Au grand air t.6

Au grand air 6Après des vacances d’hiver faites de petits boulots, les filles du Cercle de plein air peuvent enfin s’acheter le matériel de camping dont elles rêvaient !
Galvanisée par cette expérience, Nadeshiko se met en quête d’un nouveau job, tandis que Chiaki, Aoi et Ena partent en camping au bord du lac Yamanaka. Mais sont-elles bien préparées?

Je viens déjà de terminer le sixième tome de la série Au grand air. Toujours agréable à lire, toujours intéressant ce manga. Je dirais même qu’à partir du quatrième tome, j’ai sentis quelque chose d’un peu différent dans le manga. Peut-être parce que les personnages sont plus proches, qu’elles vivent des aventures en plein air un peu plus intéressantes, mais il me semble que la série est plus solide. Ce tome ne fait pas exception et sa lecture est comme du bonbon. Ça se lit tout seul.

Cette fois, on suit le cercle de plein air qui part camper en plein cœur de l’hiver, alors qu’il fait vraiment très très froid. Mal équipées, les filles auront besoin d’un petit coup de pouce, surtout que Rin et Nadeshiko sont absentes car elles doivent travailler. Le travail leur permet d’ailleurs de poursuivre leurs découvertes du monde merveilleux des équipements de plein air en ayant les moyens de s’offrir quelques petites choses pour leur rendre la vie plus facile une fois en camping.

Nadeshiko commence à réfléchir au fait de faire du camping en solo, vu qu’elle ne peut partir avec le groupe cette fois-ci. Le cercle de plein air quant à lui se débrouille sans la prof accompagnatrice et s’amuse bien… jusqu’à ce que le mercure commence à descendre.

Comme toujours, ce manga nous amène dans de beaux endroits du Japon. Cette fois on visite le lac Yamanaka, près du Mont Fuji. C’est le plus haut lac de la région et l’altitude en fait un endroit glacial l’hiver. On parle toujours de nourriture et de cuisine, comme dans les autres tomes, ce qui contribue, avec les boissons chaudes et les soupes, à donner un petit côté réconfortant à l’histoire.

L’aspect « documentaire » du manga s’attarde cette fois sur les bâches de camping, sur les différentes chaises pliantes et sur les hamacs. À mon grand étonnement, il y est beaucoup question de produits jetables, comme des chaufferettes à la durée de vie assez courte surtout par grand froid, des tentes de carton qu’on brûle ensuite ou à des barbecues à usage unique. Je me suis fait la réflexion que ça manquait un peu d’écologie tout ça!

La section bonus à la fin est assez amusante, comme toujours, avec des petites histoires courtes et rigolotes. On y parle de camping à la japonaise également, ce que j’ai trouvé plutôt intéressant.

L’histoire se déroule l’hiver, comme tous les autres tomes, ce qui en fait un manga original qui met en avant une saison peu appréciée par la majorité des campeurs. Les filles, elles, trouvent malgré tout une foule de bienfaits et de petits plaisirs à camper l’hiver. J’aime ce côté « différent » qui va un peu à contre-courant!

Mon avis sur les autres titres de la série:

Au grand air t.6, Afro, éditions Nobi Nobi, 178 pages, 2019

Green Class t.1: pandémie

Green Class 1De retour d’un voyage scolaire dans les marais de Louisiane, une classe de jeunes Canadiens se retrouve immédiatement plongée en plein cauchemar. Un mystérieux virus s’est répandu, transformant peu à peu les humains en inquiétants monstres végétaux. L’armée a pris le contrôle du territoire. Mis en quarantaine, forcés d’abandonner un des leurs, cinq d’entre eux décident de se rebeller. Fin du monde ou pas, ils resteront maîtres de leur destin…

J’avais ce livre dans ma pile à lire depuis un moment et avec l’arrivée de la pandémie, je ne me suis d’abord pas sentie capable de lire cette bande dessinée. Au fil des semaine, ça mieux été et j’avais envie de la découvrir.

La première chose qui m’a attirée vers cette bd c’est le dessin. Il me plaît beaucoup. Le résumé était alléchant et l’histoire est à la hauteur. Elle tient bien la route et le scénario est conçu pour donner envie d’en savoir plus. On se retrouve quelque part entre les bandes dessinées Seuls et The Walking Dead. Pas vraiment de zombies ici, mais plutôt un virus qui a fait muté dangereusement les malades. Jusqu’à ce qu’ils deviennent quelque chose qui n’est plus tout à fait humain…

Visuellement, la bd est superbe. La couverture avec ses textures différentes, les planches ainsi que le dossier graphique à la fin. J’apprécie toujours beaucoup quand les artistes partagent leur démarche et l’évolution de leur travail avec les lecteurs. C’est intéressant et ça donne un petit plus au livre.

L’histoire aussi est très prenante. On la commence tout en voulant connaître rapidement la fin. C’est une véritable aventure que vivent ces jeunes. De retour d’un voyage de deux semaines dans les marais de Louisiane, les jeunes et leur professeur se retrouvent désemparés quand ils constatent que l’accès à l’aéroport leur est interdit. La ville semble dévastée, de grandes sections commencent à être condamnées. Un membre de leur groupe tombe malade et les jeunes feront tout pour le sauver.

À une échelle différente, on retrouve dans Green Class un écho de la pandémie actuelle, comme sans doute dans la plupart des histoires post-apocalyptiques. Un virus qui n’a pas de vaccin et qui est très contagieux. Une ville en quarantaine. Un confinement imposé. Des avions qui ne volent plus. Dans la bd cependant, le virus intervient dans les gênes et les gens ne sont plus eux-mêmes. La quarantaine a dégénérée et les gens sont retenus prisonniers derrière un immense mur. Les jeunes qui sont restés tentent de sauver leur ami et de survivre dans un monde devenu hostile. C’est en se rendant dans un camp d’aide qu’ils constatent comment les choses fonctionnent réellement…

Green Class met en scène un groupe d’adolescents avec les préoccupations et chamailleries de leur âge. En se retrouvant dans une situation extraordinaires, on voit ressortir le meilleur comme le pire d’eux-même. L’histoire est prenante et pleine d’action et d’aventure. J’ai beaucoup aimé cette histoire dont la fin nous laisse sur notre appétit. Mon seul petit bémol, c’est avec le langage utilisé. Les auteurs sont français, mais les personnages sont canadiens et on sent beaucoup trop le parler français à mon goût. De ce côté, j’ai trouvé que c’était moins crédible. J’aurais préféré un français plus universel. Ce n’est pas dérangeant, mais comme je me suis fait la réflexion à quelques reprises pendant ma lecture, j’en glisse toute de même un mot.

Si vous n’avez pas peur de lire des histoires de pandémie en pleine pandémie, cette bd est vraiment bien et l’action est au rendez-vous. Les personnages sont intéressants, plusieurs sont bien développés et évolueront sans doute dans la suite que je compte bien lire! Je veux vraiment savoir comment les choses vont se dérouler maintenant que j’ai lu la fin du premier tome!

Green Class t.1: pandémie, Jérôme Hamon, David Tako, éditions du Lombard, 72 pages, 2019

Au grand air t.5

Au grand air 5Le nouvel an approche et chacune de nos campeuses s’apprête à le passer à sa façon. Qui en faisant des petits boulots, qui en allant voir sa famille ou qui, comme Rin, en voyageant en solitaire. Mais ça ne les empêchera pas de célébrer la nouvelle année toutes ensemble à leur manière !

Voici le cinquième tome des aventures de Rin et du club de plein air à l’approche de la nouvelle année. Après avoir passé un très beau Noël toutes ensemble à profiter du camping d’hiver et d’une vue imprenable sur le Mont Fuji, les filles s’apprêtent à célébrer l’arrivée de la Nouvelle année de différentes façons.

Rin part en voyage en solo au Cap Omae. Elle souhaite voir la mer et passer le réveillon en solo, même si elle reste en contact avec ses amie. C’est l’occasion de profiter des petits plaisirs: thé chaud, pâtisserie, bain dans les sources chaudes… Elle réalise que le groupe de plein air, même si elle ne participe pas souvent à leurs excursions, la pousse à sortir un peu plus et à camper plus tard en saison.

« Repartir en solitaire après notre sortie à plusieurs… ça m’a rappelé qu’une même activité est une expérience différente quand on est seul. On s’abandonne longuement à ce qu’on voit ou ce qu’on goûte. En solo, la mélancolie se savoure aussi. »

Aki travaille et n’a aucun congé, alors que Nadeshiko et ses amies visitent le Mont Minobu afin d’assister au premier lever du soleil de l’année. Leur course au soleil m’a fait sourire et je trouve cette tradition très belle pour célébrer l’arrivée d’une nouvelle année. Par la suite Rin est invitée chez la grand-mère de Nadeshiko et profite de la générosité de son amie.

Ce cinquième tome parle beaucoup de traditions du Nouvel an et de cuisine. On y aborde plusieurs plats typiques. Je l’ai beaucoup apprécié celui-là, il m’a plu autant que le tome 4 de Noël que j’avais adoré. Le ton est plus zen par rapport aux premiers tomes. Peut-être parce que les personnages et l’idée principale du manga est déjà établi.

Le manga se termine comme à l’habitude avec quelques courtes histoires « à l’intérieur » en bonus. Toujours avec un peu d’humour. J’ai bien aimé ce cinquième tome!

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Au grand air t.5, Afro, éditions Nobi Nobi, 178 pages, 2019

Au grand air t.4

Au grand air 4Les vacances d’hiver sont enfin là et avec elles la sortie camping de fin d’année organisée par le Cercle de plein air ! Pour la première fois, nos amies sont toutes réunies autour d’un feu de camp, de marshmallows grillés et de diverses autres surprises dans ce tome placé sous le signe de l’esprit de Noël !

Ce quatrième tome de la série Au grand air m’a beaucoup plu. La dynamique est légèrement différente des autres tomes. Cette fois, Rin a accepté d’accompagner le groupe de plein air de Nadeshiko. Une enseignante s’est jointe aux filles afin de superviser le club. Un personnage déjà croisé dans d’étranges circonstances dans un autre tome…

L’ambiance de ce quatrième tome est aussi plus festive. C’est Noël et les filles partent en camping d’hiver pour célébrer. Elles planifient tout avec le plus grand soin, choisissent les repas qu’elles vont manger pour célébrer Noël et tentent de profiter de cette période pour s’amuser et profiter du plein air. Elles ont aussi avec elle Saucisse, le compagnon à quatre pattes d’une des membres du club.

Dans ce tome il est beaucoup question de cuisine et de matériel de camping. Une des filles a remporté de la viande à une tombola et propose de faire un repas pour tout le monde. Certaines apporteront leur contribution à leur façon. Même si c’est Noël, les filles n’ont pas toutes un travail et elles ne peuvent offrir des cadeaux. Offrir de leur temps et leur savoir-faire est la plus belle façon de célébrer. C’est aussi ce qui forge les plus beaux souvenirs.

Le côté documentaire du manga donne de l’information sur les braseros, les oreillers de camping, les cartouches de gaz, les s’more (miam!) . Il y a aussi des moments d’humour bien dosés. Ce quatrième tome est l’un de mes préférés jusqu’à maintenant. Il est chaleureux et sympathique, avec un côté un peu plus zen que les autres. Passer Noël avec vue sur le Mont Fuji a quelque chose de ressourçant.

À la fin du manga, comme c’est souvent le cas, il y a des petites histoires bonus appelées « activités extrascolaires ». C’est court et souvent drôle. J’ai bien aimé celles de ce tome-ci!

Un quatrième tome qui est sans doute mon préféré jusqu’à maintenant. C’était vraiment une lecture très agréable!

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Au grand air t.4, Afro, éditions Nobi Nobi, 178 pages, 2018

Au grand air t.3

Au grand air 3Les examens de fin d’année sont enfin terminés et les vacances d’hiver peuvent commencer! Nadeshiko est ravie, d’autant que c’est l’occasion rêvée d’une sortie avec Rin. Du moins, ça le serait si elle n’avait pas pris froid. Clouée au lit, Nadeshiko a néanmoins une idée pour accompagner son amie dans ses tribulations : elle lui servira de guide par smartphone!

Ce troisième tome poursuit bien la série. Nous retrouvons Rin, la campeuse solitaire, ainsi que Nadeshiko et son enthousiasme légendaire. Cette dernière, avec son groupe de plein air, va visiter un grand magasin d’articles de camping. Elle découvre toute sorte de matériel et commence sérieusement à envisager de prendre un petit travail pour pouvoir s’équiper un peu mieux.

C’est l’occasion de présenter la partie un peu plus « documentaire » du manga en abordant le sujet des différents matelas de sol pour le camping. Comme le groupe de plein air ne fait pas vraiment de sortie dans ce tome, c’est l’occasion pour Aki de partager son savoir-faire culinaire (et une petite recette en bonus).

Rin est souvent sollicitée pour participer aux sorties en plein air de Nadeshiko et son groupe, qu’elle décline bien souvent, préférant être seule. Elle savoure d’ailleurs le plaisir du camping en hiver, malgré le froid, plaisir que je partage totalement avec elle.

« Un thé au lait, ça réchauffe… Aah, c’est une forme de syndrome du pompier pyromane non? Pour mieux se réchauffer avec une boisson chaude… faire exprès de sortir par ce froid… »

Rin accepte toutefois une sortie avec Nadeshiko, mais celle-ci tombe malade. Elle fera donc le voyage avec son amie à distance, à travers les messages et les photos. De son lit, Nadeshiko lui servira de GPS. Rin part donc en voyage à Komagane et ira camper sur le mont Jinbagata après avoir eu quelques déboires sur la route.

Comme à l’habitude, j’aime toujours cette série, parce que c’est reposant et léger, que ça se lit tout seul. Il y a aussi un peu d’humour, même si j’ai un peu moins adhéré au délire du groupe de plein air qui papote beaucoup de tout et rien dans cet troisième tome. Le calme de Rin rachète le tout.

C’est un tome tout de même agréable, même si ce n’est pas mon préféré. Je poursuis tout de même la lecture, parce que l’histoire de manière générale me plaît bien et que c’est toujours agréable de retrouver Rin et Nadeshiko, deux adolescentes tellement différentes! Toutefois, ce sont deux passionnées de plein air et, même si elles ne le vivent pas de la même façon, sont liées par une passion commune.

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Au grand air t.3, Afro, éditions Nobi Nobi, 178 pages, 2018