Route End t.3

route end 3Après avoir été menacé par End à son propre domicile, Taji décide de se rendre dans la ville natale de son ancien patron afin d’en savoir plus sur son passé. Il tombe alors nez à nez avec l’agent Igarashi, à qui on a confié la même mission… Ensemble, ils apprennent avec stupeur qu’en réalité, Koji Tachibana n’était pas l’homme qu’il prétendait!
De son côté, la police fait une étonnante découverte: l’ADN de l’homme au masque correspond à celui d’une des victimes! Alors que l’enquête progresse, l’identité du tueur devient de plus en plus incertaine…

Le troisième tome débute là où nous avait laissé le volume deux, alors que Taji et l’inspectrice Igarashi décident d’aller enquêter dans le passé de Koji, l’ancien directeur d’AUM Nettoyage et victime de End. Ce qu’ils découvrent les laisse sous le choc. Des nouvelles de l’enquête arrivent également et la découverte est de taille. L’ADN de l’homme masqué est le même que celui d’une des victimes. Est-ce que cette découverte éclairera certaines choses ou, au contraire, l’enquête va-t-elle plutôt s’enliser?

Les nouveaux éléments qui apparaissent dans l’enquête avec ce troisième tome sont très intéressants et amènent beaucoup de questions de la part des enquêteurs et de Taji. L’inspectrice Igarashi fait de plus en plus une obsession sur son petit frère qui s’est suicidé. Elle a l’impression de l’apercevoir partout.

Un nouvel employé se joint à l’équipe d’AUM Nettoyage pendant que Yuka et Omi, les autres collègues de Taji, vivent de gros problèmes personnels. Le côté psychologique du personnage de Omi, abordé dans le tome 2, est plus développé ici. Il commence une thérapie qui nuit à son couple et fait remonter de lourds souvenirs. L’enquête quant à elle, se poursuit comme elle peut, avec toujours de rares indices sur l’identité de End. Surtout lorsqu’on découvre un nouveau cadavre… End a encore sévi et cette fois, c’est une découverte très éprouvante.

Un troisième tome plein de rebondissements! On retrouve un peu le côté macabre du premier tome, tout en élaborant le côté psychologique de certains personnages. Je dirais que c’est un bon mélange des deux premiers livres de la série et que c’est toujours aussi bon!

Mon avis sur le tome 1 et le tome 2.

Route End t.3, Kaiji Nakagawa, Édition Ki-oon, 192 pages, 2018

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Route End t.2

route end 2M. Tachibana, le directeur de la société de nettoyage spécialisé où travaille Taji, est retrouvé assassiné par End… L’employé a du mal à s’en remettre : l’homme était comme un père pour lui. Son seul souhait à présent est de voir le meurtrier puni pour ses crimes… Seulement, la police semble incapable de déceler la moindre piste !
Le nettoyeur de cadavres décide alors de prendre les choses en main. Manque de chance, ses investigations ne passent pas inaperçues… Il se retrouve, dans son propre appartement, face à un homme masqué qui menace son petit neveu d’un couteau ! Le nom de l’intrus ? “End”, bien sûr…

Route End est une série policière, d’enquête, qui raconte l’histoire d’un tueur en série. Il s’agit d’un thriller psychologique bien mené et ma foi, pas mal captivant. Si le premier tome était macabre, le second l’est beaucoup moins. Il s’attarde plutôt sur l’aspect psychologique de l’histoire et des personnages.

D’ailleurs, le tome 2 s’ouvre sur une scène difficile, celle qui terminait le premier tome. L’auteur instille un suspense efficace qui fonctionne assez bien d’un tome à l’autre. Dans ce second volet, nous revenons sur les crimes précédents pour tenter d’en comprendre le déroulement. Le tueur en série nommé « End » est toujours recherché et c’est l’occasion d’approfondir l’enquête d’un point de vue psychologique.

Ce tome s’attarde aussi beaucoup sur des personnages secondaires rencontrés dans le tome 1. Par exemple, un des fils d’une des victimes, toujours très étrange, ou encore l’histoire de Omi, le collègue de Taji qui a de drôles de pratiques sur les scènes de nettoyage. On en comprend un peu plus le comportement et l’aspect psychologique est plus développé.

L’enquête piétine et c’est ce qui donne l’occasion à l’auteur de nous faire connaître un peu plus ses personnages. On voit beaucoup plus les différents enquêteurs qui sont sur l’affaire, on apprend à connaître d’avantage la famille de Taji et le monde qui gravite autour de lui. Le tueur cependant, brille par son absence dès la fin de la première scène. Il est recherché et se fait donc discret.

« L’apparition de cet individu qui prétend être End est essentielle. On doit enquêter en priorité de ce côté-là. Mais si cet homme masqué était un imposteur, ce serait la catastrophe. »

Tout se joue sur son identité et le questionnement autour d’un possible imposteur. Taji pour sa part, trouve que l’enquête n’avance pas suffisamment vite à son goût et il est toujours dans les pattes de l’inspectrice à mener sa propre enquête. Sa présence dérange et n’est pas toujours au goût de tous.

J’ai hâte de voir comment évoluera l’histoire dans le prochain tome, parce que Route End est un excellent manga. Le macabre est plus exploité dans le premier tome alors que le côté psychologique est plus développé dans le second. Il y a toujours un très bon suspense et l’auteur termine chaque tome avec une fin qui nous garde en haleine pour la suite. Chaque personnage rencontré a un côté un peu étrange qui intrigue et on ne sait encore que peu de choses du tueur en série.

Route End est tout à fait le genre de manga divertissant et intrigant si le côté enquête policière / macabre / psychologie vous intéresse. C’est très très bon! Vivement le tome 3!

Mon avis sur le tome 1.

Route End t.2, Kaiji Nakagawa, Édition Ki-oon, 192 pages, 2018

Route End t.1

route end 1Taji travaille pour une entreprise de nettoyage spécialisée dans les cadavres en décomposition. Les macchabées découverts sur le tard laissent des traces insupportables pour le commun des mortels, mais lui a le cœur bien accroché. La mort, il la connaît depuis l’enfance. Il a vu le corps de sa mère se balancer au bout d’une corde. Le traumatisme lié à ce suicide est ancré en lui, et chaque nettoyage est une catharsis. Son quotidien est bouleversé quand son quartier devient le théâtre de meurtres en série. Les victimes sont découpées en morceaux, puis alignées pour former un mot, le même à chaque fois : “END”. 

Route End est un manga bien intéressant, présenté sous forme d’enquête. C’est un thriller assez macabre, puisque les éléments qu’il met en scène sont plutôt choquants. Un tueur s’amuse à découper ses victimes en morceaux. La police piétine, ne sachant pas trop où donner de la tête dans cette enquête. Comme le patron de Taji se retrouve au cœur de l’affaire et que le jeune homme doit s’occuper de nettoyer les scènes de crime, sa route croise fréquemment celle de la femme chargée de l’enquête, une jeune policière aussi blessée que lui par le décès d’un être cher.

En parallèle de l’enquête, on apprend à connaître ces deux personnages hantés par leur passé, par la perte qu’ils ont subie. Ils cherchent tous deux un exutoire à cette souffrance profonde, chacun dans leur travail. Le tueur en série qu’ils se retrouvent à traquer, réveille de vieilles blessures. Les indices semblent être liées d’une façon ou d’une autre à ces personnages et c’est très intrigant. Le manga se lit d’ailleurs d’une traite, tellement il est prenant.

L’enquête est assez captivante pour nous tenir en haleine. Le macabre, bien présent dans l’histoire, en ajoute une couche pour garder une sorte de fascination face à l’esprit tordu du criminel. La mort et le côté un peu morbide se retrouve dans tout le manga. Taji par exemple, vit dans un appartement où un mort a été retrouvé. Un des suspects dans l’affaire vit dans une maison non nettoyée où des traces de sang maculent le plancher. Les suicidés sont nombreux, les victimes du tueur en série aussi. Et il y a les collègues particuliers de Taji qui font face à l’horreur absolue à leur façon…

Le dessin m’a beaucoup plu. Très simple, avec une certaine douceur dans les traits, ce qui contraste bien avec le noir de l’histoire. Les chapitres s’enchaînent rapidement. En plus d’être un thriller efficace, Route End est aussi une réflexion sur le suicide, principalement pour la famille qui reste et qui doit vivre avec la tristesse, la culpabilité et les remords.

Une histoire pas mal intéressante qui nous laisse vraiment sur une scène terrible. On ne peut qu’attendre la suite avec beaucoup d’impatience!

J’ai lu ce livre pour le Pumpkin Autumn Challenge.

Route End tome 1, Kaiji Nakagawa, Édition Ki-oon, 192 pages, 2018

Beyond the Clouds t.1

Beyond the clouds 1Dans la Ville jaune, les usines crachent leur fumée jour et nuit, cachant le ciel et ses astres. Le jeune Théo n’a jamais vu les étoiles, ni passé les portes de la ville. Enfant, il rêvait de partir à l’aventure, à la poursuite des créatures fantastiques de ses livres préférés, mais la réalité l’a rattrapé. Son travail à l’atelier de réparation Chikuwa devient son quotidien. Sa routine est chamboulée le jour où il tombe sur une fillette pas comme les autres : c’est une humaine ailée, une espèce appartenant pourtant au monde des légendes ! Inconsciente après être tombée du ciel, elle a perdu une de ses ailes, ainsi que la mémoire… Théo fera tout pour percer le mystère de cette rescapée des cieux !

Voici un manga tout à fait étonnant, à la fois enfantin et poétique, magique et fantastique. Les illustrations sont magnifiques et que dire de la page couverture ainsi que de l’image en couleur du début! Il y a quelque chose de l’enfance dans le travail de Nicke et toujours ce petit penchant vers la magie. D’ailleurs, l’univers se situe quelque part entre celui des rêves et celui du steampunk. Le mariage est fort réussi!

La Ville jaune rappelle assurément l’époque industrielle. C’est une ville d’artisans, dont la fumée jaune des cheminées masque le ciel. L’air est saturée et ne permet pas de voir les étoiles. Pour un rêveur comme Théo, c’est vraiment dommage.

Théo est un personnage que j’ai adoré. Il a seize ans, travaille pour monsieur Chikuwa qui l’a recueillit et il lit beaucoup. C’est un grand lecteur, qui adore les univers fantastiques et même s’il n’a pas beaucoup d’argent, il garde toujours quelques sous de côté pour s’acheter des livres. Les histoires l’ont façonné et il a toujours cru qu’il partirait à son tour à l’aventure une fois devenu grand. Sauf qu’il travaille et a certaines responsabilités. Même s’il est toujours rêveur, son rapport au monde des songes et des histoires a changé.

« En grandissant, j’ai appris que les dragons, les poissons ailés et les cavernes scintillantes, ça n’existait pas. Je sais que je ne pourrai jamais contempler de mes yeux les mondes merveilleux décrits dans mes contes. Comme les songes qui s’échappent avec la nuit… les livres sont devenus pour moi de simples objets de papier… »

Les choses vont changer quand Théo trouve une humaine ailée. Si plusieurs peuples cohabitent ensemble dans le monde de Beyond the Clouds (humanoïdes, hybrides et hommes-animaux), les humains ailés sont extrêmement rares. Théo croyait d’ailleurs qu’il ne s’agissait que d’une légende!

Cependant, la petite Mia est blessée puis malade. Théo découvre aussi que sa condition d’humaine ailée est si rare qu’elle en devient une proie recherchée. Théo se donne pour mission de l’aider et de la protéger. Il prend soin d’elle, tente de palier son aile brisée grâce à ses talents de créateur et surtout, il lui fait la lecture, lui transmettant par le fait même l’amour et le grand pouvoir imaginaire des livres. Les livres et les histoires occupent une place importante dans le monde de Beyond the Clouds. Ils servent d’exutoire à la peur, à la solitude et à la tristesse. Ils alimentent la rêverie, l’imaginaire et la petite étincelle qui anime bien souvent Théo.

La dernière partie du manga est présenté comme une nouvelle mission pour Théo, qui doit rejoindre le sage de la forêt. C’est très prometteur pour le tome deux, puisque la maladie de Mia ouvre des portes à plusieurs péripéties et personnages fantastiques ou effrayants à venir.

Le manga se termine avec un chapitre spécial, Le monde de Beyond the Clouds, qui comprend une entrevue de l’auteure, des secrets de la création du manga et des croquis préparatoires des personnages. C’est ce que j’aime des mangas, les auteurs partagent souvent les dessous de la création de leur histoire.

Le monde de Beyond the Clouds est ce qui fait la plus grande force de ce manga. Un monde étrange, réel sans l’être vraiment, où tout ce que l’on retrouve dans les livres peut possiblement arriver. Les dessins sont vraiment beaux et l’histoire nous transporte de péripéties en péripéties.

Vivement la sortie du tome 2, celui-là je l’attends avec grande impatience!

J’ai lu ce livre pour le Pumpkin Autumn Challenge.

Beyond the Clouds: la Fillette tombée du ciel t.1, Nicke, éditions Ki-oon, 224 pages, 2018