Tomie

Tomie Kawakami est le mal incarné. Reconnaissable entre mille grâce à ses longs cheveux et son grain de beauté sous l’oeil gauche, elle attise les passions chez tous les hommes qui croisent son regard. Ses victimes, déchirées entre amour et folie, sombrent peu à peu jusqu’à commettre l’indicible et l’assassiner dans d’atroces circonstances. Mais le monde ne pourra jamais se débarrasser de Tomie. Pire, son pouvoir s’accroît inexorablement à chacune de ses renaissances.

Je ne connaissais pas du tout Junji Ito avant de mettre la main sur ce manga intégral et colossal de plus de 752 pages. Ce livre a été ma lecture graphique pour l’Halloween et c’était un choix parfait. Il faut savoir que Junji Ito est qualifié de « maître d’horreur du manga » et que ses influences sont autant de grands noms comme Stephen King ou Lovecraft. On retrouve d’ailleurs des airs d’un peu des deux auteurs dans ce manga. Toutefois, Junji Ito fait dans le très sanglant. C’est noir, sombre, terrifiant, gore, effrayant et vraiment efficace. Si vous êtes amateurs d’histoires d’horreur et de mangas ou de romans graphiques, c’est forcément un auteur que vous devez découvrir. Ce qui est amusant c’est que Junji Ito est un prothésiste dentaire tout ce qu’il y a de plus sérieux, qu’on n’imagine pas d’emblée créer des histoires aussi sanglantes. Il souhaitait ardemment se mettre au dessin. C’est un pari réussi assurément!

L’édition de Tomie parue chez Mangetsu est vraiment très belle. Le livre est épais, relié, sous couverture cartonnée avec jaquette. On a vraiment un produit de qualité, très agréable à lire. L’ouvrage est très soigné. On retrouve aussi plusieurs informations en début et fin de volume sur le projet Tomie et l’auteur. 

Alors, de quoi parle ce terrifiant manga? Tomie est une adolescente qui a été victime d’un crime crapuleux. On a retrouvé son corps découpé en morceaux. Alors que toute sa classe la pleure, on cogne à la porte. Tomie est là, sous l’incompréhension totale de ses camarades de classe et de son professeur, s’excusant d’être en retard… L’entrée en matière donne le ton à ce que deviendra Tomie au fil des pages.

Tomie est l’incarnation du mal et de la terreur à l’état pur. C’est un peu l’histoire d’un être revenu d’entre les morts pour se venger. Sauf que la nouvelle Tomie est une séductrice et une manipulatrice hors paire. Elle ment, pousse son entourage au crime et à la colère. Elle dépossède les gens de tout jugement. Les gens finissent par se sentir pris au piège quand ils entrent en relation avec elle, que ce soit par admiration, amitié, amour ou même, lorsqu’elle crée des liens familiaux avec ceux qui font office de figure parentale. Son existence se termine généralement dans un bain de sang… jusqu’à sa prochaine régénération. Et le cercle recommence. 

« Une créature multiple qui arbore toujours le même visage… et qui se régénère chaque fois qu’on la découpe, exactement comme la queue des lézards… Cette Tomie… est une femme effroyable… non… ce n’est même pas une femme… c’est un être obscur. »

Ce manga d’horreur réussit très bien à instiller la terreur et le dégoût. Très sanglant et morbide, ce manga est constitué de petites histoires qui ont toutes un lien entre elles: Tomie. On découvre donc la même entité, dotée des mêmes caractéristiques terrifiantes, qui fait une nouvelle rencontre. On voit se développer les liens d’amitié, d’amour, avant le dernier coup fatal. Même si elles peuvent donner un sentiment parfois répétitif, je trouve que c’est un manga parfait pour donner le frisson! On peut aussi lire une « histoire » de temps en temps, pour conserver l’effet « coup de poing » que chacune offre.

Visuellement, l’auteur offre un dessin plutôt classique, aux lignes marquées, en noir et blanc. Par contre sa maîtrise des scènes sanglantes et sa façon d’amener les scènes d’horreur est vraiment très efficace. C’est une expérience de lecture assez marquante, qui m’a plu parce que c’était assez inédit, même si j’aime l’horreur et que j’en lis quand même régulièrement. Amenée de cette façon et graphiquement assez terrifiante, ce fut une découverte intéressante. Junji Ito est un auteur qui vaut la peine d’être lu. 

Violent, sanglant, terrifiant, si vous aimez le genre, le monde de Tomie est assurément à découvrir!

Tomie, Junji Ito, éditions Mangetsu, 752 pages, 2021

L’Horreur de Kill Creek

Quatre maîtres de l’horreur réunis dans une maison hantée : qu’est-ce qui pourrait bien mal tourner ? C’est l’idée de l’animateur d’un podcast à succès : les interviewer durant la nuit d’Halloween dans la demeure la plus tristement célèbre du Kansas. Mais ce qui ne devait être qu’un coup marketing va se muer en lutte pour survivre. Car dans les ténèbres de Finch House, dont les portes sont restées fermées si longtemps, quelque chose les attend. Une entité qui va faire basculer leur carrière et leur propre vie, pour les intégrer à l’héritage sanglant de Kill Creek…

J’ai lu L’horreur de Kill Creek de Scott Thomas pour l’Halloween. Je m’attendais à une histoire assez classique de maison hantée. Pourtant, si le début nous semble assez conventionnel, l’auteur va beaucoup plus loin qu’une banale histoire de demeure hantée et de fantômes. Il apporte à son roman un lot de particularités qui en font une histoire assez complexe et des réflexions intéressantes sur l’écriture et la popularité.

Le résumé donne tout de suite le ton à l’histoire que l’on s’apprête à découvrir. Quatre auteurs de romans d’horreur sont invités par un créateur de contenu populaire sur internet, qui souhaite présenter une entrevue dans un lieu inédit: une maison hantée la nuit de l’Halloween. Une maison célèbre pour ses légendes de morts étranges à travers le temps et un lieu qui donne le frisson. L’endroit est tout trouvé pour susciter l’intérêt du public et faire grimper les cotes d’écoute. Mais les lieux ont été désertés pendant longtemps et la présence du groupe a bousculé ce qui s’y trouvait. Les quatre romanciers rentrent chez eux en ramenant une chose venue tout droit des ténèbres. Une chose effrayante qui s’insinue dans leur quotidien… 

« Voilà la clé de l’horreur véritable. Si vous croyez que c’est réel, c’est réel. »

J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture qui a été un excellent choix pour célébrer l’Halloween. Ce roman est intéressant pour de nombreuses raisons. Déjà, il est terrifiant. Il a vraiment sa place dans la collection Terreur de l’éditeur. Kill Creek est une histoire très efficace pour avoir des frissons. L’auteur construit son intrigue en nous racontant les légendes qui entourent la maison hantée et ce qui fait de ce lieu maudit un endroit que les écrivains en manque de popularité devraient assurément éviter. Sauf que le roman va beaucoup plus loin.

« L’écrit a toujours eu pour but d’expliquer aux hommes ce qui leur semble inexplicable. Nous écrivons pour comprendre l’univers, mais, surtout, nous écrivons pour comprendre la place que nous y occupons. »

En mettant en scène quatre romanciers, il offre aussi en parallèle une réflexion sur le processus de création, sur l’écriture et sur la recherche constante de popularité. Les personnages d’écrivains ne sont pas seulement un prétexte: on apprend vraiment à les connaître, on a droit à quelques extraits de leur travail, on comprend ce qui les a amené à l’écriture de romans d’horreur même s’ils sont tous très différents. Et que dire de la fin du roman, que j’ai adoré! Elle va dans le même esprit que le reste du livre. 

L’auteur de L’horreur de Kill Creek, Scott Thomas, écrit des scénarios et des téléfilms. Son roman est donc très visuel, avec des scènes d’horreur efficaces qui donnent froid dans le dos. Je me suis souvent fait la réflexion que ce serait un film génial si le texte était porté à l’écran. On a l’impression d’y être, de vivre avec les romanciers leur relation terrifiante avec cette maison hantée.

« Une maison souillée par le sang versé ne peut échapper à la peine sévère infligée par la rumeur. »

Si vous aimez le genre, je vous conseille vraiment ce livre. Une excellente lecture! 

L’Horreur de Kill Creek, Scott Thomas, éditions Bragelonne, 480 pages, 2021

 

Ça leur apprendra à sortir la nuit

Un chantier de construction, à la tombée de la nuit. Deux adolescents y font une découverte étrange : un sac à dos d’enfant, à moitié caché dans la terre fraîchement remuée. À l’intérieur, un petit t-shirt et une vieille boussole.
À qui appartient ce sac ? Et qui est cet homme qui rôde tout près avec son chien ? Olivier et Mathilde vont bientôt l’apprendre, à leurs risques et périls.

Après avoir lu Les vieux livres sont dangereux d’un des auteurs, dans la même collection, j’ai eu envie de lire celui-ci. J’aime beaucoup l’idée de présenter aux jeunes lecteurs de 7 à 11 ans et plus, des romans de suspense, d’enquête et d’horreur. Cette collection Noire est excellente pour ça.  Le résumé de Ça leur apprendra à sortir la nuit était intrigant et un peu effrayant. Dans l’ensemble ce fut une bonne lecture.

Olivier et Mathilde font une étrange découverte sur un chantier de construction. Ils ne devraient pas se trouver là-bas et encore moins y être la nuit. Leur découverte les inquiète un peu, certains éléments sont étranges. Il y a aussi cet homme qui rôde. Qui est-il? À qui appartient le sac à dos? Pourquoi était-il enterré? Et quelle est cette drôle de boussole qui n’indique pas le Nord?

Le roman est identifié comme étant une histoire d’horreur, mais je l’aurais plutôt classé dans « enquête » ou « suspense » puisque l’essentiel du livre est présenté comme l’évolution d’une enquête policière sur un crime passé. Le volume est superbe quant à sa présentation: photos de pièces à conviction, images, empreintes digitales, rapport d’enquêtes, articles de journaux, transcription de déposition, journal intime et textos. Il y a également des pages toutes noires, lorsque c’est le tueur qui parle. Ce contraste visuel entre les différentes parties et documents est vraiment le point fort de ce roman. C’est très attractif et la lecture avance aisément.

Il y a un bon suspense qui va en augmentant. Si, au début, le lecteur est un peu intrigué par la découverte, il réalise bien vite qu’un événement dangereux peut, et va peut-être, se produire. On sent que quelque chose se referme doucement autour de Mathilde et Olivier. C’est sans doute ce qui inspire la peur.

Par contre, le dénouement a tout d’une intrigue policière et d’enquête. Il y a même un petit côté triste et touchant. C’est effrayant, oui, mais ça va beaucoup plus loin dans le thème abordé: celui des disparitions d’enfants et des crimes envers les jeunes. On se retrouve face à un tueur en série.

Même si le livre est indiqué pour les 9 ans et plus, je ne le conseillerais pas à tous les jeunes lecteurs. Je crois que ça m’aurait troublé étant petite, vu que l’histoire se rapproche énormément d’un fait divers et que le crime peut sembler très proche de la réalité. Ensuite, tout est une question de sensibilité!

Ça leur apprendra à sortir la nuit, François Gravel & Martine Latulippe, éditions La courte échelle, 96 pages, 2020

Plunge

Au lendemain d’un tsunami, on détecte au large du détroit de Béring le signal de détresse du Derleth, un navire d’exploration scientifique… disparu depuis 40 ans. Le biologiste marin Moriah Lamb rejoint l’équipe de remorqueurs d’épaves missionnée par Rococo International, un groupe privé très intéressé par la cargaison du Derleth. De même qu’il est heureux que les mystères de l’univers soient inaccessibles à l’entendement humain, certains secrets devraient quant à eux rester immergés dans les abysses du cercle arctique.

Cette bande dessinée est un hommage à l’univers si particulier de Lovecraft. On en retrouve d’ailleurs de très nombreux points communs. J’étais contente de découvrir Joe Hill dans un genre un peu différent et en duo avec le dessinateur Stuart Immonen.

L’histoire de Plunge est reliée à la mer et au monde des naufrages. Elle débute au lendemain d’un tsunami. Sur les radars, on détecte le signal de détresse d’un navire d’exploration scientifique… qui s’avère être disparu depuis quarante ans! Tout de suite, c’est vraiment intrigant et on suit avec curiosité les événements qui suivront cette découverte. Le bateau des frères Carpentier, spécialisé dans le remorquage de bateaux qui ont fait naufrage, est mandaté pour aller voir ce qu’il en est et récupérer ce qui doit rester du navire et de l’équipage. Une biologiste marine se joint à eux ainsi qu’un scientifique. Leur arrivée sur les lieux du drame leur réserve bien des surprises, surtout quand l’équipage débarque pour une nuit, afin de passer un moment dans l’un des tout dernier endroit sauvage de la planète…

« -Qu’espérez-vous y trouver?
-Les corps, la boîte noire, évidemment, du point de vue des relations publiques, les documents de recherches pourraient avoir une grande valeur. »

Cette bande dessinée d’horreur nous amène dans l’univers des naufrages et au plus profond de l’océan, là où se cachent les plus grands mystères. L’histoire joue beaucoup sur nos peurs reliées à l’inconnu et sur ce qu’on imagine qui se retrouve dans les fonds marins inexplorés et les lieux reculés. Ce qu’on ne connaît pas titille forcément l’imagination. La bande dessinée joue beaucoup sur l’atmosphère: découvertes macabres, incendies, température glaciale, chiffres étranges gravés dans la pierre.

On y retrouve le style de Joe Hill qui nous est familier, mais avec quelque chose de l’univers de Lovecraft. J’ai beaucoup aimé le scénario et les dessins collent parfaitement à l’univers. Je trouve aussi que la couverture est vraiment belle, elle donne tout de suite le ton. C’est un beau duo que celui de Hill et Immonen. La bande dessinée est complétée par un cahier de couvertures alternatives, la genèse de l’histoire inventée par Hill et des entrevues avec les deux auteurs.

Si vous aimez les univers sombres, les histoires de naufrages et toutes les légendes qui y sont reliées, vous pourriez bien apprécier cette lecture!

Plunge, Joe Hill, Stuart Immonen, éditions Urban Comics, 168 pages, 2021

Les Langoliers

À bord d’un vol vers Boston, dix personnes se réveillent, seules dans l’avion. Le reste des passagers s’est volatilisé. L’avion se tient sur un tarmac désert du Maine. Attentat, complot, faille temporelle ? Chacun a une théorie, mais c’est sans doute Dinah, une petite fille aveugle, qui en sait le plus long. Et c’est elle qui, la première, entendra ce bruit sourd, qui se rapproche…

Les Langoliers de Stephen King est un roman « court » paru il y a quelques années dans le recueil Minuit 2 avec un autre titre. L’éditeur le réédite cette fois dans la très belle collection jeunesse, créée pour faire redécouvrir les nouvelles et romans du King. Toutefois, il fait tout de même 500 pages dans cette nouvelle édition. On m’a beaucoup parlé de ce livre, surtout en rapport à l’adaptation sortie il y a quelques années. Adaptation que je n’ai pas vue cependant. Je vais donc me concentrer sur le livre: un roman que j’ai trouvé terrifiant! 

Il faut savoir que je ne prend pas l’avion. Je suis très malade en avion. J’ai peur des avions. Je n’aime pas la sensation du décollage et de l’atterrissage qui m’a fait faire des cauchemars pendant des années, ni celle d’être dans les airs. Ce livre était donc tout trouvé pour me donner une bonne frousse. Paradoxalement, j’adore avoir peur dans mes lectures et j’étais impatiente de me plonger dans cette histoire. Je n’ai vraiment pas été déçue!

Nous voilà donc dans un avion en plein ciel. Dix personnes qui dormaient se réveillent soudain. Tous les autres passagers qui ne dormaient pas ont disparu, incluant le pilote. Toutes les théories, des plus crédibles aux plus farfelues, sont évoquées par les passagers qui restent. Qu’est-ce qui a bien pu se passer? Qu’est-ce qu’on peut faire pour tenter de retrouver un semblant de normalité et mettre fin à ce cauchemar? Car c’en est un! Le temps presse car un avion ne peut voler éternellement sans ravitaillement. Et il y a ce bruit sourd qui semble s’approcher de plus en plus…

« Il faut que nous partions d’ici. Vite. Parce qu’il y a quelque chose qui vient. Une chose mauvaise, qui fait un bruit de crépitement. »

Ce livre est terriblement efficace puisqu’il nous place en face d’une de nos plus grande peur: la perte de contrôle total de notre environnement. Ici, coincés dans les airs, les passagers essaient de comprendre ce qui a bien pu arriver à leur vol. Au sol, tout semble avoir disparu. Les villes, les lumières. Les repères familiers sont maintenant inexistants. Comment réagiriez-vous face à une pareille situation? C’est terrifiant de se poser la question.

« -Si vous voulez des montres, vous n’avez qu’à vous servir, fit une voix dans leur dos. Il y en a des tonnes, là-bas derrière. […]
-Vous parlez sérieusement? demanda Nick, qui, pour la première fois, parut un peu désarçonné.
-Des montres, des bijoux, des lunettes. Et aussi des sacs à main. Mais le plus délirant c’est qu’il y a… des trucs qui semblent provenir de l’intérieur des gens. Comme des broches chirurgicales et des pacemakers. »

L’auteur aborde aussi, comme souvent dans ses romans, la réaction des gens face à une catastrophe ou à une coupure totale entre une situation qui nous échappe et le quotidien auquel nous sommes habitués. L’humain étant ce qu’il est, quand vient le moment dans un groupe de faire des choix pour le bien de tous, il y a toujours quelqu’un qui décide de faire cavalier seul et qui met les autres en danger. Tout cela, ainsi que le personnage de Dinah, une fillette aveugle qui semble « voir des choses » donnent le frisson.

« Comment connais-tu la manière dont je te vois, alors que tu es aveugle?
-Vous seriez étonné, répondit Dinah. »

On découvre au fil des pages les caractéristiques des personnages qui sont restés dans l’avion et leurs capacités. On s’attache à la plupart d’entre eux, tout en découvrant les raisons pour lesquelles ils étaient dans l’avion. C’est une chose que j’aime particulièrement chez King: ses personnages. Ils sont toujours très complexes, les bons comme les méchants. D’apprendre à mieux les connaître nous permet de mieux les comprendre, ce qui demeure fort inquiétant quand ils s’agit de personnages très problématiques.

Dès qu’on commence la lecture de ce roman, les pages défilent bien vite. Il est difficile de le mettre de côté. J’aurais par contre aimé en savoir un peu plus sur le « après » vers la fin du roman, mais Les Langoliers est une histoire qui laisse une grande place à l’imagination… ce qui contribue encore plus à ce sentiment de peur qui accompagne le lecteur. J’ai vraiment adoré cette lecture que j’ai littéralement dévorée!

Les Langoliers, Stephen King, éditions Albin Michel, 512 pages, 2021