Sweet tooth t.4

Il y a de cela de nombreuses années, une mystérieuse pandémie frappa la Terre et décima la quasi-totalité de la population. Aux mêmes instants, une nouvelle espèce – mi-homme mi-animale – faisait ses premiers pas. Gus, hybride livré à lui-même depuis la mort de son père, a traversé une Amérique hostile pour comprendre d’où il venait et qui il était. Il a vécu de nombreuses aventures, trouvé des amis fidèles, l’amour aussi, mais surtout la paix intérieure. Des années plus tard, l’histoire se répète. Un jeune garçon aux bois de cerf se réveille dans un monde qui lui est étranger et dans lequel l’humanité lutte pour sa survie. Cependant, avec le temps, les rôles se sont inversés : les hybrides ont pris leur revanche et les oppressés d’hier sont devenus les oppresseurs.

Après avoir lu les trois premiers tomes de la série Sweet Tooth et avoir adoré, j’étais très curieuse de me plonger dans ce tome 4 car l’histoire de Gus est en quelque sorte complète avec les trois premiers volumes, que je vous conseille d’ailleurs. Ils sont excellents. Ce quatrième volume a germé dans l’esprit de l’auteur lors du travail sur l’adaptation Netflix de la série. L’auteur parle d’ailleurs du contexte d’écriture au début de l’album. Avec la fin du troisième tome, je me demandais bien ce que nous réserverait Jeff Lemire avec cette nouvelle histoire.

Ce quatrième tome se déroule 300 ans plus tard. On suit un jeune garçon aux bois de cerf, coincé dans un monde artificiel, doté de robots surveillants, de « père » une figure centrale et de quelques Nanny qui s’occupent de lui.

« Parfois, c’est comme si la vie de quelqu’un d’autre se déroulait dans ma tête. »

La guerre entre les peuples a ravagé la terre, créant de la méfiance d’une part et d’autre, et des mythes en lien avec l’histoire passée. Parallèlement, il reste encore un monde peuplé d’humains, qui vit sous terre. Les deux mondes entretiennent des croyances sur l’autre camp, mais la lutte pour la survie, même si elle prend d’autres formes, n’a pas changé.

Ce quatrième volume est surtout là pour le plaisir de retrouver un peu l’univers de Sweet tooth, mais il est très différent des autres. Était-il indispensable? Sans doute pas. Est-ce que j’ai quand même eu du plaisir à le lire? Oui. Sweet tooth est un univers brillant dans lequel on a envie de rester un peu plus. J’ai donc eu du plaisir à lire ce tome, même s’il est vraiment plus court que les autres. Je le vois comme un ajout à la série, ou un bonus pour les fans, plus qu’une histoire qui fait partie prenante de la saga.

« C’est une histoire. Celle d’un garçon qui n’était jamais sûr de ce qui était réel et de ce qui ne l’était pas. »

Même si cette lecture a été plaisante, on sent toutefois un décalage entre ce tome et les trois premiers. Mon coup de cœur va définitivement aux trois premiers tomes qui racontent l’histoire de Gus et Jepperd et qui sont tout à fait complets et originaux. Le quatrième est agréable à lire, mais n’a pas la force des trois premiers.

J’ai donc terminé la lecture de cette série qui me restera assurément longtemps en tête. J’ai adoré le travail de Jeff Lemire avec ses personnages et je ne peux que vous conseiller de découvrir Sweet tooth. Je n’avais pas connu ce grand bonheur de lecture avec de bons et passionnants romans graphiques depuis Locke & Key. Du fantastique, un brin d’horreur, un peu de mystère. Ce type de série fait définitivement beaucoup vibrer la lectrice de bd que je suis!

Mon avis sur les autres tomes de la série:

Sweet tooth t.4, Jeff Lemire, éditions Urban Comics, 160 pages, 2021

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