L’été de Summerlost

L'été de SummerlostUn an déjà que le père et le plus jeune frère de Cedar ont disparu dans un accident de voiture. Ce premier été après le drame, l’adolescente, sa mère et son frère s’installent dans leur nouvelle maison de vacances, dans la petite ville d’Iron Creek, et tentent de se reconstruire. Très vite, les mystères se succèdent: qui est le garçon bizarrement costumé qui passe chaque jour à vélo devant la maison? Qui peut bien déposer des objets sur le rebord de la fenêtre sans explication? Dans les coulisses de Summerlost, un festival de théâtre, Cedar se laisse entraîner par Leo sur les traces d’une actrice disparue dans d’étranges circonstances…

C’est la sublime couverture qui m’attirée vers ce livre. On a toute suite l’impression qu’on ouvrira un livre estival et ensoleillé. Plein de la magie des petites soirées d’été et des promenades à vélo. C’est du moins l’impression que me donnait ce roman avant de l’ouvrir.

Il y a des choses que j’ai adorées dans ce roman et d’autres, beaucoup moins. Autant le roman de Dan Gemeinhart traitait de sujets difficiles d’une façon lumineuse et émouvante, autant L’été de Summerlost m’a semblé très plat à côté. Ce n’est pas un mauvais roman. Cependant, c’est un roman que j’ai trouvé étonnamment assez long, dans lequel on n’a pas l’impression d’avancer.

L’été de Summerlost raconte l’histoire de Cedar qui aménage dans une maison pour l’été, avec son frère et sa mère. Son père et son petit frère Ben sont décédés dans un accident. Le reste de la famille tente de faire son deuil. Ce qui n’est pas chose facile. Les réflexions, les craintes et les pensées de Cedar sonnent justes et sont universelles, toutefois je n’ai pas trouvé ce roman touchant du tout. Un peu à la fin, sans plus. Cedar pose des réflexions assez graves sur la mort. Sujet omniprésent dans le roman. Cedar et Miles se passionnent pour un vieux feuilleton très mal fait où il y est question d’une femme enterrée vivante. Pendant l’été, Cedar découvre également la vie de Lisette Chamberlain, une actrice morte tragiquement et dont on fête le vingtième anniversaire de.

« Tu passes trop de temps dans les cimetières. Tu participes à trop de visites sur des personnes disparues. Et tu regardes trop de feuilletons sur des personnes enterrées vivantes. »

J’ai cependant trouvé que le texte manquait d’émotions. Est-ce dû à la traduction? C’est possible. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Cedar, Leo et Miles.

Toutefois, ce que j’ai trouvé de vraiment intéressant dans le roman et qui est rarement mit en valeur dans un roman jeunesse, c’est tout ce qui entoure le festival de Summerlost. Les chapitres sont divisés en actes, comme au théâtre. Cedar et son nouvel ami Leo en qui elle découvre un véritable complice, y ont trouvé un petit emploi d’été. Leo se passionne pour une actrice de la région, Lisette Chamberlain, qui a fait une belle carrière et il entraîne Cedar dans sa passion. Leur été sera sous le signe du théâtre, du festival mettant Shakeaspeare à l’honneur et d’un mystère entourant la disparition de Lisette Chamberlain. Pour recueillir plus d’informations et aider son ami, Cedar fera du bénévolat auprès de la costumière du théâtre.

Tous les aspects entourant Shakespeare, le théâtre, le travail en coulisse et la présence des deux enfants est sans doute ce qui est le plus passionnant dans le roman. C’est ce que j’ai trouvé qui différenciait l’histoire des autres romans, justement parce que c’est peu abordé comme thématique. Leo est un personnage passionné et peut-être le plus intéressant du roman à mon avis.

Au fil des pages, on apprend beaucoup de choses sur la famille de Cedar, sa façon d’aborder le deuil, la relation qu’elle avait avec son frère décédé, qui était un garçon différent. Ce n’était pas facile tous les jours et par moments, la culpabilité étouffe Cedar qui a du mal à vivre avec la perte de la moitié de sa famille.

« Mon père disait souvent que la vie, c’était comme tourner les pages d’un livre. « Oh, regardez, disait-il en faisant semblant de tourner une page quand un coup dur nous arrivait. Pas de bol page quatre-vingt-dix-sept. Et quatre-vingt-dix-huit. Mais ça s’arrange pages quatre-vingt-dix-neuf! Tout ce qu’il fallait faire, c’était continuer à lire! » »

L’été de Summerlost est un roman qui avait beaucoup de potentiel, mais que j’ai trouvé assez long et peu touchant, malgré la gravité des sujets abordés. Certaines tentatives d’humour retombent assez vite et il manque vraiment quelque chose au texte pour en faire un roman marquant ou touchant. Le mystère entourant Lisette Chambelain est assez pauvre également.

C’est vraiment dommage parce que c’est un roman que j’aurais aimé adorer. Il y a de très belles trouvailles de la part de l’auteur. Cependant, je n’y ai pas trouvé ce que je m’attendais à lire. Je me demande si le texte original semble aussi peu vivant que l’est la traduction? J’ai beaucoup de mal à mettre le doigt sur ce qui manque à cette histoire, mais définitivement, le texte est plat et plutôt linéaire, même s’il y aurait eu matière à donner plus d’émotions et de qualités aux personnages, afin de les rendre plus attachants.

Un roman qui se lit bien, mais qui ne m’a pas marquée plus que cela. Dommage, car le cadre était bien prometteur…

L’été de Summerlost, Ally Condie, éditions Gallimard Jeunesse, 304 pages, 2017

L’incroyable voyage de Coyote Sunrise

L'incroyable voyage de Coyote SunriseCoyote, douze ans, vit avec Rodeo, son père, dans un bus scolaire. Ensemble, ils sillonnent les États-Unis au gré de leurs envies, embarquant parfois quelques autostoppeurs à l’âme en peine. Quand Coyote apprend que le parc de son enfance va être détruit, elle décide de tenter l’impossible : traverser le pays en moins de quatre jours pour arriver avant les bulldozers. Un défi de taille, puisque Rodeo a juré de ne jamais retourner sur les lieux qui abritent leurs plus précieux souvenirs. Mais le voyage est parfois plus important que la destination…

En commençant L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, je n’étais pas du tout certaine de ma lecture, mais je me suis vite prise au jeu. Coyote a douze ans. Elle vit dans un bus surnommé « Yageur », avec son père Rodeo, un hippie hirsute aux yeux très spéciaux, et Ivan, un adorable chaton, qui se joindra au duo au tout début du périple.

Ce roman jeunesse met en avant la différence de mode de vie, mais aussi l’amitié, la fuite et surtout le deuil. Le périple de Coyote et son père prendra un nouveau sens quand Coyote apprend que le parc de son enfance va être détruit. C’est alors une course contre la montre pour revenir à temps avant la destruction de cette petite forêt sauvage qui représente tant pour elle. Si je croyais lire un roman écologique sur la sauvegarde de la nature, ce n’est pas du tout ce que j’ai trouvé entre les pages, mais c’est tout aussi bien. C’est l’histoire d’une reconstruction, bourrée d’émotions, de rires, de larmes et d’amitié rencontrées au fil des kilomètres.

Coyote et Rodeo sillonnent les routes depuis déjà un bon moment. Leur vie est là, dans un bus converti en maison. Si tout semble aller pour le mieux, on réalise bien rapidement que Coyote ne vit pas les choses de la même façon que son père. Sur les routes, Coyote et son père rencontrent toutes sortes de gens, qu’ils finissent par prendre avec eux dans le bus. Des âmes esseulées, en difficulté, fuyant tout, comme Rodeo et Coyote, une vie dont ils ne veulent pas. Parfois, affronter ce qui nous fait le plus mal est aussi une façon d’avancer.

« Parfois, faire confiance à quelqu’un est la chose la plus terrifiante qui soit. Mais tu sais quoi? C’est bien moins effrayant que d’être toute seule. »

Malgré la gravité des sujets abordés, ce roman est très estival et vraiment lumineux. C’est beau, réconfortant et émouvant. J’ai vraiment apprécié ma lecture, parce que le roman nous fait vivre de nombreuses émotions et que l’humour est aussi bien présent. Ce qui est vraiment amusant dans ce livre, ce sont les jeux de mots entre Coyote et son père, leurs particularités très attachantes et leurs réparties. Il y est beaucoup question de livres aussi. Rodeo pose d’ailleurs trois questions aux potentiels auto-stoppeurs qui pourraient se joindre à eux une partie du voyage, dont l’une d’elle est « quel est ton livre préféré ?».

« Rien de mieux qu’un bon livre pour réunir deux personnes. »

L’incroyable voyage de Coyote Sunrise est un roman qui se lit avec bonheur, parce que l’auteur réussit le pari d’aborder des sujets douloureux, avec humour et beaucoup d’humanité. C’est vivant, ça donne envie de profiter de la vie. Il y a quelque chose de très réjouissant dans le voyage complètement fou accomplit par Coyote et Rodeo, qui est autant métaphorique que réel. Les routes empruntées sont autant de passages vers leur vie réelle et l’acceptation de ce qu’il est impossible de changer. C’est un roman sur la vie, sur le fait de faire face aux événements et d’en guérir. Un très beau roman!

Et vous, avez-vous envie de voyager pendant un moment aux côtés de Coyote, Rodeo, Ivan, Lester, Salvador, Val et plusieurs autres personnages hauts en couleurs? Tout le monde à bord de Yageur pour un voyage particulier et touchant, plein de péripéties toutes plus incroyables les unes des autres!

L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, Dan Gemeinhart, éditions Pocket Jeunesse, 416 pages, 2020

En route vers nowhere

En route vers nowhereÉté 1996. Sara et Sébastien, dix ans, se rencontrent à la cantine du camping où ils passent leurs vacances. Une slush lime-framboise bleue et un gel de cerveau plus tard, une amitié naît. Plusieurs années après, en quatrième secondaire, ils se retrouvent par hasard à la même école et renouent avec leur complicité d’enfance.
Été 2007. Sara et Sébastien partent pour un road trip au volant de Lucette, une voiture délabrée qui ferait le bonheur d’un ferrailleur. Au cours des onze dernières années, leur relation d’amitié a flirté avec l’ambiguïté et les malentendus, au grand regret de leurs familles et de leurs amis, convaincus qu’ils sont faits l’un pour l’autre. En quête d’aventure, les deux jeunes adultes ignorent encore que bien des surprises les attendent au détour du chemin.

C’est d’abord la très belle couverture qui m’a attirée vers ce roman. Puis le résumé me semblait estival et parfait avec ce que j’avais envie de lire. J’espérais cependant que le roman ne soit pas trop léger. Je voulais quelque chose d’agréable à lire, d’amusant aussi. J’ai été bien servie et je ne me suis pas ennuyée une seconde!

Le roman raconte l’histoire de Sara et Sébastien. Ils se rencontrent au camping à l’âge de 10 ans, en 1996. Ils sont rapidement complices et cet été marque le début d’une amitié faite d’éloignements et de rapprochements. À la rentrée ils se perdent de vue avant de se retrouver au secondaire et de ne plus se lâcher. Leur relation a toujours été ambiguë et c’est en découvrant leur parcours de l’enfance à l’âge adulte, qu’on comprend un peu ce qui les lie. Autour d’eux gravitent d’autres personnages, des amis, des ex, mais aussi Marjorie et JP qui sont les colocs de Sara et de Sébastien. Le roman alterne entre les passages du passé et ceux du présent.

« Seb, c’est ma soupape face au monde adulte. (Il n’aime pas que je le compare à une valve qui permet de relâcher la vapeur, seulement c’est la meilleure image qui me vient à l’esprit.) Avec lui, je ne suis pas obligée de me prendre au sérieux, et ça aboutit souvent en niaiseries exécutées sur un coup de tête, comme cette course dans le stationnement du café, sous l’œil critique des clients de l’endroit. »

Ce roman m’a fait beaucoup sourire. Il est rempli de souvenirs qui ont fait écho chez moi. Je me suis retrouvée dans beaucoup de choses que vivent les personnages, dans les dialogues qui évoquent, à quelques années près, l’époque où j’ai grandit. On est au début de la technologie avec des téléphones pas vraiment intelligents, les vieilles cassettes et les boys bands, les romans de la série Les Baby-Sitters, la visite obligée au Madrid pour voir les dinosaures. Tout le road trip improvisé, ça fait partie de beaucoup de souvenirs d’été et c’est plaisant de monter à bord avec Sara et Sébastien, entre les vieux motels miteux, le camping sur la plage et la bouffe pas très bonne achetée n’importe où.

Sara et Sébastien, c’est une histoire parfaite, un duo qui fonctionne à merveille, mais avec deux personnages qui ne réussissent pas à cerner leur propre relation. Ils voguent constamment quelque part entre l’amitié et l’amour, en ne sachant pas comment se parler des « vraies affaires ». Ils sont attachants et drôles dans leurs imperfections. Je les ai aimé tout de suite.

En route vers nowhere est une histoire d’amitié et d’amour, de voyage et d’été. Un roman qui nous donne envie de partir sur les routes avec peu de bagages et d’improviser. C’est de cette façon qu’on forge les meilleurs souvenirs. Ce roman a d’ailleurs été une belle surprise. C’est un roman pétillant, vitaminé et coloré, comme les aventures et les personnages qu’il raconte. C’est une lecture d’été par excellence.

Même si le roman se veut humoristique et divertissant, l’histoire est moins légère que je ne le craignais. L’humour prend le dessus et les personnages sont attachants. Ce roman se lit tout seul et avec un grand plaisir! J’ai souris souvent, j’ai ris parfois et ça m’a rappelé beaucoup de souvenirs! Ça se passe en 2007 (mais aussi en 1996) avec toutes les références de ces époques. Ça parle de chansons nostalgiques, de café rarement bon, de poutines, de melon d’eau, d’une amitié ambiguë et d’un road trip. C’est léger mais pas trop. J’ai passé un super moment avec Sara, Sébastien et… Lucette (un vieux station-wagon rouillé). J’espère que l’auteure récidivera! J’adhère totalement à son humour, qui m’a souvent fait bien rire!

Pour moi, En route vers nowhere serait le livre à lire cet été. Un livre parfait fait de souvenirs et de rires.

En route vers nowhere, Sophie Laurin, éditions Hurtubise, 282 pages, 2020

Au grand air t.7

Au grand air 7Nadeshiko, motivée par l’exemple de Rin, est bien décidée à faire pour la première fois une sortie camping en solitaire ! L’idée n’est pas sans inquiéter sa sœur et ses amies, mais la campeuse novice n’en démord pas et prépare scrupuleusement son excursion. Au programme : promenades, beaux paysages et, évidemment, bons repas ! 

Déjà le tome 7 de cette série du manga Au grand air. Une série qui me plaît beaucoup puisqu’elle parle de camping hivernal, de tout ce qui rend ces moments très agréables: soupe chaude, solitude, nature et plein air. Ce septième tome est le dernier que j’ai sous la main. Il existe un tome 8, sorti en janvier dernier. Je ne sais pas quand je pourrai le livre, puisque j’avais emprunté la série avec le service de prêt entre bibliothèques et qu’avec la pandémie actuelle, les envois sont arrêtés jusqu’à nouvel ordre. On verra bien!

Au grand air est, comme toujours, un manga bien intéressant. Il me semble cependant que cette série se bonifie à mesure que les tomes avancent. On connaît mieux les personnages, on est plus familier avec l’humour de l’auteure et le cercle de plein air commence à avoir des bases un peu plus solides. Chaque campeuse se découvre et commence à percevoir un peu mieux ce qui lui plaît dans le fait de camper l’hiver et de partager cette passion avec d’autres personnes.

Ce tome parle du nouveau projet de camping en solo de Nadeshiko, qui inquiète un peu sa grande sœur et son amie Rin, surtout parce que personne ne réussit à la joindre. Les deux se sentent un peu coupable de la laisser partir seule et ont un peu peur qu’il lui arrive quelque chose. Le camping d’hiver doit être préparé précautionneusement et les filles veulent s’assurer que Nadeshiko fait les choses dans les règles de l’art.

Cette fois avec les campeuses, le lecteur visite la station d’Akasawa, un village qui faisait office d’étape lors de pèlerinages; le lac Ikawa ainsi que Fujinomiya, avec sa vue sur le Mont Fuji. Il y est comme toujours question de spécialités culinaires et de repas à venir, partagés toutes ensemble, qui fait rêver les filles.

Un nouveau voyage se prépare pour le tome 8, initié cette fois par la professeure responsable du groupe. C’est aussi le moment pour le cercle de camping de tenter de bénéficier d’une offre de petit bois intéressante…

Comme à l’habitude, une petite section bonus complète le manga, offrant de petites saynètes rigolotes en mode « intérieur », pendant que les filles ne campent pas et préparent leurs prochaines sorties.

Un septième tome à la hauteur de la série!

Mon avis sur les autres tomes:

Au grand air t.7, Afro, éditions Nobi Nobi, 178 pages, 2019

Au grand air t.6

Au grand air 6Après des vacances d’hiver faites de petits boulots, les filles du Cercle de plein air peuvent enfin s’acheter le matériel de camping dont elles rêvaient !
Galvanisée par cette expérience, Nadeshiko se met en quête d’un nouveau job, tandis que Chiaki, Aoi et Ena partent en camping au bord du lac Yamanaka. Mais sont-elles bien préparées?

Je viens déjà de terminer le sixième tome de la série Au grand air. Toujours agréable à lire, toujours intéressant ce manga. Je dirais même qu’à partir du quatrième tome, j’ai sentis quelque chose d’un peu différent dans le manga. Peut-être parce que les personnages sont plus proches, qu’elles vivent des aventures en plein air un peu plus intéressantes, mais il me semble que la série est plus solide. Ce tome ne fait pas exception et sa lecture est comme du bonbon. Ça se lit tout seul.

Cette fois, on suit le cercle de plein air qui part camper en plein cœur de l’hiver, alors qu’il fait vraiment très très froid. Mal équipées, les filles auront besoin d’un petit coup de pouce, surtout que Rin et Nadeshiko sont absentes car elles doivent travailler. Le travail leur permet d’ailleurs de poursuivre leurs découvertes du monde merveilleux des équipements de plein air en ayant les moyens de s’offrir quelques petites choses pour leur rendre la vie plus facile une fois en camping.

Nadeshiko commence à réfléchir au fait de faire du camping en solo, vu qu’elle ne peut partir avec le groupe cette fois-ci. Le cercle de plein air quant à lui se débrouille sans la prof accompagnatrice et s’amuse bien… jusqu’à ce que le mercure commence à descendre.

Comme toujours, ce manga nous amène dans de beaux endroits du Japon. Cette fois on visite le lac Yamanaka, près du Mont Fuji. C’est le plus haut lac de la région et l’altitude en fait un endroit glacial l’hiver. On parle toujours de nourriture et de cuisine, comme dans les autres tomes, ce qui contribue, avec les boissons chaudes et les soupes, à donner un petit côté réconfortant à l’histoire.

L’aspect « documentaire » du manga s’attarde cette fois sur les bâches de camping, sur les différentes chaises pliantes et sur les hamacs. À mon grand étonnement, il y est beaucoup question de produits jetables, comme des chaufferettes à la durée de vie assez courte surtout par grand froid, des tentes de carton qu’on brûle ensuite ou à des barbecues à usage unique. Je me suis fait la réflexion que ça manquait un peu d’écologie tout ça!

La section bonus à la fin est assez amusante, comme toujours, avec des petites histoires courtes et rigolotes. On y parle de camping à la japonaise également, ce que j’ai trouvé plutôt intéressant.

L’histoire se déroule l’hiver, comme tous les autres tomes, ce qui en fait un manga original qui met en avant une saison peu appréciée par la majorité des campeurs. Les filles, elles, trouvent malgré tout une foule de bienfaits et de petits plaisirs à camper l’hiver. J’aime ce côté « différent » qui va un peu à contre-courant!

Mon avis sur les autres titres de la série:

Au grand air t.6, Afro, éditions Nobi Nobi, 178 pages, 2019