Mile 81

Pete Simmons, dix ans, décide de partir explorer l’aire de repos désaffectée du mile 81 quand son frère, chargé de le surveiller, part jouer avec des copains. Sur place, rien de bien intéressant pour un garçon de son âge, à l’exception de quelques vieux magazines et de cette étrange voiture garée-là…

Mile 81 de Stephen King est une autre excellente novella publiée dans la collection Wiz. Ce texte est d’abord paru dans le recueil Le bazar des mauvais rêves.

Pete a dix ans. Il a un grand frère qui préfère jouer avec ses copains plutôt que de trimballer son petit frère toute la journée. Leurs parents sont absents. Pete se retrouve donc seul, il s’ennuie mortellement et décide d’aller explorer l’aire de repos désaffectée du mile 81. Les endroits abandonnés sont toujours attirants et partir en exploration quand on a dix ans c’est très excitant. Pete le vit un comme nouveau défi et un pied de nez au rejet de son frère.

« Mais pouvait-on parler d’effraction s’il trouvait une porte ouverte ou une planche déclouée sur l’une des fenêtres? Au fond de son cœur, il savait que oui, mais il se disait que sans la partie effraction, l’entrée n’entraînerait pas la prison. Et puis après, est-ce que ce n’était pas précisément pour prendre un risque qu’il était venu ici? »

Il y fait quelques nouvelles expériences, ce qui était un peu le but en s’aventurant en terrain inconnu. Alors qu’il s’y attend le moins, il entend un cri perçant et aperçoit cette étrange voiture garée tout près…

Ce qui est intéressant avec cette longue nouvelle, c’est que chaque chapitre est consacré à un nouveau personnage. L’auteur y note aussi son moyen de transport puisque les voitures ont une grande importance dans cette histoire. Surtout une en particulier. On découvre de nouveaux personnages sans trop savoir où l’auteur nous mène, jusqu’à ce que tout se recoupe. L’histoire s’avère en fait être profondément terrifiante.

La fin est un peu abrupte. J’aurais aimé en savoir plus, forcément, avec une histoire pareille. Mais ça laisse libre cours à l’extrapolation et ce n’est pas plus mal. Je trouve que l’horreur est bien amenée dans cette histoire et le contexte (la route, les voitures, mais surtout une aire de repos abandonnée) sont propices à toutes sortes de situations et de choses inquiétantes. J’ai toujours aimé les aires de repos justement parce que ce sont des endroits vraiment particuliers pour quiconque a un peu d’imagination… et je n’en manque clairement pas!  King explique d’ailleurs en début de volume de quelle façon l’inspiration lui est venue pour cette histoire. J’aime toujours beaucoup quand il raconte son processus d’écriture au début de ses livres. Ça apporte un regard différent sur l’histoire.

J’ai donc beaucoup aimé cette nouvelle. Il est certain qu’après avoir lu Mile 81, on voit d’un autre œil les voitures arrêtées en bordure d’une aire de repos… surtout si, en plus, elle est désaffectée. Une histoire qui donne le frisson!

Mile 81, Stephen King, éditions Albin Michel, 144 pages, 2022

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