Zaroff

Zaroff« Je m’appelle Fiona Flanagan. Vous ne me connaissez pas, général Zaroff…
Et pourtant, il y a peu, vous avez changé ma vie. En tuant mon père, lors d’une de vos sordides chasses à l’homme. Je me propose de vous rendre la pareille !
Mes hommes ont retrouvé votre sœur cadette et ses trois enfants. Ainsi que l’île qui vous sert de repaire… Et cela m’a donné, à mon tour, des envies de chasse !
Qui, de vous ou moi, trouvera votre sœur et ses enfants en premier ? À l’instant où vous lirez ces mots, ils seront déjà sur votre île. Si c’est moi qui les rattrape, je les tuerai. Si c’est vous, il vous faudra les défendre. Car je n’aurai de cesse de tous vous chasser et de tous vous abattre. Afin qu’il ne reste aucun Zaroff en vie dans ce monde. »

Les chasses du Comte Zaroff est un film sorti en 1932, une adaptation de la nouvelle de Richard Connell parue en 1924. C’était le début du cinéma « survival », mettant en scène une sorte de tueur en série. L’histoire a une fin ouverte, ce qui a inspiré les auteurs de la bande dessinée à poursuivre l’histoire du Comte Zaroff et à lui redonner vie encore une fois.

Le livre débute avec la chasse à l’homme d’un chef de la Mafia et c’est la raison pour laquelle sa fille débarquera sur l’île, en kidnappant des membres de la famille de Zaroff. Elle le défie afin de venger son père. Zaroff est en terrain connu, parce qu’il s’agit de son île alors que ceux qui débarque sont plus nombreux, mais ils ne connaissent pas les lieux. Zaroff est un chasseur plus « animal », alors que ce qui anime sa rivale est la vengeance. C’est une chef de bande qui gère sa chasse de la même façon. C’est elle qui décide, peu importe si son groupe est d’accord ou pas.

La bande dessinée offre de l’action d’une page à l’autre puisqu’il s’agit d’une chasse à l’homme et donc d’une histoire de survie. L’île sur laquelle se joue la grande chasse est piégée, autant de vrais pièges (l’objet), que de lieux dangereux piégés par des animaux qui ne sont pas forcément originaires de l’île.

Dans chacun des deux camps, des membres de chaque clan pourraient se retourner contre leur chef: certains mafieux ne sont pas d’accord avec la prise de pouvoir d’une femme au sein de la mafia. Du côté de Zaroff, sa famille n’approuve absolument pas son mode de vie criminel et ne lui fait pas confiance même si leur vie en dépend. On ne sait donc pas pendant la lecture quel camp l’emportera et qui trouvera une fin tragique.

« Le monstre en question est votre seule chance de survie ici. Sans moi vous êtes voués à une mort certaine. »

Cette bd est vraiment fascinante. Les illustrations sont magnifiques. Elles appuient à merveille le texte du scénario et le complète parfaitement. Les événements s’enchaînent bien et l’histoire est très visuelle. J’ai adoré tant le texte que les images. Le livre m’attirait, mais je ne croyais pas l’aimer autant. Même si le sujet semble très noir, ce n’est pas du tout gore. Les auteurs nous plongent vraiment dans l’action plutôt que dans l’horreur, le récit est fluide, inquiétant et très prenant.

Je vous invite à découvrir cette fascinante bande dessinée, qui s’inspire d’un film, pour faire revivre le personnage avec ce qui aurait pu être la suite de l’histoire. Une belle découverte pour moi!

Zaroff, François Miville-Deschênes & Sylvain Runberg, éditions Le Lombard, 88 pages, 2019

La Noël au temps des carrioles

Noël au temps des carriolesLe temps d’une promenade, revivez la magie des Noëls d’antan à Québec et découvrez les traditions de nos ancêtres et les transformations de la fête à l’époque victo­rienne. Messe de minuit, réveillon, échanges de vœux et de présents, décorations, sans oublier le magasinage et l’arrivée du père Noël… Une visite qui vous plongera dans la féérie du temps des Fêtes d’autrefois! 

J’avais très hâte de découvrir ce livre et j’ai eu un vrai coup de cœur pour cet ouvrage vraiment intéressant! J’adore les livres de Noël et celui-ci me paraissait très original. La Noël au temps des carrioles nous parle du temps des Fêtes à Québec du XVIIe au XXe siècle. En plus d’être un ouvrage rempli d’anecdotes fascinantes à découvrir, c’est aussi un circuit historique. Le petit format du livre nous permet de l’amener avec nous aisément et le rabat intérieur contient une carte du circuit. Un guide en bas de page nous indique où se diriger dans la ville. En huit points d’intérêt, ce livre permet de revisiter l’histoire du temps des Fêtes à Québec de l’arrivée des premiers explorateurs à l’essor des grands magasins!

Saviez-vous que le premier Noël de la ville remonte à l’hivernage de Jacques Cartier? Que c’est à Dickens, qui a d’ailleurs séjourné à Québec, à qui l’on doit la façon moderne de fêter Noël? Que c’est la culture britannique qui a influencé grandement nos plats du temps des Fêtes? Et qu’une loi obligeait les conducteurs de carrioles à doter leurs chevaux de grelots pour éviter les accidents? Le livre regorge d’informations sur ce qui a façonné notre façon de célébrer Noël aujourd’hui.

L’ouvrage débute par un premier arrêt: Noël à l’époque pionnière. Ensuite vient Noël sous le régime britannique. On enchaîne avec les vœux des Fêtes et les promenades hivernales, les emplettes et les décorations, les chants de Noël, le Jour de l’an et Noël, la religion et le père Noël. Tous les aspects sont abordés, nous permettant de déceler une évolution de la façon de célébrer Noël du XVIIe au XXe siècle.

J’ai adoré ce petit livre qui permet de mieux comprendre l’évolution des festivités au fil des ans. Le ton est jovial et la concision du texte en fait un ouvrage très abordable pour tous. L’idée d’un circuit historique me plaît énormément. Si j’ai la chance de passer par Québec un jour à la période des Fêtes, je l’apporterai assurément avec moi!

Si vous n’êtes pas à Québec en cette période de l’année, ce n’est pas grave du tout. L’ouvrage conserve tout son intérêt quand même, en fournissant énormément de contenu, d’extraits de journaux, de catalogues et d’annonces en tout genre. Son format est pratique et le texte, très accessible. C’est un ouvrage grand public conçu aussi pour profiter de la visite « en vrai » de la Ville de Québec si vous avez la chance d’y être. Autrement, profitez d’une petite visite historique bien au chaud dans votre salon en apprenant une foule de choses sur la période des Fêtes chez nous.

Un grand plaisir de lecture qui me donne bien envie de découvrir les autres titres de la collection qui abordent différents sujets en lien avec Québec: la vie nocturne, la médecine et la justice.

La Noël au temps des carrioles. Le temps des Fêtes à Québec du XVIIe au XXe siècle, Les Services historiques Six-Associés, Marie-Eve Ouellet et Emilie Guilbeault-Cayer, éditions du Septentrion, 96 pages, 2019

Mort et déterré t.1: Un cadavre en cavale

mort et déterré 1Dernier jour d’école. Un coup de couteau. Un adolescent assassiné. Une famille ravagée par le deuil. Six pieds sous terre, un macchabée se retourne dans sa tombe. Une évasion inattendue. Un cadavre en cavale. Un zombie en liberté. Pas facile d’être un mort-vivant par les temps qui courent !

Les livres qui parlent de la mort – surtout quand ils sont humoristiques – sont toujours intéressants car ils tentent d’aborder un aspect de la vie que personne ne connaît réellement: ce qui se passe après.

Mort et déterré aborde le sujet à travers l’histoire d’un adolescent qui trouve la mort dans des circonstances malheureuses et imprévues. Aîné d’une famille de trois enfants, bientôt quatre car sa mère attend un bébé, Yan est un adolescent comme les autres. C’est un garçon gentil et serviable, un personnage attachant. Victime d’un crime, il se retrouve six pieds sous terre. Pour une raison qu’il ignore, il reprend conscience. Et il s’ennuie. Il décide alors de jouer du clairon, puisqu’il a été enterré avec son instrument, et c’est là que toute son existence (ou plutôt sa mort) est chamboulée. Un an après son décès, Yan revient d’entre les morts à la terreur des passants et à l’enthousiasme de ses amis.

Cette bande dessinée qui peut être lue avec plaisir autant par des jeunes que par des adultes, aborde de façon humoristique la mort, le deuil, les souvenirs reliées à la personne décédée que l’on aimait. Les auteurs ont su apporter une dose de légèreté et d’humour en faisant de Yan une sorte de mort-vivant. Il y a des moments plus émouvants, lorsque la famille et les amis rendent hommage au garçon, puis des moments assez loufoques alors que du fond de sa tombe, Yan allume la lumière de sa montre pour constater les lieux autour de lui…

« Enfermé entre quatre planches, on oublie à quel point le monde est beau. »

Il y a aussi les réactions de ses amis, son passage furtif chez lui qui lui permet de voir le nouveau membre de la famille né le jour de sa mort et l’état désastreux dans lequel se retrouve ses parents, son frère et sa sœur après son départ. Malheureusement, on ne revient pas aussi facilement du monde des morts et Yan choisi de se faire discret. Car avec son apparence actuelle qui a, disons-le, un peu changée et les problèmes reliés à la loi, rien n’est plus difficile que d’être un mort-vivant. Yan commence à l’apprendre à ses dépends!

Un premier tome vraiment amusant, souvent drôle et parfois émouvant qui m’a fait passer un excellent moment. Le dessin est coloré et plaisant, les personnages sont sympathiques et j’ai bien hâte de voir où nous mènera l’histoire improbable de Yan.

À noter que cette bande dessinée est adaptée du roman du même nom de Jocelyn Boisvert. Je n’ai pas lu le roman, mais la bande dessinée est excellente et je vous la conseille. À partir de 9 ans (mais tout aussi plaisant à lire pour les adultes!)

Vivement la suite!

Mort et déterré t.1: Un cadavre en cavale, Jocelyn Boisvert & Pascal Colpron, éditions Dupuis, 48 pages, 2019

Tout comme les tortues

tout comme les tortuesSamuel et Ariane sont amis depuis leur enfance, amoureux depuis presque aussi longtemps. Cependant, certaines décisions déchirantes peuvent ébranler la fondation d’un couple, même le plus solide. Malgré toute leur volonté, leur amour n’a pu faire oublier des blessures trop profondes. Bouleversée, Ariane a fui en Amérique du Sud, où elle a tenté tant bien que mal d’oublier Samuel. Un an plus tard, Samuel s’est refait une vie du mieux qu’il a pu avec Anaïs, une fille douce, aimante et, surtout, à l’opposé de son ancienne blonde. Il sait bien qu’elle ne remplacera jamais Ariane, mais il essaie tout de même de se convaincre que ça lui suffit. Anaïs aime Samuel. Sûrement trop, en fait. Au fond d’elle, elle sent que leur relation a une date de péremption, mais elle choisit de vivre sur ce temps emprunté. Comme chaque cours d’eau finit par rejoindre l’océan, Ariane revient de son périple. Et son retour chamboulera leur vie à tous les trois.

Tout comme les tortues a été une très belle lecture. C’est un roman qui parle d’amour et de triangle amoureux, de fuite et de douleur, ce qui normalement ne m’attirerait pas trop. Toutefois, celui-ci me semblait différent et j’ai eu envie de le lire. Je suis vraiment très heureux d’avoir choisi cette lecture. C’est un roman bien écrit, qui m’a captivé, tant par l’histoire que la façon de la raconter.

Au début du roman, le personnage d’Ariane revient de voyage. Le roman se concentre par la suite sur elle, Samuel et Anaïs. Théo a cependant une très grande place dans l’histoire puisque c’est le frère jumeau d’Ariane et le meilleur ami de Samuel. Chaque chapitre donne la parole à un personnage différent qui nous raconte la dynamique du trio et Théo, même s’il n’a pas de chapitre à lui, est présent partout au fil de l’histoire. C’est même mon personnage préféré, même si ce n’est pas un des personnages principaux à proprement parler.

« Par les chaudes nuits de juillet, on se couchait les trois dans une tente installée dans la cour, bien enfouis dans nos sacs de couchage des Tortues Ninja, et on se contait des histoires de peur, qui ne faisaient pas vraiment peur, jusqu’à ce qu’on s’endorme.
Les choses seraient restées simples si nous n’avions pas grandi; si, dans l’année de notre cinquième secondaire, Sam et moi ne nous étions pas rendu compte que le lien qui nous unissait était différent. Qu’il y avait plus entre nous. Le genre de sentiment aussi envoûtant que l’étaient les feux de camp dans ma cour ces étés-là. Aussi dangereux, quand on ne fait pas attention. »

Le roman de Marie-Christine Chartier nous apporte beaucoup d’émotions, de moment touchants, douloureux, mais également très beaux. Le livre nous transporte dans les pensées et l’imaginaire de chaque personnage, nous plongeant littéralement dans l’émotion vécue par chacun d’eux. L’auteure nous attache solidement à ses personnages, qui sont intéressants et très entiers. C’est le destin des personnages qui nous happe dans ce roman, puisqu’ils forment une sorte de triangle amoureux qui n’est pas viable.

J’ai apprécié retrouver des personnages de chez nous, représentatifs par leur façon de parler et les dialogues. Sans aborder complètement le sujet pour ne pas dévoiler une partie de l’histoire, je trouve que l’auteure aborde avec son roman un sujet qui reste encore « tabou » et qui revient dans l’actualité régulièrement. Son personnage d’Ariane, ce qu’elle a vécu et sa façon d’y faire face, nous montre que c’est encore quelque chose de difficile dont on ne parle pas forcément facilement.

Le roman nous permet de voir évoluer les personnages lors du retour d’Ariane qui bouleverse le quotidien de tout le monde. Son retour est marqué par les questionnements, les mises au point et les remises en question. On ne revient pas « comme ça » dans la vie des gens après un long silence, sans bousculer un peu ceux qui nous aiment.

Quand j’ai choisi ce livre, je me doutais que l’histoire me plairait. Cependant, j’ai été agréablement surpris par ma lecture. Je me suis attaché aux personnages, j’ai découvert une nouvelle auteure et j’aimerais éventuellement la relire. Pour moi, Tout comme les tortues a été un très beau coup de cœur. Et je dois dire, aussi, que j’aime énormément la couverture! Une histoire à découvrir.

Tout comme les tortues, Marie-Christine Chartier, éditions Hurtubise, 232 pages, 2019

Le site archéologique du palais de l’intendant à Québec

Site archéologique du palais de l'intendant à QuébecL’îlot des Palais est un site archéologique complexe qui a connu de nombreuses occupations contemporaines et successives. Il est considéré comme un haut lieu de l’histoire de la Nouvelle-France, plus particulièrement à cause de la présence des vestiges de la brasserie de l’intendant Jean Talon et du palais de l’intendant. Entre 1982 et 2016, l’Université Laval a tenu 25 chantiers-écoles à l’îlot des Palais, et la Ville de Québec y a réalisé deux campagnes de fouilles intensives. Ce livre s’appuie sur un ensemble inestimable de données et une vaste collection archéologique, parmi les plus riches en Amérique du Nord pour l’histoire de la Nouvelle-France. Il fait revivre le lieu par l’entremise de vestiges, d’objets, et de restes animaux et végétaux, à la lumière des contextes archéologiques et historiques. Il dévoile ainsi le vaste réseau de relations que ses occupants entretenaient avec l’environnement naturel, la ville et le reste du monde.

Quel ouvrage magnifique! Ce très beau livre regorge de photos qui parlent d’elles-mêmes et racontent notre histoire au même titre que le texte qui accompagne les images. C’est un vrai plaisir pour le lecteur que de visiter le site archéologique, de comprendre l’évolution du mode de vie des gens, de l’aspect économique et social, de la géographie des lieux. Passionné par l’histoire du Québec, cet ouvrage m’a fortement plu puisqu’il nous plonge dans le quotidien des gens qui ont vécu avant nous.

Ces fouilles ont permis à l’équipe d’archéologues de découvrir plein de choses sur la vie quotidienne, de reculer dans l’histoire et de comprendre la façon dont les gens vivaient au palais de l’intendant et dans la région. L’ouvrage raconte le détail des fouilles archéologiques réalisées, la découvertes des objets et les recherches autour de cette époque qui permettent également de comprendre les matériaux utilisés et de reconstruire la vie autour du Palais de l’Intendant. On comprend beaucoup mieux l’évolution de cette région jusqu’à nos jours.

L’ouvrage nous parle également du passage des différents intendants qui ont habité au Palais. Par exemple, l’un d’entre eux avait un faible pour tout ce qui venait d’Égypte. Des recherches archéologiques démontrent son goût pour ces amulettes. On y aborde, en plus des trouvailles et de l’aspect historique, de nombreux détails entourant le travail archéologique, les chantiers, la préservation et la gestion des artéfacts.

C’est un livre qui ne s’arrête pas qu’aux découvertes archéologiques. Les auteurs construisent autour de ces découvertes, l’histoire entourant les gens, les lieux, les objets.  On revit entre autres, la dualité entre les anglais et les français de l’époque. On voit l’évolution des objets, par exemple des pipes en argile ou des dominos creusés dans l’os, les boutons, la monnaie, l’armement, la vaisselle. À partir de ces objets, on peut découvrir leur lieu de fabrication et en comprendre plus sur les échanges commerciaux de l’époque. Des squelettes d’animaux et d’insectes ont également été découverts, ainsi que les fosses à déchets qui permettent de mieux saisir le quotidien des gens, leur nourriture et leur mode de vie.

« Le botaniste finlandais Pehr Kalm écrit dans on journal de voyage datant de 1749 que l’on nettoie les maisons avec des balais de fabrication autochtone faits de rameaux de thuya ou de cèdre blanc, à l’exclusion de tout autre arbre. Il ajoute qu’on lave le plancher en y jetant un peu d’eau, mais qu’il n’a jamais assisté à un vrai lavage du sol. Il remarque de plus l’abondance des punaises de lit, tant en ville qu’à la campagne. »

Le livre présente aussi beaucoup de croquis d’époque, de plans dessinés qui permettent de visualiser cette période de l’histoire et de mieux appréhender les lieux. Il y a également des reproductions d’artistes qui représentent les événements marquants. Une liste de dates concernant les événements majeurs des lieux nous apprennent une foule de choses sur les changements importants pour la communauté.

La fin du volume s’attarde sur les vestiges de l’industrie de la bière à Québec, la brasserie Boswell étant présente sur le terrain de l’îlot des Palais. Elle connaissait à l’époque une forte prospérité. Les avantages sociaux et les activités organisées pour les employés étaient enviables, même si l’ouvrage était très dur. Le contexte social était difficile à l’époque, tant au niveau des soins de santé que des loisirs. La pauvreté et la mortalité infantiles étaient monnaie courante. La brasserie offrait des avantages que l’on ne retrouvait pas ailleurs. Des images et des objets retrouvés sur le site démontrent que même les enfants étaient aussi employés dans certaines usines, comme celles de chaussures par exemple. Ces découvertes sont importantes et vraiment passionnantes.

Revisiter notre histoire à travers ce bel ouvrage permet de mieux comprendre le mode de vie de nos ancêtres. Connaître son histoire permet de mieux appréhender le futur. Tout l’aspect archéologique de ce livre est vraiment fascinant et passionnant. En couleurs, avec de nombreuses photos et reproductions, le livre est un fabuleux cadeau à offrir ou à s’offrir, pour les passionnés d’histoire ou d’archéologie.

Une fabuleuse lecture!

Le site archéologique du palais de l’intendant à Québec, Camille Lapointe, Allison Bain et Réginald Auger, éditions du Septentrion, 186 pages, 2019