America n°1

America1Quand la revue America a été annoncée, j’étais vraiment très emballée. Enfin une revue qui touchait de près à un thème qui me parle beaucoup: la littérature américaine. Et plus largement, la culture et la politique américaine. J’ai un peu sursauté quand j’ai vu le prix de vente au Québec (27$ le premier numéro, 35$ par numéro par la suite), mais j’ai décidé d’acheter le premier numéro et depuis, je n’ai pas cessé. Cette revue me plaît, me parle, comme aucune autre ne l’a fait jusqu’à maintenant.

Je parle de « revue » mais on pourrait pratiquement qualifier cette publication de « livre ». Le papier est épais, il n’y a aucune publicité, le contenu est diversifié et il y a beaucoup de choses à lire. En général, j’étire ma lecture jusqu’au prochain numéro. Il y a quatre publications par année, pour toute la durée du mandat de Trump. Pourquoi? Parce que le but de cette revue est de démontrer que l’Amérique, est aussi autre chose que son Président. Leur slogan en dit long: L’amérique comme vous ne l’avez jamais lue. En tout, il devrait y avoir 16 numéros. Par la suite, la publication tirera sa révérence.

Dans chaque publication, il y a des chroniques qui reviennent: la chronologie, la chronique du poisson rouge, le grand entretien avec un auteur reconnu, une nouvelle inédite, un extrait exclusif, une chronique voyage, un reportage photo, une chronique cinéma et séries télé, ainsi que Le grand roman américain qui fait le tour d’une oeuvre classique ou culte américaine.

Le premier numéro nous amène un peu partout aux États-Unis (une carte au début de la revue nous montre d’un coup d’œil là où les auteurs nous font voyager). J’avais été particulièrement touchée par la Lettre à un jeune écrivain de Colum McCann qui parle de l’écriture au temps de Trump, plus que jamais essentielle. Le grand entretien dans ce numéro est avec Toni Morrison, Prix Nobel de littérature en 1993. Une auteure que je n’ai jamais lu, mais dont l’entretien m’a fait acheter dans la foulée trois de ses romans. Le dossier sur Barack Obama et l’entrevue sur Ce que peut la littérature m’a touchée. Il présente une autre facette de l’homme. Cette fois, j’ai acheté Les rêves de mon père pour continuer à découvrir l’Homme qui se cache derrière l’ancien président.

Étant photographe amateure, je suis toujours intéressée par les reportages photos présentés dans America. Cette fois, c’est le photographe Vincent Mercier et ses images Un regard sur l’Amérique que l’on peut découvrir dans ce numéro.

L’extrait de Les jours enfuis de Jay McInerney m’a donné envie de découvrir ce livre. J’attends d’ailleurs sa sortie en format poche, prévue quelque part à la fin juin au Québec.

Finalement, America m’aurait fait acheter un autre livre, soit Moby Dick, après avoir lu la chronique du Grand roman américain qui en était question. Je connais assez bien Melville, j’ai plusieurs de ses livres à la maison, mais cette chronique me donne vraiment envie de découvrir enfin le chef-d’oeuvre de Melville.

Un premier numéro qui a lancé avec brio la revue America que je continue à suivre et à me procurer maintenant à chaque parution. C’est une publication incontournable pour quiconque s’intéresse à la question américaine: littéraire, sociale, politique, etc.

Vous pourrez retrouver un compte-rendu de chaque publication sur le blogue, sur ce qui m’a particulièrement plu de chacun des numéros. Étant donné qu’il s’agit d’une publication vraiment différente avec du contenu en quantité, je la considère comme un livre. Chaque numéro compte presque 200 pages.

Au Québec, on peut trouver la revue sur le site Leslibraires.ca ou commander chaque numéro chez son libraire indépendant. Ils sont pour le moment toujours en vente.

Le site web d’America.

America n°1, Les éditions América, 194 pages, printemps 2017

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