Vivement le sortie du tome 5!  

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Créatures fantastiques t.4, Kaziya, Komikku éditions, 208 pages, 2020

Créatures fantastiques t.3

Créatures fantastiques 3La science a remplacé la magie dans le cœur des hommes. Elle est sur le point de faire basculer le monde dans une nouvelle ère, entraînant les créatures fantastiques dans l’oubli. En poursuivant un voleur, Ziska, l’apprentie vétérinaire, tombe nez à nez avec un fantôme. Peu après, elle fait la connaissance d’un homme mystérieux qui après l’avoir aidé à retrouver un chat fugueur lui adresse une requête pour le moins étrange…

Créatures fantastiques est une série fantaisiste, qui raconte le travail de Ziska, apprentie vétérinaire. Sauf que la jeune fille ne fait pas un travail comme les autres: elle soigne des créatures fantastiques dans un monde où la magie a perdu son aura de magnificence et de beauté.

Ziska assiste un maître dans son travail auprès des bêtes fantastiques. C’est un précieux allié qui lui apprend beaucoup de choses. Un jour, alors qu’elle est au marché, elle pourchasse un voleur à l’étalage jusque dans une maison abandonnée. Elle se retrouve alors nez à nez avec un fantôme! Terrifiée, elle en perd son carnet et doit demander à son maître et ses amis de lui venir en aide.

« Les créatures fantastiques font partie de notre monde… Comment pourrait-on affirmer que les fantômes n’existent pas? »

Comme dans chacun des tomes, nous découvrons de nouvelles créatures fantastiques qui demandent l’aide et le travail de Ziska et de son maître. Par contre, ce tome-ci est un peu plus axé sur l’action et je dois dire que ça m’a beaucoup plu! Je trouve même que cette série s’améliore d’un tome à l’autre.

Outre l’histoire avec le fantôme, ce troisième tome raconte aussi la disparition du chat Mia, la rencontre de Ziska avec un inconnu à qui elle fait confiance beaucoup trop rapidement en croyant y trouver de la bienveillance et elle repart sur les traces d’une bête étrange qui sème le chaos sur son passage.

Beaucoup d’action et de rebondissements pour ce troisième manga de la série. On y aborde aussi comme toujours, un peu d’écologie et d’environnement, à travers un monde certes fantastique, mais pas si loin de nous qu’il n’y paraît. La relation de l’homme à son monde est souvent implicitement abordée (ou critiquée), même si l’histoire se concentre sur les animaux et le monde magique de Ziska.

J’aime de plus en plus ce manga, que je trouve intéressant à tous points de vue. Le monde imaginaire, la place de la nature et des animaux, même s’ils sont fantastiques, et l’aspect écologique de l’histoire sont les points forts de cette belle série.

J’ai hâte de découvrir le quatrième tome!

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Créatures fantastiques t.4, Kaziya, Komikku éditions, 224 pages, 2019

Jackaby

JackabyAbigail Rook, 17 ans, débarque en Amérique. La tête pleine de rêves d’ailleurs, elle espère vivre l’aventure avec un grand A. Elle fait la connaissance d’un étrange personnage, Jackaby, qui lui offre un emploi. Détective doué de facultés de médium, il est capable de voir les phénomènes surnaturels. Pour sa première mission, Abigail accompagne son nouveau patron sur les lieux d’un crime particulièrement sanglant. Jackaby soupçonne l’assassin de ne pas être humain, ce que la police refuse de croire. Mais les meurtres s’enchaînent et confirment les soupçons du détective…

Jackaby est le premier tome d’une série qui compte trois aventures pour le moment. Le livre peut cependant se suffire à lui-même puisque l’histoire qu’il raconte, est prenante. Nous sommes en 1892 en Nouvelle-Angleterre à la fin janvier, dans la petite ville de New Fiddleham. Abigail Rook vient de débarquer d’Angleterre. C’est un personnage féminin fort, qui ne veut pas se contenter d’observer ce qui se passe autour d’elle. Elle veut plutôt en faire partie. Fascinée par l’aventure, elle s’est enfuie de chez elle pour participer à des fouilles sur les dinosaures. Projet qui n’a pas fonctionné. Au lieu de reprendre une vie normale, celle qu’on attend d’elle, elle s’embarque pour l’Amérique. C’est là qu’elle fait la connaissance de Jackaby, un enquêteur pour le moins… particulier.

C’est en répondant à une petite annonce pour avoir du travail (et accessoirement pouvoir avoir un toit au-dessus de la tête) que le destin d’Abigail croise celui de Jackaby. Sa petite annonce pour pourvoir un poste d’assistant est aussi étrange que le personnage. L’univers de Jackaby est vraiment spécial et baigne en permanence dans le spectaculaire. Si Abigail est un peu sceptique au début, elle se passionne rapidement pour tout ce qui touche aux affaires dont s’occupe de détective. Elle veut de l’aventure, elle ne veut plus s’ennuyer en restant tranquillement chez elle. Jackaby lui offre en quelque sorte tout ce qu’elle a toujours voulu. De l’original et de l’inattendu.

« Jackaby, je le découvrais rapidement, avait la capacité d’ouvrir ce recoin de mon cerveau. Un recoin petit et calme, à l’intérieur duquel j’avais vécu quand j’étais plus jeune. Là, tout était possible; la magie n’était pas une improbable rêverie diurne, mais un fait concret et évident… qui était simplement hors de portée. »

Jackaby trimbale toutes sortes de choses étranges dans ses poches, vit dans une grande maison avec un canard et un fantôme. Il a un ordre de classement particulier pour ses livres, voit les auras colorées des gens et sait reconnaître les ombres, les monstres et la mort dans le monde dans lequel nous vivons. Ce que le commun des mortels ne peut déceler.

« J’ai cessé de me préoccuper de la façon dont les autres voient les choses. Je vous suggère de faire de même. L’expérience m’a appris que les autres ont tort le plus souvent. »

Jackaby n’est pas très apprécié par la majorité des gens. Il dérange les policiers, les gens le croient fou. On se moque de ses « visions » et de ce qu’il peut voir. Il est souvent perçu comme un intrus qui ne se soucie pas des lois, comme quelqu’un qui ne comprend rien au monde dans lequel il vit. C’est un marginal et un original. C’est sans doute la raison pour laquelle je l’ai tout de suite aimé. Abigail découvre en même temps que nous ce personnage haut en couleurs et les descriptions qu’elle en fait son souvent loufoques et amusantes, mais aussi touchantes. La jeune femme est sensible à ce que peut vivre Jackaby, avec ses capacités hors du commun.

 » Un frisson glacé me parcourut l’échine. Au-delà de l’étrangeté même du spectacle, il y avait quelque chose de profondément perturbant dans les cris muets de cette femme. Un indéfinissable spasme de chagrin et de terreur me traversa. Était-ce cela, la vie que menait Jackaby? La mort, la folie et le désespoir qui l’attendaient derrière chaque porte? »

Quand des décès particulièrement étranges commencent à se produire dans la petite ville de New Fiddleham, Jackaby apparaît sur les lieux en traînant dans son sillage Abigail. Elle se retrouve alors plongée dans une enquête pour meurtre qui prend des proportions vraiment particulières, surtout quand elle commence à réaliser que le monde ne se limite peut-être pas à ce que l’on perçoit…

« Je me sentais toujours un peu stupide de parler de légendes populaires délirantes et de meurtres dans le même souffle. »

L’enquête est intéressante et il y a un petit suspense, mais ce n’est pas tant pour l’enquête que pour l’ambiance et les particularités du monde de Jackaby que j’ai pris plaisir à cette lecture. On y croise toutes sortes de créatures issues des légendes, fascinantes et impressionnantes. Quant à Jackaby, c’est une sorte de Sherlock Holmes du fantastique et il me plaît beaucoup! Il est intéressant que ce soit une personne extérieure, Abigael, qui raconte l’histoire de Jackaby, un peu comme c’était le cas entre Sherlock Holmes et le Docteur Watson.

Un roman jeunesse bien plaisant à lire et que je vous conseille si le genre vous intéresse. C’est un premier tome qui me donne vraiment envie de découvrir les autres!

Jackaby, William Ritter, éditions Bayard, 352 pages, 2018