En route vers nowhere

En route vers nowhereÉté 1996. Sara et Sébastien, dix ans, se rencontrent à la cantine du camping où ils passent leurs vacances. Une slush lime-framboise bleue et un gel de cerveau plus tard, une amitié naît. Plusieurs années après, en quatrième secondaire, ils se retrouvent par hasard à la même école et renouent avec leur complicité d’enfance.
Été 2007. Sara et Sébastien partent pour un road trip au volant de Lucette, une voiture délabrée qui ferait le bonheur d’un ferrailleur. Au cours des onze dernières années, leur relation d’amitié a flirté avec l’ambiguïté et les malentendus, au grand regret de leurs familles et de leurs amis, convaincus qu’ils sont faits l’un pour l’autre. En quête d’aventure, les deux jeunes adultes ignorent encore que bien des surprises les attendent au détour du chemin.

C’est d’abord la très belle couverture qui m’a attirée vers ce roman. Puis le résumé me semblait estival et parfait avec ce que j’avais envie de lire. J’espérais cependant que le roman ne soit pas trop léger. Je voulais quelque chose d’agréable à lire, d’amusant aussi. J’ai été bien servie et je ne me suis pas ennuyée une seconde!

Le roman raconte l’histoire de Sara et Sébastien. Ils se rencontrent au camping à l’âge de 10 ans, en 1996. Ils sont rapidement complices et cet été marque le début d’une amitié faite d’éloignements et de rapprochements. À la rentrée ils se perdent de vue avant de se retrouver au secondaire et de ne plus se lâcher. Leur relation a toujours été ambiguë et c’est en découvrant leur parcours de l’enfance à l’âge adulte, qu’on comprend un peu ce qui les lie. Autour d’eux gravitent d’autres personnages, des amis, des ex, mais aussi Marjorie et JP qui sont les colocs de Sara et de Sébastien. Le roman alterne entre les passages du passé et ceux du présent.

« Seb, c’est ma soupape face au monde adulte. (Il n’aime pas que je le compare à une valve qui permet de relâcher la vapeur, seulement c’est la meilleure image qui me vient à l’esprit.) Avec lui, je ne suis pas obligée de me prendre au sérieux, et ça aboutit souvent en niaiseries exécutées sur un coup de tête, comme cette course dans le stationnement du café, sous l’œil critique des clients de l’endroit. »

Ce roman m’a fait beaucoup sourire. Il est rempli de souvenirs qui ont fait écho chez moi. Je me suis retrouvée dans beaucoup de choses que vivent les personnages, dans les dialogues qui évoquent, à quelques années près, l’époque où j’ai grandit. On est au début de la technologie avec des téléphones pas vraiment intelligents, les vieilles cassettes et les boys bands, les romans de la série Les Baby-Sitters, la visite obligée au Madrid pour voir les dinosaures. Tout le road trip improvisé, ça fait partie de beaucoup de souvenirs d’été et c’est plaisant de monter à bord avec Sara et Sébastien, entre les vieux motels miteux, le camping sur la plage et la bouffe pas très bonne achetée n’importe où.

Sara et Sébastien, c’est une histoire parfaite, un duo qui fonctionne à merveille, mais avec deux personnages qui ne réussissent pas à cerner leur propre relation. Ils voguent constamment quelque part entre l’amitié et l’amour, en ne sachant pas comment se parler des « vraies affaires ». Ils sont attachants et drôles dans leurs imperfections. Je les ai aimé tout de suite.

En route vers nowhere est une histoire d’amitié et d’amour, de voyage et d’été. Un roman qui nous donne envie de partir sur les routes avec peu de bagages et d’improviser. C’est de cette façon qu’on forge les meilleurs souvenirs. Ce roman a d’ailleurs été une belle surprise. C’est un roman pétillant, vitaminé et coloré, comme les aventures et les personnages qu’il raconte. C’est une lecture d’été par excellence.

Même si le roman se veut humoristique et divertissant, l’histoire est moins légère que je ne le craignais. L’humour prend le dessus et les personnages sont attachants. Ce roman se lit tout seul et avec un grand plaisir! J’ai souris souvent, j’ai ris parfois et ça m’a rappelé beaucoup de souvenirs! Ça se passe en 2007 (mais aussi en 1996) avec toutes les références de ces époques. Ça parle de chansons nostalgiques, de café rarement bon, de poutines, de melon d’eau, d’une amitié ambiguë et d’un road trip. C’est léger mais pas trop. J’ai passé un super moment avec Sara, Sébastien et… Lucette (un vieux station-wagon rouillé). J’espère que l’auteure récidivera! J’adhère totalement à son humour, qui m’a souvent fait bien rire!

Pour moi, En route vers nowhere serait le livre à lire cet été. Un livre parfait fait de souvenirs et de rires.

En route vers nowhere, Sophie Laurin, éditions Hurtubise, 282 pages, 2020

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