Hemlock Grove

Hemlock GroveHemlock Grove (Pennsylvanie) n’est plus une petite ville paisible. Dans les bois, le corps mutilé d’une jeune fille vient d’être retrouvé. Une chasse à l’homme est lancée. Au sein de la communauté, cependant, une angoissante question se fait jour : ce meurtre est-il vraiment l’œuvre d’un homme ? Et si certains en savaient plus qu’ils ne voulaient bien le dire ? C’est sans doute le cas de Peter Rumancek, jeune gitan qui vient d’emménager en ville avec sa mère et qui a raconté aux élèves du lycée qu’il était un loup-garou. Ou de Roman Godfrey, héritier local, qui fait preuve auprès de ses camarades d’un complexe de supériorité pathologique, alors que sa petite sœur Shelley souffre d’une maladie monstrueuse. Les deux garçons – que tout oppose – vont se rapprocher à la suite de ce meurtre pour tenter d’en percer le mystère. Parallèlement, la famille de Roman s’efforce de cacher les étranges expériences scientifiques effectuées par le Dr Johann Pryce au sein de la société Godfrey…

C’est en regardant la série Hemlock Grove que j’ai eu envie de lire le roman de Brian McGreevy. Je ne savais pas avant de commencer à visionner la série qu’il s’agissait de l’adaptation d’un roman. J’ai beaucoup aimé la série, qui compte trois saisons. C’est assez gore et sanglant, mais c’est différent et ça m’avait bien plu, même si par moments c’est un peu tiré par les cheveux. Malgré tout, je trouvais intéressant la tournure que prenait l’histoire et j’ai eu beaucoup de plaisir à plonger dans le monde macabre et fantastique qui se cache à Hemlock Grove. On peut dire qu’il s’agit d’un univers très… spécial.

« Le truc, quand on revient d’entre les morts, c’est que votre vie continue. »

Hemlock_Grove serieAprès avoir terminé la série, j’étais curieuse de lire le livre à l’origine du projet. Mon premier constat en le commençant: l’adaptation de la première saison est très fidèle au roman. J’avais l’impression de revivre presque scène par scène ce que j’avais vu en série. Peut-être parce que l’auteur a travaillé étroitement à l’adaptation de son livre? La série est cependant plus crue que le roman. L’atmosphère qui s’en dégage est différente. Le roman est plus diffus alors que la série éclate à l’écran. La peur et l’horreur sont plus suggérées dans le roman, on ne ressent pas vraiment ces émotions, alors que dans la série c’est plus frappant.

« La maison Godfrey était une imposante demeure coloniale de style géorgien surplombant la rivière, au sommet de la plus haute colline de la ville, privilège de la direction; aux yeux de ceux qui vivaient en bas, elle avait l’apparence d’une incisive trapue et élimée, obscurément réprobatrice. Sur trois côtés, elle était entourée par une forêt de chênes rouges réunissant une population de formes occluses et vaguement hérissées de cornes émettant tout bas de sporadiques hurlements. »

Je ne sais pas quel aurait été mon ressenti si je n’avais pas vu la série avant de lire le livre. L’écriture de Brian McGreevy (ou sa traduction) est particulière. Il y a quelque chose d’un peu onirique dans sa façon de décrire les événements, ce qui fait qu’on n’est jamais totalement certain à quel point c’est réel ou fantastique, à quel point tel ou tel personnage vit les choses comme il le décrit ou ce qu’est réellement l’univers dans lequel on se retrouve. Je me demande si j’en aurais saisi toute la teneur de l’histoire ou si je serais restée un peu dans le flou en lisant le livre, sans avoir vu la série. C’est une question que je me suis souvent posée pendant ma lecture.

L’auteur a travaillé à l’adaptation de son roman sur les trois saisons de la série, mais seule la saison un correspond véritablement au roman. Je vais donc en rester à cette première saison pour mon billet. En lisant le livre, je constate que l’image que je me fais des personnages peut coller parfaitement à l’adaptation. Les choix ont été dans l’ensemble plutôt judicieux. C’est intéressant de voir à quel point l’adaptation reste très proche du roman.

Je dirais que dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment. Hemlock Grove est un roman particulier, tout comme son adaptation, qui fait intervenir des personnages inquiétants comme des oupyrs (sorte de vampire issu de la mythologie slave) ou des loups-garous. L’originalité du roman réside dans la façon qu’a l’auteur d’amener ses personnages à cohabiter entre eux et la façon toujours brumeuse de parler de leurs particularités. C’est aussi un roman sur l’adolescence et la jeunesse dorée d’êtres privilégiés (Roman) par contraste avec la pauvreté et la précarité (Peter). Leur relation improbable est toujours un peu ambiguë et incertaine, ce que la série suggère aussi. Le personnage de Shelley est particulièrement intéressant dans la série, surtout à partir de la saison deux. Il est plus effacé dans le roman tout comme dans la première saison.

Dans le roman, nous avons aussi accès aux échanges entre Shelley et son oncle Norman Godfrey, un peu comme dans la série. Certains courriels sont reproduits dans le livre ainsi que des extraits des archives du docteur Godfrey. On sent que les personnages sont tous un peu torturés soit par leur passé, soit par les événements auxquels ils doivent désormais faire face. Tout regorge de secrets. Le roman a presque des airs gothiques par moments, ce que l’on retrouve moins dans la série. Ce côté-là m’a beaucoup plu dans le livre.

« La maison Godfrey était faite de secrets qu’avec un peu de créativité et de duplicité n’importe qui peut finir par percer à jour. »

Dans l’ensemble Hemlock Grove fut une assez bonne lecture. Pouvoir comparer le livre à la série m’a beaucoup plu. Toutefois, je crois que j’ai préféré la série. Même si elle est loin d’être parfaite, c’est une série divertissante et assez prenante, qui joue beaucoup sur le macabre et le gore. Trois saisons donnent plus de place pour élaborer sur les différents personnages, qui ont beaucoup plus de substance que dans le roman.

Hemlock Grove, Brian McGreevy, Super 8 éditions, 464 pages, 2017

La vie secrète des champignons

La vie secrète des champignonsLes champignons constituent l’une des trois formes de vie supérieure sur la planète avec les plantes et les animaux. Ils ne sont pas nés de la dernière pluie : cela fait 450 000 millions d’années qu’ils ont commencé à se répandre dans tous les écosystèmes, des forêts jusque dans notre organisme. Les champignons sont des partenaires écologiques essentiels. Près de 90 % des plantes vivent en symbiose avec eux. Et cette cohabitation nous ramène aussi loin qu’aux premiers instants de la vie botanique et animale sur Terre. Un fossile mis au jour récemment en Arabie saoudite a d’ailleurs montré que les ancêtres des champignons pouvaient alors dépasser la hauteur des arbres et atteindre six mètres avec des troncs d’un mètre de circonférence. Les biologistes sont maintenant convaincus que les végétaux ont pu coloniser les continents de la Terre uniquement grâce aux champignons. 

J’adore cette petite collection de vulgarisation sur la nature « La vie secrète de… ». Tous les livres sont passionnants et vraiment intéressants. Ils nous offrent un autre regard sur le monde qui nous entoure, sur l’évolution de la nature et les liens qui unissent plantes, champignons et animaux. J’ai lu avec grand bonheur La vie secrète des arbres et La vie secrète des animaux. Dans ma pile à lire m’attend Le réseau secret de la nature qui fera bientôt l’objet d’une chronique sur le blogue. Ce sont tous des livres magnifiques que je vous invite à découvrir. La vie secrète des champignons ne fait pas exception.

Dans ce livre, l’auteur allemand Robert Hofrichter entreprend de nous raconter le monde caché des champignons, que ce soit d’un point de vue scientifique, culturel ou historique. Il souhaite susciter le plaisir de la découverte et nous éveiller à ce qui nous entoure. Il nous parle aussi de son expérience personnelle, agrémentée de petites anecdotes.

 » Dans un monde où forêts, champs, parcs et jardins sont peuplés de ces mystérieuses créatures, présentes jusque dans les profondeurs des océans ou sur les stations spatiales en orbite. Dans les savanes et les forêts, nos ancêtres leur portaient grande attention. Nous aurions nous aussi tout intérêt à les connaître mieux. »

Le but de ce livre est de nous apprendre à mieux connaître les champignons, mais pas comme un guide de repérage. L’auteur les aborde d’abord par leur aspect biologique. Comment en est-on venu à classer les champignons dans le monde des vivants? Ils ont besoin de « manger » et donc sont plus proches des animaux que des plantes. Il nous parle également du syndrome du manque de nature, quelque chose qui me touche beaucoup dans le monde dans lequel on vit et que je considère comme un véritable désastre pour l’humain. Mieux comprendre la nature, c’est mieux la protéger, que ce soit les plantes, les animaux ou les champignons. L’auteur lance aussi, tout comme le faisait Wohlleben avec La vie secrète des arbres, une alerte à nos sociétés. Allez dehors! Intéressez-vous à la nature qui vous entoure! Et ça commence aussi avec le monde des champignons.

« Un arbre unique peut être colonisé par une centaine d’espèces de champignons différentes et, au sein de chaque espèce, par de nombreux individus différents. Un centimètre cube de terre peut contenir jusqu’à 20 kilomètres (!) de fins filaments. »

Les champignons en fait, sont partout. En nous, dans l’air que nous respirons, dans nos maisons, ils font partie de notre alimentation (et pas qu’en tant que champignons, mais aussi comme levure pour le pain ou la bière). Les champignons « dépolluent » notre environnement, peuvent pousser dans le désert, dans la mer, dans l’espace, être utilisés comme drogue, servir d’arme du crime et sont l’ancêtre du briquet. C’est tout simplement fascinant!

« Plus étonnant encore: nous, les humains, sommes fortement apparentés à ce même champignon auquel on doit la bière, le pain et le vin! Plus de 23% des gènes de la levure composent notre propre génome, un pourcentage loin d’être négligeable. »

Il y a tant à lire et à découvrir sur les champignons! Ils me fascinent depuis longtemps. Je n’ai aucune confiance en ma capacité de récolter les bons champignons (l’auteur en parle d’ailleurs abondamment dans son livre, des problèmes d’identification aux poisons et intoxications), mais j’aime les observer. Surtout, j’adore les photographier. Chaque automne, je sors photographier les champignons dans les bois. Il y a tant d’espèces toutes plus fascinantes les unes des autres si on se donne la peine de regarder et d’observer.

L’auteur nous parle d’écologie, de migration, d’environnement et de l’aspect toxique ou comestible des champignons. Les différents chapitres débutent toujours par une citation. J’ai envie, en terminant, de vous partager celle-ci, qui correspond véritablement à ma façon de voir le monde qui nous entoure:

« Tout est de plus en plus bruyant, de plus en plus rapide, d’une lumière de plus en plus crue. notre cerveau n’est pourtant pas fait pour cela, il est issu d’un temps où existaient encore les feux de camp, les limpides ciels étoilés et une véritable quiétude. »
-Tim Schlenzig, mymonk.de

J’espère que ce livre vous plaira tout autant qu’à moi et vous donnera envie d’explorer l’univers des champignons, de les observer et de mieux saisir toute l’ampleur de leur présence dans nos vies.

Le livre est complété par un glossaire et un index des champignons dont il est question dans le livre.

La vie secrète des champignons, Robert Hofrichter, éditions Multimondes, 260 pages, 2019

Mort et déterré t.1: Un cadavre en cavale

mort et déterré 1Dernier jour d’école. Un coup de couteau. Un adolescent assassiné. Une famille ravagée par le deuil. Six pieds sous terre, un macchabée se retourne dans sa tombe. Une évasion inattendue. Un cadavre en cavale. Un zombie en liberté. Pas facile d’être un mort-vivant par les temps qui courent !

Les livres qui parlent de la mort – surtout quand ils sont humoristiques – sont toujours intéressants car ils tentent d’aborder un aspect de la vie que personne ne connaît réellement: ce qui se passe après.

Mort et déterré aborde le sujet à travers l’histoire d’un adolescent qui trouve la mort dans des circonstances malheureuses et imprévues. Aîné d’une famille de trois enfants, bientôt quatre car sa mère attend un bébé, Yan est un adolescent comme les autres. C’est un garçon gentil et serviable, un personnage attachant. Victime d’un crime, il se retrouve six pieds sous terre. Pour une raison qu’il ignore, il reprend conscience. Et il s’ennuie. Il décide alors de jouer du clairon, puisqu’il a été enterré avec son instrument, et c’est là que toute son existence (ou plutôt sa mort) est chamboulée. Un an après son décès, Yan revient d’entre les morts à la terreur des passants et à l’enthousiasme de ses amis.

Cette bande dessinée qui peut être lue avec plaisir autant par des jeunes que par des adultes, aborde de façon humoristique la mort, le deuil, les souvenirs reliées à la personne décédée que l’on aimait. Les auteurs ont su apporter une dose de légèreté et d’humour en faisant de Yan une sorte de mort-vivant. Il y a des moments plus émouvants, lorsque la famille et les amis rendent hommage au garçon, puis des moments assez loufoques alors que du fond de sa tombe, Yan allume la lumière de sa montre pour constater les lieux autour de lui…

« Enfermé entre quatre planches, on oublie à quel point le monde est beau. »

Il y a aussi les réactions de ses amis, son passage furtif chez lui qui lui permet de voir le nouveau membre de la famille né le jour de sa mort et l’état désastreux dans lequel se retrouve ses parents, son frère et sa sœur après son départ. Malheureusement, on ne revient pas aussi facilement du monde des morts et Yan choisi de se faire discret. Car avec son apparence actuelle qui a, disons-le, un peu changée et les problèmes reliés à la loi, rien n’est plus difficile que d’être un mort-vivant. Yan commence à l’apprendre à ses dépends!

Un premier tome vraiment amusant, souvent drôle et parfois émouvant qui m’a fait passer un excellent moment. Le dessin est coloré et plaisant, les personnages sont sympathiques et j’ai bien hâte de voir où nous mènera l’histoire improbable de Yan.

À noter que cette bande dessinée est adaptée du roman du même nom de Jocelyn Boisvert. Je n’ai pas lu le roman, mais la bande dessinée est excellente et je vous la conseille. À partir de 9 ans (mais tout aussi plaisant à lire pour les adultes!)

Vivement la suite!

Mort et déterré t.1: Un cadavre en cavale, Jocelyn Boisvert & Pascal Colpron, éditions Dupuis, 48 pages, 2019

Stranger Things: de l’autre côté

Stranger Things de l'autre côtéWill Byers ne comprend pas dans quel monde il se trouve ni comment il est arrivé là, mais une chose est sûre : il n’est pas en sécurité. Sa famille et ses amis ont disparu, tandis qu’un terrible monstre rôde dans les ténèbres de cette réalité parallèle. Seule la voix de sa mère semble parvenir à traverser les dimensions, mais comment lui répondre ? Sait-elle au moins où il est ? Livré à lui-même, le jeune garçon va se raccrocher au souvenir des moments passés avec ses proches pour éviter de sombrer dans la folie… et tout faire pour échapper au Démogorgon.

Stranger Things est l’une de mes séries préférées de tous les temps. J’adore cette série et nous avons la chance depuis un moment, d’avoir de nombreux livres dérivés de l’histoire originale. Lorsque j’ai entendu parler de cette bande dessinée, j’ai tout de suite eu envie de la lire. Le dessin me plaisait et ça me semblait prometteur.

Alors, qu’en est-il de cette bande dessinée, présentée comme un premier tome? Personnellement, j’ai beaucoup aimé! C’est tout à fait le genre d’ouvrage que j’appelle une « curiosité pour les fans ». Je crois d’ailleurs qu’il faut avoir vu la série pour apprécier pleinement cette bande dessinée, puisque l’on découvre une autre facette de la série: ce qui se passait dans le monde à l’envers. L’histoire est sensiblement la même que dans la première saison. Cependant, ici, c’est le point de vue de Will Byers que nous suivons.

« Ses espoirs sont vains, et il ne sait pas ce qui est pire. Qu’il n’ait pas pu aider quelqu’un qui en avait besoin… ou qu’une petite partie de lui soit contente qu’il n’ait pas été la proie. »

La bande dessinée débute quand Will tente de fuir ce qui le pourchasse au tout début de la série. Qu’arrive-t-il quand la lumière, tout à coup, s’éteint et que Will disparaît? On connaît les événements vus de l’extérieur par tous les personnages, mais on ne connaît pas la façon dont Will l’a vécu: comment il a tenté de retrouver son chemin dans le monde à l’envers, comment il a tenté désespérément de communiquer avec sa famille et ses amis, ses rencontres avec d’autres personnages dans le monde à l’envers, presque toujours interrompues par l’arrivée du Démogorgon… C’est cette autre facette de l’histoire que la bande dessinée raconte, souvent en lien avec Will le sage et la campagne que menait Will et ses amis en jouant à Donjons et Dragons.

« Le monstre qui menace le garçon est un étrange écho de l’histoire qui se jouait un peu plus tôt. »

J’ai aimé me plonger dans cette histoire qui m’a rappelé tout le bonheur que j’ai eu à regarder pour la première fois la première saison de la série. J’ai apprécié le dessin et la façon dont l’histoire est présentée. J’ai aimé que les chapitres soient entrecoupés par des illustrations grand format de différents artistes. Ça ajoute un petit côté « collectionneur » à cette publication.

Est-ce que c’est une bande dessinée essentielle? Sans doute pas. Est-ce que c’est un petit plaisir pour les fans de la série? Totalement! Juste pour le bonheur de se plonger à nouveau dans cette histoire, cette bande dessinée vaut le coup. Les dessins sont beaux, assez représentatifs de l’image que nous a donné la série à l’écran. J’espère qu’on aura droit à d’autres tomes en lien avec les autres saisons!

Stranger Things: de l’autre côté, Jody Houser & Stefano Martino , éditions Mana Books, 98 pages, 2019

Le grand livre des dinosaures

grand livre des dinosauresDisparus d’une manière aussi soudaine que fracassante, les dinosaures comptent parmi les animaux les plus incroyables ayant jamais existé. Découvrez tout sur les dinosaures à travers les âges: leurs différents habitats, leurs régimes alimentaires, leurs moyens de défense et tant d’autres choses, depuis les premières créatures préhistoriques jusqu’à l’essor des mammifères. Réunissant des centaines de données fascinantes et plus de 1000 images d’un réalisme époustouflant, Le grand livre des dinosaures propose un voyage unique et captivant dans l’environnement des débuts de la vie sur Terre.

J’ai toujours été une grande fan de dinosaures. Lorsque j’étais petite, je prenais plaisir à dessiner et reproduire les différents dinosaures à partir des livres que je pouvais trouver à la bibliothèque. En 1993 il y a eu la sortie du Parc Jurassique au cinéma et ce fut une révélation. Ma passion des dinosaures ne s’est jamais démentie et aujourd’hui encore je prend plaisir à lire et découvrir ce qui se publie sur le sujet.

Le grand livre des dinosaures m’a accompagnée pendant plusieurs semaines. Je lisais un chapitre de temps en temps et j’y retournais régulièrement. Le livre est ainsi divisé qu’il peut permettre une lecture sur le long terme tout autant qu’une lecture plus soutenue. Pour ma part, je découvrais un chapitre de temps en temps et j’ai aimé que ce livre m’accompagne pendant un petit moment.

Le livre est très complet et offre un large survol de toutes les espèces de dinosaures au fil des découvertes et des différentes périodes de l’histoire. Les premières pages se consacrent à l’explication de la chronologie de la vie, son origine, la découverte des fossiles, l’évolution et les grandes périodes d’extinction, ainsi que le dinosaure, son squelette, sa constitution et ce qu’il est réellement.

L’ouvrage est ensuite séparé par périodes, puis par genres de dinosaures. Ce qu’il y avait avant l’arrivée des dinosaures, jusqu’à leur apparition sur Terre. Le livre consacre une large portion à l’âge des dinosaures avec de nombreux chapitres consacrés aux différentes espèces ainsi qu’à leurs particularités: leurs crêtes colorées, les empreintes, les queues, les piquants, les bras, etc. Viennent ensuite les chapitres abordant l’évolution des dinosaure et l’essor de nouveaux animaux: l’envol des dinosaures, les ptérosaures, le monde marin, l’essor des mammifères. Un glossaire complète l’ouvrage ainsi qu’un index.

Tout au long du livre, on retrouve des encadrés explicatifs mettant en relief par exemple, une échelle de grandeur du dinosaure à l’humain. Même chose pour des détails entourant les squelettes ou les comparaisons entre deux espèces. Ces encadrés permettent de mieux visualiser les informations et de replacer dans le contexte les différentes espèces et leurs caractéristiques. Des échelles chronologiques explicatives ainsi que des cartes et des graphiques donnant des détails image par image (par exemple sur la formation des fossiles) aident à mieux comprendre le contexte de l’évolution des espèces et leurs trouvailles archéologiques.

Si le livre s’adresse d’abord aux jeunes, les adultes y trouverons leur compte. L’ouvrage est complet, coloré et invitant. Les illustrations sont magnifiques. Le livre nous explique avec simplicité l’évolution du monde jusqu’à nous et la grande place des dinosaures dans l’histoire de la terre. Le monde était alors aussi riche et varié qu’il l’est aujourd’hui, quoique totalement différent et c’est ce qui est intéressant de découvrir.

De mon côté j’ai appris énormément d’informations dont j’ignorais l’existence. Par exemple, plusieurs des premiers oiseaux avaient des dents, ainsi que des griffes en haut des plumes. Les oiseaux ont d’ailleurs été les seuls à survivre à l’extinction massive et ils ont évolué pour devenir les oiseaux d’aujourd’hui. Saviez-vous que l’Hadrosaurus est le premier dinosaure à avoir été trouvé en Amérique du Nord? Que l’Edmontosaurus avait plus de 1000 dents? Que le Patagogitan avait un poids équivalent à celui de douze éléphants? Que le panache du Megaloceros, un cerf géant, faisait deux fois la taille de celui d’un orignal? Et que les plus vieux animaux connus piégés dans de l’ambre sont morts il y a 230 millions d’années!

Le grand livre des dinosaures est un vrai plaisir de lecture, puisqu’on y découvre une quantité d’informations inconnues sur ceux qui ont vécu sur terre avant nous et qui sont les ancêtres dans l’évolution, de la faune qui vit aujourd’hui. C’est un beau livre passionnant, que je ne peux que vous conseillez, tant son contenu aussi intéressant que visuellement très attrayant!

Le grand livre des dinosaures, John Woodward, éditions Hurtubise, 208 pages, 2019