Locke & Key t.6: Alpha & Omega

Locke and Key 6Il a fallu deux générations et d’innombrables victimes, mais Lucas « Dodge » Caravaggio est parvenu à ses fins : il détient la clé qui lui ouvrira la Porte Noire. Sous l’apparence du jeune Bode, il s’apprête à libérer les démons qui se pressent derrière elle. Ceux qui lui ont si longtemps résisté, Tyler, Kinsey, Scot, Nina, Rufus et les autres, seront tous appelés à jouer leur rôle tragique dans le dernier affrontement de la haine et de l’humanité, dans les sinistres grottes de Lovecraft.

Sixième et dernier tome d’une série forte en rebondissements, en frissons et en aventures, Alpha & Oméga boucle l’histoire de Locke & Key avec beaucoup d’émotions.

L’introduction de ce dernier tome est présenté par Patrick Gyger, historien de la littérature fantastique. L’intrigue s’ouvre sur une catastrophe causée par Bode. Ayant en main toutes les clés, il est libre de ses mouvements, puisque personne ne le surveille. Tyler et Kinsey tentent quant à eux de faire leur deuil, de réussir à grandir sans être trop amochés et de se faire une place dans cette vie qu’ils trouvent profondément difficile. Alors que le quotidien semble avoir reprit une certaine normalité, le mal ronge, terré au fond de la grotte… et les ombres attaquent la famille Locke.

Rufus est toujours très sensible à son entourage et voit des choses qui sont inaccessibles aux autres. Il passe alors pour un fou et personne ne veut l’écouter. Comme dans les autres albums, il apporte beaucoup à notre compréhension de l’envers du décor et de ce qui se déroule dans « l’autre monde ». Sa perception de ce qui l’entoure, entre imaginaire et réalité, lui permet bien souvent d’être un atout dans l’histoire et d’apporter des éléments de réponse nécessaires.

Dans un monde qui est sans pitié, Bode devient malgré lui l’instrument des ténèbres et le carnage frappe au bal des finissants qui a lieu dans la grotte. Une idée complètement folle qui fera quantité de victimes, alors que certains sacrifices seront inévitables. Cependant, pour tenter de sauver un personnage, la maison regorge d’astuces magiques. Une apparition mettra du baume au cœur et nous offrira de beaux moments très émouvants.

Locke and Key Serie

Ce dernier tome nous présente, à mon avis, une fin très satisfaisante. Tout l’automne, la série Locke & Key m’a accompagnée. Six tomes, lus et relus. Une histoire fascinante, dont le talent du dessinateur est mis à profit. Visuellement c’est très attractif comme histoire, le dessin est très beau, coloré et vivant. Il y a énormément d’action, le cadre narratif étant très visuel. D’ailleurs, une adaptation de Locke & Key est dans l’air depuis des années. Un épisode pilote avait été présenté en 2011, mais le projet n’a pas eu de suite. Puis, Netflix a annoncé la série à venir sur sa plateforme. On connaît la date de sortie depuis peu: la série sera en ligne le 7 février 2020. J’ai envie de m’écrier: enfin! Je suis ravie de cette nouvelle et j’attends cette journée avec grande impatience. Je suis très curieuse de voir la façon dont cette histoire sera adaptée à l’écran. Si c’est aussi bon que les bandes dessinées, c’est très prometteur. L’affiche de la série est tout simplement magnifique avec la mise en valeur de la clé de tête. J’espère que les personnages et l’action très sombre des comics ne seront pas trop édulcorés à l’écran.

Locke & Key est sans doute la série de comics la plus fascinante et captivante que j’ai pu lire. J’ai un gros coup de cœur pour cet univers à la fois étrange et étonnant. J’ai aussi un gros coup de cœur pour les personnages, à la fois beaux, humains et imparfaits. Ces six tomes, au-delà du mystère, de l’horreur et du fantastique, sont aussi une critique de la société. Les auteurs, Joe Hill et Gabriel Rodriguez abordent plusieurs thèmes importants dans leur histoire: le racisme, l’homophobie, l’injustice, la différence, les handicaps, les problèmes liés à l’adolescence, la dépression et le deuil. Il y a un côté psychologique très fort chez chacun des personnages, qu’ils soient bons ou mauvais, ou qu’ils se situent quelque part entre les deux. Le mal est incarné avec tellement de profondeur qu’il en est terrifiant.

Cette histoire restera parmi mes préférées. L’univers fantastique et horrifique est beaucoup trop original pour être oublié. Même si le monde des clés est terrifiant, un petit quelque chose en nous chuchote que ça serait bien de trouver une clé aussi particulière « juste pour essayer ».

(On peut bien s’amuser à imaginer, non?)

Si vous voulez une excellente série à découvrir, lisez les bandes dessinées. Elles sont incontournables. Rien de moins. À lire absolument!

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Je vous laisse sur la bande annonce de la série, sortie depuis quelques jours:

Locke & Key t.6: Alpha & Omega, Joe Hill & Gabriel Rodriguez, éditions Hi Comics, 212 pages, 2018

Liminal

liminalLe 21 janvier 2017 à 11h04, la mère malade de Jordan n’est toujours pas réveillée. Il ouvre la porte de sa chambre pour vérifier si tout va bien. Son regard s’ajuste sur la forme allongée dans le lit. Monica vit-elle encore ? Liminal tient dans cette seule seconde. Toute la vie revient alors en une bouffée de souvenirs, une plongée immense dans un seul mystère : être un corps. Qu’est-ce qu’un corps ? Quelles en sont les limites ? Des androïdes aux sex clubs, de l’extase mystique de Sainte Thérèse d’Avila à la castration d’une performeuse queer, au carrefour de l’autofiction, de la saga milléniale et de la pop philosophie, le récit s’organise en une prodigieuse odyssée personnelle peuplée d’artistes, de scientifiques et de marginaux magnifiques.

Liminal est une sorte d’autofiction fascinante, difficile à classer, complexe. C’est un roman étonnant, une grande réflexion dans laquelle on plonge avec l’auteur.

Le personnage principal, Jordan, entre dans la chambre de sa mère. Elle tarde à se lever et il s’inquiète. Est-elle décédée? Cet événement amène Jordan à raconter sa vie, sa relation avec sa mère, sa propre réaction face à la mort, face au corps, à ce que nous sommes. Avec philosophie et intelligence, Jordan mène de nombreuses pistes de réflexions autour du corps et de ses limites.

Pour l’auteur, chaque personne est une âme prisonnière d’un corps. La mort libère l’âme. Il se demande à quel moment la personne devient un simple corps. Il s’interroge sur ce que deviendra son propre corps après son décès. Même si l’idée est terrifiante, sa réflexion a un côté très philosophique. Il fait constamment des parallèles avec la mort et avec de nombreuses choses pour mener à bien sa réflexion autour du corps, autour de la mort, autour de ce qu’est l’humain et à quel moment son statut de « vivant » change. La manière dont le corps humain absorbe ce qui l’entoure. Le corps avec ses faiblesses, ses forces, sa honte, sa grandeur, ses hauts et ses bas.

« Tandis que je me tiens ici, je réalise que mon corps est la chose que je saisis le moins. Ce qui distingue la chose vivante que je suis de la chose sans vie que tu sembles être. Et comment puis-je seulement considérer cela comme mon propre corps, comme une chose que je possède, alors que le tien me montre que toi tu ne le possèdes pas? Tout au long de ma vie, je me suis lancé dans des relations avec des amis, des amants, des villes, relations que je savais vouées à se consumer rapidement en raison de leur intensité, et pourtant, j’ai toujours été surpris lorsqu’elles prenaient fin. Comment fait-on pour vivre une chose et l’aimer tout en sachant qu’elle échouera et finira par nous déserter? Un vaisseau se précipitant vers la mort? »

L’auteur fait également beaucoup de parallèles avec la nature et avec le monde vivant ou inanimé, toujours pour construire sa réflexion. Liminal va plus loin qu’une simple intrigue. Le roman nous apprend de nombreuses choses: sur l’entreprise lucrative qu’est devenue la mort, sur les champignons qui attaquent et tuent les fourmis, sur le monde fascinant des humanoïdes. De nombreuses discussions avec d’autres personnages portent le roman vers plusieurs questionnements: l’éternité, la rotation des choses et de la nature, le cycle vie et de mort de tout ce qui nous entoure, des grains de sable en passant par les ordinateurs.

La relation entre Jordan et sa mère est au centre du roman. L’idée de la religion est également abordée, entre sa mère très religieuse et lui, athée. Certaine confrontation avec sa mère, plus sérieuse, scientifique, parallèlement avec Jordan qui oeuvre dans le domaine du théâtre, dans un monde queer qui n’est pas forcément accepté par sa mère. Toutefois, les deux ont un grand respect l’un envers l’autre. Sa mère étudiait les possibilités scientifiques en cas de graves problèmes au cerveau, pour trouver une forme d’intelligence artificielle qui puisse prendre le relais. Cet aspect mêlant philosophie et science était fascinant et j’ai adoré cette partie du livre.

Avec Liminal, Jordan Tannahill nous amène dans une autofiction où il s’interroge sur une possible situation, la mort de sa mère, et sur ce que devient l’humain après avoir quitté la vie terrestre. Sur la place et le statut que prend alors le corps. Le personnage cherche à comprendre ce que la mort fait au corps, le lien si ténu entre la vie et le trépas.

« Tu as toujours dit que tu voulais être incinérée (simple et rapide) et conservée dans un lieu où tes amis pourraient te rendre visite. Une petite alcôve, un mur de marbre, une plaque de cuivre. Le Canada n’autorise pas ses citoyens à préparer le corps de ceux qui leur sont chers en vue de l’inhumation, ainsi que les êtres humains l’ont fait durant des millénaires. Cela nous oblige à contracter ces services auprès de professionnels, comme on fait appel à un réparateur de fournaise. Mais si tu es morte, je veux toucher ta mort avec mes mains. Je veux comprendre ton absence à travers le rituel de préparation du corps. Je me demande combien de jours je pourrai cacher ton décès à l’État? »

Le monde artistique et cinématographique prend une très grande place dans le roman au fur et à mesure que le texte avance. Il y a tout un côté queer, parfois un peu cru, très présent dans le livre. L’idée du corps et également de la mort, est au centre des réflexions qu’offre Jordan dans son autofiction.  Le roman est en quelque sorte sa vision du corps et de son évolution durant le cycle de la vie.

Liminal est un roman que j’ai aimé, qui est fascinant à plusieurs points de vue et bien souvent captivant. C’est un roman très dense qui aborde une foule de sujets. Le lecteur est rapidement emporté par les différents questionnements de Jordan et par la vie queer menée par le personnage. Cependant, ce qui saute aux yeux en commençant le roman c’est la solidité du texte et la qualité de l’écriture. L’auteur a une plume fabuleuse.

Puisqu’il s’agit d’une traduction, il faut absolument souligner le travail impeccable de Mélissa Verreault. Elle a fait un très beau travail pour nous faire découvrir l’univers coloré et rempli d’interrogations de Jordan Tannahill. La plume de Tannahill est fantastique et très surprenante. Ses idées partent régulièrement dans une sorte de douce rêverie où il remet en question l’univers qui l’entoure, toujours en lien avec le corps et la mort. Pourtant, malgré le sujet qui pourrait sembler rébarbatif, le roman est aussi prenant qu’il est fascinant.

Un premier roman étonnant tant il est difficile de le classer. Juste pour l’écriture brillante et intelligente, il vaut le détour.

Ce livre fait partie de la liste préliminaire du Prix des libraires du Québec 2020, catégorie Roman-Nouvelles-Récit hors Québec.

Liminal, Jordan Tannahill, éditions La Peuplade, 440 pages, 2019

Locke & Key t.5: Rouages

Locke and Key 5À Lovecraft, les enfants Locke n’ont jamais été aussi près des ténèbres. Tyler et Kinsey n’imaginent pas un seul instant que Lucas « Dodge » Caravaggio est revenu d’entre les morts pour s’emparer du corps de leur petit frère. Grâce à la clé Oméga, Dodge sera bientôt en mesure d’ouvrir la Porte Noire et de libérer les démons aux pouvoirs hypnotiques qui se tapissent derrière. Depuis des siècles, le destin semble s’acharner sur la famille Locke. Mais Tyler et Kinsey détiennent eux aussi une arme redoutable : la clé du Temps. Sauront-ils contrer leur Nemesis et renverser le cours de l’Histoire ?

On ouvre ce cinquième tome intitulé Rouages en étant impatient d’en savoir plus, surtout avec la façon dont se termine le tome 4. La fin nous a gardé captif et l’histoire peut prendre toutes sortes de chemins bien différents. Le début est d’ailleurs étonnant et m’a beaucoup plu. Les auteurs nous offrent un plongeon dans le passé, direction Lovecraft en 1775. Deux orphelins dont les parents ont été pendus pour sauver la vie de plusieurs hommes, se retrouvent dans la grotte où tout a commencé.

« Face aux créatures tapies derrière la porte, les guerres des hommes ne sont que querelles d’enfants. »

Il est question à plusieurs reprises de voyage dans le temps, ou à tout le moins de ce qui y ressemble, tant au propre qu’au figuré. J’aime quand les auteurs abordent ce thème dans la littérature, thème qui me fascine toujours énormément. Ici, les clés sont au centre de tout et aident Kinsey et Tyler à mieux comprendre les événements qui ont eu lieu à Keyhouse dans le passé. La maison est très vieille, plus que les jeunes ne pouvaient le penser. Elle a beaucoup de secrets qui ont été enfouis au fil des ans… souvent oubliés par les adultes lorsque la loi Riffel prend le dessus après l’adolescence. Une idée particulièrement bien traitée dans cette bande dessinée, ce qui explique aussi la raison pour laquelle c’est souvent Bode qui trouve les clés.

Je suis toujours subjuguée par l’imagination galopante des auteurs, qui réussissent à créer un monde complètement fou. Leurs trouvailles sont souvent étonnantes et ce qu’ils en font l’est encore plus. Les objets sont dotés de capacités cachées, avec toujours l’ombre du mal qui plane au-dessus. Ils réussissent à instiller un sentiment de peur et de fascination. L’humain, avec ses faiblesses, son besoin d’être reconnu et sa soif de domination sur les autres est très souvent au centre du mal qui ronge Keyhouse.

Ce cinquième tome met aussi en lumière Bode depuis les récents événements. Bien différent, son comportement suscite l’inquiétude. On peut souvent faire le parallèle entre lui et son oncle Duncan qui était à l’époque le plus jeune de la famille. C’était aussi Duncan qui trouvait toutes les clés. Comme si la maison les leur offrait avec plus de facilité…

Tourné sur le passé pour mieux comprendre le présent, Rouages est l’avant-dernier tome de la série. Je l’ai adoré! Je trouve vraiment intéressant cette plongée dans le passé pour nous permettre de saisir l’importance de ce qui s’est jadis déroulé dans la grotte et de comprendre l’origines des clés, de l’histoire qui a forgé Keyhouse. Ce tome fabuleusement mené nous offre un éclairage très pertinent sur le passé entourant l’étrange maison. Il ne reste qu’un tome à découvrir, pour connaître le dénouement final. Mon billet sera en ligne très bientôt! En attendant, voici mon avis sur les autres tomes de la série (tome 6 à venir):

Locke & Key t.5: Rouages, Joe Hill & Gabriel Rodriguez, éditions Hi Comics, 168 pages, 2018

Locke & Key t.4: Les clés du royaume

Locke and Key 4Le manoir Keyhouse s’est transformé en champ de bataille. Les enfants Locke découvrent toujours plus de clés magiques dissimulées dans leur ancienne demeure, attisant sans relâche la convoitise du sinistre Lucas Caravaggio. Et si la vie semble continuer malgré tout à Lovecraft, un fantôme du passé ne va pas tarder à faire resurggir de vieux souvenirs familiaux. Le mystère qui entoure leur père pourrait bien être enfin dévoilé. A condition que les forces démoniaques ne s’y opposent pas.

Ce quatrième tome s’ouvre sur un hommage à Bill Watterson, l’auteur de Calvin et Hobbes. On y retrouve donc un style de dessin s’y approchant, avant de basculer dans le style familier de l’univers de Locke & Key. Toujours étrange, toujours un peu sanglant, toujours plein de mystères.

Ce tome nous amène à rencontrer Erin Voss, une amie d’enfance du père des enfants Locke. On y découvre sa triste condition, ce qu’elle subit et ce que Dodge lui fait subir. Internée, traitée de folle, sa vie est réduite à néant. Ce tome aborde également le racisme que les enfants expérimentent pour pouvoir enquêter et ce, à l’aide de la clé miroir. Ils en sont ébranlés et c’est l’occasion de réaliser pour eux certaines choses. Ce qui est le plus terrifiant n’est pas toujours surnaturel…

Une partie du quatrième tome déboule un peu comme un calendrier. On sent, comme lecteur, que les journées défilent très vite. Les jours passent et les jeunes Locke doivent combattre toutes sortes de monstres et de dangers auxquels ils sont confrontés à cause des clés. Leur quotidien devient en quelque sorte une lutte contre les forces du mal.

C’est aussi une période dans la vie des Locke remplie de changements avec tout ce que comporte l’adolescence, les hauts, les bas, les déceptions et ce besoin de faire partie d’un groupe, d’être apprécié. C’est le cas du moins pour Kinsey et Tyler. De son côté Bode passe du temps avec Rufus et on constate que ce petit bonhomme handicapé pour qui la vie n’est pas facile, a aussi une forme de « sensibilité » à ce qui l’entoure que les autres ne peuvent pas forcément voir. Grâce à lui, le lecteur comprend mieux l’intrigue.

Ce tome apporte beaucoup de choses intéressantes à l’histoire. Il nous montre à quel point les clés prennent de la place dans la vie des Locke. Tout tourne autour de ces fameuses clés et des dangers qui les accompagnent. J’ai apprécié la présence d’Erin Voss et les revirement de situations vers la fin du livre.

Les clés du royaume se termine sur une scène qui donne le frisson et qui naturellement, conduit le lecteur vers le cinquième tome. On ne peut pas finir de cette façon et on veut connaître la suite. Il vaut mieux avoir le tome suivant sous la main!

Comme toujours l’album est complété par l’inventaire des clés connues. Cette fois, en plus des textes issus du journal de Benjamin Pierce Locke, nous avons des ajouts d’un autre ancêtre, Harland Locke, ainsi que des extraits de la correspondance de Jean Locke. Une galerie d’illustrations des différents personnages de la série complète l’album.

Un tome que j’ai grandement apprécié, qui va plus vite que les autres tant ce qui s’y passe est prenant et perturbant. La scène finale nous garde bien accroché!

Mon avis sur les autres tomes de la série (tomes 5 et 6 à venir):

Locke & Key t.4: Les clés du royaume, Joe Hill & Gabriel Rodriguez, éditions Hi Comics, 168 pages, 2018

 

 

Locke & Key t.3: La couronne des ombres

Locke and Key 3Les ténèbres se referment sur Keyhouse, le manoir de la famille Locke. Dodge poursuit son insatiable quête des mystérieuses clés de pouvoir et est prêt à tout pour les obtenir. Y compris à torturer ses anciens alliés et à assassiner ses ennemis. Bode, Tyler et Kinsey vont devoir mener seuls un combat désespéré pour leur survie.

La couronne des ombres est le troisième tome de la série Locke & Key et sans doute le tome où la famille Locke se déchire et va de plus en plus mal. La mère des enfants souffre de ce qui est arrivé à son mari et la bouteille est sa meilleure amie. Elle n’arrive pas à reprendre le cours de sa vie. Une découverte particulière dans la maison la mène à placer tous ses espoirs en quelque chose de vain, ce qui n’améliore pas du tout la relation qu’elle entretient avec ses enfants.

Les enfants Locke subissent sans le savoir les contrecoups de la présence de Dodge qui prend beaucoup de place et utilise à mauvais escient les pouvoirs de Keyhouse. On apprend encore plus de choses dans ce troisième tome sur la façon dont fonctionne les clés, les pouvoirs qu’elles peuvent offrir et les dangers auxquels doivent faire face les jeunes. Bode, comme à son habitude, continue de trouver toutes sortes de clés et d’en tester les limites… à l’exaspération de son grand frère.

Peu à peu, la maison nous livre ses secrets et nous apprend un peu plus ce qui se cache derrière ses murs. Kinsey de son côté entraîne ses amis sur les traces de son père dans la grotte où beaucoup de choses se sont jadis passées. À vouloir comprendre les secrets de Keyhouse, les jeunes risquent leurs vies…

J’ai l’impression que ce troisième tome est un tome charnière entre le début de l’histoire – la description des personnages et la mise en place des lieux – et de ce qui se passera par la suite: les forces du mal, les pouvoirs mal utilisés et les combats. J’ai beaucoup aimé, il se passe énormément d’action, de combats, de menaces et de danger. Il y a aussi de belles trouvailles quant aux pouvoirs des objets et des clés. C’est toujours un grand plaisir de découvrir le monde créé par Joe Hill et Gabriel Rodriguez!

Cette fois, l’introduction est signée par Brian K. Vaughan, un scénariste de comics. L’album est complété par un extrait du journal de Benjamin Pierce Locke (1757-1799) recensant les clefs connues dans le monde de Locke & Key, ainsi qu’une galerie d’illustrations par Gabriel Rodriguez.

Mon avis sur les deux premiers tomes:

Locke & Key t.3: La couronne des ombres, Joe Hill & Gabriel Rodriguez, éditions Hi Comics, 168 pages, 2018