Demain les chiens

Qu’est-ce que l’homme ?
Qu’est qu’une cité ?
Qu’est-ce que la guerre ?
Voilà les questions que les chiens se posent, le soir à la veillée, après avoir écouté des contes fascinants mettant en scène ces mots magiques mais devenus incompréhensibles. L’homme fut-il réellement le compagnon du chien avant que celui-ci accède à l’intelligence ? Disparut-il un jour pour une autre planète en lui abandonnant la Terre ? « Non, répondent les chiens savants, l’homme ne fut qu’un mythe créé par des conteurs habiles pour expliquer le mystère de notre origine. »

Demain les chiens est un livre que j’ai dans ma pile à lire depuis l’adolescence. Avec une copine sur Instagram nous en avons fait une lecture commune. J’entends parler de Clifford Donald Simak depuis bien longtemps. Il fait partie de ces auteurs classiques de science-fiction, qu’on qualifie bien souvent d’incontournable. Il a d’ailleurs remporté une panoplie de prix pour ses écrits.

Simak parle beaucoup de l’homme et des robots dans ses œuvres. Il a d’ailleurs énormément écrit. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai commencé cette lecture. Par contre, la rencontre n’a pas été ce que j’espérais… La lecture, qui avait très bien commencée, s’est essoufflée en cours de route. Il faut dire qu’avec le résumé, je m’attendais à autre chose…

Ce recueil comprend huit nouvelles, du moins pour mon édition, qui date de 1977. Cependant, quelques années après sa publication, l’auteur a rajouté un neuvième conte, écrit dans un style un peu différent. Ce conte additionnel ne me semble pas incontournable, puisque le style et le propos tranche un peu de l’œuvre originale. Le résumé de ce recueil me laissait penser à quelque chose en rapport aux chiens, de façon plus rapprochée. Je pensais voir un monde de chien et les histoires qu’ils se racontent. Ce n’est pas tout à fait cela. Le recueil est construit autour de huit contes et chacun d’eux est commenté au départ par des chiens, qui les ont étudiés afin de savoir si l’homme a réellement existé, s’il est à la base de ce que sont devenus les chiens et s’il ne s’agit pas plutôt d’un mythe.

« La pression sociale, c’était cela qui avait maintenu la cohésion de la race humaine pendant tous ces millénaires, c’était cela qui lui avait donné son unité. »

Les contes ont tous une continuité et des points communs. Ils forment en fait une seule et même histoire, celle de l’évolution de l’homme et du chien. Tout au long des contes, on suit une famille, les Webster, au fil des générations. On y rencontre des hommes, des mutants, des robots et des animaux. La famille Webster est au centre de plusieurs transformations au fil des siècles. Les histoires racontent un monde dévasté où l’esprit de communauté et le gouvernement n’existe plus. L’évolution se fait d’un conte à l’autre et ce qui est intelligent dans ces histoires, c’est le parallèle fait avec notre monde à nous. On ne peut qu’y voir un lien, forcément. Ça, c’est ce qui m’a le plus plus dans ce recueil. C’était quand même visionnaire, vu que le livre a été publié originalement en 1952.

« …à quoi bon aller quelque part? Tout était ici. En tournant simplement un bouton, on pouvait converser face à face avec qui l’on voulait, on pouvait aller, en esprit sinon physiquement, où l’on voulait. On pouvait voir une pièce de théâtre, ou entendre un concert, ou bouquiner dans une librairie située à l’autre bout du globe. On pouvait régler toutes les affaires que l’on voulait sans bouger de son fauteuil. »

Chaque histoire nous fait avancer dans le temps, jusqu’à ce que l’homme ait laissé sa place au chien après l’avoir doté de parole. Des fermes terrestres délaissées jusqu’au voyage sur Jupiter, de la technologie qui recrée tout ce que l’on veut et peut plonger l’Homme dans un sommeil indéfini, le monde de Simak est complexe et touche à toutes les sphères de la science-fiction ou presque.

De mon côté, j’ai souvent trouvé ça « trop ». J’ai adoré les premiers contes, jusqu’au quatrième. Par la suite je me suis mise à décrocher totalement. Je trouvais ça long, répétitif et les trouvailles les plus intéressantes ne me semblait pas suffisamment développées. J’ai eu l’impression d’une lecture éparpillée et ça a finalement joué beaucoup sur mon plaisir de lire ce livre. Je l’ai terminé pour en connaître la fin, mais le plaisir n’était plus vraiment là.

Pour moi cette rencontre n’a donc pas été du tout ce que j’espérais. J’ai eu l’impression de me perdre au fil des pages. Je l’avoue, j’en suis ressortie un peu déçue. On veut pouvoir apprécier les classiques et les livres qui ont marqués un genre ou une époque, mais pour moi celui-là n’a pas été la lecture que j’espérais. Avez-vous déjà lu cet auteur? Vous a-t-il emballé? Je ne sais pas si j’oserais le lire à nouveau, mais peut-être que ses autres ouvrages sont différents?

Demain les chiens, Clifford Donald Simak, éditions J’ai lu, 320 pages, 1977

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