Mortina t.3: L’ami fantôme

Qui est ce mystérieux enfant fantôme qui tente d’entrer dans la Villa Déchéance le soir du sombre et déprimant réveillon du Nouvel An ? Le problème est justement que ce fantôme ne sait, lui-même, absolument plus qui il est… Avec l’aide de Mouron, son fidèle lévrier albinos, Mortina se lance dans une enquête joyeusement lugubre et rassemble chaque micro détail susceptible de l’aider à reconstruire l’identité de son nouvel ami.

Troisième histoire de la petite Mortina, une zombie qui aime les gens et veut vivre le plus normalement du monde. Attachante et drôle, le personnage créé par Barbara Cantini revient cette fois dans une jolie histoire d’hiver. Ce qui avait tout pour me plaire!

À la veille du réveillon de l’an fini, Mortina fait la rencontre d’un (très joli) garçon fantôme. Perdu, ne souhaitant pas retourner dans le Piège de l’Oubli, le lieu pour les fantômes amnésiques, le fantôme intéresse beaucoup Mortina qui décide de l’aider. Elle demande l’aide de ses aïeuls et commence à faire des recherches afin de comprendre de quelle époque provient le fantôme et qui il est vraiment.

Comme à l’habitude, l’histoire est remplie de clins d’œil amusants et de petites notes sur ce que l’on voit dans l’image. Comme par exemple, la chauve-souris Placide qui se gèle sous la corniche, le cousin Edgar (Allan Poe) qui joue de la musique festive et tante Trépassée qui cuisine avec le livre 100 idées pour fêter l’An fini. C’est vrai que créer un menu à la fois pour les vieux invités de plus d’un siècle, les fantômes et les zombies, ainsi que les amis humains de Mortina, ce n’est pas de tout repos!

J’adore l’humour de l’auteure qui réussit à faire cohabiter le monde des humains et celui des zombies et des fantômes, tout en ajoutant une foule de détails humoristiques. Les albums de Mortina sont toujours un vrai plaisir à découvrir à cause de toutes les références littéraires et culturelles. Il peut donc y avoir facilement plus d’un niveau de lecture.

Cet album, avec le premier autour de la fête d’Halloween, est peut-être mon préféré de la série jusqu’à maintenant. On sent, malgré le contexte horrifique des personnages et de la Villa déchéance, l’ambiance festive du temps des Fêtes. Les illustrations sont tellement belles! La Villa sous la neige, les paysages magnifiques et même la maison de Mortina qui a un petit côté réconfortant.

Parfait en cette période de l’année!

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Mortina t.3: L’ami fantôme, Barbara Cantini, éditions Albin Michel Jeunesse, 48 pages, 2019

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L’Architecte de la vengeance

Ella a un don. Quand elle regarde un enfant, et avant que son nez ne se mette à saigner, elle sait s’il va devenir infirmier en gériatrie où s’il va mourir avant l’âge de onze ans, étendu sur un trottoir, les yeux vers le ciel, fauché par l’incompréhensible guerre des gangs qui ensanglante son quartier depuis toujours. Pirus, Crips, Bloods…la violence a tant de noms à Compton. Quand Kevin, son frère, voit le jour en 1992, pendant les émeutes provoquées par l’acquittement des policiers impliqués dans l’affaire Rodney King, Ella sait déjà que sa famille va déménager de la Californie pour Harlem et qu’elle tiendra bientôt dans sa main sa première boule de neige. Mais quitter l’endroit d’où l’on vient ne permet pas toujours d’échapper à la violence et à l’injustice. Ella a un don ; pour elle, pour Kevin, pour l’Amérique, sans doute le temps est-il venu de l’utiliser.

Ce roman raconte l’histoire d’Ella et de son petit frère Kev. Ella a un don très puissant. Elle voit l’avenir, perçoit la mort des gens, peut voler et voir tout un tas de choses avec un simple contact. Elle peut plonger dans l’esprit et les souvenirs des gens. Elle est puissante. Elle ne maitrise pas totalement son don et apprend à l’utiliser au fil des pages.

Kevin est né pendant les émeutes provoquées par l’acquittement des policiers impliqués dans l’affaire Rodney King, victime de violences policières. Il grandit dans un contexte difficile, un quartier violent et il se retrouve en prison. Ella va le voir. Elle tente de le protéger et de changer les choses à sa façon.

Dans le sillage du mouvement Black Lives Matter, ce court roman est un cri de colère, dénonçant l’injustice et le racisme, les bavures policières et la violence armée. Original dans sa façon d’amener le sujet, par l’entremise d’Ella qui voit tout, perçoit le passé et l’Après, permet à son frère de comprendre ce qui s’est passé pour lui et pour elle, mais aussi pour d’autres personnes dont l’existence est minimisée par les institutions.

« Je ne peux plus me permettre d’avoir de la colère en moi. Je ne peux pas. Je n’ai pas assez d’énergie pour garder une telle rage. »

L’auteur est un ancien juriste, spécialisé dans les droits civiques. Il connaît bien son sujet et c’est sa propre colère que l’on sent à travers les mots de ses personnages. Un court roman à la fois triste et violent, un coup de poing qui permet d’aborder un sujet difficile, en y mêlant l’imaginaire, et qui offre une vision omnisciente des personnages. Je trouve le tour de force à la fois marquant, humain et touchant. Si le thème vous intéresse, je vous conseille ce livre qui présente une approche très différente de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant.

Le roman est suivi de deux articles sur le sujet, écrits par l’auteur pour un site internet. Ils complètent bien le roman.

L’Architecte de la vengeance, Tochi Onyebuchi, éditions Albin Michel, 192 pages, 2022

La Traversée des temps t.2: La Porte du ciel

L’éternité n’empêche pas l’impatience : Noam cherche fougueusement celle qu’il aime, enlevée dans de mystérieuses conditions. L’enquête le mène au Pays des Eaux douces — la Mésopotamie — où se produisent des événements inouïs, rien de moins que la domestication des fleuves, l’irrigation des terres, la création des premières villes, l’invention de l’écriture, de l’astronomie. Noam débarque à Babel où le tyran Nemrod, en recourant à l’esclavage, construit la plus haute tour jamais conçue. Tout en symbolisant la grandeur de la cité, cette Tour permettra de découvrir les astres et d’accéder aux Dieux, offrant une véritable « porte du ciel ». Grâce à sa fonction de guérisseur, Noam s’introduit dans tous les milieux, auprès des ouvriers, chez la reine Kubaba, le roi Nemrod et son architecte, son astrologue, jusqu’aux pasteurs nomades qui dénoncent et fuient ce monde en train de s’édifier. Que choisira Noam ? Son bonheur personnel ou les conquêtes de la civilisation ?

Après avoir lu et beaucoup aimé Paradis perdus, j’avais bien hâte de me plonger dans La porte du ciel. Ce livre est le second tome de l’imposante saga en cours d’écriture d’Éric-Emmanuel Schmitt, un auteur que j’adore. La série peut paraître impressionnante, puisqu’elle comportera huit tomes, mais la lecture est vraiment intéressante et on lit ces pavés sans réaliser le nombre de pages, tellement le projet est captivant. Réaliser un portrait de l’histoire de l’humanité sous forme de roman est colossal. 

« Le monde n’avait pas trouvé qu’un miroir dans l’écriture, il y avait gagné des portes, des fenêtres, des trappes, et des pistes d’envol. »

Avec ce livre nous retrouvons Noam, doté d’immortalité, qui est à nouveau séparé de son amoureuse Noura. Parti à sa recherche et voyageant dans le temps, il découvre cette fois encore une nouvelle période de l’humanité et il doit s’y adapter puisqu’il ne provient pas de cette époque. En lien avec l’histoire de la tour de Babel, ce roman raconte le début de certaines civilisations, la confrontation avec l’esclavage, les débuts de l’écriture, les langues.

« Hélas, je passais le reste du temps en enfer. Aurais-je résisté privé de félicité domestique? J’affrontais des jours noirs chez les esclaves. Jamais je n’avais rencontré pareille misère, sans doute parce qu’elle faisait irruption dans l’histoire du monde… »

Noam devient un guérisseur, il y est donc question de botanique et de médecine également. Axé sur le savoir, la botanique, les plantes et l’apprentissage, le roman parle beaucoup d’histoire. C’est le début des grandes maladies comme le choléra et Noam se questionne en tant que guérisseur, pour réussir à comprendre et à trouver des remèdes. C’est intéressant car on découvre les époques et les découvertes qui ont été faites dans plusieurs domaines. Certaines notes de bas de pages offrent aussi un complément historique à ce qui se déroule dans le roman. C’est l’évolution de l’humanité que raconte l’auteur, celle des premières découvertes, de l’élaboration des villes et des premières grandes innovations qui ont changé la face du monde.

« Je parvins ainsi à sauver de plus en plus de vies. Roko, qui m’accompagnait, m’imitait et s’approchait avec compassion des égrotants. Il les regardait, il gémissait, donnant l’impression d’aspirer leur douleur. Il léchait certaines plaies. Les premières fois, il intervint sans que j’y prêtasse attention tant que je démenais, donc je ne l’en empêchai pas. Bien m’en prit! On me rapporta peu après que mon chien me concurrençait: des blessures avaient accéléré leur cicatrisation, des infections de peau avaient diminué, le bruit courut même qu’un enfant famélique dont il avait effleuré les paupières s’était remis à voir. On l’appela le « chien guérisseur ». »

Si le premier tome comportait peut-être un peu plus de rebondissements, j’ai pour ma part adoré celui-ci puisque l’histoire, les connaissances, l’apprentissage en général, les nouvelles technologies de l’époque et le développement du savoir humain sont beaucoup plus détaillés dans ce roman. On y apprend une foule de choses, on suit avec intérêt les découvertes de Noam et on apprend, tout comme lui, comment l’humanité s’est développée. Dans ce second volume, Noam va en apprendre plus sur les raisons de son immortalité. Sa position devient dangereuse et il doit se protéger pour sauver sa vie.

Comme dans le premier tome, les liens bibliques me semblent présents surtout pour faire une liaison entre les époques et marquer l’histoire de l’humanité. On retrouvait l’histoire du déluge dans le premier tome et ici, la construction de la tour de Babel. Toutefois, il s’agit vraiment d’une réécriture sous forme de roman. L’auteur puise son inspiration dans les textes sacrés, l’histoire et la science. Le résultat est vraiment intéressant. On reste avec un même noyau de personnages, mais comme on change d’époque, on suit l’évolution de l’humanité et on découvre de nouveaux personnages.

« Il y a deux sortes d’humains: les arbres et les cailloux. Les arbres existent par leurs racines, les cailloux roulent d’eux-mêmes. L’arbre pousse dans la forêt, entouré des autres, et s’étiole sitôt qu’il quitte sa terre. Le caillou dévale les chemins selon sa propre dynamique; si un obstacle l’arrête, il repart et ne s’immobilise qu’au plus bas. J’appartenais aux cailloux, Saul aux arbres. Je voyageais, il se perdait. Je cherchais, il regrettait. »

Un deuxième tome réussi qui me donne assurément envie de poursuivre la saga et de lire bientôt le troisième tome. Il m’attend d’ailleurs dans ma pile et cette fois il aborde la civilisation Égyptienne. Ça semble très prometteur! Schmitt est un auteur que j’adore et on sent que son travail de recherche est soigné. Sa plume est toujours agréable à lire, ses mots sont choisis avec soin. Ne vous laissez pas rebuter par ces pavés qui semblent imposants. L’histoire en vaut le détour.

Une très bonne lecture pour ma part et une série originale et documentée que je ne peux que vous conseiller. 

La Traversée des temps t.2: La Porte du ciel, Eric-Emmanuel Schmitt, éditions Albin Michel, 576 pages, 2021

Billy Summers

Billy Summers est un tueur à gages, le meilleur de sa profession, mais il n’accepte de liquider que les salauds. Aujourd’hui, Billy veut décrocher. Avant cela, seul dans sa chambre, il se prépare pour sa dernière mission…

Billy Summers est le petit dernier de Stephen King et c’est un très bon roman! Pas d’horreur ici, on plonge plutôt dans un excellent roman policier, thriller et récit de guerre. C’est bien mené, touchant et pas du tout prévisible. L’histoire a aussi un petit côté fascinant tant on en apprend plus sur le métier bien particulier du personnage central de l’histoire.

Billy est un tueur professionnel. Il joue un peu à l’idiot et prend des contrats pour de l’argent. Il vit de cela. Mais Billy est un tueur avec une conscience: il ne tue que les méchants. S’ils ne le sont pas suffisamment, il refuse le travail. Le jour où il s’apprête à prendre sa retraite, il accepte un dernier contrat. Un tout dernier, pour boucler la boucler. Et parce que le montant d’argent tout au bout est conséquent. Suffisamment pour prendre une retraite dorée. Surtout que Billy n’est pas si vieux. Cependant, certaines choses lui semblent étranges et il se méfie. L’organisation paraît impeccable mais Billy n’a pas tout à fait confiance. Alors il se prépare un plan B au cas où… C’est aussi sous couverture pour cette affaire, celle d’un « écrivain » en plein travail d’écriture, qu’il découvre le plaisir d’écrire pour vrai. Il se prend au jeu, lui qui est déjà un grand lecteur. Vous l’aurez deviné, Billy Summers ne ressemble pas vraiment à l’idée qu’on peut se faire d’un tueur à gages.

Dans ce roman, on s’attache beaucoup à Billy. Même si son travail pose forcément des questions morales pour le lecteur, on lui souhaite le meilleur du monde. C’est un bon gars. Même s’il tue. J’aime beaucoup quand les auteurs jouent avec nous en nous présentant des personnages de ce genre. Des personnages pour qui on se prend d’affection, mais qu’on devrait en fait détester parce que ce qu’ils font n’est pas bien. Du moins en apparence.

« Peut-être qu’une histoire glaçante doit être écrite dans un endroit glacial. »

Billy est un ancien tireur d’élite de l’armée. Dans son rôle d’écrivain, il décide de nous raconter son histoire personnelle. Pour entrer dans son personnage et offrir une couverture réaliste, on lui suggère d’écrire pour vrai. Ce qu’il prend plaisir à faire. C’est l’occasion de découvrir alors un roman, dans le roman, celui de la vie de Billy, de son enfance traumatisante aux missions de guerre, en passant par son travail comme tueur, son amitié avec Bucky et sa rencontre totalement inattendue avec Alice.

J’ai aimé la forme de ce roman, assez particulière, ainsi que la description de toute la préparation entourant les « contrats » de Billy. Surtout que son dernier travail exige beaucoup de préparation et une longue couverture dans un quartier résidentiel. C’est avec étonnement et fascination qu’on découvre la façon dont il met en place toute la trame d’une couverture et qu’il se prépare à l’acte final: tuer un homme dont la tête a été mise à prix.

L’histoire de Billy Summers est passionnante et humaine à la fois. Les derniers chapitres m’ont beaucoup touchée d’ailleurs. C’est un ouvrage qui nous rejoint et qui démontre encore une fois tout le talent de Stephen King, qui peut passer avec fluidité d’un genre littéraire à l’autre. Il sait créer des personnages qui ont de la substance et qui viennent nous chercher. 

« Peut-être que votre dernier boulot ne devrait pas être seulement le plus lucratif, peut-être qu’il devrait être aussi le plus intéressant. »

Billy Summers est assurément un personnage qu’on n’oublie pas. La teneur psychologique de ce roman est importante et apporte beaucoup de profondeur au texte. J’ai adoré ce nouveau roman du King. C’était une super lecture que je vous conseille assurément! 

Billy Summers, Stephen King, éditions Albin Michel, 560 pages, 2022

Vivre sans argent: les premiers pas vers l’autosuffisance

Vivre sans argent ? C’est possible ! Si vous avez le sentiment de passer votre vie à travailler pour gagner un salaire que vos factures et vos dépenses mensuelles font fondre comme neige au soleil, alors vous n’êtes pas les seuls ! C’est ce que ressentait Björn Duval qui voyait, année après année, son niveau de vie diminuer tandis que son salaire restait le même. En 2010, Björn décide de changer de mode de vie et d’apprendre à se passer d’argent pour assurer ses besoins vitaux.

J’ai toujours beaucoup d’intérêt pour les ouvrages sur l’autosuffisance et l’autarcie, qu’ils soient conçus sous forme de guide ou de récit biographique. Je trouve intéressant de voir le parcours de gens qui ont décidé de vivre autrement et de faire différemment de la société en général. À plus petite échelle et à notre façon (nous n’avons pas encore d’élevage et on mise beaucoup sur le jardinage) c’est un peu ce que l’on tente de faire aussi, chez nous. Choisir un autre mode de vie. Quand on a connu l’éternel adage métro-boulot-dodo et que ça ne nous correspond pas, on cherche forcément de nouvelles façons de vivre. 

« La permaculture vise à construire des systèmes de production alimentaire centrés autour de points d’activités où l’on passe du temps régulièrement, comme cette table sur laquelle une partie du présent ouvrage a été écrite. »

Dans cet ouvrage, l’auteur qui est le fondateur d’une chaîne Youtube consacrée à l’autosuffisance, nous parle de son expérience en la matière et de ses premiers pas dans le domaine de l’autosuffisance. Avant de lire cet ouvrage, je ne connaissais pas l’auteur ni sa chaîne. Par contre, être plus autonome et autosuffisant est quelque chose qui nous parle beaucoup à la maison. Ce sont des compétences que l’on tente de développer le plus possible. J’étais donc très curieuse de découvrir cet ouvrage.

C’est principalement la philosophie derrière ce livre qui m’a plu. Vivre sans argent et en autonomie, ça ne veut pas dire de laisser tomber son emploi et de vivre en pleine forêt sans rien du tout. C’est même assez difficile de mettre ça en pratique du jour au lendemain, dans la société où nous vivons. En fait, l’idée ici est d’acquérir différents niveaux d’autonomie, pour dépenser moins. Et ça, c’est vraiment intéressant. C’est un mode de pensée qui trouve écho chez nous.

« La première chose que vous avez à faire pour vous lancer, c’est commencer à apprendre tout ce que vous ignorez. »

L’auteur dans son livre aborde une foule d’aspects allant du choix du terrain et du bâtiment, jusqu’à l’autonomie en eau et en électricité, en passant par la culture, l’élevage et la plantation d’arbres. Il y a aussi des trucs pratiques de toutes sortes, pour la vie quotidienne. L’auteur partage son expérience personnelle et sa philosophie de vie, que je trouve intéressante. Devenir autonome est aussi une belle façon d’être moins dépendant des autres et des événements. 

Ce qu’il faut savoir avec ce livre c’est qu’il s’agit d’un ouvrage européen. Donc certaines choses ne correspondent pas vraiment à notre réalité. Comme par exemple, les moyens de chauffage qui sont différents de ce que l’on connaît ici ou alors le zonage des terrains. Il y a aussi des choses moins adaptables chez nous, à cause du climat. Ça reste un gros défi de se loger dans une tente à l’année ou de cultiver la terre (à moins d’avoir une serre chauffée et isolée, donc forcément coûteuse) avec les températures de -30°c que nous connaissons chez nous en hiver. On peut donc adapter à notre façon et à notre région, les idées de cet ouvrage.

N’empêche que ce livre m’a plu, pour son approche assez simple de la vie en autosuffisance et pour le mode de pensée de son auteur. C’est inspirant! Ça nous donne envie d’expérimenter de nouvelles choses et de réfléchir à notre mode de vie et à ce que l’on peut, et l’on veut, améliorer pour être plus autonome et autosuffisant. 

Vivre sans argent: les premiers pas vers l’autosuffisance, Björn Duval, éditions Albin Michel, 240 pages, 2022