Requiem

Jónas entend de la musique en toute chose. Le sifflement de la bouilloire devient pour lui une sérénade, le ronronnement du congélateur une symphonie. Il note tout au fur et à mesure dans son fidèle carnet moleskine. Fuyant sa vie de publicitaire et l’impasse de son couple, il quitte Reykjavík pour un village de l’est de l’Islande afin d’y composer une œuvre décisive, une Marche funèbre (pour débutants) dictée par le crépitement d’un feu, ou peut-être une Étude pour violoncelle, scie et marteau. Mais une fois là-bas, il égare le précieux carnet contenant ses partitions et tous ses repères lui échappent. Plus que jamais, il va devoir être à l’écoute des mélodies qui l’entourent.

J’aime vraiment beaucoup Gyrðir Elíasson. Chaque livre est un moment parfait de lecture. J’adore cet auteur qui parle beaucoup des petites choses du quotidien et de l’art sous toutes ses formes. Au bord de la Sandá reste mon préféré jusqu’à maintenant. Il aborde principalement la peinture. La fenêtre au sud était superbe aussi et parle de l’écriture. Avec Requiem, c’est la musique qui est au centre du roman. Ces trois livres forment un triptyque. On sent la continuité entre ces textes. Alors que son autre roman, Les excursions de l’écureuil, est vraiment dans un registre à part. Une sorte d’ovni littéraire.

Dans Requiem, on suit le personnage de Jónas qui quitte la ville et son appartement qu’il partage avec sa conjointe, pour le chalet de l’oncle de cette dernière. Il a besoin de prendre du temps pour lui et écrire. Jónas compose de la musique qu’il ne joue pas lui-même et que personne ne voit ni n’entend jamais. Il garde ça pour lui. Il se qualifie de « compositeur de tiroir ». C’est le quotidien qui l’inspire. Il écrit une Sérénade pour piano et bouilloire et aussi une Étude pour violoncelle, scie et marteau. Quand l’inspiration s’absente, il s’occupe de la maison et va faire quelques emplettes au magasin du village. Son quotidien est fait de ces toutes petites choses, où vibre néanmoins presque continuellement des notes de musique.

« Dès mon réveil, le matin, ces fragments musicaux me parviennent de temps à autre au fil de la journée, et je fais de mon mieux pour les attraper et les consigner dans le carnet que je porte toujours sur moi. »

C’est le genre de livre où l’on pourrait dire qu’il ne se passe rien. Ça semble être un reproche, dit de cette façon, mais ce n’en est pas un. Les petites choses banales deviennent bien souvent pour moi, et pour la lectrice que je suis, tout ce qui fait la saveur de la vie. Ici, la musique qui se crée continuellement dans la tête du personnage enchante le texte où s’écoule les journées et les petits détails quotidiens. L’auteur a une plume délicate, contemplative. Ça me plaît vraiment beaucoup. Dans ses livres, le temps s’écoule lentement, doucement. Quelque part entre la poésie et la mélancolie. C’est toujours un plaisir de le lire. J’attends chaque fois la sortie d’un nouveau livre. C’est alors, pour moi, un événement. 

Dans ses derniers livres, les mêmes thèmes reviennent sans cesse, ce que j’aime particulièrement. Il excelle dans la description de ce qui est contemplatif et de l’art qui fait vibrer nos journées, peu importe la forme qu’il prend. L’art, la nature, la fuite, l’isolement, la solitude. Des gens qui s’installent quelque part, à l’écart du monde, pour lire, écrire, peindre. Ça a quelque chose de réconfortant et de reposant.

« Ne dit-on pas que lorsque quelqu’un ne veut pas être ailleurs que là où il est, on peut le qualifier d’heureux? »

Un auteur assurément à découvrir si vous ne le connaissez pas encore.

Requiem, Gyrðir Elíasson, Éditions La Peuplade, 184 pages, 2022

La fenêtre au sud

Quelque part en Islande, au bord de la mer, un village de maisons noires fait face à l’infini de l’eau. Dans son repaire, un romancier peine, sur sa vieille Olivetti, à écrire la vérité d’un couple parti en vacances pour se retrouver. Qui s’amuse ? se demande-t-il, déposant les feuilles dactylographiées sous la fenêtre sud claire. La radio, pendant ce temps-là, donne des nouvelles d’un autre monde : le séisme de Fukushima, l’assassinat de Ben Laden, la guerre en Syrie. Au rythme des quatre saisons de l’année, comme un contrepoint nordique aux célèbres concertos de Vivaldi, La fenêtre au sud transforme cette histoire simple d’amour et de fantômes en un livre immense sur les crépuscules de la création. L’encre s’épuise, l’écrivain tapera bientôt blanc sur blanc, traversant la page comme on marche dans la neige.

J’adore Gyrðir Elíasson. Tout ce que je lis de cet écrivain islandais est un coup de cœur. J’avais beaucoup aimé Les excursions de l’écureuil mais c’est avec Au bord de la Sandá que j’ai vraiment eu le sentiment de trouver un auteur qui me correspond. Gyrðir Elíasson a une plume particulièrement magnifique et des thèmes qui reviennent d’un livre à l’autre. C’est surtout vrai pour Au bord de la Sandá et La fenêtre au sud, puisque ces deux titres font partie d’un triptyque en lien avec la solitude. C’est un thème qui me rejoint beaucoup. J’ai donc pris beaucoup de plaisir avec ces deux livres, qui mettent en scène des ermites, qui aiment se promener dans la nature, lire et observer ce qui se passe autour d’eux. Il y a quelque chose de beau et de grave dans la plume de Gyrðir Elíasson. Ses livres me font l’effet d’être de petits bijoux dans lesquels je me sens bien. 

Quant à La fenêtre au sud, c’est un roman fabuleux. L’auteur a une plume à la fois concise et évocatrice, délicate et particulièrement belle. Le roman raconte le processus d’écriture d’un auteur, Jónas, au fil des quatre saisons. Il vit temporairement dans la maison d’un de ses amis, pour être un peu à l’écart de la vie en ville et pour tenter d’écrire son roman, qu’il tape à la machine à écrire. Un roman qu’il ne trouve pas très bon et qui ne semble pas l’inspirer plus que cela. Tous les prétextes sont donc bons pour faire autre chose.

Il lit beaucoup. On croise dans ce livre Oscar Wilde, Tove Jansson, Edgar Allan Poe, Albert Camus, Paul Auster, Georges Perec, Thomas Mann, Yukio Mishima, Pablo Neruda, Henry David Thoreau, Ralph Waldo Emerson, Orhan Pamuk. Des bouts de ce qu’il lit, découvre. Il en parle peu, mais suffisamment pour que ce soit agréable à un lecteur qui aime les livres, de retrouver d’autres auteurs entre les pages.

Quand il ne lit pas, Jónas sort se promener. Il va au café du coin, tenu par une vieille dame renfrognée. Il essaie d’écrire. Il met souvent son travail de côté, tiraillé par l’angoisse de la page blanche. Il écrit quand même, se force à le faire et souvent, ce sont des poèmes qu’il couche sur le papier. 

« Les caractères imprimés par la machine à écrire s’estompent continuellement. Quelqu’un a dit que les artistes peintres produisaient leurs meilleures œuvres quand ils étaient sur le point de devenir aveugles. Il se peut que les écrivains soient au pinacle quand leurs mots deviennent presque invisibles. »

Le roman est divisé en quatre chapitres: un pour chacune des saisons. Les lieux où vit l’écrivain sont à l’écart, rarement occupés. L’achalandage varie d’une saison à l’autre. L’été, il y a plus de vie. Le reste de l’année, Jónas peut replonger dans sa solitude et sa contemplation, les autres retournent en ville, à leurs occupations. La fin de l’automne est marqué par des journées plus courtes et des soirées plus sombres. Le café ferme ses portes. L’herbe jaunit. Les montagnes au loin se voilent de blanc. On sent le passage des saisons.

Jónas raconte ses préoccupations quotidienne: acheter à manger, ses rares rencontres au café ou à l’épicerie, la température qui change, les appels de son ami pour savoir si tout va bien dans la maison. Jónas espère secrètement que l’homme ne reviendra pas. Il cultive sa solitude.

« Celui qui est seul est toujours seul, infiniment seul et nulle compagnie ne peut rien y changer. Je suis un type comme ça. J’avance seul à travers tout. »

Le personnage est proche de la nature. Il apprécie d’être à l’écart, même s’il est là pour travailler et que ça n’avance pas comme il le voudrait. Les échos du monde autour de lui se font sentir. Le roman est entrecoupé d’extraits de nouvelles, de ce qui vient de l’extérieur et qui fini par rythmer le quotidien bien malgré lui.

« Tous les peuples sont égaux en bêtise mais certains sont plus égaux que d’autres. »

Des nouvelles du monde qu’il n’a pas forcément envie de connaître, mais que les gens croient être importantes. 

Gyrðir Elíasson écrit avec poésie. Il raconte les petites choses du quotidien avec beauté, mélancolie et contemplation. J’aime ses mots. Ses livres me donnent l’impression de retrouver un vieil ami.

« Le nombre de pages empilées sur la table, devant la fenêtre sud, augmente lentement. Je continue d’en déchirer plus que celles qui s’ajoutent à la pile. Le soir, je les mets dans le poêle pour allumer le feu. C’est qu’elles flambent drôlement bien, ces feuilles mortes de la machine à écrire. »

Si vous ne connaissez pas encore cet écrivain, il est à découvrir. De mon côté, j’attends chaque fois une nouvelle parution avec impatience. Je suis très heureuse que les éditions La Peuplade traduisent peu à peu son œuvre. 

La fenêtre au sud, Gyrðir Elíasson, éditions La Peuplade, 168 pages, 2020

Les excursions de l’écureuil

les excursions de l'écureuilSigmar est un petit garçon à part qui, par le pouvoir de l’imagination, change les mondes, voit partout autour de lui les objets comme des animaux – l’aspirateur est un poisson de pierre dans une grotte marine, les biches ornant une nappe sont perdues dans un labyrinthe. Au lit un livre à la main, dehors au jardin, sur le chemin des courses avec Björg, sur son chantier naval ou plongé dans le corps de l’écureuil de son dessin, les excursions de l’enfant aménagent sa solitude et capturent nos conceptions du monde réel. Devenu écureuil, il marche jusqu’à la ville. Suit-il les traces du garçon mystérieusement disparu ? Ne souhaite-t-il seulement qu’un camarade de jeu ?

Il y a quelques mois, je suis tombée sous le charme de la plume de Gyrðir Elíasson avec son roman Au bord de la Sandá, une histoire contemplative où la nature prenait une très grande place. J’étais donc impatiente de découvrir Les excursions de l’écureuil.

Ce roman est très particulier, surtout dans sa seconde partie. C’est un texte court sur l’enfance, entre le rêve et la réalité. C’est une histoire qui place au premier plan le pouvoir extraordinaire de l’imagination et du jeu qui donne aux enfants une véritable consistance à ce qu’ils imaginent être réel. De ce point de vue, l’auteur réussit à entrer dans la peau du jeune Sigmar et à nous faire vivre son quotidien. Il est intéressant de prendre le temps de décortiquer ce texte pour mieux en saisir toute la profondeur.

« On peut toujours changer les mondes. »

D’ailleurs, cette façon particulière de raconter l’enfance et le pouvoir de l’imagination m’a grandement rappelé un très beau texte de Dylan Thomas que j’adore: Un Noël d’enfant au pays de Galles. Je vous le conseille au passage, surtout si vous avez lu et aimé Les excursions de l’écureuil. Pas que les deux textes soient vraiment semblables, mais on y retrouve le même talent de capturer ce moment magique du quotidien et cette imagination fertile de l’enfant qui joue. Dans les deux cas, l’extérieur, le dehors, est omniprésent. C’est, je crois, à notre époque du numérique, quelque chose qui vient toujours beaucoup me chercher.

Chez Gyrðir Elíasson, chaque chapitre est écrit comme on peint un tableau : par petites touches. C’est le portrait du temps qui passe, des événements journaliers et de l’imagination débordante du garçon. C’était un peu la même chose avec Au bord de la Sandá et c’est, je crois, la raison pour laquelle cet auteur m’interpelle particulièrement. J’aime son écriture et sa façon d’amener son univers, à la fois si simple, mais si complexe.

« Des soleils de rêve me réveillent et l’espace d’un instant, je ne suis pas sûr d’être dans ce monde ou dans l’autre. »

Même si ma préférence va a son autre livre, Au bord de la Sandá, j’ai beaucoup aimé l’histoire de Sigmar. Il aime explorer, inspecter les choses, utiliser le télescope pour mieux voir, se balader. C’est l’époque du travail sur la ferme, des dentistes qui arrachent les dents et des lignes téléphoniques partagées par plusieurs ménages. La première moitié du roman se concentre essentiellement sur le quotidien du garçon, qui voit toutes sortes de choses prendre forme dans les objets autour de lui: les sacs de toile deviennent des chauves-souris roulées dans la farine, la lampe de poche est une faux qui taille les ténèbres.

« Une fois au lit, je cherche à tâtons sous l’oreiller de duvet et ramène des exemplaires fatigués de livres danois sur les animaux. J’arrange la lampe au long cou de dinosaure muni d’une ampoule minuscule tout au bout. La chambre s’emplit tout à coup de créatures fantasmagoriques. Un crocodile nain rampe le long de la housse d’édredon, un serpent siffle dans un coin, un lynx se frotte paisiblement au radiateur. Je saute la page de la panthère noire avant qu’elle ne bondisse sur moi de son arbre feuillu… »

Dans la seconde partie du roman, Sigmar dessine un écureuil qui observe sa cabane avant de prendre vie. Il est lui-même devenu cet écureuil et partira pour la ville à la découverte du monde. Son imagination est peuplée d’animaux et de rencontres: le renard à la station-service, le Saint-Bernard qui le fait monter en voiture, l’ours qui s’occupe de la brocante. Son imagination n’a pas de limites.

Un roman étrange et original sur l’enfance, l’imaginaire riche en rebondissements (dont les rêveries ne sont pas toujours roses non plus), le jeu et le bonheur de créer des mondes différents. Un auteur encore une fois que je vais surveiller puisqu’il me plaît de plus en plus!

Les excursions de l’écureuil, Gyrðir Elíasson, éditions La Peuplade, 108 pages, 2017

Au bord de la Sandá

au bord de la SandàUn homme vit et peint dans ses caravanes tout près de la Sandá, une rivière glaciaire aux confins de l’Islande. L’été s’achève, les tableaux s’entassent dans l’atelier, les visites sont rares et les nuits, de plus en plus froides et tranquilles. Avec en tête la biographie de Chagall ou les lettres de Van Gogh, l’artiste arpente la forêt, s’oubliant dans le courant du temps passé, que viennent interrompre les apparitions irréelles de la femme à l’imperméable rouge. Une seule chose lui importe : peindre la vérité des arbres qui l’entourent.

Au bord de la Sandá est un roman contemplatif, profondément ancré dans la tradition du nature writing, où tout se joue dans l’atmosphère et dans la lenteur d’une écriture que l’on déguste doucement. Ici, peu d’action, mais l’extraordinaire se cache dans la beauté d’une vie simple: un homme possède deux caravanes, dans un terrain en forêt, au bord de la rivière. Lors des beaux jours, d’autres familles vivent dans le même coin, en camping, pour profiter de l’été. Quand l’automne arrive, les gens partent et l’homme se retrouve seul avec ses pensées, la nature, ses livres et ses tableaux qu’il refuse maintenant de vendre.

« Être libre consiste, entre autres, à échapper aux invitations aux vernissages. »

Il peint, fait de longues promenades, boit du thé, garde le feu au chaud pour ne pas avoir froid.

L’histoire, quoique simple et courte, impose son rythme et demande de prendre le temps, alors même que les pages défilent presque toutes seules. On aurait tendance à croire que ce roman est simpliste. Pourtant, l’écriture presque méditative infuse une vie propre à chacun de ces moments de solitude racontés par le peintre, à chacun de ces instants puisés dans un quotidien vécu en pleine tranquillité.

La rivière rythme le roman, tout comme ces journées passées à tenter de peindre les arbres qui obsèdent tant le narrateur. La forêt, la couleur verte dominante dans la nature et les arbres, aident l’homme à calmer la tension intérieure. La nature est omniprésente et presque méditative.

« Je n’ai que les arbres en tête en ce moment et il ne me suffit pas d’être arrivé en caravane à la lisière de la forêt, il faut encore que je lise des livres sur les arbres. J’aime bien sentir le sous-bois dans les livres, car leur papier provient de forêts étrangères. »

Le passage du temps et des saisons prend une importance qui sublime le quotidien dans la caravane, à travers les occupations d’une grande simplicité qui occupent le peintre. Il y a quelque chose de réconfortant dans l’écriture de Gyrðir Elíasson, quelque chose de la belle et grande tradition de ces récits où la nature et le temps de vivre prennent toute la place. L’auteur cite d’ailleurs Thoreau et Gide en exergue de ses chapitres.

Le roman se déroule pendant deux saisons, l’été et l’automne. L’été étant une saison plus touristique, le peintre croise sur son chemin une mystérieuse femme en rouge, quelques estivants et le garde forestier. La belle saison se change en automne dans la seconde partie et le rythme du roman est tout de suite très différent. L’hiver approche et avec lui, le temps des décisions et la grande solitude de vivre au bord d’une rivière abandonnée pendant la froide saison.

Au bord de la Sandá est également un roman sur l’art, sur la création et sur la position des artistes dans la société. L’auteur initie une réflexion sur la place de l’art dans la vie quotidienne ainsi qu’un constat sur la différence qui peut séparer, isoler ou maintenir à l’écart ceux qui perçoivent le monde en ayant un côté artistique très fort et une vision plus simple des choses.

« Le fait de transférer ce qui vous passe par la tête sur une toile n’est tout simplement pas pris au sérieux au-delà d’un certain point, et c’est peut-être la réaction normale d’une société qui vise, ouvertement ou pas, à une réussite matérielle. »

L’homme du roman est confronté à une solitude et à un manque de relations humaines qui sont devenues « confortables » au fil des ans.

« Il semble que je n’arrive pas à établir ce contact avec qui que ce soit, qu’il s’agisse de ma soi-disant famille ou d’autres. À la limite, les arbres de la forêt me sont plus proches que les gens. »

Après avoir terminé la dernière page de ce roman, j’ai eu envie de le relire. Pour y rester un peu plus longtemps… J’ai noté une grande quantité de passages qui trouvaient un écho chez moi et me plaisaient particulièrement. L’auteur a une plume d’une beauté et d’une simplicité admirable, très reposante. Son roman donne envie de s’isoler, en pleine nature, pour aborder ce texte. Sa brièveté – à peine 160 pages – m’apparaît comme une des grandes forces du livre: il faut le savourer pleinement.

Un roman que je conseille assurément à ceux qui aiment la nature et aux lecteurs qui aiment prendre le temps de contempler. L’écriture de Gyrðir Elíasson devrait vous plaire! Pour ma part, j’ai très envie de découvrir les autres livres de l’auteur. Quant à Au bord de la Sandá, c’est une très belle découverte de mon côté et un grand coup de cœur! Elíasson a trouvé sa place dans ma bibliothèque auprès de mes auteurs de nature writing préférés!

Au bord de la Sandá, Gyrðir Elíasson, éditions La Peuplade, 160 pages, 2019