Hôtel Heartwood t.2 – Un hiver si doux

Alors que le froid s’installe dans la forêt, Mona et son amie Tilly, l’écureuil au sale caractère, accueillent les animaux qui viennent hiberner. Quelle chance de déguster une tasse de miel chaud avant de s’endormir dans un lit douillet jusqu’au printemps ! Soudain un drame survient : les réserves sont pillées et la tempête de neige bloque le ravitaillement. Comment affronter l’hiver sans provisions ? Et surtout, qui vole les cuisines ?

Se déroulant dans un hôtel pour animaux dans la forêt, l’Hôtel Heartwood accueille les animaux qui recherche un endroit où passer les vacances ou alors hiberner pendant la froide saison. De nombreuses fêtes et célébrations sont organisées à l’hôtel. Le propriétaire a aussi très bon cœur et il lui arrive souvent d’offrir logis, travail ou repas à ceux qui sont égarés ou démunis. 

Chaque tome se déroule pendant une saison. Le premier tome, Une maison pour Mona, se déroulait à l’automne. Un hiver si doux quant à lui se passe à l’hiver. Il y a un tome trois pour le printemps et un quatrième pour l’été. J’ai surtout un intérêt pour les deux premiers. Je ne sais pas encore si je lirai les autres. 

Ce second tome nous ramène à Heartwood, cette fois sous les flocons. Comme c’est l’hiver, Mona, Tilly et les autres doivent accueillir les animaux qui hibernent. C’est un moment plus tranquille pour eux normalement, où ils peuvent profiter d’une bonne tasse de miel chaud et de palets au beurre, mais l’arrivée d’une duchesse malcommode, d’un voleur qui dérobe les provisions et d’une grosse tempête de neige, compliquent beaucoup le quotidien des animaux. La duchesse loge à l’hôtel et a de nombreuses exigences déplaisantes. Ce n’est pas une invitée de tout repos. C’est aussi le moment où toutes sortes de problèmes semblent s’acharner sur l’hôtel. C’est une période difficile. Ça le devient encore plus quand des provisions disparaissent alors que l’hôtel est rempli et que la tempête empêche la livraison de nourriture.

On retrouve dans ce seconde tome le plaisir tout doux des petits bonheurs de l’hôtel: les bons petits plats, de nouvelles festivités et traditions, la douceur de vivre à Heartwood. Cette petite série mettant en scène des animaux est très douce et conviviale. L’ambiance est particulièrement agréable. J’aime aussi beaucoup le format des histoires et la beauté de l’objet-livre. Si j’ai eu l’impression d’un relâchement dans l’histoire de ce second tome, j’ai quand même bien aimé cette lecture. C’est un univers confortable qu’il est bon de retrouver. Le roman est aussi illustré de jolies images au crayon, en noir et blanc. Les illustrations accompagnent bien l’histoire.

Le genre de série à découvrir en famille, parfait pour les petits et les grands qui recherchent un peu de douceur.

Hôtel Heartwood t.2 – Un hiver si doux, Kallie George, éditions Casterman, 192 pages, 2019

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Le parc jurassique

Une petite île du Pacifique perdue dans le brouillard. Un vieillard milliardaire qui réalise enfin son rêve : créer le parc d’attractions le plus original du monde. Un entreprise américaine spécialisée dans la recherche génétique, en particulier le clonage, qui travaille d’arrache-pied et dans le plus grand secret à recréer des dinosaures : en tout, quinze espèces différentes, au comportement soi-disant inoffensif. Un triomphe scientifique qui tourne au désastre lorsque le jeune paléontologiste Alan Grant, un de premiers visiteurs du parc, rencontre l’inconcevable… Une formidable course poursuite de vingt-quatre pour éviter le pire. Voici enfin, avec Le Parc Jurassique, un formidable suspense sur les possibilités infinies de la technologie et de la génétique aujourd’hui. Mais vouloir dominer la nature est un rêve dangereux

J’adore l’univers du Parc Jurassique, les films et les dinosaures en général, mais je n’avais jamais lu le livre. Il était temps d’y remédier! Avec une amie nous en avons fait une lecture commune. J’avais naturellement vu le film à sa sortie en 1993 et ça m’avait beaucoup marquée. Je me rappelle en détail cette sortie au cinéma en famille. Le film m’apparaissait totalement fascinant. Et le livre l’est finalement tout autant, sinon plus.

Tout le monde connaît l’histoire du Parc Jurassique: John Hammond, un riche homme d’affaires travaille à créer un parc d’attractions unique en son genre en clonant des dinosaures. Il invite en avant-première des scientifiques à le visiter et ses petits-enfants. Il souhaite susciter l’émerveillement, tant chez les enfants que chez les adultes. Il se doute bien que les scientifiques qui ont étudié les dinosaures toute leur vie, seront stupéfaits par les prouesses de la génétique élaborées par son équipe. Évidemment, John pensait avoir tout prévu, tout planifié et être capable de tout contrôler. Mais quand l’humain joue avec la génétique et la nature, les choses ne se déroulent pas vraiment comme prévu…

« Ces animaux sont génétiquement conçus pour être incapables de survivre dans le monde réel; ils ne peuvent vivre que dans le parc Jurassique. Ils ne sont pas libres, tant s’en faut. Nous les retenons prisonniers. »

Ce roman est extraordinaire. Le propos est fascinant et il devait l’être encore plus lors de sa parution en 1990. Il y est énormément question d’éthique, de génétique, de sciences, d’archéologie et de paléontologie. Le roman est intéressant pour son côté « aventure » naturellement et pour la fascination que les dinosaures exercent sur nous, mais c’est quand même avec horreur qu’on découvre l’arrière-plan du fonctionnement du parc et la fragilité de son élaboration. Le livre amène beaucoup de questionnements sur l’éthique et la façon d’utiliser les connaissances. C’est aussi un constat sur l’échec assuré, à court, moyen et long terme, lorsque l’humain manipule la nature pour arriver à ses fins.  

« Vous voyez, il y a des moments où l’on se demande si des animaux éteints ne devraient pas le rester. Vous n’avez pas ce sentiment, vous aussi? »

J’ai adoré ce roman. Je l’ai dévoré. Ça se lit vraiment bien. L’histoire est assez proche du film mais quand même différente sur certains points. Le texte est plus élaboré et toutes les questions scientifiques ainsi que le processus biologique de création des dinosaures, sont beaucoup plus élaborés dans le livre. L’auteur s’est d’ailleurs inspiré de travaux de paléontologistes reconnus pour écrire son roman. J’ai passé un excellent moment avec les dinosaures. C’est un livre fascinant et bien écrit. J’aurais dû le lire bien avant!

Le parc jurassique, Michael Crichton, éditions Robert Laffont, 444 pages, 1993

Apprendre sur le tas

 » Le rapport que l’humanité entretient avec les excréments est bien singulier. Mélangez la honte, le dédain et la fascination et vous obtenez les états d’âme qui habitent un individu moyen devant ces reliquats de notre digestion. Il existe même une forme d’humour dit « pipi-caca » qui les glorifie. Ce sont des performances où chaque évocation scatologique trouve un public pour se dilater la rate et, incidemment, accélérer son transit, car le rire est aussi très bon pour la motilité intestinale. Je voulais prendre le taureau par les cornes et aborder le sujet plus en profondeur dans ce petit bouquin qui mélange humour et connaissances. Lorsqu’on s’intéresse aux excréments avec un œil de biologiste, on découvre un univers fascinant. Ils sont utilisés dans le monde animal pour marquer un territoire, tromper les prédateurs, piéger des proies, se rafraîchir, signer des alliances, imposer sa suprématie, signaler sa disponibilité sexuelle, etc. Entre l’humour et l’information, ce livre vous dilatera la rate et vous stimulera l’esprit. C’est le bouquin idéal pour les jeunes et les moins jeunes qui veulent apprendre sur le bol et être bollés sur un sujet qui est loin d’être banal. » – Boucar Diouf

Voilà un livre étonnant que je voulais lire depuis un moment. Le sujet peut paraître rebutant – les excréments – mais pourtant c’est un ouvrage à la fois passionnant et instructif, mais aussi très amusant.

« Une crotte bien placée vaut mille infos. Statut social, lien de parenté, cohésion du groupe, maturité sexuelle, accès aux femelles: la crotte informe le groupe, les intrus, les autres espèces et, parfois, dégage une odeur apaisante et sécurisante pour les congénères, assurant ainsi une cohésion sociale ou hiérarchique. Évidemment, on parle du règne animal. Un simple passage dans une toilette publique vous convaincra que ce n’est assurément pas le cas pour l’humain. »

J’aime beaucoup Boucar Diouf, autant comme biologiste que comme humoriste. Il aborde ici les excréments d’un point de vue biologique, mais aussi sociologique, médical et écologique. Il parle de notre rapport aux excréments, qui change selon les époques, les cultures et les pays, ainsi que de son utilisation d’un point de vue technologique, médical et animal. Il a une façon d’expliquer les choses avec humour et de les rendre abordables. Même ici avec un sujet à la fois repoussant et qui fait sourire. Boucar Diouf amène les choses de façon à ce que l’on prenne beaucoup de plaisir à lire sur ce sujet peu banal. Il aborde ce thème à travers les connaissances que nous en avons, des anecdotes personnelles, les recherches scientifiques. On en sort captivé, alors qu’il s’agit d’un sujet vers lequel on ne serait peut-être pas allé d’emblée.

J’ai appris beaucoup de choses intéressantes. On retrouve d’ailleurs un grand nombre d’applications pour les reliquats de nos intestins et ceux des animaux: combustibles, briques, cosmétiques, isolants, rituels religieux et même dans le café du matin (du moins si on a les moyens de s’offrir cette variété fort couteuse!) On connaît bien sûr l’application dans le domaine du jardinage, mais on découvre aussi une foule de choses sur la façon dont les excréments sont utilisés, autant par les humains que par les animaux, qui s’en servent aussi de bien des façons. Le livre amène également des idées amusantes sur l’utilisation des bouses qui ne s’avèrent finalement pas si folles que ça!

En lisant cet ouvrage, on réalise que notre culture dédaigne tout ce qui est relatifs aux excréments. Cette vision est en fait très différente selon les peuples et selon les utilisations qui en sont faites. Déchet pour les uns, mine d’or pour les autres!

« En Inde, dans les régions rurales, la bouse est utilisée depuis des générations comme isolant. Elle garde les habitations plus fraîches l’été et plus chaudes durant la saison froide. Autre avantage méconnu: la bouse peut faire office de combustible. C’est du moins le cas dans mon Sénégal natal. Ma mère utilisait la bouse de vache, appelée oumbel, pour nous faire à manger pendant la saison sèche. Et à la manière des scouts qui cherchent du bois mort dans la forêt pour le feu de camp, je parcourais la savane avec mon frère, chacun armé d’un sac à la recherche de bouses à ramener à la case. »

Un ouvrage qui fait sourire et qui nous apprend plein de choses. Le livre est joliment illustré par Philippe Béha. J’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cet ouvrage. C’était amusant et très instructif. Autant l’auteur parle d’un sujet plutôt tabou dans nos sociétés, autant on réalise que les excréments sont essentiels à la vie. Un livre qui permet de voir tout cela d’un œil bien différent!

Apprendre sur le tas. La biologie des bouses et autres résidus de digestion, Boucar Diouf, éditions La Presse, 144 pages, 2018

Légendes de la Garde t.1: Automne 1152

Depuis la nuit des temps, la Garde protège les souris des mille dangers qui menacent leur existence. Trois de ses membres les plus solides, Kenzie, Saxon et Lieam, découvrent lors d’une mission de routine un noir complot ourdi dans la ville de Barkstone. Trop tard ! Lieam est fait prisonnier, les deux autres sont laissés pour mort aux portes de la ville et une armée traîtresse marche déjà vers Lockhaven, la légendaire forteresse de la Garde.

J’ai tout de suite été attirée par la série Légendes de la Garde, à cause de son format carré différent des autres bandes dessinées et parce que les tomes se déroulent tous en une saison différente. Le premier se passe en automne, le second en hiver, le troisième au printemps alors que le quatrième est un recueil de contes. Ce peut être une bonne idée de les découvrir en suivant les saisons. 

Légendes de la Garde raconte un monde où les souris ont leur propre civilisation et où elles se sont organisées afin de se défendre contre les grands prédateurs. Trois souris agissent en éclaireurs alors que se greffe à elles d’autres personnages qui ont tous des postes clés dans la survie de leur communauté. Ce premier tome nous permet de découvrir leur fonctionnement. 

La bande dessinée est divisée par chapitres, qui débutent tous par un texte, un peu comme un livre de contes. Puis l’histoire se poursuit comme une BD classique. La Garde permet aux souris de prospérer en restant relativement à l’abri. Après avoir remporté la Guerre d’hiver de 1149, les membres de la Garde forment des escortes, des éclaireurs, des guetteurs et des guides. 

« Qu’importe l’ennemi, pourvu qu’on ait la cause. »

Cette aventure de l’hiver 1152 commence quand un marchand de grain a emprunté seul une route et est disparu en chemin. Le marchand est retrouvé mort, avec une carte en poche. Il s’agissait d’un traitre. Les souris veulent découvrir à qui le marchand livrait leurs secrets et pourquoi. Ainsi commence leur enquête.

Au fil des pages, on découvre d’autres personnages qui ont des rôles importants au sein des souris. L’histoire est racontée sous forme de récit d’aventure, avec un petit côté médiéval très intéressant. Les ennemis se cachent dans l’ombre et le danger n’est pas toujours facile à appréhender.

« La mort est une arme puissante
Comme elle est une fuite facile

Les héros deviennent les légendes
Les légendes deviennent les mythes
Les mythes créent de nouveaux héros »

Plusieurs citations, extraites de recueils, de livres ou de paroles de personnages de légendes du monde de la Garde, ornent souvent les premières pages de chapitres. Il y est beaucoup question de la Hache Noire, qui fait partie des mythes et des histoires de la Garde. Le troisième tome de la série en porte d’ailleurs le titre.

Avec Légendes de la Garde et la création d’un monde animal complètement autonome et protecteur envers ses membres, David Petersen crée ici un univers complet, avec ses histoires et son propre monde mythologique. C’est ce qui amène tout l’intérêt de cette BD: un univers complet. On ressent derrière la narration et l’évolution de l’intrigue, la force d’un bagage riche en légendes et en textes. On en retrouve d’ailleurs des extraits, joliment enluminés. En fin de volume, l’auteur partage des informations supplémentaires sur son monde, comme par exemple sur les métiers exercés dans l’univers des souris. 

J’ai bien aimé cette lecture, qui a un petit côté médiéval et fantaisiste. L’idée de mettre en scène des animaux n’est pas nouvelle, mais l’univers créé par Petersen est riche et complet. Automne 1152 est un premier tome prometteur pour le reste de la série que je vais poursuivre dès qu’on a quelques flocons, pour être dans l’atmosphère hivernale du second tome.

Si vous aimez les histoires d’animaux, l’ambiance d’un monde ancien, cette série pourrait vous intéresser. On ne peut s’empêcher de penser à Trône de fer (en moins violent) ou même à Tolkien, dans un genre bien différent naturellement. 

Une belle découverte, que j’ai fait un peu par hasard, en cherchant des livres à l’esprit automnal. Je suis contente d’avoir mit la main sur Légendes de la Garde.

Légendes de la Garde t.1: Automne 1152, David Petersen, éditions Gallimard, 168 pages, 2008

Le chat du bibliothécaire t.1: Succès mortel

À Athena, dans le Mississippi, Charlie Harris coule des jours paisibles en compagnie de Diesel, son fidèle maine coon, véritable coqueluche de la ville. Pour le bibliothécaire, la présence du félin est une source de bonheur, tout comme celle des étudiants à qui il offre le gîte et le couvert dans sa charmante maison. Cependant, sous ses airs tranquilles, Athena recèle mille et un secrets sur le point d’être dévoilés lorsque Godfrey Priest est retrouvé assassiné dans sa chambre d’hôtel. Le célèbre auteur de thrillers, enfant du pays, venait assister à un gala en son honneur. Pour sûr, le criminel est un habitant du coin. Si l’enquête est officiellement confiée au bureau du shérif, Charlie et son compagnon à quatre pattes se lancent incognito dans leurs propres recherches…

Ce roman est tout à fait le genre de petite série policière que j’aime bien lire. Le cadre est agréable: des lieux débordant de livres, une maison confortable et accueillante, un animal attachant. Et surtout: une bibliothèque où travaille le personnage principal. Tout cela trouve un écho chez moi, puisque je travaille aussi en bibliothèque. Une atmosphère qui baigne dans les livres et les auteurs de romans a tout pour me plaire. 

Charlie est bibliothécaire et s’occupe des archives de livres rares en plus de travailler bénévolement à la bibliothèque de sa ville. Il amène partout avec lui son chat Diesel, un Maine Coon immense qui retient l’attention de tous. Charlie vit seul depuis le décès de sa femme et le départ de ses enfants de la maison. Il poursuit donc la tradition de sa tante de qui il a hérité de la maison et il accueille aussi chez lui des étudiants qui cherchent un endroit où vivre pendant leurs études. Ça lui fait un peu de compagnie. 

C’est alors qu’on retrouve le cadavre du célèbre auteur de romans policier Godefroy Priest, natif de la ville, en visite pour un gala en son honneur. Priest n’était pas la personne la plus sympathique du monde et beaucoup de gens le détestaient. Charlie n’était pas non plus son plus grand fan. Quand il réalise que Justin, le fils d’une amie qui vit chez lui est interrogé, Charlie, accompagné de son chat Diesel, se mêle de l’enquête. Charlie est encore plus motivé lorsqu’il constate que des gens de sa connaissance sont peut-être impliqués et qu’il semble que les archives que Priest a confié à l’université aient été fouillées…

Voilà un roman que j’aime qualifier de « polar réconfortant ». Il y a un crime, mais rien de bien sanglant. Le plaisir de la lecture réside principalement dans l’ambiance de l’histoire: le cadre agréable, des personnages sympathiques auxquels on s’attache, comme Charlie et Diesel. L’atmosphère est réconfortante: des livres, du catalogage, des archives, une bibliothèque, un écrivain et son travail. Il y a aussi la maison de Charlie qui regorge de plats alléchants et que je vois un peu comme un havre de paix dans la tempête qui secoue la petite ville. C’est une lecture fort agréable!

Ce livre est le premier tome de la série. L’éditeur québécois m’a soufflé à l’oreille (ou plutôt via Instagram) que le second tome serait traduit et paraîtrait à l’hiver 2023. J’ai hâte! Je suis impatiente de retrouver Charlie (et Diesel) dans d’autres histoires.

Le chat du bibliothécaire t.1: Succès mortel, Miranda James, éditions Flammarion Québec, 320 pages, 2022