Neiges rouges

neiges rougesSoupçonnant un trafic de stupéfiants, le poste de la Sûreté du Québec de Nottaway dépêche Vincent Parent et son partenaire Antoine Lemay au domicile d’Anna Wabanonik, dont le dossier criminel est vierge. Mais à leur arrivée, l’Autochtone et Kanti, sa fille de quatorze ans, surprennent les policiers en s’enfuyant en raquettes à travers les forêts enneigées.
À la suite d’une pénible poursuite – le froid est mordant et les agents sont mal chaussés –, le drame survient : sans l’ombre d’un geste menaçant de la part d’Anna, Lemay pointe une arme sur elle et l’abat. Horrifié, Parent, qui a remarqué que le revolver utilisé n’est pas le Glock de service de son collègue, exige des explications. « Écoute, Vincent. J’ai une femme, j’ai deux beaux p’tits gars… Y’est pas question qu’une guidoune vienne scraper ça », lance-t-il en redirigeant son arme vers Parent. 
Une semaine plus tard, Vincent Parent, qui a été plus rapide – et précis ! – que Lemay, se remet de ses blessures. Or, si l’enquête menée par le sergent-détective Jean-Pierre Vadeboncœur, du Service de police de la Ville de Montréal, confirme qu’il a agi en situation de légitime défense, deux questions monopolisent son esprit : que signifient les dernières paroles de Lemay, et où diable, en plein hiver, a pu se réfugier la jeune Kanti, dont on a perdu la trace depuis la mort tragique de sa mère ?

Neiges rouges est un très bon roman, lu en à peine quelques heures. Je m’attendais à un simple roman d’enquête mais en fait, c’est beaucoup plus que ça. Il faut dire que j’ai déjà lu quelques livres de François Lévesque et chaque fois, c’est un plaisir de lecture, peu importe le genre dans lequel il évolue. Qu’il s’agisse de ses nouvelles ou ses romans, je pense à L’esprit de la meute (fantastique), En attendant Russell (un roman « hors genre » sur l’intimidation) ou Neiges rouges (policier), l’auteur se renouvelle et crée toujours un univers accrocheur et différent. Avant de le commencer, j’étais assurée que ce serait une excellente lecture. Et ça l’est!

Neiges rouges se présente tout d’abord sous forme d’enquête policière. On retrouve deux personnages rencontré dans Une maison de fumée, Vincent Parent et Dominic Chartier. Je n’ai pas lu ce roman, qui semble s’attarder sur l’enfance de Dominic et la rencontre des deux amis, mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier énormément Neiges rouges. On peut le lire sans problème, même si on n’a pas lu l’autre roman.

Dans cette nouvelle enquête, Vincent et son partenaire Lemay suivent les traces d’une femme autochtone et sa fille, Kanti. La traque se transforme en cauchemar. Lemay meurt, Vincent doit se remettre de ses blessures.

« T’es comme mon frère…
Une fraction de seconde.
Une fraction de seconde au cours de laquelle Vincent plongea son regard dans celui d’un homme qu’il croyait jusque-là connaître et qu’il aimait, oui, comme s’il s’était agi de son propre frère.
Une fraction de seconde terrible à l’issue de laquelle il comprit qu’il n’avait aucune idée de qui était son partenaire. »

Dominic, son bon ami va venir passer du temps avec lui. Les deux sont policiers, les deux s’entendent très bien. Leur amitié a quelque chose d’amusant et de surprenant à la fois et ça fonctionne à merveille. On s’attache à eux et à leur franc parler. Pendant la convalescence de Vincent, ils vont pêcher, parlent de chasse, se cuisinent de bons petits plats. Sauf qu’en arrière-plan, l’enquête tente d’évoluer quand même. Officieusement, Vincent et Dominic vont chercher un peu de leur côté pour faire avancer les choses…

L’enquête est toujours là, en toile de fond. D’autres éléments criminels s’ajoutent à l’histoire et on avance doucement dans sa résolution au fil des pages. Sauf que l’aspect intéressant de ce roman n’est pas seulement son enquête. Ce sont ses personnages. Vincent et Dominic sont liés par une belle amitié qui nous les rend vraiment attachants. Il y a beaucoup d’humour dans leurs échanges et de blagues entre eux. Vincent doit se remettre de sa blessure. Sa convalescence ne se passe pas au mieux et il fait des rêves plus vrais que nature. Avec Dominic et l’enquête qui suit son cours, même leurs moments tranquilles n’en sont pas réellement…

« Des profondeurs de la forêt, un vent faible mais constant charriait tantôt le bruit d’un pic-bois affairé à percer un tronc, tantôt le craquement solitaire d’un arbre blessé par le froid. Il y avait quelque chose de sinistre et de beau dans cette désolation sylvestre; sauvage, mais pur. »

La nature est très présente dans le roman, qui se passe « dans l’nord », dans un petit village où Vincent s’est acheté une maison à l’écart, pour avoir la paix. Il chasse, pêche, fait de la motoneige. Il vit seul, ce que lui reproche un peu Dominic. Le passé des deux personnages est abordé dans le livre: l’enfance difficile de Dominic qui tente de se reconstruire et de bâtir une nouvelle relation avec une fille restée en ville, et l’homosexualité de Vincent qui l’a conduit à couper les ponts avec sa famille. Il y a de très beaux passages, touchants, sur ce qu’ils ont vécus.

En parallèle, l’enquête met au jour de lourds secrets et des crimes terribles. Entre la présence de la jeune Kanti, toujours en fuite, et les indices qu’elle laisse volontairement derrière elle, l’enquête prend une ampleur que les deux policiers ne soupçonnaient pas. L’histoire est d’actualité puisqu’elle aborde le pouvoir des figures d’autorité et les abus des blancs sur les femmes amérindiennes. Une choquante réalité.

« Elle lui enseignerait ce qu’elle savait.
Ce que sa mère à elle lui avait enseigné. 
Transmettre.
Et continuer d’exister. »

Un excellent roman, comme toujours, lorsqu’on lit François Lévesque. Il m’a permit de découvrir l’improbable amitié de Vincent et Dominic. J’espère qu’il y aura d’autres enquêtes les mettant en scène et je me pencherai assurément sur Une maison de fumée qui pourrait être très intéressant à découvrir.

C’est l’hiver, on ne manque certainement pas de neige en ce moment. Neiges rouges est donc un roman parfait à lire en cette période de l’année. On passe un excellent moment. Le mélange d’humour et d’enquête policière est justement dosé. Les personnages sont des plus sympathiques. Une belle découverte!

Neiges rouges, François Lévesque, éditions Alire, 269 pages, 2018

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Sciences judiciaires en 30 secondes

sciences judiciairesLes films policiers et les séries télévisées d’enquêtes criminelles n’ont jamais été aussi populaires. Mais que savez-vous vraiment de la réalité propre aux experts œuvrant dans les sciences judiciaires? Quelles sont leurs méthodes pour démasquer les coupables de crimes? Comment ces scientifiques s’y prennent-ils pour identifier et rassembler les éléments de preuve?

J’aime beaucoup la collections de livres En 30 secondes, qui permet de faire le tour de l’ensemble d’un sujet, de façon globale. C’est une bonne façon d’augmenter ses connaissances générales. Libre à nous par la suite d’approfondir un sujet ou un thème qui nous interpelle un peu plus. Le concept de ces livres est donc un survol (tout de même assez détaillé) d’un sujet donné. Ici, les sciences judiciaires.

Ce livre m’a tout de suite attirée parce que je suis passionnée de sciences judiciaires depuis longtemps. J’ai lu plusieurs livres sur ce sujet, mais jamais un construit de cette façon. Ici, les auteurs nous offrent un panorama du sujet divisé en sept parties: le corps, la biométrie, les traces, les analyses physiques et chimiques, les sciences de la nature, les dossiers numériques et finalement, la loi et la science. Chacune de ces parties met en évidence des thèmes précis, utilisés lors d’enquêtes et qui servent les recherches et la présentation de preuves lors de procès.

L’ouvrage est construit par sections. Chaque thème abordé présente une image sur sa page de droite et une portion « Enquête en 30 secondes » sur sa page de gauche. Le sujet est présenté et complété par des blocs: indices en 30 secondes, analyse en 3 minutes, sujets connexes, biographie en 3 secondes et un court résumé. On comprend en une page l’essentiel de ce qui est présenté, on fait le tour de l’application de ce thème en sciences judiciaires et on en apprend plus sur un acteur important de ce domaine scientifique. Chaque partie présente aussi sur deux pages le portrait d’une personnalité du monde judiciaire qui s’est démarquée. Une chronologie et une petite biographie. Mon préféré étant sans aucun doute Alan Turing, mathématicien de génie, ayant été arrêté à cause de son homosexualité et ayant connu une fin tragique.

J’ai été naturellement plus sensible à certains thèmes abordés dans le livre. Plutôt fascinée aussi par moment, par exemple par l’imagerie médicale qui pourrait bien remplacer éventuellement, dans l’avenir, les autopsies telles que nous les connaissons. J’ai été impressionnée par la création d’une banque de données génétiques (par le gouvernement canadien), une révolution aussi importante aujourd’hui que l’était l’introduction des empreintes digitales dans les procédures judiciaires à l’époque. L’analyse de la marche m’a beaucoup intéressée, puisque c’est une science dont on n’entend pas vraiment parler, tout comme l’analyse du verre (dont on retrouve d’ailleurs des traces sur une personne sur douze au quotidien!).

Dans tous les thèmes abordés, la botanique judiciaire est sans doute ce qui m’a le plus fascinée et que je connaissais le moins. Entre aussi dans cette partie la palynologie judiciaire, soit l’étude des pollens et des spores dans un environnement criminel. Vraiment très intéressant! Voilà un sujet que j’aimerais bien approfondir un peu plus.

Le livre est cosigné par Sue Black, une anthropologue judiciaire et anatomiste, et Niamh Nic Daéid, une chimiste judiciaire. Plusieurs collaborateurs se sont joints à elles pour signer différents textes du livre, chacun ayant une spécialisation judiciaire différente. L’avant-propos de l’ouvrage est signé par l’auteure de romans policiers Val McDermid.

Sciences juridiques en 30 secondes est un livre que je vous conseille fortement si les sciences judiciaires vous intéressent et si vous avez envie d’en apprendre plus sur le sujet. Plusieurs thèmes sont passionnants et on peut par la suite, choisir de creuser un sujet en particulier s’il nous interpelle plus.

Une bonne lecture!

Sciences judiciaires en 30 secondes, Sue Black & Niamh Nic Daéid, éditions Hurtubise, 160 pages, 2018

Route End t.3

route end 3Après avoir été menacé par End à son propre domicile, Taji décide de se rendre dans la ville natale de son ancien patron afin d’en savoir plus sur son passé. Il tombe alors nez à nez avec l’agent Igarashi, à qui on a confié la même mission… Ensemble, ils apprennent avec stupeur qu’en réalité, Koji Tachibana n’était pas l’homme qu’il prétendait!
De son côté, la police fait une étonnante découverte: l’ADN de l’homme au masque correspond à celui d’une des victimes! Alors que l’enquête progresse, l’identité du tueur devient de plus en plus incertaine…

Le troisième tome débute là où nous avait laissé le volume deux, alors que Taji et l’inspectrice Igarashi décident d’aller enquêter dans le passé de Koji, l’ancien directeur d’AUM Nettoyage et victime de End. Ce qu’ils découvrent les laisse sous le choc. Des nouvelles de l’enquête arrivent également et la découverte est de taille. L’ADN de l’homme masqué est le même que celui d’une des victimes. Est-ce que cette découverte éclairera certaines choses ou, au contraire, l’enquête va-t-elle plutôt s’enliser?

Les nouveaux éléments qui apparaissent dans l’enquête avec ce troisième tome sont très intéressants et amènent beaucoup de questions de la part des enquêteurs et de Taji. L’inspectrice Igarashi fait de plus en plus une obsession sur son petit frère qui s’est suicidé. Elle a l’impression de l’apercevoir partout.

Un nouvel employé se joint à l’équipe d’AUM Nettoyage pendant que Yuka et Omi, les autres collègues de Taji, vivent de gros problèmes personnels. Le côté psychologique du personnage de Omi, abordé dans le tome 2, est plus développé ici. Il commence une thérapie qui nuit à son couple et fait remonter de lourds souvenirs. L’enquête quant à elle, se poursuit comme elle peut, avec toujours de rares indices sur l’identité de End. Surtout lorsqu’on découvre un nouveau cadavre… End a encore sévi et cette fois, c’est une découverte très éprouvante.

Un troisième tome plein de rebondissements! On retrouve un peu le côté macabre du premier tome, tout en élaborant le côté psychologique de certains personnages. Je dirais que c’est un bon mélange des deux premiers livres de la série et que c’est toujours aussi bon!

Mon avis sur le tome 1 et le tome 2.

Route End t.3, Kaiji Nakagawa, Édition Ki-oon, 192 pages, 2018

Route End t.2

route end 2M. Tachibana, le directeur de la société de nettoyage spécialisé où travaille Taji, est retrouvé assassiné par End… L’employé a du mal à s’en remettre : l’homme était comme un père pour lui. Son seul souhait à présent est de voir le meurtrier puni pour ses crimes… Seulement, la police semble incapable de déceler la moindre piste !
Le nettoyeur de cadavres décide alors de prendre les choses en main. Manque de chance, ses investigations ne passent pas inaperçues… Il se retrouve, dans son propre appartement, face à un homme masqué qui menace son petit neveu d’un couteau ! Le nom de l’intrus ? “End”, bien sûr…

Route End est une série policière, d’enquête, qui raconte l’histoire d’un tueur en série. Il s’agit d’un thriller psychologique bien mené et ma foi, pas mal captivant. Si le premier tome était macabre, le second l’est beaucoup moins. Il s’attarde plutôt sur l’aspect psychologique de l’histoire et des personnages.

D’ailleurs, le tome 2 s’ouvre sur une scène difficile, celle qui terminait le premier tome. L’auteur instille un suspense efficace qui fonctionne assez bien d’un tome à l’autre. Dans ce second volet, nous revenons sur les crimes précédents pour tenter d’en comprendre le déroulement. Le tueur en série nommé « End » est toujours recherché et c’est l’occasion d’approfondir l’enquête d’un point de vue psychologique.

Ce tome s’attarde aussi beaucoup sur des personnages secondaires rencontrés dans le tome 1. Par exemple, un des fils d’une des victimes, toujours très étrange, ou encore l’histoire de Omi, le collègue de Taji qui a de drôles de pratiques sur les scènes de nettoyage. On en comprend un peu plus le comportement et l’aspect psychologique est plus développé.

L’enquête piétine et c’est ce qui donne l’occasion à l’auteur de nous faire connaître un peu plus ses personnages. On voit beaucoup plus les différents enquêteurs qui sont sur l’affaire, on apprend à connaître d’avantage la famille de Taji et le monde qui gravite autour de lui. Le tueur cependant, brille par son absence dès la fin de la première scène. Il est recherché et se fait donc discret.

« L’apparition de cet individu qui prétend être End est essentielle. On doit enquêter en priorité de ce côté-là. Mais si cet homme masqué était un imposteur, ce serait la catastrophe. »

Tout se joue sur son identité et le questionnement autour d’un possible imposteur. Taji pour sa part, trouve que l’enquête n’avance pas suffisamment vite à son goût et il est toujours dans les pattes de l’inspectrice à mener sa propre enquête. Sa présence dérange et n’est pas toujours au goût de tous.

J’ai hâte de voir comment évoluera l’histoire dans le prochain tome, parce que Route End est un excellent manga. Le macabre est plus exploité dans le premier tome alors que le côté psychologique est plus développé dans le second. Il y a toujours un très bon suspense et l’auteur termine chaque tome avec une fin qui nous garde en haleine pour la suite. Chaque personnage rencontré a un côté un peu étrange qui intrigue et on ne sait encore que peu de choses du tueur en série.

Route End est tout à fait le genre de manga divertissant et intrigant si le côté enquête policière / macabre / psychologie vous intéresse. C’est très très bon! Vivement le tome 3!

Mon avis sur le tome 1.

Route End t.2, Kaiji Nakagawa, Édition Ki-oon, 192 pages, 2018

Route End t.1

route end 1Taji travaille pour une entreprise de nettoyage spécialisée dans les cadavres en décomposition. Les macchabées découverts sur le tard laissent des traces insupportables pour le commun des mortels, mais lui a le cœur bien accroché. La mort, il la connaît depuis l’enfance. Il a vu le corps de sa mère se balancer au bout d’une corde. Le traumatisme lié à ce suicide est ancré en lui, et chaque nettoyage est une catharsis. Son quotidien est bouleversé quand son quartier devient le théâtre de meurtres en série. Les victimes sont découpées en morceaux, puis alignées pour former un mot, le même à chaque fois : “END”. 

Route End est un manga bien intéressant, présenté sous forme d’enquête. C’est un thriller assez macabre, puisque les éléments qu’il met en scène sont plutôt choquants. Un tueur s’amuse à découper ses victimes en morceaux. La police piétine, ne sachant pas trop où donner de la tête dans cette enquête. Comme le patron de Taji se retrouve au cœur de l’affaire et que le jeune homme doit s’occuper de nettoyer les scènes de crime, sa route croise fréquemment celle de la femme chargée de l’enquête, une jeune policière aussi blessée que lui par le décès d’un être cher.

En parallèle de l’enquête, on apprend à connaître ces deux personnages hantés par leur passé, par la perte qu’ils ont subie. Ils cherchent tous deux un exutoire à cette souffrance profonde, chacun dans leur travail. Le tueur en série qu’ils se retrouvent à traquer, réveille de vieilles blessures. Les indices semblent être liées d’une façon ou d’une autre à ces personnages et c’est très intrigant. Le manga se lit d’ailleurs d’une traite, tellement il est prenant.

L’enquête est assez captivante pour nous tenir en haleine. Le macabre, bien présent dans l’histoire, en ajoute une couche pour garder une sorte de fascination face à l’esprit tordu du criminel. La mort et le côté un peu morbide se retrouve dans tout le manga. Taji par exemple, vit dans un appartement où un mort a été retrouvé. Un des suspects dans l’affaire vit dans une maison non nettoyée où des traces de sang maculent le plancher. Les suicidés sont nombreux, les victimes du tueur en série aussi. Et il y a les collègues particuliers de Taji qui font face à l’horreur absolue à leur façon…

Le dessin m’a beaucoup plu. Très simple, avec une certaine douceur dans les traits, ce qui contraste bien avec le noir de l’histoire. Les chapitres s’enchaînent rapidement. En plus d’être un thriller efficace, Route End est aussi une réflexion sur le suicide, principalement pour la famille qui reste et qui doit vivre avec la tristesse, la culpabilité et les remords.

Une histoire pas mal intéressante qui nous laisse vraiment sur une scène terrible. On ne peut qu’attendre la suite avec beaucoup d’impatience!

J’ai lu ce livre pour le Pumpkin Autumn Challenge.

Route End tome 1, Kaiji Nakagawa, Édition Ki-oon, 192 pages, 2018