Mort et déterré t.1: Un cadavre en cavale

mort et déterré 1Dernier jour d’école. Un coup de couteau. Un adolescent assassiné. Une famille ravagée par le deuil. Six pieds sous terre, un macchabée se retourne dans sa tombe. Une évasion inattendue. Un cadavre en cavale. Un zombie en liberté. Pas facile d’être un mort-vivant par les temps qui courent !

Les livres qui parlent de la mort – surtout quand ils sont humoristiques – sont toujours intéressants car ils tentent d’aborder un aspect de la vie que personne ne connaît réellement: ce qui se passe après.

Mort et déterré aborde le sujet à travers l’histoire d’un adolescent qui trouve la mort dans des circonstances malheureuses et imprévues. Aîné d’une famille de trois enfants, bientôt quatre car sa mère attend un bébé, Yan est un adolescent comme les autres. C’est un garçon gentil et serviable, un personnage attachant. Victime d’un crime, il se retrouve six pieds sous terre. Pour une raison qu’il ignore, il reprend conscience. Et il s’ennuie. Il décide alors de jouer du clairon, puisqu’il a été enterré avec son instrument, et c’est là que toute son existence (ou plutôt sa mort) est chamboulée. Un an après son décès, Yan revient d’entre les morts à la terreur des passants et à l’enthousiasme de ses amis.

Cette bande dessinée qui peut être lue avec plaisir autant par des jeunes que par des adultes, aborde de façon humoristique la mort, le deuil, les souvenirs reliées à la personne décédée que l’on aimait. Les auteurs ont su apporter une dose de légèreté et d’humour en faisant de Yan une sorte de mort-vivant. Il y a des moments plus émouvants, lorsque la famille et les amis rendent hommage au garçon, puis des moments assez loufoques alors que du fond de sa tombe, Yan allume la lumière de sa montre pour constater les lieux autour de lui…

« Enfermé entre quatre planches, on oublie à quel point le monde est beau. »

Il y a aussi les réactions de ses amis, son passage furtif chez lui qui lui permet de voir le nouveau membre de la famille né le jour de sa mort et l’état désastreux dans lequel se retrouve ses parents, son frère et sa sœur après son départ. Malheureusement, on ne revient pas aussi facilement du monde des morts et Yan choisi de se faire discret. Car avec son apparence actuelle qui a, disons-le, un peu changée et les problèmes reliés à la loi, rien n’est plus difficile que d’être un mort-vivant. Yan commence à l’apprendre à ses dépends!

Un premier tome vraiment amusant, souvent drôle et parfois émouvant qui m’a fait passer un excellent moment. Le dessin est coloré et plaisant, les personnages sont sympathiques et j’ai bien hâte de voir où nous mènera l’histoire improbable de Yan.

À noter que cette bande dessinée est adaptée du roman du même nom de Jocelyn Boisvert. Je n’ai pas lu le roman, mais la bande dessinée est excellente et je vous la conseille. À partir de 9 ans (mais tout aussi plaisant à lire pour les adultes!)

Vivement la suite!

Mort et déterré t.1: Un cadavre en cavale, Jocelyn Boisvert & Pascal Colpron, éditions Dupuis, 48 pages, 2019

Stranger Things: de l’autre côté

Stranger Things de l'autre côtéWill Byers ne comprend pas dans quel monde il se trouve ni comment il est arrivé là, mais une chose est sûre : il n’est pas en sécurité. Sa famille et ses amis ont disparu, tandis qu’un terrible monstre rôde dans les ténèbres de cette réalité parallèle. Seule la voix de sa mère semble parvenir à traverser les dimensions, mais comment lui répondre ? Sait-elle au moins où il est ? Livré à lui-même, le jeune garçon va se raccrocher au souvenir des moments passés avec ses proches pour éviter de sombrer dans la folie… et tout faire pour échapper au Démogorgon.

Stranger Things est l’une de mes séries préférées de tous les temps. J’adore cette série et nous avons la chance depuis un moment, d’avoir de nombreux livres dérivés de l’histoire originale. Lorsque j’ai entendu parler de cette bande dessinée, j’ai tout de suite eu envie de la lire. Le dessin me plaisait et ça me semblait prometteur.

Alors, qu’en est-il de cette bande dessinée, présentée comme un premier tome? Personnellement, j’ai beaucoup aimé! C’est tout à fait le genre d’ouvrage que j’appelle une « curiosité pour les fans ». Je crois d’ailleurs qu’il faut avoir vu la série pour apprécier pleinement cette bande dessinée, puisque l’on découvre une autre facette de la série: ce qui se passait dans le monde à l’envers. L’histoire est sensiblement la même que dans la première saison. Cependant, ici, c’est le point de vue de Will Byers que nous suivons.

« Ses espoirs sont vains, et il ne sait pas ce qui est pire. Qu’il n’ait pas pu aider quelqu’un qui en avait besoin… ou qu’une petite partie de lui soit contente qu’il n’ait pas été la proie. »

La bande dessinée débute quand Will tente de fuir ce qui le pourchasse au tout début de la série. Qu’arrive-t-il quand la lumière, tout à coup, s’éteint et que Will disparaît? On connaît les événements vus de l’extérieur par tous les personnages, mais on ne connaît pas la façon dont Will l’a vécu: comment il a tenté de retrouver son chemin dans le monde à l’envers, comment il a tenté désespérément de communiquer avec sa famille et ses amis, ses rencontres avec d’autres personnages dans le monde à l’envers, presque toujours interrompues par l’arrivée du Démogorgon… C’est cette autre facette de l’histoire que la bande dessinée raconte, souvent en lien avec Will le sage et la campagne que menait Will et ses amis en jouant à Donjons et Dragons.

« Le monstre qui menace le garçon est un étrange écho de l’histoire qui se jouait un peu plus tôt. »

J’ai aimé me plonger dans cette histoire qui m’a rappelé tout le bonheur que j’ai eu à regarder pour la première fois la première saison de la série. J’ai apprécié le dessin et la façon dont l’histoire est présentée. J’ai aimé que les chapitres soient entrecoupés par des illustrations grand format de différents artistes. Ça ajoute un petit côté « collectionneur » à cette publication.

Est-ce que c’est une bande dessinée essentielle? Sans doute pas. Est-ce que c’est un petit plaisir pour les fans de la série? Totalement! Juste pour le bonheur de se plonger à nouveau dans cette histoire, cette bande dessinée vaut le coup. Les dessins sont beaux, assez représentatifs de l’image que nous a donné la série à l’écran. J’espère qu’on aura droit à d’autres tomes en lien avec les autres saisons!

Stranger Things: de l’autre côté, Jody Houser & Stefano Martino , éditions Mana Books, 98 pages, 2019

Le grand livre des dinosaures

grand livre des dinosauresDisparus d’une manière aussi soudaine que fracassante, les dinosaures comptent parmi les animaux les plus incroyables ayant jamais existé. Découvrez tout sur les dinosaures à travers les âges: leurs différents habitats, leurs régimes alimentaires, leurs moyens de défense et tant d’autres choses, depuis les premières créatures préhistoriques jusqu’à l’essor des mammifères. Réunissant des centaines de données fascinantes et plus de 1000 images d’un réalisme époustouflant, Le grand livre des dinosaures propose un voyage unique et captivant dans l’environnement des débuts de la vie sur Terre.

J’ai toujours été une grande fan de dinosaures. Lorsque j’étais petite, je prenais plaisir à dessiner et reproduire les différents dinosaures à partir des livres que je pouvais trouver à la bibliothèque. En 1993 il y a eu la sortie du Parc Jurassique au cinéma et ce fut une révélation. Ma passion des dinosaures ne s’est jamais démentie et aujourd’hui encore je prend plaisir à lire et découvrir ce qui se publie sur le sujet.

Le grand livre des dinosaures m’a accompagnée pendant plusieurs semaines. Je lisais un chapitre de temps en temps et j’y retournais régulièrement. Le livre est ainsi divisé qu’il peut permettre une lecture sur le long terme tout autant qu’une lecture plus soutenue. Pour ma part, je découvrais un chapitre de temps en temps et j’ai aimé que ce livre m’accompagne pendant un petit moment.

Le livre est très complet et offre un large survol de toutes les espèces de dinosaures au fil des découvertes et des différentes périodes de l’histoire. Les premières pages se consacrent à l’explication de la chronologie de la vie, son origine, la découverte des fossiles, l’évolution et les grandes périodes d’extinction, ainsi que le dinosaure, son squelette, sa constitution et ce qu’il est réellement.

L’ouvrage est ensuite séparé par périodes, puis par genres de dinosaures. Ce qu’il y avait avant l’arrivée des dinosaures, jusqu’à leur apparition sur Terre. Le livre consacre une large portion à l’âge des dinosaures avec de nombreux chapitres consacrés aux différentes espèces ainsi qu’à leurs particularités: leurs crêtes colorées, les empreintes, les queues, les piquants, les bras, etc. Viennent ensuite les chapitres abordant l’évolution des dinosaure et l’essor de nouveaux animaux: l’envol des dinosaures, les ptérosaures, le monde marin, l’essor des mammifères. Un glossaire complète l’ouvrage ainsi qu’un index.

Tout au long du livre, on retrouve des encadrés explicatifs mettant en relief par exemple, une échelle de grandeur du dinosaure à l’humain. Même chose pour des détails entourant les squelettes ou les comparaisons entre deux espèces. Ces encadrés permettent de mieux visualiser les informations et de replacer dans le contexte les différentes espèces et leurs caractéristiques. Des échelles chronologiques explicatives ainsi que des cartes et des graphiques donnant des détails image par image (par exemple sur la formation des fossiles) aident à mieux comprendre le contexte de l’évolution des espèces et leurs trouvailles archéologiques.

Si le livre s’adresse d’abord aux jeunes, les adultes y trouverons leur compte. L’ouvrage est complet, coloré et invitant. Les illustrations sont magnifiques. Le livre nous explique avec simplicité l’évolution du monde jusqu’à nous et la grande place des dinosaures dans l’histoire de la terre. Le monde était alors aussi riche et varié qu’il l’est aujourd’hui, quoique totalement différent et c’est ce qui est intéressant de découvrir.

De mon côté j’ai appris énormément d’informations dont j’ignorais l’existence. Par exemple, plusieurs des premiers oiseaux avaient des dents, ainsi que des griffes en haut des plumes. Les oiseaux ont d’ailleurs été les seuls à survivre à l’extinction massive et ils ont évolué pour devenir les oiseaux d’aujourd’hui. Saviez-vous que l’Hadrosaurus est le premier dinosaure à avoir été trouvé en Amérique du Nord? Que l’Edmontosaurus avait plus de 1000 dents? Que le Patagogitan avait un poids équivalent à celui de douze éléphants? Que le panache du Megaloceros, un cerf géant, faisait deux fois la taille de celui d’un orignal? Et que les plus vieux animaux connus piégés dans de l’ambre sont morts il y a 230 millions d’années!

Le grand livre des dinosaures est un vrai plaisir de lecture, puisqu’on y découvre une quantité d’informations inconnues sur ceux qui ont vécu sur terre avant nous et qui sont les ancêtres dans l’évolution, de la faune qui vit aujourd’hui. C’est un beau livre passionnant, que je ne peux que vous conseillez, tant son contenu aussi intéressant que visuellement très attrayant!

Le grand livre des dinosaures, John Woodward, éditions Hurtubise, 208 pages, 2019

Moving Forward t.2

moving forward 217 janvier 1995, Kobé. Kuko n’est encore qu’un nourrisson. Ce matin-là, alors que son père quitte le foyer pour se rendre au travail, l’irrémédiable se produit. Un terrible séisme se produit, qui marquera à jamais l’histoire du Japon. Mais aussi, et surtout, la vie de Kuko. Désormais adolescente, la lycéenne doit apprendre à vivre, à grandir, à aimer… Mais comment s’éveiller à tous ces sentiments en l’absence d’une mère ?

Après avoir été plutôt déçu du premier tome de la série Moving Forward, j’hésitais à lire le deuxième. Je l’avais déjà sous la main et j’ai eu envie de lui donner une chance. J’espérais vraiment que ce second tome soit mieux que le premier.

L’histoire débutait de façon fort différente du premier livre. L’auteure nous offre une scène assez difficile à travers une image passée. Nous sommes en 1995. C’est le grand tremblement de terre de Kobe. La scène est frappante. C’est ainsi que l’on apprend, dans les toutes premières pages, la façon dont Kuko a perdu sa mère.

Dès la première partie, je trouvais le texte beaucoup plus fluide que dans le tome 1. L’histoire me semblait plus claire, plus définie. Je me suis sentie plus proche des personnages. Puis le langage adolescent un peu fouillis est revenu, les cases pas très claires et cette histoire de sourire qui revient comme un leitmotiv, tout cela m’a ramenée à tout ce qui ne m’a pas plu dans le tome 1. En fait, les personnages sont agaçants et les dialogues, dont je ne comprend pas réellement l’utilité, sont plus lassants qu’autre chose.

Si ce second tome commençait bien, avec l’enfance de Kuko et le deuil auquel elle a dû faire face, j’ai rapidement eu l’impression de ne rien comprendre de ce qui se passait vraiment. Kuko semble amoureuse, mais ce n’est jamais très clair. Les personnages interagissent entre eux d’une drôle de façon, entre non-dits et éclats. Ils peuvent être timides une page avant et se crier des bêtises la page suivante. Je n’en comprends pas l’intérêt. Kuko est un personnage insupportable, qui s’aime, le scande haut et fort, tout en souffrant intérieurement. Le genre de personnage qui m’exaspère.

J’arrête ici cette série qui aurait eu du potentiel, si elle aurait été bien exploitée. L’art dans le premier tome et ici, le séisme de Kobe, auraient pu être des bases intéressantes à développer une histoire plus poétique, plus axée sur l’adolescence. Ici, avec Moving Forward, j’ai plutôt l’impression d’un mélange assez étrange qui n’apporte pas grand chose…

Dommage!

Mon avis sur le tome 1.

Moving Forward t.2, Nagamu Nanaji, éditions Akata, 190 pages, 2017

Là où les lumières se perdent

Là où les lumières se perdentCaroline du Nord. Dans cette région perdue des Appalaches, McNeely est un nom qui ne laisse pas indifférent, un nom qui fait peur, qui fait baisser les yeux. Plus qu’un nom, c’est une malédiction pour Jacob, dix-huit ans, fils de Charles McNeely, baron de la drogue local, narcissique, violent et impitoyable. Amoureux de son amie d’enfance, Maggie, Jacob n’a guère l’occasion de se montrer romantique. Il est le dauphin, il doit se faire craindre et respecter. Après un passage à tabac qui tourne mal, Jacob se trouve face à un dilemme : doit-il prendre ses responsabilités et payer afin d’aller vers la lumière, ou bien s’enfoncer dans les ténèbres en suivant la voie paternelle ?

J’avais très envie de découvrir David Joy depuis un bon moment et je voulais commencer par son premier roman, Là où les lumières se perdent. Le titre est sublime. Je m’attendais à un roman noir, ce que ce livre est bien sûr, mais pas à une aussi forte réflexion sur le poids du destin.

« J’étais un McNeely et, dans cette partie des Appalaches, ça voulait dire quelque chose. Enfreindre la loi était aussi génétique que la couleur des cheveux et la taille. »

« J’avais laissé l’environnement dans lequel j’étais né contrôler ce que j’étais devenu. »

Jacob est le fils d’un dealer de drogue qui camoufle ses magouilles sous toutes sortes de supercheries. Ils vivent ensemble, père et fils, alors que la mère de Jacob vit dans une cabane à l’écart, est accro à la cristal meth et divague la plupart du temps. Le père utilise son garage pour blanchir de l’argent et n’hésite pas une seconde à faire appel à son fils, tout juste sorti de l’adolescence, pour régler leur compte à ceux qui le trahissent. Jacob est un jeune homme auquel on s’attache rapidement. Il ne cadre pas avec la vie que mène son père, même si des années de joug paternel ont encore du pouvoir sur lui. Il rêve de l’ailleurs. Il veut autre chose dans la vie. Il aimerait partir avec Maggie, qu’il aime depuis l’enfance, recommencer une meilleure vie.

« Pendant un moment j’avais été pris dans un rêve, et rêver est génial quand on n’est pas forcé de se réveiller. Mais regarder la lumière derrière moi pour simplement m’enfoncer encore plus avant dans l’obscurité faisait plus mal que ne jamais rêver du tout. »

Quand les choses tournent mal pour Jacob, il questionne la fatalité du destin. Il se noie peu à peu en tentant de garder la tête hors de l’eau. Son père est un personnage terrifiant, terrible, dur et mauvais. Jacob n’a devant lui que le chemin tracé par cet homme qu’il déteste, qui l’effraie, mais qu’il aime quand même un peu, surtout quand il se remémore certains souvenirs où son père n’était alors qu’un homme comme les autres.

« J’ai retourné la bible sur la table de chevet et me suis demandé comment je pouvais être le fils de mon père. Quelqu’un d’aussi mauvais avait ça dans le sang et s’il avait ça dans le sang alors moi aussi. »

La noirceur dans laquelle baigne Jacob est parfois illuminée par le personnage lui-même. Jacob est à peine majeur qu’il doit déjà se battre pour fuir l’ombre. Fuir la violence ou tenter à tout le moins de la supporter. Il a un énorme poids sur les épaules, parce que son rôle est déjà défini, même s’il n’en veut pas. Il observe son père, traiter les autres comme des chiens, tuer ceux qui le dérangent, manquer de respect aux femmes avec qui il s’envoie en l’air. Jacob est différent. Il a encore de la lumière au fond des yeux.

David Joy signe ici un roman noir, cruel et déchirant, tout en offrant à son texte un éclat de lumière. Il y a quelque chose de profondément touchant dans les mots qu’utilise Jacob pour parler de la noirceur, de la lumière, de ce qui rend un homme humain et le différencie de la bête cruelle qu’il peut être. Sa vie cependant, ne va pas dans le sens qu’il le voudrait. Le destin est tragique, il est peut-être tout tracé d’avance et on n’y peut rien. Jacob devra faire avec, même si ses rêves sont à des lieues de ce que lui offre son père. Est-on prisonnier de nos gênes? Du destin? C’est la question que pose en filigrane l’auteur et le personnage de Jacob, plus lucide sur sa réalité que quiconque.

« En cet instant, j’ai compris que ce qui était en train d’arriver était le genre de chose qui ne quittait jamais un homme, le genre de chose qui l’empêchait de rêver pour le restant de sa vie. »

J’ai été émue par ce roman, qui m’a bouleversée, tant la noirceur qui s’en dégage est tout autant éclairée par la lumière qui provient de Jacob, de l’espoir qui l’anime, mais aussi de son sentiment d’impuissance face à la vie. C’est touchant et sombre, avec une petite lumière, au loin. Inatteignable, cette lumière? Peut-être. Il faut lire le roman pour le savoir. Jacob est l’un de ces personnages que l’on n’oublie pas.

Un jeune auteur à découvrir assurément. Je me réjouis d’avoir sous la main son second roman, Le poids du monde. Je le lirai très bientôt!

Là où les lumières se perdent, David Joy, éditions 10-18, 288 pages, 2017