Réponds à la lumière

Je suis Emma L. Maré, future grande écrivaine. J’avais envie d’écrire une uchronie détraquée. J’avais envie d’écrire sur moi. J’avais aussi envie de ne surtout pas écrire sur moi. Bon, oui, ce roman parle de porno, de meurtres, de bibittes bizarres et de ma vie de marde. J’y ai mis de l’action frénétique, du sexe torride, de l’humour tordu et des dialogues moins éloquents que je l’espérais. Mais ce n’est pas ça qui est important. L’important, c’est de rester sublime.

Voilà un roman original et étonnant auquel je ne m’attendais pas du tout. J’aime bien la littérature de l’imaginaire, la science-fiction aussi et j’aime être étonnée. Ce fut vraiment le cas ici. C’est un court premier roman qui mêle autofiction, érotisme, imaginaire, horreur, humour et science-fiction. Je n’ai jamais lu quelque chose de semblable! 

Emma aspire à devenir une grande écrivaine. Elle vit dans un appartement un peu minable avec des colocs assez bizarres. Elle écrit dès qu’elle le peut. Le jour, elle est analyste de contenu. C’est un intitulé qui paraît bien pour un emploi qui consiste à regarder de la pornographie toute la journée. En fait, elle travaille pour un site en ligne et elle doit approuver les vidéos qu’elle reçoit, selon plusieurs critères. Elle en regarde donc en boucle. Le reste du temps, elle fantasme sur son collègue de travail, Phil.

Jusque là, je n’étais pas du tout certaine d’aimer ce roman. Le contexte me semblait être à des lieues de ce que je lis habituellement. Je me demandais dans quelle lecture je venais de m’embarquer. Et puis tout à coup, l’histoire prend une tournure étonnante. Emma reçoit une vidéo à approuver. Une vidéo vraiment très très différente de ce qu’elle reçoit habituellement. À partir de là, j’étais accrochée. J’ai lu le reste du livre d’une traite. Je ne veux pas raconter cette scène, parce qu’il vaut mieux en savoir le moins possible quand on lit ce roman. Même la quatrième de couverture est évasive. On n’a aucune idée de ce que l’on va lire en commençant le livre. Je pense que c’est bien car ça contribue grandement au plaisir de découvrir peu à peu l’histoire.

De mon côté, j’ai littéralement dévoré les pages. Il y a beaucoup d’humour, parmi les scènes un peu glauques. Le personnage de Monique par exemple, m’a fait mourir de rire. Il y a de tout dans ce roman, de l’humour noir en passant par des créatures bizarres, du sang, du sexe, de la science et des scènes complètement absurdes. Mais aussi, il y a de belles réflexions sur l’humanité.

« C’est pour ça que vous, les humains, vous serez toujours l’une des races les plus tourmentées de l’univers: assez intelligents pour savoir qu’il y a des questions, mais pas assez brillants pour y répondre. Vous êtes dans une éternelle insatisfaction et vous allez continuer à l’être. »

Si vous voulez lire quelque chose de différent, d’assez étonnant, d’étrange, un livre de moins de 200 pages qui mêle à peu près tous les genres, c’est peut-être un livre pour vous! J’ai beaucoup aimé cette expérience de lecture. Un roman pour le moins original!

Réponds à la lumière, Emma L. Maré, éditions VLB, 192 pages, 2021

10 garçons sur ma liste

Pour Sophie, les vacances de Noël s’annonçaient pourtant bien… Ses parents plus-envahissants-tu-meurs partaient pour la Louisiane, lui laissant le champ libre avec son merveilleux petit-ami Griffin. Sauf que Griffin le merveilleux décide de plaquer Sophie le premier jour, la laissant toute seule à pleurer dans sa grande maison. Pour tromper son ennui, elle décide d’emménager temporairement avec ses grands-parents, et toute sa bruyante famille sicilienne réunie pour l’occasion. Et le pire dans tout ça, c’est que Nonna a aussi un plan pour les vacances de Sophie : chaque membre de la famille va lui organiser un blind date. Que le meilleur gagne!

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce livre et ça été une très agréable surprise. J’ai beaucoup ri et j’ai passé un très bon moment. Principalement, parce que l’auteure joue avec les situations complètement loufoques. Le roman se déroule pendant les vacances de Noël, mais ce n’est pas un livre qu’on doit absolument réserver à cette période de l’année. C’est un livre qui se prête bien à une lecture à n’importe quel moment, si on a envie de quelque chose de léger et rempli d’humour.

Sophie s’imagine passer de belles vacances de Noël mais c’est sans compter la conversation qu’elle surprend entre son amoureux, Griffin, et un ami. Son copain la trouve ennuyante et prévoit rompre avec elle. Ses parents étant partis chez sa sœur qui est enceinte et doit garder le lit, Sophie ira donc passer les vacances chez ses grands-parents, entourée de sa grande famille sicilienne. Mais voilà que sa grand-mère veut absolument lui changer les idées. Elle prévoit lui faire rencontrer des garçons pendant son séjour. Sophie est très surprise. Depuis quand sa grand-mère connaît-elle des garçons de son âge?

L’imposante, bruyante et sympathique famille de Sophie décide de participer et d’en faire un jeu. La maison est toujours pleine de monde de toute façon, tout le monde passe quand il veut et s’installe à la table pour déjeuner ou juste pour discuter un moment. La famille de Sophie prend cette histoire de rendez-vous très au sérieux. Tellement au sérieux qu’ils décident de créer un tableau de rendez-vous, où chaque jour, chacun organisera quelque chose pour tenter de trouver un nouvel amoureux à Sophie. Les membres de la famille se chamaillent et prennent même des paris, qui sont scrupuleusement notés, sur l’heure à laquelle Sophie rentrera. Signe que le rendez-vous était réussi, ou pas. Sophie les regarder s’agiter, complètement perplexe, mais décide de se prêter au jeu. Elle n’a pas tellement le choix, vu avec quelle ardeur sa famille s’implique dans le projet un peu fou de sa grand-mère.

Ce roman repose entièrement sur le dos de cette famille rigolote et complètement déjantée, mais très aimante. Sophie se retrouve donc à vivre dix rendez-vous, parfois étranges, parfois romantiques ou totalement loufoques. Que ce soit dans une crèche vivante ou dans un cinéparc, Sophie devra affronter dix garçons différents qu’elle n’oubliera pas de sitôt! Mine de rien, ses problèmes de cœur, sa tristesse et ses soucis familiaux seront adoucis par ces étranges rendez-vous organisés par l’étonnante famille de Sophie.

On imagine aisément la bruyante maison des grands-parents remplie de monde, où les enfants font de la trottinette en plein milieu du salon, où Nonna est aux fourneaux et concocte des desserts fabuleux pendant que tout le monde donne un coup de main à la pépinière familiale. Le tout, entrecoupé des différents rendez-vous de Sophie où vingt membres de la famille accueillent, le nez dans la fenêtre, les prétendants qui se présentent à la maison. 

10 garçons sur ma liste est un livre rigolo, avec des personnages attachants et des situations incongrues. C’est un roman que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire, qui est léger, mais qui aborde aussi certains thèmes plus importants: la rupture amoureuse, la difficulté de conserver des liens familiaux solides lorsqu’on est loin et, par l’entremise de la sœur de Sophie, les problèmes lors d’une grossesse difficile. Le tout est amené avec humour, ce qui est plutôt agréable. Le roman est aussi une variation autour du thème de la famille, mais abordé d’un angle un peu différent. 

Une belle histoire remplie d’humour sur la famille et les liens qui unissent les membres entre eux.

10 garçons sur ma liste, Ashley Elston, éditions Albin Michel, 352 pages, 2021

La fausse barbe du père Noël

Avez-vous déjà rêvé d’un Noël différent ? La dinde aux marrons, les cadeaux sans surprise et les bûches au chocolat écœurantes, on finit par s’en lasser. Que diriez-vous d’une tourte à la viande explosive, d’un abominable homme des neiges de compagnie ou d’une perdrix très serviable dans un poirier ? Et si le père Noël s’en allait travailler dans un zoo, ou semait le chaos dans un magasin de jouets, voire se faisait arrêter pour effraction ? Plongez dans le monde fantastiquement drôle de Terry Pratchett pour un plaisir festif à nul autre pareil. À la lecture de ces onze nouvelles, vous allez vous esclaffer, vous étouffer et pleurer (de rire) – vous ne verrez jamais plus Noël du même œil.

J’avais envie de lire quelque chose d’abordable pendant la période des Fêtes et j’ai donc décidé de livre La fausse barbe du père Noël, un recueil de nouvelles ou de contes, vraiment très agréable à découvrir. Il s’agit d’une première lecture pour moi de la plume de Terry Pratchett, un auteur très prolifique que je n’avais encore jamais lu. Ce fut donc une belle découverte. 

Malgré le titre qui laisse supposer qu’il s’agit d’un livre de Noël, ce n’est pas tout à fait le cas. Certains contes sont plus festifs et se déroulent à Noël ou en hiver, mais plusieurs autres histoires ont d’autres thèmes et se déroulent à différents moments de l’année. C’est un recueil fantastique, dans le même genre de monde un peu loufoque que crée normalement Terry Pratchett.

La fausse barbe du père Noël est un recueil d’histoires qui est drôle, amusant et très agréable à lire. Cette lecture s’adresse aux jeunes comme aux adultes. On y trouve notre compte, peu importe notre âge. C’est un livre familial, qui peut être lu par tous. On y retrouve par exemple un conte sur la tourte à la viande géante explosive, l’abominable homme des neiges, l’œuf géant, la météo déréglée et bien d’autres…

« Un jour, peu après Noël, Albert se réveilla et sut tout de suite que quelque chose clochait. Il flottait dans l’air une odeur de froid, et il entrait par la toute petite fenêtre du sous-sol une lumière blanc mat. 
La neige, se dit-il. Et il cessa d’y penser jusqu’au moment où il ouvrit la porte pour récupérer son lait. Il n’y avait pas de lait – mais un immense mur de neige avait commencé à envahir insensiblement l’hôtel de ville. Albert claqua la porte et la verrouilla. Puis il monta en trombe au premier étage. Les fenêtres étaient toutes couvertes de neige. »

La plupart des histoires se déroulent à Blackbury, une ville fictive que l’on retrouve dans d’autres livres de l’auteur. Toutes les histoires sont ancrées dans un univers fantastique. Elles sont pleines d’humour et très divertissantes. Le recueil est abondamment illustré, ce qui permet une belle mise en contexte de chaque histoire. C’est un livre parfait pour les vacances, le congé des Fêtes ou la semaine de relâche par exemple. L’univers de Pratchett sollicite l’imagination, avec son monde loufoque et amusant qui se dévore d’un conte à l’autre. 

J’ai personnellement eu beaucoup de plaisir à découvrir ces nouvelles!

L’avis de Geneviève qui l’a lu aussi

La fausse barbe du père Noël, Terry Pratchett, éditions L’Atalante, 176 pages, 2018

Sapiens t. 2: Les piliers de la civilisation

Avec la révolution agricole, les Sapiens cohabitent non plus par dizaines d’individus, mais par millions… Pour se nourrir, partager des informations et simplement vivre ensemble, les humains érigent alors les piliers de la civilisation, mais tombent aussi dans un piège dont nous ne sommes pas encore sortis! Et si notre présent s’était joué il y a 12 000 ans ?

J’avais adoré ma lecture de Sapiens: la naissance de l’humanité qui était vraiment passionnante. J’avais donc très hâte de lire le second tome pour poursuivre ma découverte de l’histoire de l’évolution de Sapiens et donc, de notre monde. J’ai débuté la lecture de ce second volet qui ne pas m’a déçu du tout. Je l’ai tout autant adoré que le premier. Il faut dire que la formule demeure la même et que c’est vraiment bien construit justement pour apprendre une foule de choses.

Dans ce second tome, on retrouve les mêmes « personnages » principaux que dans le premier tome, soit l’auteur, Yuval, accompagné de différents scientifiques. À leurs côtés, nous abordons les débuts de la révolution agricole et le développement des différentes civilisations. La bande dessinée aborde plusieurs grands thèmes autour de l’évolution de Sapiens, thèmes qui vont dans la continuité de ce que nous avons découvert dans le premier volet. On apprend beaucoup de choses sur la sédentarisation, la domestication des animaux, l’industrie laitière, l’esclavage, l’écriture, la bureaucratie et les hiérarchies sociales. Pendant la révolution agricole, la nourriture se fait également moins rare. Puisqu’elle est plus facilement accessible, les couples ont plus d’enfants, il y a donc plus de gens dans un plus petit espace et les sociétés se développent et s’agrandissent. 

L’auteur parle également de ce qu’on appelle les ordre imagés. Ils servent à donner une cohérence à la société en lui imposant des règles, des lois et donc, en facilitant la gestion d’un grand groupe d’humains. Cela permet une meilleure coopération. De là, la création des hiérarchies.

« Comment amener les gens à croire à un ordre imaginé? Premièrement… Il faut que tous les individus concernés soient convaincus que les ordres imaginés n’ont rien d’imaginaire. Vous ne devez jamais reconnaître que c’est une invention humaine. Il faut affirmer que l’ordre qui soutient la société est une réalité objective… créée par les grands dieux ou les lois de la nature. »

En formant des sociétés, de grandes civilisations, des groupes, des modèles à suivre, l’homme devient plus fort et donc, c’est ce qui lui permet de se démarquer des autres êtres vivants. Ça apporte des points positifs mais également des points négatifs. La notion de temps, de l’usage qu’on en fait, amène des problèmes et des maladies. Un retour en arrière est donc quasi-impossible, notre savoir ayant été dilué, chacun ayant une spécialité propre dans la société. Beaucoup plus qu’à l’époque des premiers hommes où de grandes connaissances de survie, de recherche de nourriture et de l’environnement étaient indispensables.

L’agriculture afin de se nourrir ainsi que la sédentarisation permettent éventuellement le développement des chiffres et des lettres. On voit alors l’émergence de l’écriture, de la comptabilité et de la bureaucratie. Toutes ces nouvelles réalités amènent du même coup plusieurs inégalités, par exemple les travailleurs manuels par rapport aux dirigeants, l’accession variable aux richesses et à de meilleurs conditions de vie. 

« Les fourrageurs n’ont jamais eu besoin de se souvenir ni de traiter de grandes quantités de données mathématiques. Car un fourrageur n’avait pas besoin de se rappeler le nombre exact de fruits sur chaque arbre de la forêt. Le cerveau humain n’a donc jamais été adapté au stockage et au traitement des chiffres. Voilà pourquoi, même après la révolution agricole, Sapiens rencontra de réelles difficultés à fonder de grands royaumes et des empires. »

L’auteur emploie ici les mêmes procédés que dans le premier tome pour nous relater l’évolution de l’humanité. On y retrouve par exemple plusieurs ajouts à même la bd. Je pense à ces histoires intitulées Les nouvelles aventures de Bill et Cindy qui sont des bd ressemblant aux Pierrafeu, qui nous racontent le passé afin de mieux comprendre, en humour, ceux qui nous ont précédés et l’évolution de l’humain. L’ajout de contenu supplémentaire permet de saisir un peu mieux le concept de l’évolution et les révolutions qui ont apportées de grands changements chez l’homme. 

Sapiens est vraiment une série que je vous conseille. C’est abordable, accessible, facile à comprendre. On passe un très bon moment à découvrir l’évolution de Sapiens et à mieux saisir d’où l’on vient. Le dessin me plaît aussi beaucoup.

Une bd vraiment passionnante et instructive où l’on apprend énormément de choses. Il y aura un troisième tome qui parlera de la façon dont Sapiens tente de conquérir et d’unifier la planète. J’ai déjà hâte de le lire!

Mon avis sur le premier tome.

Sapiens t. 2: Les piliers de la civilisation, Yuval Noah Harari, David Vandermeulen, Daniel Casanave, éditions Albin Michel, 260 pages, 2021

Dieu en personne

Dans une file d’attente, un petit bonhomme attend patiemment son tour. Au moment de décliner son identité, il se présente sous le nom de « Dieu ». Il n’a pas de domicile, pas de papiers, ni de numéro de sécurité sociale. L’irruption de cette énigme métaphysique « en personne » déclenche un phénomène médiatique majeur… Un procès géant est bientôt organisé contre ce « Coupable Universel ».

Dieu en personne est une bande dessinée très divertissante, qui débute lors d’un recensement, alors qu’un homme dans la file doit présenter ses papiers d’identité. Il n’en a pas et quand on lui demande son nom, il répond… Dieu. Une personne sans pièce d’identité suscite de nombreux questionnements. Comment peut-on exister si on ne possède aucune preuve de notre existence? À partir de là, tout le monde se mêle de cette situation rocambolesque, l’analysant, faisant des tests, profitant de la présence du vieil homme pour en faire un objet publicitaire et le traînant même devant la justice, tout en débattant de son existence. Si Dieu est avec eux, il est donc responsable de tous les maux du monde. Sa présence dérange, évidemment. Chacun a son opinion sur cet homme.

« Dieu » devient alors un objet de recherches. Il porte une oreillette, ce qui intrigue grandement les gens. « Dieu » devient alors la source de toutes les spéculations possibles et inimaginables. Des scientifiques étudient son cerveau et découvrent des choses étonnantes sur cet homme. Les agences de marketing s’emparent de ce sujet incroyable. La médecine veut pouvoir l’étudier. « Dieu » devient le centre de toutes les attentions et chacun veut pouvoir en profiter.

Cette histoire loufoque est intéressante car elle amène une certaine forme de réflexion autour du genre humain. C’est aussi très amusant parce que la situation est assez intrigante.

La bande dessinée est en noir et blanc et j’ai bien aimé le dessin qui va très bien avec l’histoire. J’ai passé un très bon moment avec cette lecture! Le côté mystérieux du sujet, l’intrigue entourant « Dieu » est vraiment agréable à découvrir. La bande dessinée est, par moment, humoristique, tant les situations en lien avec l’humain et les réactions des gens font sourire. L’auteur garde bien le suspense quant à l’identité de l’homme. On veut donc savoir qui est cet homme qui fait tant de vagues autour de lui et suscite autant d’intérêt.

Cette histoire est aussi le portrait d’une facette de l’être humain, toujours avide de profiter de ce qui peut se présenter à lui, toujours à la recherche de popularité. C’est le propre de l’homme de tenter de profiter de tout ce qui peut lui rapporter, que ce soit financièrement par exemple, ou pour être présent au bon moment au cas où la situation pourrait lui profiter. C’est une critique de la société où chacun a quelque chose à dire sur tout. L’arrivée d’un personnage comme « Dieu » dans la société déclenche un véritable  raz-de-marée. Les deux citations en début de livre illustrent parfaitement l’idée de cette bande dessinée.

« En créant l’homme, Dieu a quelque peu surestimé ses capacités. » – Oscar Wilde

« En créant Dieu, l’homme a quelque peu sous-estimé les siennes. » – Anonyme

Dieu en personne est une excellente bande dessinée et m’a fait passer un très bon moment. L’histoire est originale. Malgré le titre, cette bande dessinée ne parle pas vraiment de religion. On a surtout affaire à un personnage omniscient, qui peut représenter n’importe quelle croyance.

Dieu en personne, Marc-Antoine Mathieu, éditions Delcourt, 128 pages, 2009