Wander

WanderWander, un jeune loup, grandit paisiblement dans le Nord-Ouest des États-Unis en compagnie de ses frères et sœurs. Il lui tarde d’être assez grand et fort pour se mettre à chasser, puis devenir à son tour chef de meute, mais un drame survient : une meute ennemie les attaque pour conquérir leur territoire, et Wander se retrouve seul, perdu, affamé et sous la menace de multiples périls, dont les hommes et leurs engins de mort, armes, véhicules. Que va faire le jeune loup ? Tenter de rentrer chez lui ou refaire sa vie ailleurs ?

Wander est un roman passionnant, qui donne la parole à Swift, un loup des montagnes. En sa compagnie, on apprend à connaître sa famille et la dynamique au sein de sa meute.

« La meute appartient aux montagnes, et les montagnes appartiennent à la meute. Et sur nous tous brille la lumière de l’étoile du loup. »

Quand l’histoire commence, Swift est encore un tout petit louveteau qui tente de faire sa place. Chaque loup au sein de la meute a son caractère, ses forces et ses faiblesses. On découvre la façon dont la meute fonctionne pour la quête de nourriture, pour la chasse, pour le guet et la protection de tous. On voit également avec les yeux de Swift ce qui l’entoure: les autres bêtes, les insectes, les montagnes, les arbres, la menace humaine. En vieillissant, Swift, plus petit que les autres, veut faire ses preuves. Jusqu’à ce que leur territoire soit attaqué par une autre meute et que Swift se retrouve seul.

« Il m’arrivait souvent de partir seul à l’aventure. Dans les montagnes, la beauté se dissimule derrière chaque talus – un lac, un hallier de baies, un carré de verglas oublié par le soleil. Mais je finissais toujours par rentrer auprès de ma famille. De toute ma vie, jamais je n’ai dormi seul. Pas même une fois. »

Un jeune loup qui se retrouve seul, sans protection, sans nourriture et qui doit se débrouiller par lui-même, c’est un loup plus fragile qui est parfois en danger. Il doit fuir et son voyage est l’essence même de ce roman à la fois tragique (mais pas larmoyant), et fascinant. Dans une nature sauvage qu’il ne connaît pas, où le danger vient tout autant de la présence humaine, des feux de forêt, de la machinerie de culture ou d’autres animaux, Swift grandit en devenant peu à peu le loup qu’il sera un jour.

Dans ce roman, les aventures vécues par Swift et les découvertes qu’il fait dans des montagnes qui ne sont pas les siennes, sont aussi passionnantes que nécessaires pour permettre au jeune loup de prendre de l’expérience et de faire des choix pour sa propre survie. La perte de sa famille devient un leitmotiv pour le pousser à sauver sa peau, à devenir un meilleur loup et à se créer son monde à lui.

L’écriture de ce roman et le choix de la narration sont parfaitement justes. L’histoire de Swift est touchante, intrigante, passionnante. Son histoire est pleine d’aventures, d’apprentissage et aussi de l’expérience de diverses émotions et états: la faim, la peur, le courage, l’amitié, l’entraide, le courage, la liberté.

J’ai énormément aimé cette histoire, qui devrait plaire assurément aux amoureux des loups et à ceux qui aiment la nature et l’aventure. Wander est un roman magnifique, qui s’inspire d’une histoire vraie, celle du loup gris Oregon 7 que les spécialistes ont pu étudier grâce à un collier GPS. Quelques notes en fin d’ouvrage nous informent de cette belle et véritable histoire.

Wander est aussi un roman d’aventure passionnant, qui se déroule dans des paysages majestueux, en Oregon et dans l’État de Washington, et nous permet de mieux comprendre la vie d’une meute de loups dans la nature.

« Le museau tourné en direction du soleil couchant, j’examine la prairie dans toute son immensité, ses hardes de wapitis, ses troupeaux de vaches et de moutons. Warm me rejoint. Il se roule en boule juste sous mon menton, ainsi, j’entends son cœur battre à l’unisson du mien. Je suis né sur ces terres. J’en adore chaque cours d’eau, chaque bosquet. »

Une lecture qui plaira tant aux jeunes qu’aux adultes. Si vous avez lu le livre Pax et le petit soldat ou même Robot sauvage, Wander est un peu dans le même genre, même si son sujet est différent.

À découvrir, assurément!

Wander, Rosanne Parry, éditions L’école des loisirs, 139 pages, 2019

Bless you t.1

Bless you 1Yashiro, jeune lycéen, vient de déclarer son amour à son meilleur pote !! Il savait que c’était peine perdue, et que son ami hétéro ne pourrait que le repousser. Suite à cela, sous le coup de l’émotion, il s’enfuit sans faire attention et… se fait renverser par un camion ?! Un dieu, plutôt taquin, décide d’exaucer son souhait le plus cher, et de rendre son amour possible : il lui permet de revenir en ce bas monde sous les traits d’une jeune lycéenne ! Yashiro, dans son corps d’adolescente, va tout mettre en œuvre pour séduire celui qu’il aime… Mais comment faire pour se comporter comme une jeune fille, quand toute sa vie, on s’est senti comme un garçon ? 

Bless you me semblait un manga intéressant sur plusieurs points. L’histoire est assez originale. L’idée d’un dieu joueur et taquin qui s’amuse avec les humains me plaisait bien, de même que le fait de permettre à Yashiro de revenir sur terre, mais dans une toute autre apparence vu que sa famille croit qu’il est mort. Il souhaite donc devenir une fille pour mettre toutes les chances de son côté d’être aimé de son meilleur ami, alors que son amour n’est pas partagé. Je trouvais aussi intéressant que l’auteur joue avec les identités de genres pour en faire quelque chose de différent et d’amusant.

Sauf que… ce manga m’a finalement beaucoup déçue. Le début est prometteur. Yashiro va au temple tous les jours et il espère qu’après cent visites, son souhait sera exaucé. Comme ça n’arrive pas vraiment et que le dieu qui le surveille s’ennuie, est cupide et s’amuse un peu de ce qui se passe chez les humains, Yashiro prend son courage à deux mains et décide de faire sa déclaration à son meilleur ami. Amour qui n’est pas partagé par son ami hétéro. C’est là que Yashiro, en fuyant, a un accident. Il perd la vie. Dieu lui accorde alors un vœu pour sa malchance et son assiduité au temple. Il choisi d’être une fille, pour attirer son meilleur ami.

Là où j’ai totalement décroché, c’est dans la façon d’amener ensuite le personnage de Yashiro, maintenant devenu une fille. Le manga est rempli de généralités sur la féminité, sur le fait d’être une femme. Si la société attache encore beaucoup d’importance au rôle prédéfini des femmes et exerce une grande pression sur elles, je trouve que ce manga tombe dans des facilités ennuyantes, qui m’ont dérangée. Comme si la vie d’une femme ne devait être que maquillage, soin de la peau, coiffure, dans le but d’attirer les regards masculins. Ces préjugés axés sur le genre m’agacent au plus haut point. Surtout en sachant que ce manga risque d’être lu par des adolescent(e)s.

Si Yashiro, en homme, me semblait plutôt gentil, le Yashiro féminin m’agaçait prodigieusement. Je pense qu’il y aurait eu matière à jouer un peu plus avec les idées reçues et les genres, surtout avec une histoire au départ si farfelue. Les occasions d’en faire quelque chose d’intéressant auraient été nombreuses et c’est dommage que l’auteur reste dans les facilités et les généralités. Les filles du manga sont insupportables, alliant tout ce que je déteste d’un personnage féminin et tombant dans des idées préconçues vraiment agaçantes.

Une grande déception pour moi. Je ne poursuivrai pas l’aventure avec cette histoire qui est, selon moi, passée complètement à côté d’une belle occasion d’aller beaucoup plus loin dans son exploration des différents genres. Dommage.

Bless you t.1, Ayumi Komura, éditions Akata, 192 pages, 2019

En attendant les étoiles

en attendant les étoilesMon fils âgé de deux ans au beau milieu d’un champ de fleurs sauvages. Il est en tête-à-tête avec un chrysanthème. Il ne le cueille pas, ne le porte pas non plus à son nez. Il le touche du bout des doigts, comme s’il voulait s’assurer de son existence.

En attendant les étoiles est un recueil de haïkus vraiment très beau. Sous la direction de Jimmy Poirier, qui nous offre lui aussi un texte magnifique, seize auteurs se sont regroupés pour se prêter à l’exercice d’aborder de façon poétique, une tranche de leur enfance.

Le thème principal du recueil est donc axé sur l’enfance. C’est vraiment très beau et ensoleillé. Ce qui est plaisant avec ce livre, c’est que chaque auteur raconte son histoire. Chaque auteur écrit sur sa propre enfance. Toutes les histoires débutent par une petite biographie en lien avec le thème. Suivent ensuite quatre pages d’haïkus, six pour quelques uns des auteurs. Chacun des haïkus a rapport au texte biographique que l’on retrouve au début.

« une jeune violoniste
près du ruisseau Bois-Joli
les oiseaux se taisent »

Les auteurs ont été parfaitement  bien choisis. Même s’ils ont tous le même thème central, le choix des textes et de ceux qui les ont écrit est tellement fluide qu’on a l’impression que le recueil est d’une seule et même personne. Les textes relèvent toutefois toute la sensibilité de chaque différent enfant qu’ont été les auteurs.

Je me suis beaucoup retrouvé dans cette poésie et souvent même, je me voyais, enfant, participer de la même façon qu’eux au monde qui m’entourait, par ma curiosité des choses, par ma fascination pour la nature. Surtout qu’à cette époque et sans doute à l’époque des auteurs du collectif, les enfants jouaient énormément dehors. J’ai donc retrouvé un peu de mon enfance, tout ce temps passé à observer les insectes, les fleurs, à m’émerveiller de ce que je découvrais. On retrouve beaucoup ce sentiment à travers les textes et les haïkus de ce livre. La poésie m’a beaucoup touché. Je pense que chaque personne peut se retrouver dans un ou plusieurs des haïkus, ainsi que dans les textes biographiques.

« Vêtue de mon petit imperméable et de mes bottes de pluie, je parcours le sous-bois tapissé de trilles blancs. Je suis émerveillée par les gouttes d’eau qui glissent sur les pétales des fleurs, par le chant des oiseaux, par la voûte que forment les arbres qui ne me laissent pas voir le ciel. »

Le recueil nous permet de voyager dans le temps, il nous rappelle notre jeunesse et notre faculté d’émerveillement. Dans la période qu’on vit actuellement avec le confinement, on a l’impression de s’échapper, de prendre une grande bouffée d’air frais. On y sent une grande douceur qui fait du bien à l’âme. J’ai lu ce livre alors que j’étais en quarantaine en attendant de savoir si j’étais malade ou non. C’était une période très stressante pour moi et ma famille, et ce livre tombait à point nommé. Il a été un baume sur ces moments plus difficiles.

J’ai lu le recueil en deux jours car j’avais envie de l’étirer un peu, mais c’est un livre tellement agréable et apaisant qu’on peut pratiquement le lire d’une traite. J’aime énormément le projet autour de ce livre. On en apprend plus sur les auteurs qui ont participé au recueil. J’ai aimé les textes autour des haïkus, qui sont aussi poétiques. Ils nous permettent de mieux comprendre le contexte. Ça nous permet d’ailleurs de découvrir plein d’auteurs qu’on pourrait être tenté de relire, surtout que j’ai aimé tous les textes.

Les histoires poétiques qui nous sont racontées se déroulent pour la plupart dans la nature. La nature m’a toujours parlé et ce thème me touche particulièrement. L’enfance étant la base de ce que l’on deviendra comme adulte, c’est toujours agréable de se rappeler ce qui nous émerveillait à l’époque. Avec le temps on oublie parfois une part de notre enfance alors qu’on devrait tous conserver cette faculté, notre âme d’enfant.

« il neige
dans le ciel du mois de juillet
fête des pissenlits »

J’ai eu un gros coup de cœur pour ce collectif. Nul besoin d’être un expert en poésie pour apprécier cet ouvrage très accessible et sensible. On passe un très beau moment de lecture et le thème de l’enfance peut aller chercher un très grand nombre de lecteurs.

Ce livre figurera dans mes meilleures lectures de l’année, assurément. Cette lecture m’a fait énormément de bien et je trouve que le moment est parfait pour un peu de douceur et de poésie. Je vous suggère donc forcément ce livre, pour la beauté des mots et les sentiments que les textes nous inspirent.

En attendant les étoiles, sous la direction de Jimmy Poirier, éditions David, 144 pages, 2019

Crimes et châtiments

Crimes et châtimentsLe temps d’une promenade, faites un saut dans le temps pour découvrir les rouages du système judiciaire et les punitions infligées aux petits et grands criminels d’autrefois. De l’arrestation jusqu’au procès, en passant par l’emprisonnement et la torture, imaginez-vous juré de la Cour du Banc de la Reine et jugez des crimes de vos ancêtres: duel, vol, émeute, désertion, pillage, meurtre. Une visite où il est préférable de marcher droit…

Il y a quelques mois, j’ai lu La Noël au temps des carrioles, un livre des Services historiques Six-Associés. Je m’étais promis d’en lire d’autres, tant j’avais adoré cette lecture. Crimes et châtiments est dans le même genre. Il s’agit d’un petit ouvrage sous forme de circuit historique, nous permettant de découvrir la ville de Québec du XVIIe au XIXe siècle. Cet ouvrage nous offre une exploration du système de justice à cette époque, à Québec. En ces temps de confinement, c’est une lecture fort agréable, qui nous permet de voyager dans cette ville et également à travers le temps, sans bouger de chez soi.

En neuf stations différentes et un préambule pour bien comprendre le contexte, le livre nous offre un tour d’horizon de ce qu’était alors la justice: les crimes, ceux qui les commettent et les sentences auxquelles ils font face. Le voyage débute en 1888, à la Maison Sewell, où l’on apprend le rôle du shérif et des jurés. Les critères pour être jurés sont plutôt sévères. À cette époque, on s’en doute, les femmes n’y sont pas admises.

La suite du voyage nous amène à aborder le duel et sa présence tout de même rare dans nos régions, ainsi qu’un portrait des crimes et des criminels. Quels étaient les crimes les plus souvent commis? Lesquels recevaient la peine la plus sévère? De quelle façon la criminalité était-elle traitée dans la société et comment les crimes étaient jugés? Cette portion du livre est intéressante puisqu’elle offre un portrait global de la justice à Québec à cette époque. C’est aussi le moment de découvrir une ancienne coutume bien particulière…

La station 4 nous amène sur les traces de criminels célèbres (un chapitre un peu trop court à mon goût cependant), alors que la station 5 aborde le rôle particulier de la police de cette époque. Outre le respect de l’ordre, la police s’occupait aussi d’hygiène et de religion. Un rôle bien différent de celui d’aujourd’hui!

Les procès et l’application de la justice ont énormément évolués également. Il est intéressant d’apprendre la façon dont étaient appliquées les lois sous le Régime français et sous le Régime anglais. Les différences quant aux sentences et à la façon de conduire un procès sont vraiment étonnantes. Sous l’un et l’autre des Régimes, les conditions de jugement pouvaient être totalement opposées. 

Le vagabondage était réprimé et il fallait se munir d’un certificat de pauvreté si on voulait mendier dans les rues. Les sentences judiciaires de l’époque nous apparaissent aussi comme particulièrement barbares. Langues coupées, carcans, tortures, supplice des brodequins, supplice de la roue… On aborde même le cas célèbre de la Corriveau, un personnage qui m’intéresse beaucoup puisque je la retrouve dans mon arbre généalogique. C’était l’époque des bourreaux et des châtiments corporels honteux. Le système de justice de l’époque était loin d’être tendre!

« Sous le Régime français, on n’hésitait pas à traduire des défunts en justice, afin que leur mémoire – à défaut de leur personne – soit punie. »

Le circuit historique se poursuit avec les prisons et la façon dont se déroulait l’emprisonnement. C’était l’époque des exécutions publiques par pendaison, devant la prison. La dernière exécution publique à Québec eut lieu en mars 1864. L’ancienne prison commune du district de Québec avait des conditions de détention assez épouvantables et fut remplacée par la prison des Plaines d’Abraham. Ce changement de lieu fut le début d’un vent de renouveau qui souffla sur le système de justice d’ici et d’ailleurs. Les mentalités commencèrent à changer. Il est très intéressant de voir et de comprendre les modifications qui ont eu lieu à cette époque, dans le système de justice. 

Crimes et châtiments est un petit ouvrage bien intéressant, illustré d’images, de cartes, de photographies d’époque et d’articles de journaux. Il offre un circuit historique qui nous permet de comprendre les particularités du système de justice québécois en vigueur du XVIIe au XIXe siècle.

J’aime décidément beaucoup cette collection d’ouvrages aussi instructive que ludique, qui nous offre un tour d’horizon d’une ville, par l’entremise de sujets bien précis. En apprendre plus sur la justice d’antan nous offre un nouveau regard sur la justice d’aujourd’hui.

Je vous présenterai bientôt les autres titres de cette belle collection, que je vous suggère assurément.

Crimes et châtiments. La justice à Québec du XVIIe au XIXe siècle, Les Services historiques Six-Associés, éditions du Septentrion, 96 pages, 2013

Stranger Things: Six

Stranger Things Six1978. Six n’est pas une adolescente comme les autres : elle a un don, celui de prédire l’avenir. Enfermée dans le laboratoire d’Hawkins, elle est soumise à d’étranges tests sous la supervision du docteur Brenner, qui est prêt à tout pour exploiter son potentiel. Mais dans un flash, elle aperçoit un futur funeste et grouillant de monstres… à moins qu’ils ne soient déjà autour d’elle ?

Six est en quelque sorte le tome deux de la série de bandes dessinées écrite par Jody Houser. Toutefois, c’est essentiellement parce que les BD reprennent un modèle similaires et s’inspirent de l’univers de Stranger Things, qu’on peut les considérer comme formant un tout. Cependant, elles peuvent se lire séparément. Stranger Things: de l’autre côté reprenait l’histoire de la première saison de la série du point de vue de Will. C’était très intéressant et j’avais adoré. Avec Six, les auteurs nous offrent une toute autre histoire, aussi dramatique que celle d’Eleven.

Nous sommes donc en 1978. C’est quelques années avant la série, qui se déroule en 1983. Francine est une adolescente dotée de pouvoirs particuliers. Elle réussit à « voir des choses ». Toute son enfance, son père profite de son don pour s’enrichir. Une erreur de sa part déclenche chez son paternel une colère noire. Toute sa vie on lui répète qu’elle peut faire mieux.

Les choses ne sont pas différentes quand elle rencontre le docteur Brenner. Persuadé qu’elle lui cache des choses, Brenner ne lui facilite pas la vie au laboratoire et Francine, qui pensait tout d’abord pouvoir mettre ses capacités à contribution pour de bonnes raisons, déchante bien vite. Ses pouvoirs sont très puissants et nous offrent des échos en lien avec l’intrigue directe de la série. Cet aspect est vraiment très intéressant.

Comme avec la série Stranger Things, on ne peut s’empêcher de penser à Stephen King. Il y a d’ailleurs un beau clin d’œil à Carrie dans la bande dessinée, que Francine lit à la bibliothèque du laboratoire. En lisant Six, j’ai aussi eu l’impression de retrouver un peu l’ambiance de L’Institut (toujours de King) et le même genre d’atmosphère dans le roman inspiré de la série, Stranger Things – Suspicious Minds. L’histoire de Six est similaire à celle de Terry. Elle est tout aussi terrifiante.

En lisant tous ces livres autour de l’univers de Stranger Things, j’ai l’impression de mettre en place certaines pièces de casse-tête et d’avoir une vue d’ensemble de plus en plus grande de tout l’univers créé à la base par les frères Duffer. À travers les années, les ravages du docteur Brenner ont été épouvantables. Même si Six m’a semblée moins aboutie comme bande dessinée que l’avait été la première, j’ai tout de même passé un bon moment. La fin est assez brusque et il semble qu’il y aura une suite. J’ai hâte de voir la traduction de la prochaine parution, intitulée en anglais Into the Fire, qui semble être la suite directe de l’histoire de Six.

Un petit mot sur l’objet-livre en particulier. Tout comme la première BD, je trouve que le visuel de ces livres est très soigné. La BD est d’un grand format appréciable et il y a plusieurs pages d’illustrations pleine grandeur créées par différents artistes. Ça apporte un plus au plaisir de lire ces histoires. Si vous aimez l’univers créé par les frères Duffer, je vous la suggère!

Mon avis sur la première bande dessinée des mêmes auteurs:

Stranger Things: Six, Jody Houser & Edgar Salazar , éditions Mana Books, 96 pages, 2020