Game of Thrones – Les storyboards

Game of Thrones les storyboardsPlongez dans l’univers magnifique de Game of Thrones !
Découvrez les coulisses et les storyboards des épisodes iconiques de la série la plus primée de tous les temps. Accompagnés d’archives et de commentaires du directeur artistique de la série, William Simpson, plongez-vous dans l’univers flamboyant et foisonnant de Game of Thrones ! Un beau livre officiel et unique, rempli d’inédits et d’infos, des saisons 1 à 7, pour tous les fans de Game of Thrones !

La première chose qui nous vient en tête quand on tient ce livre entre nos mains, c’est à quel point l’objet est magnifique. L’ouvrage se présente dans un coffret cartonné. En le sortant de sa boîte, l’image en couleur d’un marcheur blanc est reproduite sur la couverture. Le format est intéressant, la couverture est solide et les pages sont en papier épais. C’est un ouvrage magnifique parfait pour les fans de l’univers qui souhaitent un très beau livre de type collectionneur. Parfait aussi pour offrir en cadeau à quelqu’un qui a adoré la série et s’intéresse au cinéma par exemple.

Les storyboards sont de William Simpson. Il s’agit de tout le travail graphique en amont, avant le tournage de la série. C’est un travail essentiel avant de savoir ce qui sera filmé, comment seront perçues les scènes de la série et de quoi auront l’air les différents plans ainsi que les séquences de l’histoire.

J’ai eu beaucoup de plaisir avec ce livre puisque les planches me rappellent mes cours de cinéma. Le travail de William Simpson est fascinant. Il est le premier illustrateur de la série, sans même savoir (au début du moins) qu’il travaillait sur Game of Thrones. Et ce n’est sans doute pas une surprise si je dis que mes croquis préférés sont les scènes enneigées, celles du Mur, les scènes d’hiver bien glaciales et celles avec les Marcheurs blancs. Bref, toutes les scènes où tout le monde gèle sous de gros manteaux de fourrure! William Simpson a beaucoup de talent pour mettre sur papier l’idée générale que se font les réalisateurs des séquences qui seront filmées. C’est vraiment intéressant que son travail soit accessible aux fans et que l’on puisse en profiter.

Game of Thrones – Les storyboards présente le travail de Simpson à travers les sept premières saisons. On peut peut-être reprocher au livre d’avoir été publié un peu trop tôt et de ne pas contenir les dessins de la huitième et dernière saison, toutefois le plaisir est tout de même bien présent. On découvre un peu cet ouvrage comme un cadeau. Chaque saison est préalablement résumée, puis suivent les storyboards. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce procédé, les storyboards se présentent comme des cases de bandes dessinées, démontrant ce que l’on verra à l’écran. Il n’y a pas de dialogue, tout est centré sur l’image et sur quelques indications pour la caméra.

Les planches sont divisées par épisodes. De courts textes ont été ajoutés par l’auteur Michael Kogge, expliquant de façon très brève l’atmosphère et les grands événements représentés dans les dessins. On peut regretter peut-être que le texte dans cet ouvrage soit très concis, cependant l’expérience de lecture est surtout visuelle. Le texte s’en tient toutefois à l’essentiel et on peut en apprendre un peu plus sur le travail de William Simpson et sur les choix qui ont été faits pour telle ou telle scène, ou alors pour un épisode précis. Par exemple, Kogge nous informe lorsque des changements sont survenus entre la création du storyboard et ce que l’on voit à l’écran. Il peut s’agir de scènes qui n’ont pas été tournées, ont été replacées ailleurs ou alors d’angles de vue qui ont été modifiés.

J’ai apprécié les commentaires de Simpson disséminés ici et là à travers l’ouvrage. Il nous parle entre autres – toujours brièvement – de la scène d’ouverture où nous rencontrons les marcheurs blancs. Cette scène reste parmi mes préférées et est aussi celle qui a mit la machine en branle pour la grande saga Game of Thrones. L’auteur nous parle également un peu de logistique, du fait qu’un storyboard demeure un plan de départ et que des choix doivent parfois être faits tout au long du tournage, par exemple à cause de lieux de tournage ou de contraintes budgétaires. Plus les saisons avancent, plus les défis sont nombreux.

Même s’il y a peu de texte (j’aurais aimé avoir encore plus de détails), ce livre a été un grand bonheur de lecture. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les premières scènes de Game of Thrones, la vision de Simpson et de ce que l’équipe souhaitait retrouver à l’écran. Si ce genre d’ouvrage vous intéresse, si la saga a été l’une de vos séries préférée et si le travail dans le domaine du cinéma vous parle, c’est un livre qui vous plaira assurément!

Game of Thrones – Les storyboards, Michael Kogge & William Simpson, 404 éditions, 320 pages, 2019

Roller girl

roller girlAstrid, 12 ans, est inséparable de sa meilleure amie, Charlotte. Jusqu’au jour où elle découvre le Roller Derby. Astrid devra alors apprendre à surmonter ses craintes et s’entraîner dur pour devenir une véritable Roller Girl !

Roller girl est un roman graphique pour la jeunesse qui m’a rappelé un peu ceux créés par Raina Telgemeier (Souris!, Drame, Fantômes et Soeurs). Le format est semblable, l’abondance de couleurs est présente chez les deux auteures et le style est dynamique. Les deux auteures parlent du quotidien de jeunes filles au sortir de l’enfance. Si j’ai aimé les deux, ma préférence va à Victoria Jamieson pour son personnage d’Astrid.

Astrid a douze ans et connaît sa meilleure amie depuis qu’elles sont bébés. Elles sont très différentes, Charlotte étant le portrait de la typique jeune fille passionnée par les « trucs de filles » et la danse. Astrid est différente. Elle se cherche un peu. Elle s’habille en noir et n’a pas grand chose en commun avec les autres filles. Sa mère l’amène faire des « sorties culturelles » afin de s’ouvrir au monde et elle trouve que c’est parfois ennuyant. Jusqu’à ce qu’un beau jour, elle amène Astrid et Charlotte assister à un match de roller derby. Les yeux d’Astrid s’illuminent. Elle propose à Charlotte de s’inscrire au camp de roller derby avec elle. C’est là que les choses vont se compliquer entre les deux filles.

J’ai adoré ce roman graphique que j’ai lu d’une traite. Astrid me fait beaucoup penser à moi, un peu indépendante, un peu rebelle et qui s’intéresse à des activités qui n’intéressent pas les autres filles. Elle est attachante, maladroite et pas si douée pour le roller derby, mais elle est persévérante. Entre les mensonges à sa mère pour ne pas avouer qu’avec Charlotte ça ne va plus, et sa « correspondance mystère » avec une joueuse plus âgée qui l’encourage beaucoup, on découvre une petite fille qui a de belles qualités même si elle est un peu revêche et qu’au début, elle pense tout abandonner. Il y a de très beaux passages dans cette BD sur l’amitié (mais aussi quand les chemins entre deux amies finissent par prendre des directions différentes), sur l’accomplissement de soi et sur le sport.

J’ai aimé la façon dont l’auteure met en avant le roller derby, un sport plutôt brutal et peu abordé dans la littérature. J’ai eu un beau coup de cœur pour Astrid, un personnage qui nous présente un autre portrait de jeune fille, différent de ce que l’on voit souvent. Toutes les filles – et les femmes – ne sont pas identiques, toutes ne s’intéressent pas aux mêmes choses. D’avoir un modèle de petite fille différent dans un roman graphique destiné à la jeunesse me plaît particulièrement. J’aurais tellement aimé le lire à l’âge d’Astrid!

Un roman graphique coloré et vraiment intéressant que je suggère fortement!

Roller girl, Victoria Jamieson, 404 éditions, 240 pages, 2016