Huit crimes parfaits

Libraire spécialisé en roman policier, Malcolm Kershaw reçoit la visite surprise du FBI. L’agent Gwen Mulvey enquête sur deux affaires étranges : une série de meurtres qui rappelle un roman d’Agatha Christie, et un « accident » qui fait écho à un livre de James Cain. Elle espère donc que l’avis d’un expert du genre lui permettra d’interpréter correctement les (rares) indices à sa disposition. Et ce n’est pas tout : Malcolm, quinze ans plus tôt, a publié sur son blog une liste intitulée ”Huit crimes parfaits”, où figuraient ces deux intrigues. Serait-il possible qu’un tueur s’en inspire aujourd’hui ? Très vite, l’angoissante certitude s’impose : le tueur rôde déjà à proximité. Malcolm commence à le voir partout, et sent un véritable nœud coulant se resserrer autour de son cou.

Huit crimes parfaits est un livre vraiment réjouissant pour les amateurs de romans policiers. C’est un roman particulier, assez différent de ce que l’on peut lire, dans lequel on plonge sans trop savoir ce qui nous attend. J’ai adoré l’ambiance feutrée de la librairie et les nombreuses références à la littérature policière.

Malcolm a une librairie spécialisée dans les romans policiers: Old Devils. Il s’occupe de temps en temps du blogue de la boutique, même s’il n’est pas très assidu dans ses publications. Il y a plusieurs année, il avait publié un article, une liste plutôt, de « Huit crimes parfaits » littéraires. Les romans qui, pour lui, représentaient véritablement des crimes parfaits. Un soir de tempête, une agente du FBI débarque à la librairie. Elle enquête sur des crimes semblant s’inspirer de la liste de Malcolm et cherche à en apprendre plus grâce à lui sur les romans qui y figurent. Rapidement, Malcolm a l’impression que le tueur le connaît, qu’il le surveille et qu’il cherche à ce que le libraire le remarque. Pourquoi? Qui est cette personne? De quelle façon la liste de Malcolm a t-elle attiré à la fois le tueur et les enquêteurs?

Ce roman est un vrai plaisir de lecture surtout si on s’y connaît un peu en matière de romans policiers. Le livre parle autant des romans plus classiques que des livres à succès récents. On retrouve une belle brochette d’auteurs de polars sur les rayons de la librairie de Malcolm et on y lit aussi de très nombreuses références littéraires, pratiquement à toutes les pages. Le plus intéressant? L’auteur, Peter Swanson, s’inspire de ces mêmes romans policiers pour construire son histoire. Et quelle histoire! 

Si l’intrigue commence doucement et donne l’impression d’un roman un peu suranné, à l’ambiance feutrée, se déroulant dans une librairie en pleine tempête de neige, l’intrigue prend rapidement une tournure à laquelle on ne s’attendait pas. Le personnage de Malcolm est attachant, solitaire, intéressant à plusieurs points de vue. On l’apprécie rapidement et on découvre au fil des pages son passé et ce qu’il a vécu. Son univers tourne essentiellement autour de son travail et il côtoie bien peu de monde. On découvre également que ce libraire spécialisé ne lit guère plus de romans policiers. Il se contente de parcourir les critiques pour être en mesure de conseiller ses clients. Il préfère, lorsqu’il se met au lit, se remplir la tête de poésie mélancolique.

Le dénouement du roman est assez imprévisible et étonnant, ce qui donne à ce livre un style qu’on retrouve assez peu dans la littérature policière. Brillant, intrigant et finalement assez fou, le roman Huit crimes parfaits m’a fait passer un excellent moment de lecture. Ce livre m’a rappelé avec bonheur toutes ces intrigues policières que j’ai pu dévorer à l’adolescence et au début de l’âge adulte, allant d’Agatha Christie à Ed McBain, en passant par Patricia Highsmith et Donna Tartt. On retrouve énormément de références pour quiconque aurait envie de se construire une liste de romans policiers à lire pour les prochaines années. L’ambiance enneigée et la librairie pleine de bouquins donnent, aux amoureux des livres, l’envie de s’éterniser un peu plus longtemps entre les pages. Ce roman est aussi un hommage à la littérature, à l’emprise qu’elle peut avoir sur les lecteurs et au plaisir de lire. 

« Les livres sont comme un voyage dans le temps. Tous les vrais lecteurs savent cela. Mais ils ne vous ramènent pas seulement à l’époque où ils ont été écrits, ils peuvent aussi vous ramener à d’autres versions de vous-même. »

Vraiment, une excellente lecture! Je vous le conseille, surtout si le monde de la littérature policière vous plaît et si vous souhaitez découvrir quelque chose d’original. 

Huit crimes parfaits, Peter Swanson, éditions Gallmeister, 352 pages, 2021

Les vieux livres sont dangereux

Empiler quelques livres poussiéreux dans des boîtes, ça ne semble pas très sorcier. Quand le vieux bibliothécaire de son collège lui propose cet emploi de fin de semaine, Mathieu n’hésite pas très longtemps avant d’accepter.
Une fois seul dans les sombres sous-sols de l’école, il réalise cependant assez vite qu’il a commis une grave erreur.

J’aime beaucoup la collection Noire aux éditions La courte échelle. Cette collection offre des romans d’horreur, de suspense et d’enquête pour différents groupes d’âge. Ce qui reste encore assez rare chez les jeunes lecteurs. C’est donc une série que je conseille souvent en bibliothèque, parce que j’aurais adoré avoir une série comme celle-là à découvrir, lorsque j’étais enfant.

Avec Les vieux livres sont dangereux, François Gravel nous amène dans le sous-sol bien particulier d’une école… Mathieu s’ennuie pendant son cours et il s’endort. Son professeur, qui considère la bibliothèque comme un lieu de punition, l’envoie passer un peu de temps là-bas. Mathieu rencontre le nouveau bibliothécaire, revenu d’un congé de maladie. L’homme lui propose de lui donner un coup de main pour élaguer de vieux livres se trouvant au sous-sol de la bibliothèque. Mathieu accepte. Oh, qu’il n’aurait pas dû… !

J’ai adoré le format de ce livre, qui s’adresse aux jeunes lecteurs de 9 ans et plus. Le texte est fluide et très intrigant. Les pages sont souvent illustrées et lorsque l’électricité coupe, les pages du texte sont noires. J’aime beaucoup les livres qui nous plongent de cette façon dans l’ambiance de l’histoire. Surtout parce que ça m’aurait plu à moi, étant petite. J’adorais avoir peur! Comme jeune lectrice, j’ai longtemps eu besoin d’images dans mes lectures. À ce niveau, ce roman est parfait!

« À huit heures du soir, je n’avais toujours pas eu de nouvelles du bibliothécaire et il faisait froid comme dans une morgue. »

Cette histoire, entre terreur et musée des horreurs, est vraiment très efficace. Le roman donne le frisson et devrait plaire aux jeunes lecteurs avides d’horreur et de mystère. Même si la fin est un peu abrupte, j’ai trouvé ce roman vraiment intéressant. Je vous le conseille, pour vous ou de jeunes lecteurs. Cette collection Noire est d’ailleurs à découvrir si le genre vous plaît!

Les vieux livres sont dangereux, François Gravel, éditions La courte échelle, 104 pages, 2017

L’oiseau moqueur

« Pas de questions, détends-toi ». C’est le nouveau mot d’ordre des humains, obsédés par leur confort individuel et leur tranquillité d’esprit, déchargés de tout travail par les robots. Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu’au jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté, il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le monde depuis l’université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour aider l’humanité ou la perdre définitivement ?

J’ai dévoré très rapidement le roman dystopique de Walter Tevis, que j’ai trouvé vraiment intéressant sur plusieurs aspects. Dans cet univers, le monde est régi par des robots. Créés il y a des années, il existe différentes classes de robots. Spofforth fait partie de la classe 9. Il ressemble à un humain et a le contrôle de toute la ville. Les humains eux, sont gavés de pilules afin de ne pas se poser de questions et rester toujours « heureux ». Les enfants et les jeunes n’existent plus. La nourriture est conditionnée, protéinée. Les vrais repas tels qu’on les connaît ont disparu. La famille est chose du passé, de même que la vie de couple. C’est d’ailleurs un crime que de cohabiter avec une autre personne. Les contacts humains n’existent plus, l’indépendance et l’intimité étant la priorité absolue. Personne ne sait lire et les livres servent à isoler les murs. Jusqu’à ce que Paul contacte le doyen de l’université avec une demande inédite: celle d’apprendre à lire aux autres. Car Paul est l’un des seuls qui sait lire, dans une société où la lecture est devenue criminelle.

« La lecture est trop intime. Elle conduit les humains à s’intéresser de trop près aux sentiments et aux idées des autres. Elle ne peut que vous troubler et vous embrouiller l’esprit. »

Paul est le personnage central du livre, avec Mary Lou, le femme qu’il rencontrera dans un zoo, et le robot Spofforth. Leurs destins sont intimement liés. Sans dévoiler l’intrigue, car il se passe énormément de choses à partir du moment où Paul se présente à l’université avec l’idée d’apprendre aux gens à lire, le roman passe par plusieurs étapes qui permettent à Paul de se remettre en question. L’idée d’engloutir des pilules pour « s’engourdir » ne lui plaît plus, surtout après avoir vécu pour la première fois des émotions reliées à l’amour d’une autre personne, à l’idée de former un couple avec celle qu’il aime, à la lecture d’œuvres qui lui donnent un aperçu de ce qu’a pu être la vie des gens qui l’ont précédé. Quand le monde était « normal » et humain. Les aventures que vit Paul et sa découverte de choses qu’il n’avait jamais expérimenté avant, le changeront forcément pour toujours.

« Rien dans mon éducation, cette éducation imbécile et prônant la haine de toute vie véritable, ne m’avait préparé à ce que j’allais entreprendre. »

Ce roman est vraiment captivant. On le compare à Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, l’un de mes romans préférés. Même si les deux font de la lecture un acte criminel, L’oiseau moqueur aborde la société du futur dans son ensemble. L’acte criminel ne se limite plus aux livres, mais à l’identité et aux particularités qui font de nous des êtres humains. Ce que notre monde est devenu donne le frisson. L’amour, les émotions, le fait de réfléchir et de penser par soi-même n’existent plus.

« Une société hantée par la mort mais qui n’était pas assez vivante pour le savoir. »

Quand Paul y goûte à travers les livres qu’il découvre et son amour pour Mary Lou, il ne veut plus de cette vie complètement conditionnée. On peut s’amuser à faire la comparaison avec le roman de Bradbury, puisque même l’éditeur en fait mention sur sa quatrième de couverture. Cependant, chez Tevis, tout ne tourne pas qu’autour des livres, même si le salut de l’homme passe forcément par la lecture et, dans un aspect plus vaste, par la culture, dont en découle l’ouverture de l’esprit (et de l’âme).

« Je ne voulais plus imposer le silence à mon esprit, ni l’utiliser comme un simple catalyseur de plaisir. Je voulais lire, je voulais penser et je voulais parler. »

L’oiseau moqueur est un roman sur le droit de réfléchir par soi-même, d’apprendre, d’être imparfait, émotif, mais aussi sur le droit d’aimer. C’est une histoire sur le besoin inné de l’homme d’être entouré de ses semblables, chose qui n’existe plus dans le monde créé par William Tevis. C’est une histoire de liberté.

Un roman superbe, fascinant, terrifiant et beau à la fois. J’ai adoré!

L’oiseau moqueur, Walter Tevis, éditions Gallmeister, 336 pages, 2021

De la maladie

Dans ce court texte écrit en 1926 pour la revue de T. S. Eliot, Virginia Woolf s’interroge sur cette expérience particulière dont personne ne parle, dont le langage peine à rendre compte mais que tout le monde connaît : la maladie. Lorsqu’on tombe malade, constate-t-elle, la vie normale interrompt son cours réglé pour laisser place à un état de contemplation où le corps reprend ses droits et où l’univers apparaît soudain dans son indifférence totale à la vie humaine.

Depuis ma découverte de Mrs Dalloway à la fin de l’adolescence, j’ai toujours eu un faible pour Virginia Woolf. Je n’ai pas lu toute son œuvre, mais je trouve son travail intéressant. La biographie de l’auteure aussi est fascinante. De la maladie est un tout petit livre, un court texte, un essai, écrit par Woolf à la demande de T.S. Eliot pour une revue et paru en 1926.

C’est un livre vers lequel je reviens toujours lorsque je suis malade. Ayant été opérée ce printemps et au repos forcé pendant un mois, j’ai tout de suite repensé à ce livre dans ma bibliothèque et j’ai eu envie de le relire, encore une fois. C’est d’ailleurs la quatrième fois que je le lis. Woolf a connu plusieurs fois la maladie pendant sa vie. Elle a aussi eu de longues périodes où elle a été réduite à être un témoin immobile du monde. Elle a connu des épisodes sombres de dépression majeures. Elle s’est d’ailleurs suicidée à l’âge de 59 ans.

Dans ce texte, elle parle de la position du malade, forcé de s’arrêter, alors que le reste du monde s’agite. Elle parle de la maladie, certes, mais aussi de beaucoup d’autres choses: de la nature, du paradis, de la littérature, de la création. C’est un texte introspectif, mais également très ouvert. Le malade, arrêté, est alors sensible à tout ce qui se déroule autour de lui. Il est plus réceptif à certaines choses, comme la nature qui bouge tout doucement. Il est plus réceptif à certaines lectures ou œuvres que la maladie prédispose à accueillir. C’est un texte court, mais ça me plait définitivement beaucoup.

« Chacun recèle en lui une forêt vierge, une étendue de neige où nul oiseau n’a laissé son empreinte. »

Une relecture qui m’a fait du bien. C’est étonnant comment je me sens apaisée après l’avoir lu, chaque fois. Pourtant ce n’est pas un texte qu’on qualifierait de réconfortant. C’est peut-être simplement parce qu’il participe à la déculpabilisation du malade de ne pas être « actif » alors que sa condition ne le lui permet pas. C’est un sujet fort peu traité d’ailleurs, autant à l’époque de Virginia Woolf que dans notre société actuelle axée sur la performance et la productivité à tout prix. 

« Il est admirable de relever que les poètes tirent la religion de la nature, que les gens vivent à la campagne pour que les plantes leur enseignent la vertu. »

De la maladie est un texte peu connu, sans doute assez mineur dans l’œuvre de Virginia Woolf, mais que moi j’aime particulièrement et que je prends plaisir à relire chaque fois.

De la maladie, Virginia Woolf, éditions Rivages, 59 pages, 2007

Terreur à Smoke Hollow

Depuis le décès de sa mère, Ollie, onze ans, trouve refuge dans la littérature. Jusqu’au jour où elle croise, près d’une rivière, une femme déterminée à se débarrasser d’un livre qu’elle prétend maudit. Le sang d’Ollie ne fait qu’un tour : pas question de la laisser commettre une telle barbarie ! Elle vole l’ouvrage et le dévore en une nuit. Il raconte l’histoire d’Elizabeth Morrison et de ses deux fils, Caleb et Jonathan, disparus après avoir passé un pacte avec un sinistre spectre souriant. Le lendemain, la jeune fille a la désagréable surprise de découvrir que la ferme que visite sa classe est celle où est enterrée Elizabeth… 

Terreur à Smoke Hollow est un roman d’horreur pour jeunes, écrit par Katherine Arden dont j’ai adoré la « Trilogie d’une nuit d’hiver ». J’étais curieuse de lire un de ses livres jeunesse et j’ai beaucoup aimé cette histoire frissonnante. On y retrouve des thèmes mystérieux et inquiétants qui étaient aussi présents dans sa trilogie pour adultes, de façon différente. Par exemple, l’idée de plusieurs « mondes » qui cohabitent. Avec l’histoire de Smoke Hollow, l’auteure installe le lecteur dans un monde qui nous est plus familier et qui tourne autour d’un étrange livre et d’une sortie scolaire en autobus, dans une ferme.

Ollie a onze ans et elle a perdu sa mère. Son deuil est un peu difficile même si elle a une belle relation avec son père avec qui elle vit, malgré quelques accrochages. La relation qu’ils ont ensemble et la façon dont son père agrémente le quotidien est joliment décrite. Ils se sont créé un cocon à eux, malgré l’absence de la maman d’Ollie. Une maison colorée où les pièces ont des noms et où l’odeur de cuisine réconfortante flotte dans l’air. Un jour, la jeune adolescente se rend à la rivière et elle découvre une femme étrange et confuse, qui tient mordicus à jeter un livre dans la rivière. Choquée, Ollie intercepte l’ouvrage et s’enfuit.

En ouvrant les pages, elle est tout de suite happée par l’histoire, imprimée en 1895. Il s’agit de celle d’une femme, Elizabeth, son mari et son beau-frère, disparus après avoir fait un pacte avec un inquiétant personnage. Ollie est incapable de s’arrêter de lire. Le récit la fascine tellement qu’elle en oublie ce qui se passe autour d’elle. Quand Ollie s’en va visiter une ferme avec sa classe, dans le cadre d’un programme pour mettre en valeur l’agriculture de la région, elle réalise qu’il s’agit de l’endroit où Elizabeth est enterrée… Elle ne se doute absolument pas de l’aventure effrayante qu’elle va alors vivre ni de ce qu’elle croisera sur son chemin.

« Quand la brume descend,
quand l’homme qui sourit apparaît.
Évite les endroits dégagés la nuit.
Reste dans les recoins. »

Terreur à Smoke Hollow est un livre très efficace. L’intrigue met en place les personnage, doucement, puis fait intervenir des éléments qui piquent notre curiosité. Il s’agit d’un très bon roman d’épouvante pour jeunes, qui réussit à combiner des histoires qui font peur – la vieille légende du livre trouvé par Ollie et tout ce qui entoure le pacte – à des éléments fantastiques implantés au quotidien. La nuit, les choses sont bien différentes qu’en plein jour. C’est ce qu’Ollie et ses amis vont vite apprendre. Il en va de leur survie!

« Il y a toujours une histoire de fantômes. Tiens-le-toi pour dit. Où que tu ailles dans ce grand monde aussi hideux que merveilleux, il y a une histoire de fantômes qui t’attend. »

Un livre mystérieux, une vieille légende, une ferme inquiétante et d’étranges personnages sont au centre de cette histoire qui se dévore. C’est un roman jeunesse conseillé à partir de 10 ans, à l’atmosphère automnale qui se déroule à quelques jours de l’Halloween. Les rues sont décorées, les maisons parsemées de citrouilles et la ferme est remplie d’épouvantails. Ollie ira même visiter un cimetière et faire un tour dans un labyrinthe de maïs pour l’occasion. C’est un livre qui joue beaucoup sur l’atmosphère et qui se dévore! J’espère qu’on aura droit à la traduction de la seconde histoire de cette série dont l’action se passe cette fois, en hiver. Ça promet!

Terreur à Smoke Hollow, Katherine Arden, éditions Pocket Jeunesse, 256 pages, 2020