Un crâne dans le petit bois

Le souvenir restait imprécis, pas net du tout, c’était très vague. Ça n’avait pas de contours, ça se dessinait à peine, mais ce souvenir-là tentait vraiment de remonter à la surface. Clara le savait, il y avait une histoire de tête de cheval qui traînait quelque part. Ça se sent, ces choses-là. Ce jour-là, Mad disait que les tresses de Clara sentaient le secret. Elle avait raison : Clara avait fait une incroyable découverte dans le petit bois ! Elle ne voulait en parler à personne, sauf à son ami Bab qui, par malheur, se faisait opérer samedi. Découvrir un crâne, ce n’est pas banal. Le mystère allait conduire Clara dans les méandres des mémoires de sa famille.

Un crâne dans le petit bois est un roman jeunesse particulier, avec une atmosphère intéressante. Il y a un petit côté suranné qui m’a plu dans cette histoire, avec des retours dans le passé, des journaux et aussi, le fait que Clara va à l’école à cheval et traverse tous les jours le petit bois. Le roman commence le jour où Clara découvre un crâne dans le boisé. C’est une découverte peu banale pour la jeune fille, qui en est un peu troublée et qui garde d’abord le secret avant de finalement se confier à sa grand-mère.

« Entre la crainte et la curiosité, elle avait eu très peur de découvrir un cadavre qui allait lui faire faire des cauchemars jusqu’à la fin de ses jours. »

Sa découverte mystérieuse sera l’occasion pour Clara d’enquêter sur la provenance du crâne. Passionnée par les chevaux, cette découverte la touche d’autant plus qu’elle y puise par la suite quelques histoires familiales. Ses recherches et celles de sa grand-mère leur permettront de creuser un peu plus l’histoire de la famille et de plonger dans le passé. 

Le livre se déroule sur deux semaines, chaque chapitre abordant une journée différente. Les chapitres peuvent être assez courts et la lecture est agréable. On a aussi droit à des passages de journaux qui nous offrent un aperçu du passé, en lien avec la découverte de Clara.

J’ai bien aimé l’atmosphère de ce roman jeunesse. Il est particulier et permet de plonger aussi dans les histoires de famille et d’en relever quelques secrets. Ce roman nous fait découvrir l’univers singulier de Clara, qui va à l’école à cheval, passe beaucoup de temps dehors, fait les mêmes rêves que sa grand-mère, utilise le traversier pour avoir des conversations avec elle et s’intéresse à la nature et aux histoires.

« Elle n’était pas très éloignée, l’île, on aurait presque pu construire un pont pour la rattacher à la terre ferme. Mais les îles n’ont pas toujours envie de faire partie de ce qui est à tout le monde. Elles préfèrent parfois se distinguer et conserver leur caractère solitaire et un peu farouche. »

Un roman jeunesse assurément diffèrent, tant par son thème que par sa construction. J’ai bien aimé cette lecture. À partir de 9 ans. 

Un crâne dans le petit bois, Christiane Duchesne, éditions Québec Amérique, 168 pages, 2021

Glauque

« J’ai toujours eu l’impression que si ma sœur et moi on n’écoutait pas les terreurs anxieuses de ma grand-mère pis qu’on traversait entre chez elle et notre maison quand il commence à faire noir et surtout, surtout, l’hiver, les barbus allaient nous attraper, nous enlever, nous faire des choses terribles. En vieillissant, ces hantises suscitées par l’inquiétant terrain bordé d’arbres deviennent des supplices secondaires. On y verrait là de quoi se trouver chanceux, quand on connaît mieux la mesure des sévices cruels que l’on peut infliger à une femme seule dans le noir. » Depuis toujours, les Gaspésiens vivent entourés d’une nature menaçante qui alimente de nombreuses légendes. Fantômes, démons, vampires, sorcières et monstres; en neuf nouvelles, l’autrice invente un folklore moderne et angoissant qui puise sa source dans sa propre enfance et sa région natale, là où la terre se termine.

J’avais très hâte de découvrir Glauque, là où la terre se termine de Joyce Baker. Comme c’est indiqué sur la couverture, il s’agit de « récits et contes occultes ». En fait, l’auteure revisite les légendes et les histoires racontées d’une génération à l’autre, en Gaspésie. C’est très intéressant car on entend peu parler de ce qui forge les histoires des régions. Naturellement, l’auteure y ajoute sa plume et son imagination, ce qui nous amène à découvrir des contes particulièrement inquiétants qui nous tiennent en haleine jusqu’au bout. Le format aussi, apporte beaucoup au livre. Les histoires sont assez courtes et très intrigantes.

« Quand je fais faire le tour aux touristes, je leur raconte beaucoup de faits, mais peu d’histoires. Il y a par contre de ces faits qui se mêlent à des légendes au point où il est difficile de distinguer le vrai du faux. C’est à ce moment que le folklore devient la vérité. »

On y retrouve des histoires issues du folklore, comme La Table à Rolland ou la Blanche du rocher, revisitées. On n’imagine pas à quel point cette superbe région peut cacher autant d’inquiétantes histoires… L’auteure invente aussi tout un folklore avec des histoires plus « modernes » ou des récits qu’on se racontaient entre les générations, dans lesquels se côtoient monstres, sorcières, démons, fantômes, extraterrestres, sirènes, et tant d’autres.

Voici un petit tour d’horizon des dix contes que l’on retrouve dans le recueil. Certains s’inspirent d’histoires un peu plus connues alors que d’autres sont plus ancrées dans le souvenir, en mettant en scène les histoires orales de la région et les peurs liées à ce qui est fantastique et inquiétant. Dans toutes les histoires, on retrouve des personnages qui donnent le frissons.

Les barbus
Une histoire d’énormes barbus qui capturent les enfants.

Au camp
Douze jours passés dans un camp de vacances, avec des soirées typiques d’histoires d’horreur autour du feu.

Élizabeth et Belzébuth
L’histoire est racontée par un chat, qui explique les lieux à éviter pour survivre…

La cache
Marianne, une végane, vient de se construire un abri pour la chasse.

Marie, la Blanche du Rocher
Une histoire de pirate en lien avec la légende du Rocher Percé.

Cap-Rouge
L’histoire du Cap-Rouge et de la maison inquiétante de Magellan.

La table à Rolland
Rolland, contremaître de chantier de la future église Saint-Michel-de-Percé, accepte une étrange partie de dés.

Spécimen
Une scientifique, envoyée par l’Université pour étudier l’activité sismique et biologique, passe du temps dans un bar de danseuses.

L’île
Un conte ayant pour lieu l’île Bonaventure et ses mystères.

I’m Done With Not Writing
Un récit fait d’eau, de Grande-Rivière et d’histoires.

En dix contes, Joyce Baker nous convie à un rendez-vous gaspésien inédit. C’est ce que j’ai aimé de ce livre. L’originalité du texte et une autre vision, plus sombre, de cette belle région. Certains contes m’ont plu plus que d’autres, mais dans l’ensemble j’ai passé un très bon moment avec ce livre… qui sort définitivement des sentiers battus! 

Glauque: Là où la terre se termine. Récits et contes occultes, Joyce Baker, éditions Québec-Amérique, 136 pages, 2021

À l’abri des hommes et des choses

a l'abri des hommes et des chosesOn me demande : c’est qui ta mère, c’est qui ton père. Moi je n’en sais rien, j’ai Titi et c’est à peu près tout. Ensemble, on décore les châssis avec des branches d’arbres qui se fanent, tombent et deviennent des lambeaux mortuaires séchés qu’on ne balaie pas. Et certains soirs, je sens mon cœur qui se gonfle et qui essaie de me parler pour me dire bonjour, quelque chose de grave est arrivé et ça n’est pas fini. Olé.
Elle vit à l’écart du village, dans les bois, près de la rivière, avec sa sœur. Ou sa mère. Elle ne le sait pas très bien. Sa vie était simple mais rien n’est immuable. Son corps change, la vie autour aussi. Et il n’y a pas grand monde pour lui expliquer ce qui se passe.

À l’abri des hommes et des choses est un roman particulier. La narratrice est une jeune fille qui, sans que ce soit clairement dit, a sans doute un certain handicap. Elle est donc surprotégée, gardée à l’abri des hommes et des choses. Son lieu de vie semble assez malpropre et délabré. Son quotidien n’est pas facile.

Elle vit avec Titi, une femme dont elle ne sait pas grand chose. Elle se demande souvent quel est son lien de parenté avec elle. Il y a beaucoup de choses qu’elles ne se disent pas. Elles vivent dans un coin reculé, près d’une rivière. De l’autre côté du cours d’eau, des gens se sont établis également, dont elle ne sait rien non plus. Elle est élevée avec l’idée de se méfier des autres, de ce qu’elle ne connaît pas. Elle se pose beaucoup de questions et fera éventuellement une rencontre particulière…

L’adolescente nous raconte toutes ses réflexions et sa vision du monde. Ses idées sur ce qui l’entoure, alors qu’il y a tant de choses qu’elle ignore d’elle-même et de celle qu’elle croit être peut-être sa mère, peut-être sa sœur. Rien n’est jamais clair avec certitude dans le monde de la jeune fille. Titi justement, tente de lui cacher beaucoup de choses pour la protéger, alors que par moments, c’est plutôt nuisible étant donné la très grande imagination de l’adolescente.

Le roman s’attarde sur une période pleine de changements dans la vie du personnage.

« J’ai perdu le contrôle de moi. Mon corps fait des choses que je ne lui dis pas de faire comme grossir à certains endroits, poiler à certains endroits et manger beaucoup. J’ai l’impression de fabriquer du lait avec mes boules. Et mes fesses n’entrent plus dans ma place de causeuse. »

C’est un moment compliqué dans la vie du personnage, entre l’école qui lui apporte parfois des problèmes, toutes les choses qui ne sont pas clairement définies dans sa vie et les changements physiques qui la dérangent beaucoup.

« Ça n’est pas facile d’être à l’intérieur de moi, et des fois je préférerais plutôt être à côté pour pouvoir me sauver en criant. »

Le roman est un condensé de ses réflexions, teinté de poésie. L’auteure a une très belle écriture. J’ai trouvé ce roman très original, surtout dans la façon d’aborder la différence et l’handicap à travers le personnage de cette jeune fille à la vie très particulière. La nature est très présente dans ce roman, ainsi que le passage des saisons et le temps qui file pendant que la jeune fille tente d’apprivoiser et de mieux connaître sa propre vie.

Le livre reflète la région où vivent les personnages, à l’écart, en pleine nature, ainsi que l’atmosphère des lieux. Le roman est à la fois un peu sauvage, un peu poétique, un peu mystérieux. C’est une bonne lecture, que j’ai bien appréciée. L’écriture et l’histoire sont très plaisantes à lire. C’est un livre que je recommande pour passer un bon moment  de lecture.

À l’abri des hommes et des choses, Stéphanie Boulay, éditions Québec Amérique, 160 pages, 2016

La colline

la collineJared et Kyle ne pourraient être plus différents.
Jared et Kyle ne pourraient être plus mal pris.

La colline est un roman mystérieux, prenant, qui met en scène deux personnages d’adolescents, Jared et Kyle.

Jared est un garçon de la ville, dont les parents divorcés sont riches à craquer. Vêtu à la dernière mode, ayant tout ce qu’il désire, ses parents comblent leur absence par des biens matériels. Jared est suffisant et se croit supérieur aux autres. L’argent mène son monde.

Kyle a été élevé dans la nature. Il est issu de la nation Cri. C’est un amérindien qui est proche de sa famille, sait comment se nourrir avec ce que la nature a à offrir, parle plusieurs langues, passe une partie de l’année au camp dans la forêt avec ses grands-parents. La nature mène son monde.

Kyle et Jared n’auraient jamais dû se rencontrer. Sauf que l’avion privée du père de Jared qui amenait l’adolescent chez son père à Yellowknife s’est écrasée en pleine forêt. C’est Kyle qui va le trouver, mais Jared est têtu et n’en fait qu’à sa tête. En croyant pouvoir capter quelque chose avec son téléphone pour demander de l’aide, Jared va pousser les deux adolescents à grimper la colline. Une colline où personne ne doit aller.

« Kokum nous prévient chaque année. On ne monte pas sur la colline. »

C’est alors le début de l’aventure des deux garçons, dans un monde parallèle au nôtre, qui donne vie à une légende issue de la mythologie amérindienne, celle de Wîhtiko (ou plus couramment connue sous le nom de Windigo). C’est une aventure teintée de suspense et de frissons qui les attend. Très vite, les deux adolescents doivent surpasser les préjugés qu’ils ont l’un pour l’autre et s’entraider pour réussir à survivre.

Au début du roman, Jared et Kyle se détestent. Ils ne se comprennent pas, ne saisissent pas comment l’autre fonctionne ni comment chacun vit. Si Jared est mal outillé pour survivre en pleine nature alors que c’est le territoire familier de Kyle, chacun apporte une contribution, quoique différente, à la survie des deux. Ils doivent unir leurs forces pour battre ce qui s’acharne sur eux et qui souhaite leur mort. La survie devient rapidement tout ce qui compte.

« En ville, il n’avait jamais songé au soulagement que c’était de respirer encore. Il avait cru que tout lui revenait de droit. La nourriture, la sécurité, le luxe. La vie. »

Ce qui est intéressant dans ce roman, c’est l’omniprésence de la nature, les détails quant à la façon de se débrouiller dans la forêt avec une force obscure qui vous traque. Le roman mélange habilement techniques de survie et surnaturel, tout en offrant le portrait de deux mondes différents qui ne se comprennent pas toujours: les Blancs et les Amérindiens.

Les deux adolescents sont obstinés et ont des idées préconçues sur la manière de vivre de l’un et l’autre. Ils ne sont pas tendres dans leurs échanges. Leurs querelles deviennent presque un leitmotiv pour continuer à avancer. Kyle maudit la bêtise de Jared, alors que ce dernier grogne contre la force et la facilité de Kyle à évoluer en forêt. Tout le long de l’aventure, Jared dresse en parallèle de l’histoire, la liste de tous les points pour lesquels lui et Kyle ne seront jamais amis. Jamais?

Malgré quelques longueurs et certaines situations similaires d’un chapitre à l’autre, le roman est captivant et réussit à dresser un beau portrait d’amitié de jeunes qui avaient tout pour se détester. L’adversité peut unir les gens et si chacun prend la peine de découvrir l’autre, on peut avoir de belles surprises.

La touche de fantastique et l’atmosphère de légendes dans lequel baigne l’histoire ajoute beaucoup à l’intrigue. Un très bon livre, qui se lit avec grand plaisir! J’ai été contente de cette découverte.

Le livre a été finaliste pour de nombreux prix littéraires canadiens en 2017 et 2018: le Prix Sunburst, le Prix Snow Willow, le Prix du livre Rocky Mountain et le Prix OLA Forêt de la lecture Red Maple.

La colline, Karen Bass, éditions Québec Amérique, 387 pages, 2018

Les quatre saisons de votre potager

IMG_0977Oui, la culture de vos propres légumes peut être facile et fructueuse ! Il suffit d’épouser le rythme des saisons et de mettre en pratique mes conseils d’horticultrice passionnée.  Chaque semaine, je vous accompagne dans tous les coins de votre potager ! 
– Une approche visuelle et progressive pour cultiver 25 plantes potagères
– Des variétés acclimatées au Québec
– Des récoltes à savourer du printemps jusqu’à l’hiver.

J’aime énormément l’idée de cultiver soi-même ses légumes, d’aller cueillir dans le potager des fèves ou des tomates pour accompagner le souper ou bien de recueillir ses propres légumes pour les préparer en soupes, sauces et pour la congélation en vue de l’hiver. Les légumes coûtent chers en hiver, les choix sont plus restreints, les aliments viennent souvent d’ailleurs. Je préfère cultiver localement mes aliments quand c’est possible, tout comme j’aime énormément l’idée de se débrouiller par soi-même. En plus, on dira ce que l’on voudra, une tomate de notre propre jardin, que l’on cueille et que l’on mange immédiatement, ne goûte absolument pas la même chose qu’une tomate d’épicerie qui a déjà beaucoup de kilomètres pour arriver jusqu’à nous!

Il y a quelques années, en arrivant dans mon petit coin de pays, nous avions fait un grand potager. Un très grand potager. Notre terre n’était pas tellement bonne, très pauvre, l’emplacement était moyen, nous n’étions pas bien préparés. Nous avons récolté un peu, mais le jardin n’a pas trop bien fonctionné et les marmottes ont mangé le reste. L’année suivante, c’est une tempête de grosse grêle qui a tout ravagé. Notre expérience de jardinage s’est arrêté là. Depuis, nous cultivons quelques petits plants, mais rien comme un « vrai » jardin.

Depuis quelques mois, j’ai envie de refaire un jardin. Ça me manque. Nous préparons donc notre jardin pour l’an prochain. Idées, emplacement, construction, type de jardin. Cette fois nous serons mieux préparés. Et voilà qu’arrive le livre de Mélanie Grégoire.

Je crois que si l’on souhaite se procurer un seul livre de jardinage, c’est celui-ci qu’il faut choisir. J’ai appris quantité de choses intéressantes sur les jardins, les légumes, les croyances, les trucs divers. Le livre est un véritable guide par étapes pour ne rien oublier et ne pas se sentir perdu. On trouve vraiment TOUT entre ces pages. D’abord, des rubriques colorées nous indiquent les trucs de grand-mère, les particularités des régions nordiques, les astuces de jardinier (des trucs si simples!), les suggestions de l’auteure, des petites idées pour jardiner avec les enfants, la rubrique « à surveiller » et finalement « Le saviez-vous? » qui mêle anecdotes, faits inusités et faits historiques.

Le livre commence par la planification d’un potager. Pourquoi en faire un et surtout, comment en faire un! L’auteure nous indique quels légumes privilégier si on est débutants ou bien si on a le pouce déjà bien vert, comment planifier le nombre de plants en fonction du rendement pour récolter suffisamment de légumes… ou ne pas être submergé par des quantités qu’on finira par gaspiller. Il y a différents plans de potager pour une personne, deux personnes, une famille de quatre ou six personnes. C’est un bon repère pour savoir comment commencer.

Puis, le plaisir peut débuter! De mars à l’hiver qui suit, l’auteure nous guide sur ce que l’on doit faire, une étape à la fois. Du choix des légumes aux semis, de l’éclairage au repiquage, mois par mois les astuces nous guident. Le livre nous indique aussi quoi surveiller chaque mois, comment s’occuper de son potager, quels indésirables doit-on avoir à l’œil, quand récolter. Le tout parsemé des rubriques mentionnées plus haut, de trucs, d’astuces et d’idées. C’est clair, imagé, coloré, facile à comprendre. Il y a beaucoup d’informations, mais la construction du livre nous permet de repérer facilement les points importants.

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La dernière portion du livre aborde le jardin au début de l’hiver. Et encore une fois, j’ai appris énormément de choses. On a tendance à penser que dès que le froid se pointe le bout du nez, c’est terminé, surtout au Québec. Mais un jardin peut vivre quand même suffisamment longtemps pour donner un certain rendement un peu avant l’hiver. Cette section m’a particulièrement intéressée. Des cartes des derniers gels printaniers par régions et des premiers gels d’automne complètent le livre. J’ai été surprise de réaliser qu’il y avait tant de choses que je ne savais même pas!

Je trouve tellement dommage que toutes ces connaissances se perdent avec le temps. Avant, la population était essentiellement rurale et tout le monde avait un jardin et savait s’en occuper. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le livre se veut un peu un guide pour transmettre ces connaissances afin d’être plus autonome en cultivant ses propres légumes.

J’ai adoré ce livre! C’est sans doute l’ouvrage pour débuter un potager le mieux construit que j’ai pu lire. Je vous le suggère si l’envie vous prend de vous mettre au jardinage! De bons légumes fraîchement cueillis, ça vous tente?

Je vous donnerez l’été prochain des nouvelles de mon propre jardin. En attendant, je cueille mes petites tomates en rêvant à quelque chose d’un peu plus grand!

Les quatre saisons de votre potager, Mélanie Grégoire, éditions Québec Amérique, 200 pages, 2018