Histoires effrayantes à raconter dans le noir

Histoires effrayantes à raconter dans le noirLes fantômes, ça n’existe pas !
Les araignées, c’est tout petit.
Les psychopathes, même pas peur…
Les sorcières, aucun pouvoir !
Ces histoires-là, vous n’y croyez pas ?
Attendez donc qu’on vous les raconte, à la nuit tombée, ou de les lire seul, en tremblant sous la couette… SI VOUS L’OSEZ!

Pour l’Halloween cette année, je me suis plongée dans le recueil d’histoires d’Alvin Schwartz, Histoires effrayantes à raconter dans le noir. Ce livre s’inspire du folklore, essentiellement américain, mais parfois mondial, ainsi que des légendes urbaines pour créer un univers terrifiant. La première version en anglais de ce livre est parue en 1981. Suivent un tome 2 et un tome 3 quelques années plus tard. La version française que je vous présente regroupe les trois tomes.

J’ai grandis dans les années 80 et 90. Le genre d’histoires qu’écrit Alvin Schwartz était vraiment le type de livre que j’aimais à l’époque (et que j’aime encore aujourd’hui d’ailleurs!). Les légendes urbaines me semblaient fascinantes, tout comme les histoires issues de la tradition orale. C’est un peu tout cela que rassemble ce recueil.

Ce livre me rappelle beaucoup les petits recueils d’histoires de peur parus dans les années 80 et 90 que je dévorais. Ce livre regroupe en fait trois recueils et est paru pour la première fois à cette époque. C’est un livre controversé qui a souvent été censuré dans les bibliothèques, ce qui en fait donc, à mes yeux, un ouvrage encore plus intéressant! C’est tout à fait le genre de livre que j’aurais aimé lire enfant.

Les illustrations de circonstance sont de Stephen Gammell. Elles sont parfaites pour l’Halloween, vu l’atmosphère nimbée de mystère qu’elles dégagent. J’ai vraiment adoré les images, elles sont parfois embrumées, souvent cruelles, effrayantes et macabres. Elles reflètent bien l’idée inquiétante que l’on se fait des histoires qui nous sont racontées. Le talent de Gammell est de rendre une atmosphère très inquiétante à travers ses images. Elles sont vraiment fascinantes!

Le recueil d’Alvin Schwartz est un livre conçu pour une lecture à voix haute. Personnellement ça me rappelle de beaux souvenirs. On lisait les Histoires mystérieuses de J.B. Stamper de cette façon, avec une lampe de poche, pour que ce soit encore plus effrayant. L’idée de lire un livre de ce genre à voix haute, à une époque où c’est moins courant de le faire, me plaît beaucoup. Schwartz, dans ses histoires, s’adresse souvent au lecteur et il y a, selon les chapitres, des indications pour augmenter le niveau d’angoisse lors de la lecture. Par exemple, pousser un cri terrifiant à tel endroit dans le texte. Ou faire un bruit quelconque, au bénéfice de ceux qui écoutent l’histoire.

Les nouvelles sont très, très courtes, parfois plutôt abruptes. Si on les lit en rafale, l’une à la suite de l’autre, je pense que le plaisir est émoussé. Ce livre n’est pas conçu pour ça. Sa forme est celle d’une lecture lente, où l’on prend le temps de lire pour quelqu’un ou alors, qu’on savoure à petites doses. L’atmosphère, les images, le cadre de l’histoire. On peut rechercher les références folkloriques par exemple ou même, lire le texte à voix haute pour soi-même. On retrouve une histoire en lien avec le célèbre Wendigo ou d’autres inspirées de légendes ayant pour but de mettre en garde les jeunes contre les dangers d’aujourd’hui… Il faut accompagner ce livre avec une atmosphère appropriée. Autrement, je crois qu’il perd l’essence même de sa forme initiale.

« La plupart de ces histoires traduisent, d’une manière ou d’une autre, une forme d’anxiété contemporaine. Elle tirent leur origine d’un mélange de faits et de rumeurs qui renforce la peur qu’elles inspirent, et autour duquel s’élabore leur narration. »

Les histoires sont aussi regroupées par thèmes, ce qui permet de les lire dans l’ordre que l’on souhaite. L’auteur écrit également de la poésie et certaines histoires reprennent cette forme littéraire. Entre la chanson, le conte, la poésie, la nouvelle, il est intéressant de passer d’un genre à l’autre au fil de la lecture.

L’ouvrage contient plus d’une trentaine de pages de notes et de référence concernant les histoires que l’on retrouve dans le recueil. On peut donc mieux comprendre qu’elles ont été les sources d’inspiration de l’auteur pour les écrire. On y fait référence aux frères Grimm, à Mark Twain, à Dickens, à de vieux poèmes du Moyen-Âge, à des informations de folkloristes et à des articles de journaux, entre autres. L’ouvrage est complété par une bibliographie sélective, en anglais et en français.

Histoires effrayantes à raconter dans le noir a été adapté au cinéma par Guillermo del Toro. Film que je n’ai pas (encore) vu, mais je suis très curieuse de voir ce que ça donne à l’écran. Je crois que je vais me le garder pour l’Halloween, l’an prochain…

Histoires effrayantes à raconter dans le noir, Alvin Schwartz, illustré par Stephen Gammell, éditions Castelmore, 352 pages, 2019

4 réflexions sur “Histoires effrayantes à raconter dans le noir

  1. Wow! Il semble épeurant pas rien qu’un peu? Tu es sûre Gen que tu n’es jamais allée te coucher avec tes parents après avoir lu ce genre d’histoires? :D. Mais je sais que tu n’est pas une froussarde!!!
    Mais est-ce que cet auteur n’écrit que de l’horreur même dans sa poésie?

    Aimé par 1 personne

    • Hahaha! Mais non! J’adorais ce genre d’histoires! C’est encore le cas aujourd’hui!
      Oui dans les poèmes que l’on retrouve dans ce livre, c’est toujours de l’horreur 😉

      J'aime

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