Un garçon nommé Noël

Un garcon nommé NoëlLa véritable histoire (de Noël) d’un garçon hors du commun pour croire à l’impossible… Nicolas, onze ans, surnommé Noël depuis sa naissance, vit en Finlande avec son père, Joël le bûcheron. Mais le travail se fait rare, la vie est difficile, et quand Joël se voit confier une mission pour le roi, il accepte de laisser son garçon à l’épouvantable tante Carlotta. Nicolas n’a plus qu’une petite souris obsédée par le fromage pour lui redonner le sourire. Mais les mois passent, Joël ne revient pas, et notre courageux héros décide de partir à sa recherche. Se liant d’amitié avec un renne, il affrontera bien des obstacles avant de parvenir jusqu’au village enchanté des lutins… Des lutins qui ont perdu la joie de Noël. Nicolas parviendra-t-il à leur redonner goût à la vie ?

Un garçon nommé Noël n’est rien de moins que la véritable histoire du Père Noël. Oui, oui, c’est même ce qui est indiqué dès qu’on ouvre le roman. Donc, c’est le moment de découvrir comment Nicolas est devenu père Noël et qu’elle est son histoire.

« Si vous êtes de ceux qui sont persuadés que certaines choses ne sont pas possibles, autant refermer ce livre tout de suite. Il n’est pas pour vous, Car ce livre est plein de choses impossibles. »

Le roman débute alors que Nicolas vit dans une cabane avec son père. Pauvres, ils peinent à joindre les deux bouts. Une occasion particulièrement alléchante amènera Joël le bûcheron à laisser son fils plusieurs mois pour partir en expédition. Condamné à subir les foudres de la méchantes tante Carlotta, Nicolas s’enfuit avec Miika la souris, obsédée par l’idée de manger du fromage. Les deux vivront plusieurs aventures en allant vers le Nord, pour retrouver Joël, avant de découvrir le monde de Lutinbourg. Un endroit magique qui n’est finalement pas tout à fait comme Nicolas le pensait…

« Le monde entier – du moins celui d’où je viens, celui des humains – est plein de mauvaises choses. La misère, la cupidité, la tristesse, la faim, la méchanceté sont partout. Dans un monde comme ça, il est facile d’être méchant. Alors quand quelqu’un se montre bon, ou gentil, c’est déjà de la magie en soi. »

Ce roman de Matt Haig est une très belle histoire sur le courage et la bonté, sur la bienveillance et l’altruisme. La nature, la forêt et la neige y sont omniprésentes. C’est un conte de Noël plein de magie ainsi qu’un roman rempli d’humour, de créatures fabuleuses (trolls, lutins, fées) et de rennes qui volent. Saviez-vous aussi que celui qui deviendra le père Noël a écrit des livres de croissance personnelle et a fait la une du journal plusieurs fois, en plus d’être allé en prison? Il faut lire l’histoire pour savoir pourquoi!

Un garçon nommé Noël est le premier tome d’une petite série bien prometteuse. Mes avis sont à venir en ce qui concerne les autres romans de Noël de Matt Haig, La fille qui a sauvé Noël et Le père Noël et moi. C’est d’ailleurs la petite Amelia, aperçue dans les dernières pages d’Un garçon nommé Noël, qui sera l’héroïne des tomes à venir.

Ce premier tome est excellent! C’est un conte de Noël, avec ses méchants et ses gentils, ses situations désespérées et son humour assez rigolo. Les illustrations de Chris Mould sont jolies et très dynamiques. On retrouve dans le livres plusieurs listes, des extraits de La gazette des neiges, le journal préféré des lutins et toutes sortes de petites choses bien amusantes.

« Une impossibilité, c’est juste une possibilité que tu n’as pas encore comprise. »

À conseiller à partir de 9 ans, mais tout aussi agréable à lire peu importe l’âge, quand on a conservé son cœur d’enfant! Le niveau de lecture est suffisamment intéressant pour qu’un adulte prenne plaisir à découvrir ce roman et y trouve son compte.

Si vous ne connaissez pas encore Matt Haig, c’est le moment de le découvrir!

Un garçon nommé Noël, Matt Haig, éditions Hélium, 256 pages, 2016

Le Grain de sable: Olivier Le Jeune, premier esclave au Canada

grain de sableOriginaire de l’île de Madagascar, Olivier Le Jeune arrive dans la ville de Québec en 1629 en tant qu’esclave. Il avait 10 ans. Au-delà de son statut d’esclave, il est la première personne d’origine africaine à habiter de manière permanente au Canada. Ce livre, inspiré de ce qu’il a réellement vécu, suit le parcours d’Olivier Le Jeune, de sa capture à Madagascar jusqu’à son arrivée dans la ville de Québec. On apprend comment il a pu s’adapter à sa nouvelle réalité dans les débuts de la Nouvelle-France.

Ce bel album raconte l’histoire d’Olivier Le Jeune qui a été le premier esclave au Canada. C’est un livre basé sur un fait vécu, une histoire vraie, mais dans laquelle l’auteur a dû romancer certaines portions de l’histoire vu qu’on détient très peu d’informations sur Olivier Le Jeune.

Le livre est abondamment illustré et les images nous font ressentir ce que le personnage a pu vivre. La beauté du livre, visuellement, nous aide à mieux appréhender le texte. Même s’il vise un public jeune, le livre plaira tout autant aux adultes, dès qu’on s’intéresse un peu à notre histoire, à ceux qui ont façonné notre pays et qui ont laissé leurs marques. C’est une façon de relater des faits importants moins connus ici comme la présence d’esclaves. Encore plus avec un esclave aussi jeune.

C’est grâce à la correspondance du jésuite Paul Le Jeune avec ses supérieurs religieux en France que l’on détient des informations sur ce qui est arrivé au jeune esclave malgache.

J’ai trouvé que le livre était très intéressant, tant au niveau du texte (Webster) que des illustrations (ValMo). Les auteurs donnent vie à Olivier Le Jeune, à travers son histoire. Le livre est très beau, même si le destin de Le Jeune est profondément triste.

« Pendant près de seize ans, j’ai travaillé sans rien attendre de plaisant. Perpétué l’hiver sans espérer la venue du printemps. »

L’album se lit d’une traite. J’apprécie de découvrir ce jeune homme que je ne connaissais pas vraiment, à travers un ouvrage aussi accessible que beau. Les images sont très représentatives. Olivier Le Jeune est un personnage dont on aurait aimé savoir encore plus de choses. Les auteurs réussissent à en faire une histoire romancée nécessaire, plausible et pertinente pour nous le faire connaître, avec le peu d’information dont on dispose de sa vie en Nouvelle-France et de sa vie avant, à Madagascar.

L’ouvrage est agrémenté d’un glossaire explicatif des lieux, des mots et des gens ayant vécus à l’époque d’Olivier. Des notes des auteurs concernant la portion historique connue de la vie d’Olivier Le Jeune complètent l’album.

Un ouvrage qui aborde l’esclavage d’un angle différent, en laissant la parole à Olivier Le Jeune, ce qui donne au lecteur le sentiment d’être plus proche du personnage. De plus, c’est un livre accessible aux jeunes, qui leur permettra de connaître une partie de notre histoire.

Un livre que je vous invite à découvrir!

Le livre fait partie de la liste préliminaire jeunesse du Prix des libraires 2020.

Le Grain de sable: Olivier Le Jeune, premier esclave au Canada, Webster & ValMo, édition du Septentrion, 80 pages, 2019

 

Kateri et le corbeau

Kateri et le corbeauDans les années 1930, Kateri et sa famille tentent de survivre aux rudes conditions du territoire québécois et au déracinement provoqué par les coupes à blanc. Quand son amoureux Khaguagui se noie dans la rivière, la jeune Métisse croit l’avoir perdu pour toujours. Mais Neka, sa mère, offre ses cheveux au Grand Manitou afin que l’esprit de Khaguagui revienne sous la forme d’un corbeau et qu’il puisse veiller sur Kateri.

L’histoire de Kateri et le corbeau m’attirait beaucoup. Le livre est très beau, la couverture me plaît et j’aime les histoires qui s’inspirent de mythes et de légendes, surtout lorsqu’elles nous parlent des Premières Nations. Le roman s’inspire d’une légende algonquienne qui raconte qu’un être aimé décédé peut se réincarné afin de continuer à prendre soin de nous. J’ai aimé cette vision des choses.

La roman aborde le thème difficile du deuil. Kateri doit faire le deuil de sa grand-mère et celui de son amoureux. Elle doit apprendre à vivre sans eux à ses côtés et continuer malgré tout son chemin. Dans cette optique, l’histoire du corbeau est magnifique, réconfortante. Le roman est aussi très émouvant, puisqu’on nous présente l’arrivée des Blancs qui considèrent que les Weskarinis n’ont pas leur place dans la région. C’est une histoire de déracinement.

On apprend énormément de choses sur les pratiques de la tribu de Kateri, la façon dont la communauté fonctionne: les hommes partis à la chasse pour la viande afin de rapporter aux autres ce qu’il faut pour passer l’hiver. Les peaux pour se couvrir et survivre au froid. La vie quotidienne mais aussi la vie spirituelle. Les saisons tiennent une place très importante dans la vie du groupe de Kateri et ponctuent le quotidien et le passage du temps.

« L’hiver s’étire, s’étire, s’étire.
Et puis soudain, voilà le printemps!
Le soleil flambe à nos fenêtres.
La neige fond en rigoles.
Les chasseurs rentrent à la maison. »

Plusieurs détails passionnants sur les caractéristiques de la tribu de Kateri, sur la langue parlée, sur les coutumes ou l’imaginaire des Weskarinis et sur les différences entre les Blancs et les amérindiens. On apprend une quantité de choses passionnantes. J’ai particulièrement apprécié toutes les références en lien avec la langue ilnue, une langue amérindienne dont on retrouve des mots, des expressions, des noms et des lieux, tout au long du roman. Des notes en bas de page traduisent plusieurs mots de cette langue et nous aident à l’aborder et à la comprendre.

Kateri et le corbeau est un roman jeunesse poétique, qui parle des mythes et des légendes en lien avec le deuil et le départ de ceux qui nous sont chers. C’est une histoire à la fois touchante et instructive, sur la famille, sur les liens qui unissent les gens, sur l’amour. C’est une très belle découverte pour moi que ce roman dont l’écriture est magnifique et l’ensemble du texte vraiment très beau.

« Les réserves sont épuisées. (…)
Je me dirige vers le poêle en métal noir,
secoue mes mitaines pour m’en débarrasser
et frotte mes mains pour les réchauffer.
Une odeur d’herbes s’échappe d’une marmite en fonte.
Je soulève le couvercle et renifle la soupe,
une sorte de bouillon jaune dans lequel flottent des racines. »

L’auteure puise dans l’histoire personnelle de gens qui ont réellement existé pour créer ses personnages et s’inspire également de son histoire familiale pour écrire son roman. Le texte est très souvent poétique, ce qui m’a beaucoup plu, et la musicalité des mots est aussi intéressante que peut l’être l’histoire.

Kateri et le corbeau est un très beau roman, à offrir tant aux adolescents qu’aux adultes. C’est un roman historique abordable et éclairant, qui nous apprend beaucoup de choses sur les Weskarinis, mais également sur l’époque – le début du XXe siècle – et les relations entre les Blancs et les Amérindiens.

Une excellente lecture que je vous invite à découvrir!

Kateri et le corbeau, Rollande Boivin, éditions Bayard Canada, 120 pages, 2019

Irineï et le Grand Esprit du mammouth t.2

irinei 2Irineï, désormais installé chez John aux Etats-Unis, s’occupe quotidiennement de Hope, le bébé mammouth qui a miraculeusement survécu, après la découverte par l’équipe de scientifiques américains que John dirige avec Tony, du corps intact de sa mère.
Irineï, devenu végétarien après avoir découvert comment les sociétés occidentales traitaient les animaux d’élevage, se rapproche de Marion Delamare, une jeune activiste, passionnée par la cause animale et très touchée par l’avenir de Hope. Il apprend également auprès d’un vieux chaman Navajo à contrôler et développer ses propres pouvoirs chamaniques. Mais le plus difficile l’attend : contrer les terribles plans de GenCom, la firme qui finance les expéditions du laboratoire où est gardée Hope, qui cherche par tous les moyens à l’exploiter et à tirer profit de son existence, quelles qu’en soient les conséquences pour la jeune femelle mammouth.

J’étais très content de pouvoir lire le second tome de Irineï et le Grand Esprit du mammouth, puisque j’avais tellement aimé le premier tome! Dans le premier livre, on parle de la tribu d’Irineï et de la découverte du mammouth. La présence du chamane et l’esprit du mammouth redonneront vie à l’animal. L’équipe de scientifiques souhaite alors permettre à l’animal de rester en vie, mais les intentions derrière ce geste ne sont pas désintéressées…

Ce second tome se consacre essentiellement au mammouth, avec la présence de deux clans: ceux qui souhaitent mettre cette situation à profit et ceux qui œuvrent à la sauvegarde de l’animal, ainsi qu’à son retour vers son habitat naturel, le Nord, afin que le mammouth puisse vivre une vie tranquille et reposante.

J’aime énormément les animaux et ce roman vient me chercher car je suis très sensible à la cause animale. Naturellement, un roman de ce genre trouve un écho très fort chez moi puisqu’il aborde des thèmes qui me parlent beaucoup. L’idée derrière le roman est aussi intéressante. L’homme a toujours ce fantasme de faire revivre un animal disparu. Le roman aborde le point de vue éthique de cette idée, ainsi que ce qui se déroule en arrière-plan: financements alloués pour l’animal, pressions sur les scientifiques et sur le propriétaire de l’entreprise qui s’occupe de ce projet, potentiel touristique et économique relié à la découverte du mammouth. Si l’histoire se concentre sur cet animal disparu, il aborde aussi la condition de d’autres animaux, par exemple ceux gardés dans les zoos.

« Ces grands singes sont mes frères, je me sens si proche d’eux… et ces gens de la forêt qui ont de moins en moins d’espace… Ça me rappelle les puits de gaz qui salissent la toundra et réduisent les pâturages des rennes, Helina les déteste… Pourquoi les hommes détruisent tout, partout? Et ça continue… c’est terrible… insupportable… »

J’ai trouvé que ce tome 2 offrait plus de suspense. L’histoire ne trouve son dénouement qu’à la toute fin. Il y a plusieurs rebondissements et de l’action. L’auteure utilise également beaucoup l’humour pour tenter de dédramatiser tout le côté grave lié aux crises écologiques et aux questions relatives à la protection des animaux sauvages.

L’histoire de John et de sa fille qui a cessé de parler depuis la mort de sa mère, se poursuit dans ce second tome. Le roman voit aussi poindre une certaine histoire d’amour entre deux personnages, mais le livre est principalement axé sur le travail fait autour du mammouth et sur Irineï. L’aspect écologique est primordial.

J’ai adoré la fin de ce second tome, qui est très belle et très satisfaisante. Même si l’histoire se déroule sur deux livres et que normalement, l’aventure s’arrête ici, j’ai eu l’impression qu’il y avait tout de même une porte ouverte si un jour, l’auteure souhaite publier un troisième tome. Il ne s’agit que de mon impression (et peut-être aussi un peu de mon envie personnelle), mais je trouve qu’il y aurait matière à poursuivre encore une fois l’aventure d’Irineï, un personnage fort intéressant.

Le livre colle parfaitement à notre époque actuelle. Avec toutes les technologies dont nous disposons, les jeunes et les moins jeunes manquent de contacts avec la nature. Ce roman amène donc une réalité qui pourrait être possible et montre à quel point l’homme peut être cupide. L’activisme écologique et animal est important dans l’histoire. C’est un roman qui passe clairement un message afin de sensibiliser jeunes et adultes sur l’importance de respecter les animaux et leur liberté. Leur présence est importante pour le futur de toutes les générations.

Irineï et le Grand Esprit du mammouth est un excellent roman que j’ai adoré et je vous conseille fortement cette lecture qui lance un message pertinent et intéressant sur la protection des animaux et la nature. L’auteure nous offre ici une histoire pleine de rebondissements et d’action, un roman prenant qui est également, par moments, plus poétique. Un roman qui nous procure un très grand plaisir de lecture.

Mon avis sur le tome 1.

Irineï et le Grand Esprit du mammouth t.2, Val Reiyel, éditions Slalom, 304 pages, 2019

Métis

MétisDe courts tableaux tissent ce roman autobiographique dans lequel un adolescent porte un regard lucide et émouvant sur l’histoire peu commune de sa famille métisse, au milieu du siècle dernier. Avec justesse et authenticité, il témoigne de la vie en territoire algonquin, à l’époque des camps de bûcherons, et dresse un portrait saisissant de ceux qu’il côtoie quotidiennement.

Métis est un livre qui nous permet de vivre aux côtés d’une famille métisse dont le père est amérindien et la mère québécoise. Le personnage principal est bien sûr le fils, Pierre (Pien), mais son père, Shipouln (qui veut dire Jean-Paul en français) est toujours présent tout au long de l’histoire. Il est le lien entre la compagnie forestière, les bûcherons et les Algonquins. Pierre est très proche de son père et intéressé par ses racines, les coutumes algonquines et le mode de vie de ce peuple qui est aussi le sien. Il a un énorme intérêt pour tout ce que son père peut lui apprendre. La mère de Pierre est catholique et très pratiquante alors que le père du jeune homme a pour Dieu, la nature. Les conjoints, dans leurs différences frappantes, se respectent l’un l’autre.

À travers l’enfance de Pierre, le lecteur peut vivre les moments importants du quotidien des Amérindiens et des Métis, dont la vie n’était pas facile. Ça nous permet de voir les deux mondes, celui des Blancs et celui des Amérindiens. Les mentalités d’un peuple versus celles de l’autre. Il y a aussi tout le côté familial d’une enfance passé entre les coutumes et particularités de deux peuples différents et c’est ce qui donne au roman tout le plaisir qu’on a à le lire.

« Le gouvernement veut que je dise que je suis canadien. Je ne suis pas canadien. Je ne suis pas indien non plus, je n’habite pas les Indes. On nous appelle « Indiens » par erreur. Nous ne sommes pas des Sauvages non plus. Nous sommes des gens civilisés. Nous avons notre culture, nos langues, nos valeurs, notre patrimoine, nos croyances. Notre pays à nous, les Premières Nations, c’est l’Amérique du Nord. Nous sommes des Nord-Américains. »

Le roman, en partie autobiographique, aborde les relations des deux peuples. La vie des bûcherons est aussi au cœur du livre, puisque ceux-ci travaillent dans les forêts bordant la réserve. Les Amérindiens on un souci de la nature que l’homme blanc n’a pas nécessairement. On parle aussi de la trappe, de la drave, des pensionnats indiens, de la religion, mais également des… comics books!

La nature est importante dans ce roman, mais également tout l’aspect spirituel qui y est rattaché. L’auteur brosse ici le portrait d’une nature souvent saccagée par les Blancs, malmenée et décimée. Le roman est à la fois un hommage à la nature et, aussi, un constat écologique sur ce que devient la forêt à force d’en puiser toutes les ressources et d’y laisser toutes sortes de déchets.

Il y a de magnifiques passages entre Pierre et son père, où l’homme explique au garçon toutes sortes de choses sur la vie, sur la faune et la flore. C’est un excellent raconteur. Les histoires prennent d’ailleurs beaucoup de place dans l’histoire. Les personnages sont très attachants et leurs émotions sont communicatives.

Métis est assurément un coup de cœur que je vais garder précieusement dans ma bibliothèque tant j’ai adoré cette lecture. Je compte d’ailleurs le relire. Avec ce roman, je découvre Michel Noël et ce ne sera assurément pas ma dernière lecture de cet auteur. Métis est un roman émouvant, magnifique, poétique, instructif, drôle et merveilleusement bien écrit. C’est un roman familial, accessible aux jeunes comme aux adultes. J’ai fait un très beau voyage dans le temps en lisant ce livre. J’ai vécu une belle brochette d’émotions.

Un livre à lire et à découvrir assurément!

Métis, Michel Noël, éditions Bayard Canada, 251 pages, 2019