Ma vie dans les bois t.9: quand revient l’hiver

Depuis qu’il vit dans la nature, Shin s’est bien habitué au cycle des saisons. Aussi, même quand le froid revient, il se sent prêt à affronter la nature. Grâce à ses techniques de chauffage, parfois issues de savoirs anciens, le dessinateur des bois n’a plus rien à craindre. Mais à force de se sédentariser, ne risque-t-il pas de se rouiller ? Le voilà parti pour Hokkaido, l’île du Nord du Japon, pour un voyage d’apprentissage canin !

Ma vie dans les bois de Shin Morimura est sans doute mon manga préféré. J’attends chaque nouveau tome avec impatience. Celui-ci est déjà le neuvième et a pour titre: Quand revient l’hiver. Dans cette série, Shin Morimura nous raconte son départ de la ville, son installation dans les bois et ses démarches pour devenir autosuffisant le plus possible. Chaque tome aborde plusieurs aspects de la vie dans les bois: nourriture, pêche, construction, écologie, animaux, réflexions, etc.

Ce qui est intéressant avec cette série c’est que l’auteur, qui continue à être mangaka, essaie des choses qu’on ne voit pas très souvent, comme faire son propre charbon par exemple, confectionner ses cannes à pêche ou construire un four extérieur. Le thème est vraiment l’autosuffisance et la nature. En avoir un aperçu, mais cette fois directement du Japon, est encore plus intéressant. Surtout que Shin Morimura en parle toujours avec humour, passion, autodérision et lucidité. Cette série nous le rend tout de suite très attachant.

Dans ce neuvième tome, c’est le retour de l’hiver. Pendant que la montagne se repose, Shin reprend son activité de charbonnier. Un travail peu valorisé, peu de relève et des connaissances qui sont en train de se perdre. Shin va donc entreprendre de transmettre les rouages du métier de charbonnier aux jeunes employés d’un parc de loisir. C’est l’occasion aussi pour lui de nous parler de la vie d’aujourd’hui, de la façon dont l’humain est déconnecté de la nature.

« De nos jours les hommes négligent les saisons et quelques centimètres de neige chamboulent leur quotidien. Je pense qu’autrefois, les êtres humains étaient plus en adéquation avec les phénomènes de la nature. »

L’arrivée de l’hiver est aussi le moment pour Shin de pister les animaux et de pouvoir observer leur mode de vie en suivant leurs empreintes. J’ai aimé ce passage parce que je fais la même chose que lui. L’hiver est tellement propice à apprendre une foule de choses sur la façon dont vivent les animaux en forêt! Dans ce tome, Shin Morimura expérimente pour la première fois la vie d’un musher. Il part en expédition trois jours en traîneau à chiens et dort dans une yourte. C’est l’occasion pour lui de vivre une nouvelle aventure! À son retour, il va pêcher avec le « boss » (un personnage récurrent d’un tome à l’autre), et accueille le printemps sous les cerisiers en fleurs.

Cette série est vraiment géniale. Autobiographique, accompagnée parfois de véritables photos des projets de l’auteur, c’est un manga que j’adore et que je trouve tout simplement parfait! Surtout que Shin Morimura a de l’humour et nous raconte ses essais/erreurs avec beaucoup d’humilité!

Un tome qui fut un véritable plaisir de lecture. J’étais contente de retrouver l’univers de ce mangaka et j’ai très hâte au prochain tome!

Ma vie dans les bois t.9: quand revient l’hiver, Shin Morimura, éditions Akata, 176 pages, 2020

Le Monstre des glaces

Elsie, une jeune orpheline vivant dans les rues de Londres à l’époque victorienne, entend parler d’un mystérieux monstre de glace : un mammouth laineux découvert au pôle Nord… Déterminée à en savoir plus, voici Elsie embarquée dans une drôle d’aventure, qui l’emmènera de Londres au cœur de l’Arctique !

J’avais envie de découvrir ce roman jeunesse à cause de sa belle couverture, mais aussi parce qu’il y est question de mammouth et de l’époque victorienne. Ça me semblait être une lecture amusante également. Je ne me suis pas trompée. J’ai passé un très bon moment avec ce roman, entièrement illustré et très dynamique. Les images sont présentes pratiquement à toutes les doubles pages. Le texte est également adapté au contenu. La police d’écriture varie selon le contexte et les lettres sont de différentes grosseurs. Certaines pages sont aussi différentes selon le déroulement de l’histoire. Par exemple, alors que les personnages sont en pleine noirceur, les pages du roman sont noires. Dans une tempête de neige, les pages sont parsemées de gros flocons. La lecture est donc très vivante!  

Nous sommes à Londres, en 1899. Elsie est une enfant des rues, après s’être échappée d’un orphelinat où on la battait. Elle découvre alors le musée d’Histoire naturelle et est fascinée par ce qui s’y trouve. Lorsqu’elle entend un crieur de journaux faire la promotion du « monstre des glaces » qui devrait bientôt être recueilli par le musée, Elsie n’a qu’une idée en tête: s’infiltrer dans le bâtiment pour le voir. Sa découverte du mammouth (qui s’avère être une mammouth), coincé dans la glace est un grand moment. Surtout quand elle est persuadée qu’il est encore vivant!

« Hypnotisée, Elsie s’approcha du monstre des glaces. Tout ce qui la séparait d’une espèce éteinte depuis des milliers d’années, c’étaient quelques centimètres de verre et de glace. »

Bien décidée à faire revenir à la vie le mammouth qu’elle a prénommée Moumoute, Elsie sera aidée dans son projet par une foule de personnages tous plus loufoques les uns des autres. 

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a souvent fait sourire. L’histoire est impertinente, les personnages sont vraiment amusants et c’est un roman plein d’aventures improbables. Elsie ne s’en laisse pas imposer et ce n’est pas parce qu’elle se retrouve dans la rue, qu’elle ne peut pas parler à la reine Victoria! Rien ne lui fait peur et elle confronte les différentes classes sociales, dans une époque où elles étaient très importantes.

Chaque moment du roman est une aventure en soi, qui frôle bien souvent la catastrophe!

« Étant donné la taille d’un mammouth, on pourrait croire qu’il est impossible d’en perdre un. Pourtant, c’était exactement ce qu’avaient fait Elsie et Linotte. »

Après avoir réanimé le mammouth, une course-poursuite a lieu dans les rues de Londres, puis c’est l’embarquement pour le grand Nord afin de rendre Moumoute à son environnement naturel. Les péripéties de s’arrêtent pas un instant et la lecture est très prenante. On veut savoir ce qu’il adviendra de Moumoute, Elsie, l’équipage d’anciens soldats, de Linotte et de Minus. Le monstre des glaces est une belle histoire d’amitié et d’entraide.

Les illustrations sont très amusantes et le trait de crayon de Tony Ross contribue à donner vie aux personnages si particuliers de David Walliams. Les images sont toutes aussi dynamiques que le texte et la lecture est fluide et amusante. C’est un livre plaisant à découvrir. Les auteurs donnent vie à un Londres victorien plein de contradiction, en jouant la carte de l’absurde et de l’humour. Ça fonctionne très bien! En fin de volume, l’auteur remet l’époque en perspective d’un point de vue historique. Il explique les libertés qu’il a prit avec l’histoire et nous parle un peu du véritable mammouth laineux tel qu’il l’a été avant son extinction. 

Ce livre est classé pour les 8 ans et plus. Je suis adulte et j’ai passé un bon moment avec ce livre qui m’a fait souvent sourire. J’en avais bien besoin. Je dirais donc qu’il s’agit d’une lecture familiale, à mettre entre les mains de ceux qui ont envie de vivre de folles aventures et de s’amuser un peu. Je suis ravie d’avoir dans ma pile un autre livre du même auteur, qui se déroule cette fois à Buckingham Palace. Ça promet! 

Le Monstre des glaces, David Walliams, illustrations de Tony Ross, éditions Albin Michel jeunesse, 512 pages, 2019

Dash & Lily 1: Le carnet de défis

Je t’ai laissé quelques indices.
Si tu veux les avoir, tourne la page.
Sinon, repose ce carnet sur l’étagère, s’il te plaît.

Quand Dash met la main sur un mystérieux carnet rouge dans sa librairie préférée, il est loin de se douter qu’il est sur le point d’embarquer dans l’aventure d’une vie. Il découvre au fil des pages une liste de défis.
Un peu mélancolique à l’approche de Noël, il décide de suivre les instructions du carnet, qui l’emmèneront aux quatre coins de la ville qui ne dort jamais, dans les pas de Lily…

J’ai d’abord connu Dash et Lily avec la série présentée sur Netflix. Les séries de Noël sont plutôt rares et j’adore en découvrir de nouvelles. Je me suis donc intéressée à cette série. Je l’ai aimé, mais peut-être pas autant que je l’avais espéré. Si j’ai adoré les deux premiers épisodes de la série, très axés sur les livres, les indices et la littérature, j’ai eu l’impression que la série basculait dans le « très adolescent » à partir du troisième épisode. Pas que c’est mauvais, j’ai plutôt aimé la série, mais je l’aurais aimé encore plus si elle était restée dans la même ambiance littéraire et intello qui m’avait tant plu. J’aime quand des œuvres nous présentent des personnages et des mondes un peu différents et moins superficiels. 

Une amie m’a alors parlé des livres. Il en existe trois en anglais. Elle m’a proposé de faire une lecture commune avec elle du premier tome, le seul paru à ce jour en français. J’avais envie de voir si la série ressemblait au livre ou si le livre avait ce petit plus qui m’avait manqué dans l’adaptation. Alors j’ai accepté. Et j’ai beaucoup aimé le livre. Plus que la série.

Il faut d’abord savoir que la série est plus légère que le livre et que le côté littéraire axé sur l’écriture est bien plus présent dans le livre, jusqu’à la fin. Les scènes du livre et de la série sont par moments aussi très différentes. Si le début du livre ressemble beaucoup à ce qu’on a pu voir à l’écran, c’est moins vrai à partir du milieu du roman. Les péripéties sont assez différentes et certaines scènes m’auraient beaucoup plu à l’écran. 

Dash et Lily est une petite romance de Noël pour adolescents, mais c’est aussi une histoire toute douce, qui débute de façon intrigante, avec un carnet trouvé en plein cœur d’une librairie. J’ai aimé que la base de l’histoire soit un carnet et du papier, qu’elle prenne la forme d’une correspondance plutôt traditionnelle, comme on en connaît beaucoup moins aujourd’hui à l’ère des écrans et des textos.

« J’aime bien l’étymologie. Ça me plaît d’imaginer ce qui s’est passé au moment où le mot est né. »

C’est sans doute la plus grande force de cette histoire: renouer avec l’écriture papier et la passion des mots qui unissent Dash et Lily, deux ados singuliers qui détonnent un peu parmi les autres. C’est d’ailleurs ce qui les rend si attachants. La librairie qu’on retrouve dans le livre comme dans la série, Strand, est d’ailleurs un lieu qui fait rêver tous les amoureux des livres. Une librairie immense avec ses « vingt-neuf kilomètres de livres ».

« Quand j’allais chez Strand, j’était généralement d’humeur à ne rien chercher en particulier. Certains jours, je décidais que l’après-midi serait placé sous le signe d’une lettre spécifique, et je faisais le tour de toutes les sections pour examiner les titres classés à cette lettre. D’autres fois, l’envie me prenait de visiter une section de fond en comble, ou bien de fouiller les derniers arrivages, empilés dans des bacs qui ne se prêtaient jamais docilement au classement alphabétique. Ou bien je ne m’intéressait qu’aux couvertures vertes, parce que cela faisait trop longtemps que je n’avais pas lu un livre de cette couleur. »

À partir du carnet, Dash et Lily vont s’écrire. Il est souvent plus facile de se livrer et d’apprendre à se connaître lorsqu’on ne voit pas l’autre personne. C’est ce que les deux adolescents vont expérimenter. S’ils semblent assez différents au départ, Dash et Lily ont en fait beaucoup de points en commun et se comprennent bien l’un l’autre malgré tout. Le carnet deviendra le centre de leur univers et l’occasion pour relever des défis amusants et loufoques.

Le roman est rempli d’humour et la lecture est très agréable. J’ai passé un bon moment en compagnie de Dash et Lily, de leur passion pour les livres, les mots et les situations rocambolesques. Il y a des passages vraiment drôles, souvent en lien avec la littérature et les livres.  

« Elle me conduisit dans une pièce qui ne pouvait être qu’un boudoir. Les rideaux étaient si épais et les meubles, si capitonnés que je m’attendais presque à tomber sur Sherlock Holmes en pleine bataille de pouces avec Jane Austen dans un coin. »

L’histoire est originale et même si l’ensemble est assez léger et amusant, j’ai trouvé que c’était un bon roman pour adolescents, une jolie romance de Noël qui ne tombe pas dans la facilité des romances contemporaines clichées. C’est un très bon point pour ce premier tome.

J’ai bien envie de découvrir la suite et j’espère que l’éditeur traduira rapidement les autres tomes pour que l’on puisse continuer à découvrir les aventures de Dash et Lily. Si vous avez aimé la série, ça peut être très intéressant de découvrir le livre qui s’avère finalement assez différent. De mon côté, c’est la présence des livres et des mots qui m’a plu dans le roman, ce que je trouve rapidement mis de côté dans la série. 

Une jolie lecture de saison!

Dash & Lily 1: Le carnet de défis, Rachel Cohn, David Levithan, éditions Michel Lafon, 344 pages, 2020

Le département des théories fumeuses

Anachronismes délicieux, comiques coups du sort et hybridations improbables composent, entre autres rigolotes anomalies, l’ADN de l’humour de Tom Gauld. Armé de son crayon et d’un large spectre de références qui vont de l’époque victorienne au monde des Jedi et des épées laser, l’inimitable bédéiste dessine un monde décalé d’une apparente simplicité, mais d’une lucidité désarmante.

Ce que je peux aimer le travail de Ton Gauld! Chaque annonce d’un nouvel ouvrage est un bonheur assuré. J’ai un faible principalement pour les planches parues dans les journaux et revues, plutôt que pour ses ouvrages qui racontent une seule et même histoire. J’avais donc eu un gros coup de cœur pour Vous êtes tous jaloux de mon jetpack ainsi que En cuisine avec Kafka. Ce nouveau livre de Tom Gauld, Le département des théories fumeuses, n’a pas fait exception. Surtout que les thèmes abordés me plaisent beaucoup. 

D’abord parues dans la revue New Scientist, les planches que l’on retrouve dans Le département des théories fumeuses mêlent sciences et humour. L’auteur d’ailleurs dédie son livre à son grand-père biologiste. Gauld aborde ici les sciences sous toutes ses formes, de l’anthropologie aux nanorobots, en passant par la métaphysique et la recherche. Il parle souvent de la petite faille qui fait que l’expérience n’a pas forcément été à la hauteur des espérances. C’est plein d’humour et j’aime sa vision des choses ainsi que sa façon particulière de dessiner. Ses planches sont facilement reconnaissables dans le paysage artistique. L’humour qu’il apporte avec ses petites histoires est à la fois subtile, très drôle et vraiment intelligent. 

« La réalité est une illusion créée entièrement dans l’esprit humain, mais c’est le seul endroit où on sert un café potable. »

Il offre plusieurs niveaux de lecture et nombreuses de ses planches mêlent des allusions culturelles ou littéraires. Avec le thème de la science, il aborde autant des blagues spécifiques à la profession, ou à l’incompréhension des gens envers les scientifiques. Il y a aussi un côté rigolo où il jette un regard à la fois critique et humoristique sur les expériences scientifiques. Je pense à cette dualité entre science et science-fiction, qui ne peut que nous soutirer un sourire. C’est ce qui me plaît chez lui. Sa façon unique de créer de l’humour tout en abordant des thématiques scientifiques et littéraires est tout simplement délicieuse. Il peut également s’inspirer de la littérature et créer une toute autre histoire à la sauce scientifique. Il mêle les technologies et les époques, pouvant dessiner par exemple, les réactions des gens sur les réseaux sociaux, à l’époque de la publication de L’origine des espèces de Darwin. Des anachronismes qui font sourire.

« Regardons le bon côté: la théorie des mondes multiples suggère qu’il y a une réalité où cette expérience s’est très bien déroulée »

Tom Gauld est un auteur que j’adore. J’ai particulièrement aimé ma lecture de Le département des théories fumeuses. Je trouve son humour intelligent et très à propos. Ici, il parle principalement de science: évolution, recherches, paléontologie, théories, avec un côté geek et plusieurs références à la culture populaire. Un vrai bonheur pour l’esprit!

Le département des théories fumeuses, Tom Gauld, éditions Alto, 160 pages, 2020

Mortina t.1: une histoire qui te fera mourir de rire

Mortina est une petite fille tout ce qu’il y a de plus convenable, mis à part le fait que c’est un zombie. Elle vit à la villa Décadente avec sa tante Trépassée et son lévrier albinos également mort-vivant, Touillette. Les amusements se font rares. Il faut dire qu’on ne peut pas tellement quitter la maison, à cause des villageois étriqués, prompts à sortir les fourches à leur approche… Jusqu’au jour d’Halloween, où profitant de la distraction de sa tante, Mortina rejoint une bande d’enfants pour faire du porte-à-porte. Chacun est déguisé et elle se fond dans le décor. Bientôt pourtant, Mortina n’aura plus qu’une solution pour garder son secret : le révéler !

Voilà un album au format original, plus petit que la plupart des albums jeunesse et ayant presque le format d’un roman. J’ai vraiment apprécié cette lecture très « halloweenesque ». 

Mortina est une fillette un peu différente des autres, qui vit avec sa tante dans une maison organisée pour donner l’impression d’être abandonnée. C’est que Mortina est une zombie et qu’on ne doit pas savoir qu’elle existe. Vaut mieux vivre à l’écart et rester discrète. 

Le rêve le plus cher de Mortina est de se faire des amis et de voir d’autres enfants. Naturellement, quand on peut détacher son bras ou sa tête de son corps comme bon nous semble, c’est beaucoup plus difficile de sociabiliser normalement avec les humains. Ça complique énormément les choses. Ses tentatives sont de véritables échecs. Mortina n’a décidément pas vraiment l’air d’une petite fille humaine. 

Quand Mortina entend parler de la fête de l’Halloween, elle trouve que c’est l’occasion parfaite de se fondre dans la masse et d’approcher enfin d’autres enfants. Elle pourra enfin être elle-même. Naturellement, les choses ne se déroulent pas tout à fait comme elle s’y attendait!

J’ai adoré les illustrations de ce livre, à la fois vivantes, différentes, drôles et pleines de découvertes. Les pièces de la maison où évolue Mortina regorgent de toutes sortes d’objets et de l’histoire de sa famille, dont le grand-oncle Funeste et la tante Trépassée. Des flèches et des notes nous indiquent qui sont les gens sur les portraits et amènent notre attention sur des objets importants pour Mortina. 

L’histoire, même si elle est courte et peut être lue dès 6 ans, est belle et amusante. Elle met en avant, par l’entremise d’une histoire fantastique, la différence et ce que ça peut apporter à chacun. C’est aussi une belle façon d’initier les plus jeunes au monde fantastique. Mortina est un univers intéressant, qui amène le côté « créatures horrifiques » avec humour et de belle façon. 

Un album très intéressant pour l’Halloween, vraiment agréable à lire. À noter que la série Mortina compte quatre albums à ce jour.

Mortina t.1: une histoire qui te fera mourir de rire, Barbara Cantini, éditions Albin Michel, 48 pages, 2018