Poussière Fantôme

Poussière fantômeÊtre guide touristique spécialisé dans les mystères du Montréal hanté n’est pas facile tous les jours, malgré les pourboires et les touristes à berner. Mais ça l’est encore moins quand on peut réellement converser avec les fantômes, trop contents de trouver quelqu’un à qui parler ! Depuis qu’Archibald a fait la rencontre d’Elizabeth McKenzie, jeune scientifique décédée dans des circonstances étranges en 1917, sa vie a basculé. Déterminé à aider Elizabeth à lever le voile sur sa mort, Archie va devoir compter sur des amis parfois surprenants et apprendre à percer les secrets de la poussière fantôme, alors que les revenants, goules et autres spectres de la ville se montrent de plus en plus menaçants… Et tout ça si possible sans trop se fatiguer !

Poussière Fantôme se déroule en deux parties. La première nous amène en 1917, alors qu’Elizabeth, une scientifique très brillante, est sur le point de démontrer la preuve de ses recherches. Elle travaille sur quelque chose qui s’appelle « la poussière » et sur un étrange portail nommé « le seuil ». Ses recherches sont souvent raillées, mais elle tient bon et souhaite être reconnue pour son travail. Toutefois, lors de l’expérimentation, les choses se passent vraiment très mal pour elle et son amoureux…

La seconde partie se déroule en 2017. Archibald est guide touristique spécialisé dans les visites du Montréal hanté. Il a un don très spécial, ce qui l’amène à faire la « rencontre » du fantôme d’Elizabeth. Elle s’adresse à lui, inquiète, avec l’étrange sensation d’être surveillée. Archibald est un bon gars et il met à profit ses talents pour aider les autres. Ensemble ils vont donc tenter d’éclaircir le mystère de sa mort, survenue cent ans plus tôt..

L’atmosphère de ce roman est vraiment très chouette. C’est un livre parfait pour l’Halloween d’ailleurs, l’essentiel de l’histoire s’y déroule. Entre les parcours hantés dans la ville, la librairie Chez Isidore, le roi de l’occulte, l’Ordre des Guetteurs et le Festival Cuivre et Crinoline, le lecteur est rapidement plongé dans un univers bien particulier.

On peut regretter que certaines scènes ne soient pas plus élaborées ou qu’il y ait un peu de confusion à deux ou trois moments dans l’histoire, vu qu’il se passe énormément de choses et que l’action est continue. Par moments, j’ai eu un peu l’impression de décrocher, même si j’ai vraiment apprécié l’originalité de l’histoire. Mon bémol tient surtout au placement de quelques expressions québécoises ici et là (comme pitoune, chnoute, tabernacle (!), baboune) qui m’ont laissée un peu perplexe dans leur façon d’être employées. J’ai surtout eu l’impression qu’elles étaient placées là pour « faire plus vrai » vu que l’histoire se déroule à Montréal.

Autrement, Poussière Fantôme est un roman fantastique qui se lit très bien. Il y a par moments des scènes assez cocasses et un peu d’humour. Les personnages sont assez attachants et l’histoire a quelque chose d’Halloweenesque ce que j’ai apprécié. Derrière toute cette histoire se cache aussi beaucoup de mystère ainsi qu’une très vieille légende.

J’ai plutôt bien aimé ce livre, malgré certains bémols. Le langage m’a  un peu agacée. Pour moi, le plaisir de cette lecture tient surtout au personnages d’Archibald et à l’originalité de l’histoire et de son contexte. L’atmosphère y est pour beaucoup. Et surtout… il y a des fantômes à profusion!

Poussière Fantôme, Emmanuel Chastellière, éditions Scrineo, 336 pages, 2018

Shuni

Naomi Fontaine écrit une longue lettre à son amie Shuni, une jeune Québécoise venue dans sa communauté pour aider les Innus. Elle convoque l’histoire. Surgissent les visages de la mère, du père, de la grand-mère. Elle en profite pour s’adresser à Petit ours, son fils. Les paysages de Uashat défilent, fragmentés, radieux. Elle raconte le doute qui mine le cœur des colonisés, l’impossible combat d’être soi. Shuni, cette lettre fragile et tendre, dit la force d’inventer l’avenir, la lumière de la vérité. La vie est un cercle où tout recommence.

Tout ce qui concerne les cultures autochtones vient toujours me chercher et me touche beaucoup, mais ici c’est encore plus le cas car le texte est vraiment émouvant. L’auteure a écrit ce livre qui s’adresse à son amie Julie, qui signifie Shuni en innu. Le père de Julie avait construit une église baptiste dans la réserve et c’est de cette façon que les deux filles ont fait connaissance. Elles se sont côtoyées quelques années, jusqu’à ce que Julie quitte la réserve. Malgré une promesse de s’écrire, le temps a passé et les lettres se sont faites rares. Des années après ses études, Julie doit revenir à Uashat. Alors l’auteure lui écrit pour lui raconter ce qui s’est passé pendant son absence, ce qui lui manque de sa communauté maintenant qu’elle vit, elle aussi, à l’extérieur. Elle raconte ce qu’elle a laissé derrière, ce quelle n’a pas oublié, mais aussi ce qui a changé depuis toutes ces années.

« Durant le chemin du retour, je suis restée assise quelques minutes, seule, sur le bord de la fenêtre. Défilaient les montagnes, les épinettes qui penchaient, les immenses champs de neige, les lacs enfouis sous la glace épaisse. Mon grand-père s’est assis devant moi. Il était très vieux. Ses cheveux gris, son pas vacillant. Dans une langue ancienne que je n’avais jamais entendue, celle de la forêt, il a commencé à me parler: C’est ici que je suis né. Sous une tente. Je ne peux pas me rappeler les premières années de ma vie parce qu’elles sont loin, mais je me rappelle le feu dans le poêle à bois posé sur des briques. L’odeur du sapin et la voix de ma mère qui chante un cantique. Je suis né au printemps. »

Naomi Fontaine parle de plusieurs enjeux reliés à leur communauté. De leur histoire. De leurs idéaux. De leur identité et aussi du quotidien. Ainsi débutera la lette à son amie, une lettre faite de réflexions, de pensées, de constats, toujours avec respect et bienveillance. Toujours dans l’idée d’unifier les relations entre les différents peuples et de faire comprendre les différences. L’auteure a beaucoup de respect pour ceux qui s’occupent des communautés éloignées, même si elle sait que toute la bonne volonté du monde n’est pas toujours suffisante. 

« Rarement, les gens me perçoivent comme un individu unique. Dans un groupe, on ne m’appelle pas par mon nom. On dira l’Indienne, l’Innue, l’Autochtone. Si je tombe, c’est tous les autres qui tombent avec moi. Si je me tiens debout, ils sauront que nous sommes résistants. Ce n’est pas de la vanité. C’est le mur où les préjugés nous ont acculés. Et il faudra du temps, de l’espace, de la connaissance pour s’en libérer. »

Elle raconte la façon dont la réserve et son départ pour la ville ont forgé son appartenance à sa communauté. Elle parle souvent de lieux remplis de beauté, qui lui sont chers et sont représentatifs d’elle-même. À travers sa lettre, elle va aborder les difficiles réalités de sa communauté, du passé, du présent, des blessures difficiles à guérir, du manque d’aide, de l’isolement, du racisme beaucoup trop présent et des préjugés envers les autochtones. Toujours avec cet esprit d’ouvrir le dialogue pour permettre une meilleure compréhension de chaque peuple. Elle raconte sa façon de vivre et de concilier deux cultures très différentes. Elle parle aussi du côté très résilient des innus, de l’entraide, de la place de la femme. En innu par exemple, le mot « liberté » n’existe pas. Il n’y a pas besoin de mot pour décrire quelque chose qui est perçu comme allant de soi. 

Naomi Fontaine a une plume de toute beauté. Elle a une façon bien particulière, à la fois belle et émouvante, d’amorcer des pistes de réflexion sur sa communauté et sur les liens avec les autres. Shuni est un ouvrage à la fois poétique et puissant, écrit avec émotions, sans être larmoyant. La beauté des mots est émouvante. Je dirais même que Shuni est un ouvrage essentiel. En étant écrit de façon épistolaire, ce texte apporte un nouveau regard sur les autochtones, sous une forme qui permet de mieux saisir toute la portée de ce qu’ils ont vécu. L’auteure parle également des valeurs autochtones.

Le texte est parfois émouvant et des passages m’ont beaucoup touché. J’ai aimé ce livre que je ne peux que conseiller. Une très belle lecture, portée par une plume magnifique.

Un ouvrage à lire assurément.

Shuni, Naomi Fontaine, éditions Mémoire d’encrier, 160 pages, 2019

Mort et déterré t.2 – Pas de quartier pour les macchabées

Un macchabée en bonnes mains. Une fête costumée. Un ange gardien d’outre-tombe. De touchantes retrouvailles. Un assassin aux abois. Un incendie criminel. Un défilé de zombies. Une terrible tragédie. Pas facile d’être un mort-vivant par les temps qui courent ! 

J’avais beaucoup aimé le premier tome de Mort et déterré, qui est, en fait, une adaptation en bandes dessinées du roman du même titre. L’histoire est assez originale: un adolescent, Yan, est mort avant l’heure. On apprend rapidement qu’il a été victime d’un meurtre. Dans le premier tome, il se « réveille » dans son cercueil, transformé en zombie. Comme il trouve le temps long, il décide de jouer du clairon, instrument avec lequel il a été enterré. Son meilleur ami l’entend et il l’aidera à sortir de terre, plus qu’heureux de le retrouver. 

Yan est donc un zombie. Mais un gentil zombie qui ne cherche qu’à « vivre ». Ce qui n’est pas évident quand on est mort, que nos membres peuvent tomber, qu’on pue le cadavre et qu’on essaie d’échapper à son assassin qui a envie de remettre ça une seconde fois! Avec ce tome 2, on voit un peu plus Yan essayer de nouer des liens avec les gens de son ancienne vie. Dès qu’il sort à l’extérieur cependant, il lui arrive une foule de choses incroyables! La vie de mort-vivant n’est certes pas de tout repos et Yan a le don de se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment.

« Zombie, je te jure, c’est pas une vie! »

Il se laisse entraîner dans une fête qui dégénère, se retrouve dans un cabanon en flammes, se fait arrêter par la police, vient en aide à sa sœur sans qu’elle ne le sache, tente de se cacher des adultes qui, assurément, ne comprendront pas ce qu’il est. Il vit aussi bien d’autres péripéties! Ce second tome déborde d’action. 

« -Tu sais si la « zombification » est transmissible? Par exemple, si tu me mords, est-ce que je vais me transformer en mort-vivant?
-Si je te mords mes dents vont tomber, c’est ça qui va arriver. Et j’ai pas super envie d’aller chez le dentiste. »

J’aime beaucoup cette série qui, après avoir lancé les bases de l’histoire dans le tome un, continue de prendre de l’ampleur et de nous offrir un très bon moment de lecture. Si on aime le genre d’humour absurde qui joue avec les codes convenus autour du mythe du zombie et tente de les déconstruire avec des scènes loufoques, c’est une bande dessinée vraiment divertissante. D’autant plus que l’histoire est amusante et familiale, donc accessible à un large public.

Personnellement, j’adore! J’ai passé un excellent moment avec ce tome et j’ai déjà hâte au troisième!

Mort et déterré t.2 – Pas de quartier pour les macchabées, Jocelyn Boisvert, Pascal Colpron, éditions Dupuis, 46 pages, 2021

Une forme claire dans le désordre

À l’occasion du vingtième anniversaire de leur résidence à la Villa Médicis, quatre amis artistes louent ensemble un appartement à Rome pour y passer un long weekend. Deux décennies durant, Adèle, Thomas, Peter et Yosr ont beaucoup vécu. Alors qu’ils arpentent les rues d’une cité dont le dessin leur semble à la fois familier et déroutant, une question résonne à chacun de leurs pas : qui sont-ils devenus?

J’ai terminé Une forme claire dans le désordre (quel beau titre!) d’Éléonore Létourneau et j’ai passé un beau moment de lecture. C’est ma première rencontre avec la plume agréable et l’écriture soignée de l’auteure. J’ai beaucoup aimé sa façon d’amener son sujet et de parler de ses personnages. 

Ce court roman nous raconte l’histoire de quatre amis artistes qui se retrouvent après vingt ans, à Rome. Ils étaient une douzaine de pensionnaires à l’époque, à créer et profiter des lieux, ils ne seront que quatre pour ces retrouvailles: Adèle, française ayant vécu au Japon et qui est écrivaine; Yosr, photographe, native de Tunisie, impliquée dans sa communauté; Peter, artiste de land art, qui tente de faire le deuil de Mia; et Thomas, musicien de Brossard, qui espérait vivre le rêve américain. Des personnages que l’on suit au fil du temps et qui se livrent, peu à peu.

« Ils étaient revenus comme on renverse le cours du temps. »

L’histoire nous raconte leur séjour à Rome alors qu’ils tentent de se retrouver eux-mêmes, de définir leur parcours et leur évolution après toutes ces années. Les retrouvailles se déroulent comme s’ils ne s’étaient jamais quittés, même si le temps a fait son œuvre, que les expériences se sont accumulées, parfois pour le meilleur comme pour le pire. Ce retour à Rome est l’occasion pour eux de se redéfinir, de réaliser qui ils ont été et qui ils sont maintenant. Entre les souvenirs et les réflexions sur leur vie actuelle, l’histoire brosse un portrait délicat de personnages qui ont vécu pour et par leur art.

Le roman est aussi ancré dans l’actualité. On y retrouve des réflexions sur les changements climatiques, les guerres, les injustices et les révolutions. Le texte nous fait voir les combats et les implications de chacun des personnages, dans leur vie personnelle et à travers leur art. L’écriture est vraiment agréable, les chapitres défilent vite. J’ai trouvé le livre à la fois dépaysant, puisqu’il m’amenait vraiment hors de mes habitudes de lectures, et intéressant dans son questionnement sur ce que nous choisissons de faire de nos vies, sur l’amitié et sur la création.

« Dans la vastitude des territoires inexplorés, des millions, des milliards de personnes conduisaient des vies solitaires et entrelacées, faites de continuité et de ruptures, de lutte et d’abnégation, d’effusions et de déchirements. Ce tissu d’existences tenait le monde, comme une trame, en dépit des guerres et des enjeux nationaux. On ne vivait pour rien d’autre que pour sentir ça. Cette grandeur jusque dans l’infime, ces marées intérieures berçant l’univers. »

Un roman dont la lecture m’a beaucoup plu. Une belle découverte! 

Une forme claire dans le désordre, Éléonore Létourneau, VLB éditeur, 144 pages, 2021

Sauvagines

Sur les terres de la Couronne du Haut-Kamouraska, là où plane le silence des coupes à blanc, des disparus, les braconniers dominent la chaîne alimentaire. Mais dans leurs pattes, il y Raphaëlle, Lionel et Anouk, qui partagent le territoire des coyotes, ours, lynx et orignaux, qui veillent sur les eaux claires de la rivière aux Perles. Et qui ne se laisseront pas prendre en chasse sans montrer les dents.

J’avais bien aimé Encabanée, le premier livre de l’auteure. Il était cependant très court et la lecture était passée un peu trop vite à mon goût. Il avait aussi quelques petits défauts d’un premier roman, mais j’étais ravie de cette lecture puisque ce genre de livre est assez rare dans le paysage littéraire québécois. J’avais donc très hâte de retrouver Gabrielle Filteau-Chiba et cette seconde lecture a été vraiment excellente. J’ai adoré ce roman.

Dans Encabanée, on suivait Anouk qui s’était exilée dans une cabane dans le bois. Ici, on suit Raphaëlle, une agente de protection de la faune désabusée par son travail. Elle a l’impression que son rôle consiste beaucoup plus à protéger l’économie et les récalcitrants, que la faune de nos forêts. Il faut dire que ses ressources sont assez minces, que le territoire est grand et que les lois ne sont pas forcément conçues pour protéger réellement la faune.

« Mon rôle est entre autres de protéger la forêt boréale des friands de fourrure qui trappent sans foi ni loi, non pas comme un ermite piégeant par légitime subsistance dans sa lointaine forêt, non pas comme les Premiers Peuples par transmission rituelle de savoirs millénaires, mais par appât du gain, au détriment de tout l’équilibre des écosystèmes. »

Raphaëlle vit sur le site d’une vieille érablière abandonnée, proche de la nature. Elle se promène avec la photo de son arrière-grand-mère autochtone dans son camion, une femme qui la fascine et l’intrigue. Elle côtoie les animaux de près, dont une ourse qui se promène sur son terrain. Le livre débute alors qu’elle adopte un animal, mi-chien, mi-coyote, qui sera sa compagne de tous les instants. Sa route croise alors celle d’un braconnier assoiffé de sang, protégé par le silence de ceux qui vivent près de lui. C’est un petit monde, personne ne veut faire de vagues. Quand Raphaëlle découvre qu’il ne traque pas seulement les coyotes et qu’il l’observe, en plus de s’immiscer chez elle, elle ne peut pas se laisser faire.

En parallèle, Raphaëlle découvre le journal qu’une femme, Anouk, a oublié à la laverie. Le carnet s’intitule « Encabanée ». J’ai adoré le recoupement entre les deux romans de l’auteur par l’entremise de ce journal fictif qui fait le pont entre les deux histoires. On découvre alors une nouvelle facette d’Anouk, le personnage du premier livre, et une belle histoire entre elle et Raphaëlle. C’est aussi pour le lecteur l’occasion de faire la rencontre d’un personnage doux et gentil, Lionel, qui fait office de figure paternelle pour Raphaëlle. J’ai vraiment aimé ce beau personnage, droit et ayant soif de justice pour ceux qu’il aime.

« Lionel le solide, le bon vivant, le généreux. Tout ce qu’on espère d’un papa. L’incarnation de l’homme des bois de tous les combats. Celui qui connaît l’âge des arbres, associe le nom des oiseaux à leur chant. Celui qui réconforte ma petite fille intérieure par sa seule présence ici. Quiconque voudrait m’atteindre devra d’abord lui passer sur le corps. »

L’écriture de Gabrielle Filtrau-Chiba est vraiment très belle. Ça se lit comme du bonbon, c’est poétique, militant sans être moralisateur, c’est un livre qui sent le bois d’épinette et l’eau de la rivière, dans lequel on plonge avec un immense plaisir! Si Encabanée était un tout petit livre, Sauvagines est beaucoup plus consistant et le troisième qui m’attends dans ma pile, Bivouac, est encore plus gros. J’ai vraiment hâte de le lire. En retrouvant Gabrielle Filteau-Chiba, ça m’a rappelé à quel point elle a une belle plume. Et surtout, que le roman « long » lui va bien. Elle a le style et le sens de l’histoire pour cela je trouve. 

« Je suis convaincu, moi, que pour défendre le territoire, il faut l’habiter, l’occuper. »

Dans Sauvagines, on retrouve cette fois encore de jolies illustrations, comme dans le premier livre. C’est vraiment agréable tout au long de la lecture. J’ai adoré aussi la signification magnifique du titre qu’on découvre au fil des pages. L’image de ce qu’il représente est très forte. 

Sauvagines est un hommage à la forêt et aux animaux, un plaidoyer pour l’utilisation responsable des ressources et d’une meilleure justice. Une excellente lecture! Une auteure à découvrir et à surveiller, que de mon côté j’apprécie de plus en plus au fil de mes lectures. 

Sauvagines, Gabrielle Filteau-Chiba, éditions XYZ, 320 pages, 2019