Deep sea aquarium MagMell t. 2

Deep sea aquarium Magmell 2Prenez la ligne « Abysses » à la gare de Shinagawa, en 20 minutes vous êtes à l’aquarium situé au fond de la mer ! Le Deep Sea Aquarium Magmell est un lieu unique au monde, situé à 200m de profondeur dans la baie de Tokyo, où la faune abyssale peut être observée de près. Sur la recommandation du directeur Minato Osezaki, le jeune balayeur Kôtarô Tenjô commence son travail de soigneur assistant. Il rencontre ainsi les diverses créatures sous-marines, apprend les difficultés pour nourrir l’Atlantic Footballfish, ou prenant soin d’un Japanese Pancáke Devilfish en train de mourir…

J’avais adoré le premier tome de Deep sea aquarium MagMell dont l’histoire se déroule dans un aquarium nouveau genre, au cœur des abysses de l’océan. Le second tome étant dans la même continuité que le premier, j’ai tout autant adoré cette seconde histoire.

Kôtarô est toujours balayeur, mais il travaille maintenant comme soigneur assistant. Ce tome le suit dans son parcours d’apprentissage et à travers les défis qui se présentent à lui. Il doit faire sa place au sein de l’équipe et apprendre la dynamique du groupe de soigneur. Chacun est très différent et son intégration n’est pas forcément facile, même si Kôtarô est brillant et curieux.

« Dans la mer, il y a autant de morts que de nouvelles vies. Alors, si l’on pouvait veiller à toute une vie, de la naissance jusqu’à la mort, à mon sens ce serait l’aquarium idéal. »

Passionné par les abysses, il aura l’occasion de mettre en pratique ses connaissance sur les créatures marines, afin d’éclairer les visiteurs de l’aquarium. Son bagage de connaissances et les expériences qu’il a partagé enfant avec son père, photographe des abysses, lui permettent aussi de tisser une belle relation avec la petite Nagisa, la fille du directeur de l’aquarium.

Kôtarô fait aussi la connaissance du cuisinier de l’établissement qui tente de créer des plats uniques de poissons, afin de satisfaire la clientèle, mais d’offrir aussi à son patron une création qui se démarque. Plusieurs sujets différents sont donc abordés dans ce second tome, avec le retour de plusieurs personnages et l’arrivée de nouveaux.

Les dessins de ce manga sont splendides. L’histoire est passionnante pour ceux qui, comme moi, s’intéressent au monde marin, aux différentes espèces de poissons et à la vie sous-marine. On apprend beaucoup de choses sur les différentes créatures et chaque chapitre nous amène à faire la découverte d’une espèce différente. Des fiches nommées « Le guide des Abysses » complètent les informations sur les poissons qu’on y retrouve. Cette fois, nous faisons la rencontre du Japanese Pancáke Devilfish (Opisthoteuthis depressa), de l’Atlantic Footballfish, du Béryx Long et du Requin dormeur du Pacifique. C’est l’occasion d’apprendre plein de choses sur ces poissons.

Comme avec le tome 1, il y a également une petite histoire sous la jaquette, sur la couverture et la quatrième de couverture. Il s’agit d’un tour de différentes sections de l’aquarium à chaque tome, une sorte de guide des lieux.

De mon côté je compte lire le troisième tome très bientôt puisqu’il m’attend dans ma pile. Deep sea aquarium MagMell est un manga passionnant et fascinant, qui nous offre une plongée dans un monde totalement différent, sous l’eau. Cette série continue à être l’une de mes préférées. À découvrir!

Mon avis sur le tome 1: Deep Sea Aquarium MagMell t.1

Deep sea aquarium Magmell t. 2, Kiyomi Sugishita, éditions Vega, 192 pages, 2019

 

Meurtres sur la Madison

Meurtres sur la MadisonLa Madison River a beau être le Graal des rivières à truites du Montana, lorsqu’on y pêche un cadavre, c’est à l’intrépide shérif Martha Ettinger que la prise revient. L’homicide semble évident, et la Royal Wulff plantée dans la lèvre boursouflée de la victime a tout d’une macabre signature. Alors qu’elle mène son enquête, Martha croise la route de Sean Stranahan, lui-même pêcheur, peintre et ex-enquêteur privé venu s’installer dans les Rocheuses à la suite d’une douloureuse séparation. Lui aussi est impliqué dans une affaire : la jeune et mystérieuse sirène du Sud, Velvet Lafayette, est venue troubler le paysage et l’a persuadé de partir à la recherche de son jeune frère disparu dans le coin. Ensemble, Martha et Sean vont remonter une piste glissante qui débouchera sur les zones d’ombre du “big business” du Montana : la pêche à la mouche.

Meurtres sur la Madison est la première aventure de Sean Stranahan et de Martha Ettinger. En faisant un petit tour sur internet, j’ai été consternée par certaines critiques négatives de ce livre lui reprochant de « parler trop de pêche ». Meurtres sur la Madison est un nature writing couplé d’une enquête, dont la pêche est le sujet principal. Juste avec le résumé, ça me paraît évident. Je ne pêche pas pour ma part et j’ai trouvé ce livre passionnant. J’ai appris plein de choses dont certains aspects écologiques liés à la pêche et à la maladie du tournis chez les poissons.

Le roman se déroule dans le Montana aux bords de la Madison, une rivière reconnue pour la pêche. C’est un lieu très couru des passionnés. Le roman met en scène Sean Stranahan, un ancien détective privé beau comme tout, reconverti en peintre, sa deuxième passion après la pêche. Trois mois avant le début du livre, Sean venait de quitter le Vermont pour s’installer dans le Montana. Une rupture difficile l’a amené à se lancer véritablement comme artiste-peintre. C’est lorsqu’une belle femme réclame ses services en lui demandant de pêcher la truite pour elle que Sean se retrouve au cœur de l’enquête sur la mort d’un jeune pêcheur retrouvé dans la Madison.

Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman, c’est le personnage de Martha Ettinger, une femme shérif, bien aimée dans sa communauté. Elle s’occupe de chevaux et d’animaux sur sa terre. Ce personnage est vraiment intéressant parce qu’il met en scène pour une fois une femme « réelle » et crédible, pas de celles que l’on voit dans les séries policières qui interceptent les criminels en talons aiguilles. Elle est sympathique, a de l’humour, est brillante et solide. Son travail est important pour elle, mais elle apprécie aussi son cadre de vie. C’est un personnage différent et agréable à retrouver parce que justement, ça nous change des shérifs alcooliques que l’on voit à profusion dans les romans policiers.

« Martha, se dit-elle, tu es un cœur solitaire. Tu nourris des poulets le matin et le soir tu brosses tes chattes et tu vas te coucher toute seule. La seule façon d’attraper un homme aussi beau que celui-là, c’est de l’arrêter.
Ce n’était pas une mauvaise idée. Arrête-le, songea-t-elle, puis saute-lui dessus et tire-lui les vers du nez. Demande-lui, par exemple, pourquoi, parmi tous les pêcheurs auxquels elle et Walt avaient parlé, il était le seul à avoir une Royal Wulff nouée à l’extrémité de son bas de ligne. »

Étonnamment, Sean croise le chemin de Martha à quelques reprises et elle l’invite à lui donner un coup de main, ce qu’il accepte. Ce n’est pas vraiment officiel, mais comme elle le dit si bien elle-même, elle est shérif et fait ce qu’elle veut. Elle a besoin de Sean et leur relation se modifie au cours du roman. Ils deviennent des alliés.

« Vous croyez que c’est facile d’être une femme shérif dans cet État? Si je n’étais pas exigeante avec moi-même, je ne porterais pas l’insigne. »

J’ai aussi beaucoup apprécié la présence d’Harold Little Feather, un pisteur blackfeet, qui est un personnage important pour l’enquête, mais très discret. J’espère qu’on le reverra dans les prochains romans, je trouve que c’est un personnage avec beaucoup de potentiel à développer. Il a un don et de la prestance, c’est indéniable. Même Martha n’est pas insensible à sa présence.

Avant tout, ce roman est écrit par un passionné de la pêche et ça se sent. Il tente de transmettre sa passion et nous offre de beaux paysages à travers son roman, ainsi que de belles descriptions de la nature et du bonheur d’être pêcheur. Le roman est aussi une vaste enquête qui prend des proportions démesurées et implique plusieurs acteurs du monde de la pêche à mesure que l’histoire avance. Il y a aussi toute la question touristique d’un lieu populaire envahit par les pêcheurs, de l’inflation des terres et des chalets qui bordent la rivière, en plus d’aborder certaines questions écologiques et éthiques par rapport aux poissons.

« Ce qu’il y a avec la pêche, c’est que ça donne de l’espoir. Chaque lancer apporte un peu d’espoir et si l’on peut se perdre dans cet espoir, alors les soucis et le chagrin s’évanouissent à l’arrière-plan. La tempête intérieure se calme pour un moment. »

L’univers de Keith McCafferty m’a rappelé un peu les romans de William G. Tapply et de C.J. Box, deux auteurs qui offrent aussi à leurs lecteurs des enquêtes dans des cadres naturels magnifiques. Ce premier tome d’une série qui en compte déjà plusieurs en anglais, vaut le détour. J’ai adoré cette histoire, qui est à la fois un roman un brin contemplatif sur la pêche à la mouche et une enquête policière menée par une femme qui ne s’en laisse pas imposer. J’ai le second tome dans ma pile à lire et j’espère vivement la traduction des autres livres de la série!

Meurtres sur la Madison, Keith McCafferty, éditions Gallmeister, 384 pages, 2018

Deep Sea Aquarium MagMell t.1

Deep sea aquarium 1Ouverture d’un aquarium dans la baie de Tokyo, à 200 m sous l’eau ! Le Deep Sea Aquarium MagMell est un lieu unique au monde où la faune abyssale peut être observée de près. Kôtarô Tenjô, jeune balayeur timide, adore les créatures sous-marines. Sa rencontre avec Minato Osezaki, directeur de l’établissement, va changer sa vie.

J’ai tout de suite été attirée par ce manga à cause de son thème: le monde sous-marin et dans ce cas plus précis, celui des abysses. Comme le personnage de Kôtarô, le milieu sous-marin m’a toujours attirée. Ce manga a été une très belle découverte. J’ai eu un gros coup de cœur pour les personnages et pour l’histoire. C’est une véritablement plongée tout au fond de l’eau.

Magmell est le premier aquarium au monde construit dans les abysses. C’est un événement qui attire les foules. On suit Kôtarô, un jeune homme fasciné par le monde marin, balayeur souvent perdu dans la contemplation des créatures sous-marines depuis qu’il est tout petit.

« Il y a un coin… tout au fond de la mer… que les rayons du soleil ne peuvent pas atteindre. Les abysses. C’est un endroit considéré comme un mystère plus grand que l’univers. »

Le hasard le met en contact avec le directeur de l’aquarium, Minato qui réalise que son employé s’illumine littéralement lorsqu’il parle des créatures sous-marines. Ses connaissances sont impressionnantes et son enthousiasme pour tout ce qui touche aux abysses est contagieux. Minato s’attachera à lui, lui offrira certaines opportunités et on le verra évoluer au fil des pages.

Il y a de très beaux moments dans ce manga. Je pense notamment à tout ce qui touche l’histoire du vice-directeur et de la corbeille de Vénus, une forme d’éponge sous-marine. Il y a également tout ce qui entoure le père de Kôtarô, dont on découvre des bribes dans ce premier tome et qui sera sans doute plus développé dans les prochains livres.

Pour ceux, qui comme moi, s’intéressent à ce monde fascinant, Deep Sea Aquarium Magmell est un manga vraiment magnifique. Les illustrations sont soignées, réalisées avec soin et précision. Le contenu est tout aussi intéressant. Au-delà de l’histoire, il y a aussi beaucoup d’informations sur les créatures sous-marines. Entre les chapitres, une fiche intitulée Le guide des Abysses nous présente de l’information sur les créatures sous-marines dont on parle dans le manga. Les fiches sont écrites par l’ancien directeur de l’aquarium de Shizuoka.

J’aime énormément découvrir de nouveaux mangas. Outre mon grand coup de cœur pour Ma vie dans les bois, je dirais que Deep Sea Aquarium Magmell ne se situe pas bien loin derrière. Mon plaisir de lecture a été le même dans ce cas-ci. La découverte de Magmell et du monde sous-marin est tout simplement passionnant!

J’ai très hâte de lire le second tome. Il y en a un troisième qui vient de paraître et un quatrième prévu pour l’automne. Vivement la suite!

À noter qu’en enlevant la jaquette du livre, on découvre sur les deux faces du manga une petite histoire anecdotique sur l’embarquement pour Deep Sea Aquarium!

Deep Sea Aquarium MagMell t.1, Kiyomi Sugishita, éditions Vega, 192 pages, 2018

Ma vie dans les bois t.7: Le retour du printemps

ma vie dans les bois 7L’hiver s’en est allé… Et avec le retour des beaux jours, la faune et la flore se réveillent. Malgré des années à vivre dans les bois, Shin et Miki restent émerveillés par la beauté de ce renouveau ! Mais le quotidien est parfois difficile. Aussi, Miki demande à son époux de lui construire un nouveau loft, pour qu’elle puisse profiter des ses loisirs dans le calme.

Un nouveau tome de Ma vie dans les bois, c’est un petit plaisir chaque fois! J’adore cette série manga différente et rafraîchissante. Elle touche naturellement à une corde sensible chez moi: la vie en forêt, la recherche de l’autonomie et les préoccupations écologiques. Shin Morimura me rejoint beaucoup dans sa façon de penser: une pensée visant la durabilité de l’écosystème, même quand il va à la pêche ou gère son poulailler et la rotation de ses poules dans le but de se nourrir.

Dans ce septième tome, l’hiver est terminé et laisse place à l’éclatement du printemps! Nouvelles pousses, jardinage, Shin et Miki font aussi face aux sangliers qui dévastent tout sur leur passage! Le printemps, c’est aussi le retour des allergies saisonnières et le moment d’attirer des oiseaux chez soi, mais le couple n’a pas plus de chance de ce côté-là. Shin raconte avec lucidité et humour leurs aventures qui sont parfois plutôt rigolotes.

Miki reproche aussi à Shin de passer tout son temps à construire des cabanes en rondins sur leur bout de montagne… mais demande alors à en avoir une à elle pour pouvoir travailler sur son métier à tresser tranquillement. On en apprend un peu plus sur elle, sur son enfance et la vie qu’elle avait en ville. La construction de la cabane occupe une grande partie de ce septième tome et Shin nous raconte de façon détaillée la façon dont il s’y prend, ainsi que ses moyens pour se procurer les matériaux. Si on s’intéresse à l’autarcie et à ce mode de vie, c’est réellement passionnant!

L’auteur nous parle aussi des invasions de punaises, des mantes religieuses, des serpents, du poulailler, de la récupération comme moyen écologique de diminuer la surconsommation.

« Le déchet est le symbole de l’époque moderne et de la société de consommation. Plus on consomme, plus on jette, plus il y a d’objets en abondance et plus on perd la valeur des choses. Et comme on utilise moins de personnel partout, même l’humain est considéré comme un déchet. »

La dernière portion du manga raconte une partie de pêche dans un coin reculé à la recherche des ombles sauvages, qui prend une tournure inattendue pour Shin, digne d’un véritable jeu de survie! Campement, escalade, confrontation entre pêcheurs, écologie et cuisine sont abordés dans ce chapitre.

Le manga est complété comme d’habitude d’une page de « journal » avec photos de la vie de l’auteur et d’un chapitre bonus sur les chiens.

Un bon manga, comme chaque fois! Si vous ne connaissez pas encore cette série et que l’écologie et l’autarcie vous intéressent, c’est une lecture parfaite pour vous!

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Bonne lecture!

Ma vie dans les bois t.7: Le retour du printemps, Shin Morimura, éditions Akata, 172 pages, 2019

Ma vie dans les bois t.6: Pêche hivernale

ma vie dans les bois 6L’hiver est tombé sur le Japon… Mais ne croyez pas qu’il n’y a rien à faire d’autre que de rester cloîtré chez soi, au coin du feu, en cette froide saison. Non, plutôt que de se tourner les pouces à se morfondre en attendant le retour des beaux jours, Shin décide de se lancer dans de nouvelles expériences : il se lance cette fois-ci dans la pêche hivernale !

Le manga commence tout d’abord en automne, alors que Shin et Miki nous expliquent la cueillette des ignames, principalement des petits tubercules comestibles qui poussent à la base des feuilles. On apprend comment ils les repèrent et la façon d’en faire la cueillette. Le tubercule est aussi comestible mais sa cueillette est un vrai parcours du combattant! Ce qui laisse naturellement place à quelques scènes humoristiques dont Shin a le secret!

Puis enfin, c’est l’hiver! Shin pense s’installer tranquillement chez lui en attendant la belle saison, mais c’est sans compter l’arrivée inopinée du « boss », le mentor de pêche de Shin, déjà rencontré dans les autres tomes de la série. Il propose la pêche hivernale: ils iront pêcher le wakasagi, un poisson introduit dans la région comme attrait touristique pour la pêche récréative. Ce qui ne devait être à la base qu’un joyeux passe-temps pour rapporter de la nourriture supplémentaire sur la table devient un véritable défi!

Shin et le Boss rencontrent un jeune garçon, Gon, alors qu’ils testent leur matériel et s’exercent à pêcher sur une plateforme flottante en attendant la formation de la glace. Frondeur, un peu mal poli, celui-ci pêche accompagné de son grand-père et perçoit l’activité comme un jeu high-tech en pleine nature. La confrontation se solde en véritable pari de celui qui pêchera le plus de poissons, Gon avec sa canne électronique, Shin et le Boss avec des cannes fabriquées à la main.

C’est à cette aventure de performance et au travail de création de cannes à pêche que nous amène Shin dans cette histoire hivernale de pêche sur la glace. La confrontation finale se jouera entre les deux hommes et le garçon, par une journée d’hiver rude et glacée.

Autour de ce pari enfantin, Shin amène une réflexion sur les traditions versus les produits de haute technologie. C’est aussi l’occasion de confronter deux générations différentes à travers une même passion et de tester leurs connaissances en bricolage afin de réussir la canne parfaite.

Comme toujours, un tome instructif, plein d’humour et qui se lit avec grand bonheur. Est-ce que j’ai déjà dit que j’adorais cette série? Je vous laisse découvrir mes autres billets sur les tomes précédents, afin de vous convaincre que ce manga vaut largement le détour!

Bonne pêche!

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Quelques mots de la postface, extrait d’un livre de Michio Hoshino:

« La nature nous a toujours un peu enseigné les réussites et échecs d’une vie la plus éloignée des normes sociales. »

Ma vie dans les bois t.6: pêche hivernale, Shin Morimura, éditions Akata, 160 pages, 2018