Sonatines

SonatinesUn bon soir, je me suis mis à griffonner des haïkus dans un calepin, cherchant tout simplement à décrire ce que je ressentais à l’écoute de mes compositions préférées, afin de saisir, à la façon d’un photographe, les expériences sonores du mélomane.

J’aime énormément la musique, qui tient une place particulière dans ma vie et dans mon quotidien. Ce recueil m’attirait donc beaucoup et j’ai été plus qu’heureux de cette lecture. C’est une très belle découverte. En général la poésie me plaît énormément et lorsqu’elle est couplée avec la musique, c’est un heureux mélange.

L’auteur a bâti ce recueil de haïkus en écoutant de la musique. Il s’est laissé inspiré de son écoute pour écrire ses textes, ses idées, son ressenti et pour partager les émotions vécues par un mélomane. Écouter de la musique, c’est aussi se représenter des images dans sa tête et c’est ce que l’auteur a mit en mots dans ce recueil de haïkus.

Les textes sont d’une délicate beauté. Ici, les haïkus peuvent aller chercher autant le moment musical représenté par l’instrument, que la nature qui l’a inspiré. Il existe une forme de symbiose entre les deux. Les deux se complètent et sont liés. C’est un complément entre les notes et la beauté de la nature.

Sonatines est une poésie pour mélomanes. Des instruments et de la musique, en passant par les orchestres, le travail de fabrication, les notes et les sons, les liens avec la nature, le passage des heures et des saisons, les beautés qui nous entourent, l’auteur nous invite à le suivre dans ce voyage musical. Musique classique, musique populaire, musique du quotidien. Des sons pour sublimer la nature.

À travers les pages on croise plusieurs grands de la musique, chef d’orchestres, compositeurs, magiciens des notes. Entre autres: Bach, Kent Nagano, Schumann, Haydn, Brahms, Chopin, Vivaldi, Glenn Gould Schubert.

« Kent Nagano
droit devant l’orchestre

ses mains virevoltent »

Ici, les mots sont comme une musique pour le lecteur. Ils sont beaux, limpides, vivants. C’est en quelque sorte le paysage musical que l’on retrouve dans la poésie de François Théorêt, qui nous transporte au même titre que le plaisir que l’on peut retirer à écouter de la musique. Il s’agit d’une expérience musicale qui a été décrite comme des instantanés afin de rendre au lecteur toute la beauté des notes.

« do mi fa sol
un garçon joue du hautbois
sous un cerisier »

Un recueil de textes que j’ai adoré. Les haïkus sont si beaux, plein d’images et de musique.

Sonatines, François Théorêt, éditions David, 88 pages, 2020

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