Douze jours avec Dash & Lily

Un an après leur première rencontre et leur partie de cache-cache à travers les rues de New York, Dash et Lily abordent la période des fêtes de fin d’année avec un tout autre état d’esprit… Depuis que le grand-père de Lily a fait un arrêt cardiaque, son état semble empirer de jour en jour. La jeune fille, habituellement si enjouée et optimiste, est inconsolable ; même les fêtes de fin d’année ne lui redonnent pas le moral. Désemparé, Dash décide de tout mettre en œuvre pour lui faire retrouver le sourire et sa joie de vivre avant Noël… Il a douze jours devant lui pour faire un miracle !

L’an dernier, j’avais regardé la série Dash & Lily sur Netflix. J’avais trouvé ça pas mal, mais sans plus. Une amie m’avait parlé des livres et j’avais lu le premier, qui m’avait plu bien plus que la série, à cause de toutes ces références aux livres et à l’écriture. C’est d’ailleurs ce qui était séduisant dans le premier tome, l’idée de la correspondance de deux inconnus à travers un carnet. L’amour des mots, des livres et l’humour du premier tome en faisaient toute l’originalité. Les auteurs auraient dû en rester là.

La série sur Netflix a été annulée après la diffusion de la saison 1 qui correspond au premier livre. Sachez qu’elle se suffit à elle-même, tout comme le premier roman. Vous pouvez très bien lire le tome 1 et l’apprécier pleinement, sans lire la suite. Car ce second tome intitulé Douze jours avec Dash et Lily, je l’ai trouvé déprimant et inintéressant. Une vraie déception!

Je m’attendais à lire un vrai livre de Noël avec une ambiance sympathique. Mais voilà que le personnage de Lily, la lumineuse et originale Lily, est profondément déprimée. Et elle nous déprime aussi. J’ai lu les 3/4 du roman avant de l’abandonner parce qu’il m’ennuyait royalement.

Douze jours avec Dash et Lily raconte les jours avant Noël alors que Lily se sent dépassée par tout ce qui arrive autour d’elle. Dash avec qui elle sort depuis le Noël d’avant, essaie de lui remonter le moral. Et c’est pas mal tout. Leur histoire, qui était assez mignonne dans le premier tome, m’indiffère totalement ici. Il faut dire que ce qui fonctionnait dans le premier tome, le carnet, l’écriture, l’amour des mots, n’existe pas dans ce second tome. 

J’ai trouvé ce livre assez triste et je n’ai plus eu envie de l’ouvrir à nouveau. Alors j’ai laissé tomber. C’est un roman qui, contrairement au premier, n’a plus rien de ce qui faisait le plaisir de la lecture du tome un. Dans le premier, il y a avait le carnet, partagé entre Lily et Dash, les jeux de mots et toutes ces belles références à New York. Ici, à part des prises de bec entre les personnages, des scènes qui n’aboutissent à rien et une Lily que je trouvais exaspérante… ce livre n’apporte pas grand chose. J’ai souvent eu l’impression que les personnages, qui me semblaient matures et différents des autres dans le premier roman, venaient de régresser.  

Bref, je l’ai abandonné pour passer à autre chose qui me tentait plus. C’était les vacances de Noël et j’avais vraiment envie de passer un beau moment de lecture. Je vous conseille donc le premier tome, qui est bien sympathique et qui se suffit à lui-même, mais vous pouvez passer votre tour sur le second. 

Mon avis sur le tome 1: Dash & Lily 1: Le carnet de défis

Douze jours avec Dash & Lily, Rachel Cohn & David Levithan, éditions Michel Lafon, 288 pages, 2021

Heartstopper t.4: Choses sérieuses

Charlie était persuadé que Nick ne partagerait jamais ses sentiments. Pourtant, les voilà officiellement en couple, et Charlie se sent de plus en plus prêt à dire « je t’aime ». Nick partage ses sentiments, mais il a plein de choses en tête, notamment faire son coming-out à son père et les possibles troubles alimentaires de Charlie. Alors que l’été devient automne et que la rentrée approche, Charlie et Nick vont en apprendre beaucoup sur l’amour, le vrai, et tout ce qu’il implique. Heartstopper est un livre qui aborde des sujets forts tel que l’amour, l’amitié, la loyauté, et les maladies mentales. Il réunit les tranches de vie de Charlie et Nick pour créer quelque chose de plus grand, qui peut parler à toutes et tous.

Choses sérieuses est le quatrième tome de la série Heartstopper. Ce tome sera l’avant-dernier de la série. C’est mon tome préféré jusqu’à maintenant. Je le trouve plus abouti et plus intéressant à différents niveaux.

Dans ce roman graphique, on retrouve Charlie et Nick, après leur voyage à Paris. Ils sont en vacances et passent un moment sur la plage avec leurs amis. Charlie a envie de glisser les mots « je t’aime » à son amoureux, des mots si difficiles à dire quand tout ce que l’on fait est une première fois. Nick pour sa part s’inquiète beaucoup pour Charlie, depuis qu’il a découvert ses problèmes alimentaires. Il aimerait aborder le sujet et voudrait lui offrir son aide et l’épauler, mais il ne sait pas comment amener le sujet. D’autant plus que c’est la période de l’année où Nick part en vacances avec sa famille. Lui et Charlie devront apprendre à vivre une première vraie séparation.

Avec ce tome, l’auteure aborde le problème de santé mentale et l’anorexie chez les garçons, avec plus de profondeur que dans les autres tomes. Ce sont des sujets dont on a beaucoup parlé chez les filles, mais très peu chez les garçons. C’est donc intéressant de voir un roman graphique accessible et romantique, s’y intéresser. L’histoire est pleine de tendresse, mais démontre aussi que l’amour ne soigne pas la maladie mentale et que la personne malade doit trouver son chemin par elle-même, aussi bien entourée et épaulée soit-elle. 

En bonus, on a droit à quelques planches sur l’histoire entre M. Ajayi et M. Farouk, les deux professeurs qu’on a pu voir un peu plus dans le troisième tome, lors du voyage à Paris. Ce sont de petites scènes dans leur univers. C’est charmant. Alice Oseman offre d’ailleurs dans tous ses tomes des compléments aux histoires principales. Un petit plus agréable pour ceux qui aiment la série et ses personnages.

J’ai beaucoup apprécié ce tome qui me semble plus intimiste et plus poussé que les autres. L’histoire est bien amenée et la relation entre les deux adolescents demeure belle et pleine de douceur, même si ce que vit Charlie est très difficile. Il est heureusement bien entouré, ce qui lui apporte l’aide dont il a besoin. Dans cette histoire, la famille occupe aussi une grande place, que ce soit du côté de Charlie ou du côté de Nick, ce que j’ai trouvé pour ma part très intéressant.

Si vous ne le saviez pas encore, les droits de Heartstopper ont été achetés par Netflix pour en faire une série. Le tournage a prit fin cette année. J’ai hâte de voir de quelle façon cette série sera portée à l’écran. Je regarderai assurément. J’attends également avec impatience le cinquième et dernier tome de ce roman graphique qui m’a fait passer de très beaux moments! 

Voici mon avis sur les autres tomes de la série:

Heartstopper t.4: Choses sérieuses, Alice Oseman, éditions Hachette, 320 pages, 2021

Heartstopper t.3: Un voyage à Paris

Ceci est l’histoire de deux lycéens. Amis, puis petits amis, ils apprennent ensemble à affronter le regard des autres. Depuis que Nick a fait son coming out auprès de sa mère, Charlie et lui tentent de plus en plus de s’affirmer en tant que couple. Mais entre les cours et les examens, ils peinent à trouver le temps de se voir. Heureusement, le voyage scolaire arrive à grands pas ! Et quoi de mieux qu’une excursion à Paris pour se retrouver entre amoureux ?

Après avoir fait la rencontre de Charlie et Nick dans les deux premiers tomes de la série, nous les retrouvons ici à l’aube d’un voyage scolaire. Nick a annoncé son amour pour Charlie à sa mère et il essaie de trouver sa place auprès de celui qu’il aime, au quotidien. Si certaines personnes le soutiennent, comme par exemple son entraîneuse, qui lui raconte son histoire personnelle et lui dit de ne pas hésiter à venir la voir s’il y a quoique ce soit, Nick a beaucoup de difficulté à être en couple en société. 

L’arrivée du frère de Nick, de retour à la maison, complique un peu les choses. Nick et Charlie choisissent doucement les gens dans leur entourage à qui ils sentent qu’ils peuvent faire confiance, afin de pouvoir être eux-mêmes avec eux. Ils sont tout de même bien entourés et la transition se fait tranquillement. 

Ce troisième tome, même s’il baigne aussi dans la douceur, aborde tout de même des thèmes difficiles. C’est l’occasion pour l’auteure de parler des difficultés d’être soi-même, des séquelles relatives à l’intimidation ou à l’homophobie. Il y est également question de troubles alimentaires et de scarification. Pourtant, tout semble aller bien. Mais les blessures, parfois, ne sont pas toujours visibles au premier coup d’œil…

C’est donc à une histoire douce-amère que nous convie ce troisième tome de Hearstopper. Je l’ai bien aimé, mais ce n’est pas mon préféré. Je l’ai trouvé un peu plus triste que les autres. L’auteure parle beaucoup de santé mentale dans ses écrits. L’histoire de Charlie et ce qu’il vit est assez touchante et me fait un peu peur pour la suite de cette histoire. Il y a quelque chose d’un peu mélancolique dans l’ambiance de ce troisième tome. On sent que Charlie a beaucoup de tourments même s’il n’en laisse pas paraître grand chose. L’ensemble reste léger, malgré tout et le voyage à Paris est l’occasion pour les deux amoureux de placer un peu plus leurs marques au sein de leur groupe d’amis. C’est aussi un moment de plaisir, en voyage. À petits pas, ils avancent, même si on sent que derrière, il y a certaines souffrances. 

Ce troisième tome est complété par des petits bonus, soit des plans de la chambre de Nick et de celle de Charlie, des fiches de personnages, des extraits de comptes Instagram et de journaux intimes, ainsi qu’une mini BD qui raconte l’histoire de Tao et Ella, deux personnages secondaires de la série. 

À noter que le quatrième tome vient tout juste de paraître. J’ai bien hâte de le découvrir! 

Mon avis sur les deux autres tomes de la série:

Heartstopper t.3: Un voyage à Paris, Alice Oseman, éditions Hachette, 320 pages, 2020

Mort et déterré t.2 – Pas de quartier pour les macchabées

Un macchabée en bonnes mains. Une fête costumée. Un ange gardien d’outre-tombe. De touchantes retrouvailles. Un assassin aux abois. Un incendie criminel. Un défilé de zombies. Une terrible tragédie. Pas facile d’être un mort-vivant par les temps qui courent ! 

J’avais beaucoup aimé le premier tome de Mort et déterré, qui est, en fait, une adaptation en bandes dessinées du roman du même titre. L’histoire est assez originale: un adolescent, Yan, est mort avant l’heure. On apprend rapidement qu’il a été victime d’un meurtre. Dans le premier tome, il se « réveille » dans son cercueil, transformé en zombie. Comme il trouve le temps long, il décide de jouer du clairon, instrument avec lequel il a été enterré. Son meilleur ami l’entend et il l’aidera à sortir de terre, plus qu’heureux de le retrouver. 

Yan est donc un zombie. Mais un gentil zombie qui ne cherche qu’à « vivre ». Ce qui n’est pas évident quand on est mort, que nos membres peuvent tomber, qu’on pue le cadavre et qu’on essaie d’échapper à son assassin qui a envie de remettre ça une seconde fois! Avec ce tome 2, on voit un peu plus Yan essayer de nouer des liens avec les gens de son ancienne vie. Dès qu’il sort à l’extérieur cependant, il lui arrive une foule de choses incroyables! La vie de mort-vivant n’est certes pas de tout repos et Yan a le don de se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment.

« Zombie, je te jure, c’est pas une vie! »

Il se laisse entraîner dans une fête qui dégénère, se retrouve dans un cabanon en flammes, se fait arrêter par la police, vient en aide à sa sœur sans qu’elle ne le sache, tente de se cacher des adultes qui, assurément, ne comprendront pas ce qu’il est. Il vit aussi bien d’autres péripéties! Ce second tome déborde d’action. 

« -Tu sais si la « zombification » est transmissible? Par exemple, si tu me mords, est-ce que je vais me transformer en mort-vivant?
-Si je te mords mes dents vont tomber, c’est ça qui va arriver. Et j’ai pas super envie d’aller chez le dentiste. »

J’aime beaucoup cette série qui, après avoir lancé les bases de l’histoire dans le tome un, continue de prendre de l’ampleur et de nous offrir un très bon moment de lecture. Si on aime le genre d’humour absurde qui joue avec les codes convenus autour du mythe du zombie et tente de les déconstruire avec des scènes loufoques, c’est une bande dessinée vraiment divertissante. D’autant plus que l’histoire est amusante et familiale, donc accessible à un large public.

Personnellement, j’adore! J’ai passé un excellent moment avec ce tome et j’ai déjà hâte au troisième!

Mort et déterré t.2 – Pas de quartier pour les macchabées, Jocelyn Boisvert, Pascal Colpron, éditions Dupuis, 46 pages, 2021

Justice indienne

Sur la réserve indienne de Rosebud, dans le Dakota du Sud, le système légal américain refuse d’enquêter sur la plupart des crimes, et la police tribale dispose de peu de moyens. Aussi les pires abus restent-ils souvent impunis. C’est là qu’intervient Virgil Wounded Horse, justicier autoproclamé qui loue ses gros bras pour quelques billets. En réalité, il prend ses missions à cœur et distille une violence réfléchie pour venger les plus défavorisés. Lorsqu’une nouvelle drogue frappe la communauté et sa propre famille, Virgil en fait une affaire personnelle. Accompagné de son ex-petite amie, il part sur la piste des responsables de ce trafic ravageur. Tiraillé entre traditions amérindiennes et modernité, il devra accepter la sagesse de ses ancêtres pour parvenir à ses fins.

Justice indienne est bien plus qu’un roman policier ou d’enquête. C’est une histoire qui nous plonge au cœur d’une réserve autochtone avec tous les défis auxquels fait face la communauté. L’auteur d’ailleurs, est membre de la nation lakota sicangu et ses personnages le sont aussi. On sent qu’il aborde des thèmes qui lui sont chers et qui sont importants pour lui et les siens. Il parle de nombreux sujets d’actualité sur la vie des autochtones, que ce soit sur la réserve ou à l’extérieur, sur leur façon de tenter de se reconstruire. C’est sans doute l’aspect le plus intéressant et important du roman. 

« Autrefois, avant Christophe Colomb, il n’y avait que des Indiens ici, pas de gratte-ciel, d’automobiles, de rues. Bien entendu, on n’utilisait pas les mots « indien » ou « amérindien », à l’époque; nous étions seulement des gens. Nous ne savions pas que nous étions soi-disant des ivrognes, des paresseux ou des sauvages. Je me demandai comment ce serait, de vivre sans ce poids sur ses épaules, sans le poids des ancêtres assassinés, de la terre volée, des enfants maltraités, le fardeau qui pesait sur tous les Amérindiens. »

L’histoire raconte le quotidien de Virgil, qui élève seul son neveu. Sa sœur étant décédée, il a accueillit l’enfant, devenu maintenant un adolescent de quatorze ans. Virgil s’est assagi au fil du temps. Il a cessé de boire et essaie d’être présent pour son neveu. Déçu par ce qu’il a vécu, il a repoussé une partie des coutumes ancestrales de la réserve et tente encore de se retrouver entre ce qu’il est, comme autochtone, et ce qu’il souhaite devenir. La vie sur la réserve n’est pas facile tous les jours. Les habitants sont les grands oubliés du système en place, qu’il soit médical, politique ou judiciaire. 

Comme la vraie justice est inexistante sur la réserve – la justice tribale n’a aucun vrai pouvoir et la justice américaine s’en balance – Virgil agit comme « homme de main ». Il casse quelques bras et jambes quand il est temps de faire comprendre à quelqu’un qu’il a dépassé les bornes. Il s’en prend aux violeurs, aux batteurs de femmes, aux gars violents, aux profiteurs ou à ceux qui font souffrir les autres. Il sert de justicier pour ceux qui sont oubliés par le système judiciaire. Quand une nouvelle drogue apparaît dans la réserve, Virgil est mandaté pour s’en occuper et tenter de retrouver un homme de la réserve qui utilise sont statut d’autochtone pour faire entrer plus facilement la marchandise dans la région. Son enquête prend tout de suite une autre tournure lorsque c’est Nathan, son neveu, qui est arrêté. Ce combat contre les trafiquants de drogue devient alors une bataille personnelle.

Dans son roman, l’auteur parle énormément de la culture et des cérémonies lakotas: la hutte de sudation, la cérémonie d’attribution de nom lakota, le yuwipi, les winter counts, entre autres. Virgil cherche sa place entre les traditions de son peuple et la vie américaine. Toutes ces informations sur la vie dans la réserve, la spiritualité des lakotas et leur culture apportent énormément au roman et en font une lecture vraiment très intéressante. Oui, il s’agit d’un roman policier, puisqu’il y est question d’enquête, de cartels de drogues et de la façon dont la justice est faite sur la réserve, mais c’est à une véritable plongée dans le quotidien d’une réserve autochtone que nous convie l’auteur.

De plus, l’enquête au cœur d’un cartel de drogue est bien menée, avec juste ce qu’il faut de rebondissements pour nous garder en haleine. J’avais beaucoup de difficultés à lâcher ce roman très prenant. Nathan et Virgil, malgré leurs erreurs, sont sympathiques et on veut, tout comme les personnages, tenter de comprendre les dessous de cette affaire de drogue. Afin de sauver la peau de son neveu, et lui éviter d’être jugé comme un adulte, Virgil creusera là où il ne pensait certainement pas aller. Il déterre aussi de vieux fantômes et des blessures passées. Au fond, lui et son neveu se ressemblent beaucoup et vivent des choses semblables. 

« Il n’y a pas de mot pour dire adieu en lakota. Voilà ce que ma mère me répétait. Bien sûr, il existe des mots comme toksa, « plus tard », que les gens utilisent comme substitut moderne. Elle m’avait dit que les Lakotas n’avaient pas de terme pour l’adieu parce que nous étions connectés pour toujours. Dire adieu signifierait que le cercle était brisé. »

J’ai adoré découvrir la culture lakota ainsi que les croyances. Pour Virgil, il est parfois difficile d’y adhérer, mais les événements auxquels il doit faire face vont lui apporter beaucoup pour renouer avec les gens de sa réserve et celui qu’il est en tant qu’autochtone. Il y a une belle évolution du personnage. D’autres apportent aussi un regard neuf, comme l’amie de Virgil, Marie ou le cuisinier qui tente de remettre au menu la cuisine traditionnelle autochtone au lieu des cochonneries américaine dont tout le monde s’empiffre. L’approche de l’auteur face à sa propre culture, à ce qui se perd et au travail qui est fait par des gens de la communauté pour se réapproprier leur identité, est vraiment passionnante. 

Bien plus qu’un simple roman d’enquête, Justice indienne est définitivement un grand roman!

Justice indienne, David Heska Wanbli Weiden, éditions Gallmeister, 416 pages, 2021