America n°2

America2Les chroniques habituelles reviennent dans ce numéro 2 qui s’intéresse, entre autres, à la résistance et aux trois premiers mois de la présidence de Trump aux États-Unis. La revue s’ouvre comme d’habitude, sur une carte qui pointe les endroits où les articles nous amèneront. Cette fois, nous partons pour la Californie, le Wyoming, l’Illinois, New York, Washington, la Louisiane et le Géorgie.

Le grand entretien de ce numéro donne la parole à Don DeLillo, que je ne connaissais que de nom. Je ne l’ai toujours pas lu, je suis un peu hésitante, pas certaine que ses livres me plairaient. Cependant, j’ai été très intéressée par l’entretien puisque les rencontres avec des auteurs pour ce numéro vont un peu plus loin que la simple interview. Peut-être que je tenterai un de ses livres un jour. Des suggestions?

Le reportage de Sylvain Cypel intitulé La Californie, bastion avancé de la résistance est vraiment passionnant. Il nous fait voir ce qui se passe aux États-Unis d’un tout autre oeil. Le reportage de Philippe Coste sur Newburgh, Crim’ city, une ville déclarée « dépotoir urbain » est tout aussi intéressant. Les deux reportages présentent ensuite en une page le regard d’un écrivain sur ces lieux et ces batailles.

Born in the Bayou est le reportage photo du numéro et nous amène en Louisiane. Le pays des marais, des alligators et de la culture cajun. J’adore quand on nous fait entrer par l’image dans une région, une société, une ville. La petite histoire est souvent plus intéressante que la grande.

Ce numéro 2 d’America m’a donné envie de lire le Prix America 2017, Jours Barbares de William Finnegan. Il sort d’ailleurs en poche bientôt et je l’attends avec impatience. Ce sera l’une de mes lectures d’été. La section Les musts de l’été a fait grimper ma liste à lire de plusieurs livres. J’ai également noté les titres de Colson Whitehead que j’aimerais bien découvrir. L’extrait de Underground Railroad y a été pour beaucoup.

Laurent Gaudé signe US 157124, pour la chronique Il était une fois l’Amérique. Un fait historique qu’on ne connaît pas vraiment, soit l’invention du fil de fer barbelé. C’était en 1874.

Le reportage que j’ai sans doute le plus aimé dans ce second numéro est celui des Chroniques de Yellowstone. Il donne envie de faire sa valise et de partir sur le champ! Les photographies sont magnifiques! Le tout signé par Joël Dicker. L’anthologie des grands espaces est aussi une page à conserver.

Pour terminer, j’ai encore une fois acheté des livres grâce à (ou à cause de) cette revue. Cette fois, c’est la faute au Grand roman américain qui présentait Jack London. J’ai donc acheté Martin Eden, une biographie de Jack London et un omnibus de ses histoires du froid. Difficile de passer à côté d’un tel monument de la littérature américaine.

Ma présentation du numéro 1: c’est ici!

Au Québec, on peut trouver la revue sur le site Leslibraires.ca ou commander chaque numéro chez son libraire indépendant. Ils sont pour le moment toujours en vente.

Le site web d’America.

America n°2, Les éditions América, 194 pages, été 2017

Publicités

America n°1

America1Quand la revue America a été annoncée, j’étais vraiment très emballée. Enfin une revue qui touchait de près à un thème qui me parle beaucoup: la littérature américaine. Et plus largement, la culture et la politique américaine. J’ai un peu sursauté quand j’ai vu le prix de vente au Québec (27$ le premier numéro, 35$ par numéro par la suite), mais j’ai décidé d’acheter le premier numéro et depuis, je n’ai pas cessé. Cette revue me plaît, me parle, comme aucune autre ne l’a fait jusqu’à maintenant.

Je parle de « revue » mais on pourrait pratiquement qualifier cette publication de « livre ». Le papier est épais, il n’y a aucune publicité, le contenu est diversifié et il y a beaucoup de choses à lire. En général, j’étire ma lecture jusqu’au prochain numéro. Il y a quatre publications par année, pour toute la durée du mandat de Trump. Pourquoi? Parce que le but de cette revue est de démontrer que l’Amérique, est aussi autre chose que son Président. Leur slogan en dit long: L’amérique comme vous ne l’avez jamais lue. En tout, il devrait y avoir 16 numéros. Par la suite, la publication tirera sa révérence.

Dans chaque publication, il y a des chroniques qui reviennent: la chronologie, la chronique du poisson rouge, le grand entretien avec un auteur reconnu, une nouvelle inédite, un extrait exclusif, une chronique voyage, un reportage photo, une chronique cinéma et séries télé, ainsi que Le grand roman américain qui fait le tour d’une oeuvre classique ou culte américaine.

Le premier numéro nous amène un peu partout aux États-Unis (une carte au début de la revue nous montre d’un coup d’œil là où les auteurs nous font voyager). J’avais été particulièrement touchée par la Lettre à un jeune écrivain de Colum McCann qui parle de l’écriture au temps de Trump, plus que jamais essentielle. Le grand entretien dans ce numéro est avec Toni Morrison, Prix Nobel de littérature en 1993. Une auteure que je n’ai jamais lu, mais dont l’entretien m’a fait acheter dans la foulée trois de ses romans. Le dossier sur Barack Obama et l’entrevue sur Ce que peut la littérature m’a touchée. Il présente une autre facette de l’homme. Cette fois, j’ai acheté Les rêves de mon père pour continuer à découvrir l’Homme qui se cache derrière l’ancien président.

Étant photographe amateure, je suis toujours intéressée par les reportages photos présentés dans America. Cette fois, c’est le photographe Vincent Mercier et ses images Un regard sur l’Amérique que l’on peut découvrir dans ce numéro.

L’extrait de Les jours enfuis de Jay McInerney m’a donné envie de découvrir ce livre. J’attends d’ailleurs sa sortie en format poche, prévue quelque part à la fin juin au Québec.

Finalement, America m’aurait fait acheter un autre livre, soit Moby Dick, après avoir lu la chronique du Grand roman américain qui en était question. Je connais assez bien Melville, j’ai plusieurs de ses livres à la maison, mais cette chronique me donne vraiment envie de découvrir enfin le chef-d’oeuvre de Melville.

Un premier numéro qui a lancé avec brio la revue America que je continue à suivre et à me procurer maintenant à chaque parution. C’est une publication incontournable pour quiconque s’intéresse à la question américaine: littéraire, sociale, politique, etc.

Vous pourrez retrouver un compte-rendu de chaque publication sur le blogue, sur ce qui m’a particulièrement plu de chacun des numéros. Étant donné qu’il s’agit d’une publication vraiment différente avec du contenu en quantité, je la considère comme un livre. Chaque numéro compte presque 200 pages.

Au Québec, on peut trouver la revue sur le site Leslibraires.ca ou commander chaque numéro chez son libraire indépendant. Ils sont pour le moment toujours en vente.

Le site web d’America.

America n°1, Les éditions América, 194 pages, printemps 2017