La dépoussiéreuse de crimes

Disparitions mystérieuses, affaires nébuleuses, meurtres irrésolus, le Québec regorge de sombres histoires plus déroutantes les unes que les autres. La détective privée Annie Richard, alias la dépoussiéreuse de crimes, a sélectionné pour vous une dizaine de ces enquêtes qui ont marqué son parcours au fer rouge, dont: l’enlèvement de Sébastien Métivier, premier enfant dont le visage a été reproduit sur les cartons de lait; la quête de Laurette Perreault, qui s’est lancée à la recherche de son fils en raison de l’inaction des policiers; l’emprisonnement de Sidney Machell, enfermé à tort pendant vingt ans à la prison de Bordeaux, avec les aliénés… Soutenue par les familles des victimes, mais aussi par des coroners, des policiers et nul autre que le légendaire Claude Poirier, cette passionnée remonte le temps à l’aide de vieux almanachs, d’archives de journaux et de divers artefacts afin de colliger de nouveaux indices. Saura-t-elle jeter enfin la lumière sur certaines des énigmes criminelles de notre histoire, à ce jour inexpliquées?

J’ai lu La dépoussiéreuse de crimes d’Annie Richard et j’ai vraiment adoré ce livre! Je voulais vous en parler cette semaine car le 15 avril 2022, ce sera le début de la deuxième saison de Sur ta rue (à Canal D) animé par l’auteure, qui est détective privée. J’adore cette émission! Son livre est tout à fait dans le même esprit.

On retrouve donc entre ces pages douze histoires judiciaires. Des crimes, des mystères, des injustices judiciaires et des disparitions, ces douze affaires ont fait les manchettes à leur époque. Annie Richard nous amène dans les archives afin de retracer un portrait sociologique et historique de ces affaires, à l’époque où elles se sont produites. Elle analyse les mœurs, nous raconte le système de justice bien différent d’aujourd’hui, fouille la généalogie et les documents d’époque afin de nous offrir une plongée dans l’histoire de gens qui ont fait les frais du système de justice, soit en étant victimes, soit en devenant enquêteurs malgré eux pour avoir des réponses. C’est avec beaucoup d’intérêt qu’on suit ses enquêtes et qu’on découvre comment peut évoluer une affaire qu’on choisit d’ouvrir à nouveau des années après le crime. 

Annie Richard est quelqu’un d’empathique et d’intègre, qui tente d’offrir, à travers ses enquêtes, des réponses aux proches de victimes de crimes. Ses enquêtes la mènent aussi à faire des découvertes dans les archives et les histoires parfois étranges qu’elle nous raconte sont passionnantes! Les archives regorgent d’informations qui ne demandent qu’à être trouvées. J’ai été très émue par la première affaire sur laquelle elle a enquêté, la disparition de Sébastien Métivier. Cette histoire m’avait beaucoup marquée à l’époque. J’étais très jeune et on en avait entendu parler au fil des ans, puisque Sébastien n’a jamais été retrouvé. C’est avec cette histoire que j’ai pris conscience qu’un adulte pouvait s’en prendre à un enfant. Je n’ai jamais oublié le nom de Sébastien. Plusieurs autres histoires sont fascinantes. J’ai un faible, tout comme elle, pour la dernière histoire du livre, celle de Sidney. Elle est tellement surprenante qu’elle est digne de l’intrigue d’un film!

J’ai appris de nombreuses anecdotes que j’ignorais, dont celle des journaux de l’époque qui affichaient l’adresse d’un prévenu lors d’un crime. Ce qui facilite sans doute un peu la recherche dans les archives pour situer les lieux. On apprend aussi des choses sur le plus vieux cas de disparition resté ouvert au Service de police de Montréal, sur les origines d’une expression populaire, sur les journaux à scandales, les débuts des maisons de transition, les rackets de bébés à une certaine époque. On rencontre des membres de la famille des gens qui ont été victimes et on apprend des choses sur la façon dont l’enquête se déroule pour Annie et son équipe. De petits encarts sont ajoutés au fil des pages, pour ajouter de l’information complémentaire à l’enquête dont il est question, allant des faits divers aux suspects. 

J’ai adoré cette lecture tout comme j’attends la diffusion de Sur ta rue avec impatience. Un chapitre du livre aborde d’ailleurs la recherche qui a été faite pour cette émission. Cette série nous amène à découvrir l’histoire d’un quartier, d’une rue, à travers ses mystères et ses crimes passés. Je ne peux que vous conseiller autant le livre que la série. Cette lecture m’a d’ailleurs donné envie de me replonger dans des histoires criminelles que j’ai beaucoup lues a une certaine époque!

J’ai passé un très bon moment de lecture avec La dépoussiéreuse de crimes. Je vous invite à découvrir le blogue d’Annie Richard et son balado avec Jean-Philippe Rousseau, Rétro crimes.

La dépoussiéreuse de crimes: lumière sur 12 énigmes judiciaires, Annie Richard, éditions de l’Homme, 232 pages, 2021

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